Victoryne Moqkeuz alias La Bordczyk

pique et pique et décolle grave

  • Accueil
  • > Recherche : reveil cafe amour

26 octobre 2017

HEUREUX LES PAUVRES

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 18 h 28 min

Texte écrit le 21 avril 2014

Dire écrire conter pour témoigner lire ressentir pour comprendre écouter entendre pour saisir lire lire et se faire tout petit petit, mon écriture n’est pas une banque d’émotions mon écriture n’est pas une devanture à pognon mon émotion n’est pas une tranche de cochon mon écriture n’aime pas les compromissions…

Si mon cœur a pu être à un moment de ma vie, brisé fracassé fracturé c’est qu’il y a des êtres qui jouent avec les sentiments des autres, sous un pseudo amour, la haine peut être tapie…je m’en suis sortie avec cette affirmative conviction que mon cœur n’est pas une salle de torture ! Il y aurait beaucoup à dire mais est-ce à raconter… peut-être un jour… Il a bien fallu se protéger dans un blindage à l’épreuve des coups bas des coups durs des coups de pute de tous les jours- il n’y a pas les collabos d’hier, les collabos de demain, il y a les collabos de toujours- et mon blindage, ne l’empêche pas de pleurer d’aimer d’être touché. Protéger son cœur, n’enlève pas  son humanité heureusement. Le mien a toujours gardé l’âme de mes convictions universalistes, mes choix de vie : interventionniste, militante engagée et militante aussi dans les actes de tous les jours…la vie est un combat, l’amour une devise, la justice une foi, la liberté une recherche, la lutte contre le capitalisme et son patriarcat un choix de vie !

Mon fils aîné qui a vécu certaines de mes interventions, raconte à son frère que lors d’une agression, j’ai poursuivi et fait fuir deux mecs (l’un des deux m’avait saisi la fesse sous ma robe dans un escalier d’un parking) en les traitant de facho, et lui dit : « maman a fait dans sa vie des choses que peu d’hommes auraient faites »… Parole de fils aimant… J’ai gardé un certain temps un serrement aux tripes quand j’allais dans ce parking…

Oui interventionniste, maintes et maintes fois, comme un jour à la terrasse d’un café où j’étais avec des amis du syndicat, j’observais deux mecs qui parlaient, pestaient contre un mec saoul qui racontait à l’intérieur du café, son désespoir de s’être battu pour la France et de n’avoir reçu que son mépris, j’ai senti le danger et quand ils se sont levés brusquement au moment où il passait à leur portée, pour lui casser la gueule -leurs visages et leurs gestes ne permettaient aucun doute- je me suis levée en repoussant ma chaise et en criant : ils vont lui casser la gueule, ça les a stoppés net, l’homme est parti… comme ce vendredi (saint), quand je suis intervenue alors que des gens crachaient verbalement sur une femme, qui avait perdu son porte-monnaie ou on lui avait volé, et qui lui avait été restitué vide, alors comme elle est saoule souvent et saoule au moment du vol, elle n’avait qu’à fermer sa gueule, elle méritait son sort !

Ah cracher sur la misère, ronger la viande du pauvre jusqu’à l’os, les voilà les collabos de tous les jours… J’ai juste dit qu’on voyant bien que cette femme était en grande souffrance que c’était d’ aide qu’elle avait besoin… C’est « stupéfiant » » il suffit juste d’intervenir avec convictions, de ne pas laisser des propos injurieux insultants et/ou racistes s’installer dans l’indifférence pour que les propos prennent une autre tournure.. Souvent j’entends de bons paroissiens de la bonne-pensance, cracher sur les SDF, la bonne généreuse dire il ne faut pas leur donner d’argent, ils vont le boire, ils n’ont qu’à travailler hou ! A une époque, on disait ça pour ne pas augmenter les ouvriers, ils vont le boire… Saleté de pauvres. On sent l’expérience de la vie là !

Il faut dire que l’état donne l’exemple un bon Rom c’est un Rom expulsé… Cet état qui a laissé les propos fascistes racistes sexistes se véhiculer d’année en année, et qui a donné la parole uniquement pour des raisons électoralistes, (merci monsieur Mitterrand) au parti fasciste, le parti qui a des membres qui se montrent avec des croix gammés, le parti dont la présidente danse à Vienne avec des nazis, le parti dont le président d’honneur (sic) a dit que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire, ce parti qui se prétend chrétien …

Cracher sur les faibles les pauvres ce n’était pourtant pas la politique de Jésus, faut croire que le message a été détourné de sa source…

En ce jour de Pâques, que reste-t-il du message du Christ ? Le culte des Dieux, le culte de la personnalité que d’errance que d’intolérance, que de meurtres en ces noms au fil de l’histoire…

Sur l’horloge du temps sonnent des consciences en réveils insolents perpétuellement, tels L’Abbé Pierre, monsieur Hessel, le jeune résistant Guy Môquet…et tant d’anonymes…

Tendre la joue gauche est un message dur à comprendre, c’est un acte parfait, l’Homme est imparfait, mais perfectible, il faut du chemin pour comprendre. Il y a de la route devant chacun de nous…On est libre de nos choix… Personne ne nous met un revolver sur la tempe et dit : « prends cette voie… »…

Je ne crois pas me tromper en disant que Jésus Christ instruit le pardon en un acte d’amour, chacun porte en lui cette capacité à la rédemption, au pardon, à l’amour de l’autre. Pardonner ne veut pas dire cautionner…

Ne pas cautionner l’inacceptable…

Des peuples encore meurent sous les coups de la dictature de leur pays…Des peuplent luttent, résistent, des voix se lèvent…nous ouvrent les yeux…notre avenir est en eux, il est inscrit dans chaque combat : la liberté est indivisible !

Les petits ruisseaux font les grandes rivières dit-on…

Sur ce, bon repos, en ce jour férié… Beaucoup d’amour chaque jour, l’amour n’est pas souffrance… Un jour, un homme m’a dit puisque tu m’aimes tu dois souffrir, hé bien non, aimer ce n’est pas souffrir !

26 mai 2017

La méthode du discours

Classé dans : Mes écrits 2017 — eructeuse @ 7 h 19 min

La méthode du discours

A la puanterie

A la putasserie

A la sucerie

A la chialerie

A la menterie

A la tonte à la tonte !

Les «Vindictières» ces jacasseuses mi-silencieuses mi-larmoyeuses de tous les petits matins entrelardées de la veulerie de leur jalousie enfilèrent leurs manteaux poissards et se collèrent aux culs des incendiaires vociférants leurs slogans qui cramaient tout ce qui était de l’ordre de la culture ; la joie s’enflamma dès lors que le président s’était nommé Empereur et hurla les bras en croix la bave hors des dents : « Je serai le seigneur de la peur ! »

Des troupes spontanées se levèrent en armée, après deux nuits de pillages de carnages de massacres l’empereur sonna qu’il était l’heure de son sacre et les trois cent mille engagés volontaires prirent d’assaut les rues renvoyant les manifestants dans leur foyer avec le ménagement dû à leur amour de la patrie. Des arrestations eurent lieu et ce ramassis d’anti-patriotes nettoyèrent les villes et les campagnes avant d’aller construire leur résidence là où leur présence ne polluerait pas l’air de l’empereur.

Le discours était bien gaulé, un demi-siècle de bouffonnerie télévisuelle, de radicalisation radicalisée avec pignon sur rue, d’affrontements politiques montés de toutes pièces par les spécialistes de l’art de l’enfumage avaient porté ses fruits l’empereur jouissait dans ses bottes ! « A l’art de faire croire… »

Le poison de la haine coulait dans les rues des villes dans les ruisseaux des campagnes roulait roulait dans les nouvelles presses sur les réseaux sociaux qui virent dès le lendemain du sacre du seigneur de leur cœur, des modérateurs fleurir par milliers !

Pour l’heure il était l’heure de faire le premier Conseil des Assistants. Les représentants des religions se firent excuser leurs saints offices les retenant en leur église ce qui contraria fort sa majesté tout d’un coup rouge outrancié !

Fatale erreur qui engendra un vaste dépoussiérage de leurs instances dirigeantes qui, tout d’un coup d’un seul comprirent qu’elles n’avaient que le pouvoir que leur seigneur voulait bien leur prêter !

L’empire cadenassé fut encadré comme nul auparavant. Des conseillers travaillaient d’arrache-pied mains et tout le saint-frusquin, vingt quatre heures sur vingt quatre à mettre en place un système d’épandage culturel à la fois source de plaisir et source de conditionnement plus pointu que le précédant : l’heure était au renouvellement !

« Les 10 millions d’adhérents du parti nazi disparurent où après la guerre en RFA ? Les survivants se distillèrent dans leur pays seuls 150 furent jugés à Nuremberg c’est très instructif !», se dit l’Empereur ardent admirateur des passés dictatoriaux ! « Vais-je créer un parti unique style La Réunification Nationale ? L’empire doit avoir une base prompte à l’action de ma réflexion, je vais réfléchir à cela pour l’heure c’est l’heure de ma collation ! » Il sonna son majordome lui lui versa son thé au citron avec quelques sucreries viennoises.

André sursauta le réveil hurlait son éveil ! Ça sentait bon dans la cuisine une bonne odeur de tartines grillées et de café ! « Un communiqué de la radio officielle indique que les deux partis religieux ont fait un score honorable et qu’ils seront représentés à l’Assemblée Nationale ! Le voile et la croix enfin la réconciliation nationale indique le journaliste ! » André en sauta de ses draps et hurla : « C’est quoi ce délire ? » Sa douce Solène lui sourit et lui répondit : « C’est un CD que j’ai acheté sur le marché… 

- J’ai eu peur !

- Peur ?

- Oui peur » Et il lui narra son rêve… André en laïc convaincu ajouta à sa douce : « Oui je sais la peur n’évite pas le danger… Les onze millions de voix du FN, tu sais toi ce qu’il y a en dessous…

- Il ne faut pas se faire d’illusions cet arbre pourri dans la forêt de nos vies est nourri car ceux là même qui crient au diable oui la peur n’évitera pas le danger ! » Et ils s’enlacèrent fortement…

9 août 2016

Cinquante millions d’aigris et mouha et mouha et mouha !

Classé dans : Genre mauvais genre — eructeuse @ 8 h 07 min

Monsieur Mouha se réveille, des chats hurlent à la mort à l’amour à la vie ! Impossible de se rendormir. Monsieur Mouha décide de se lever et de vider sa vessie. Il file à la salle de bain se lave les mains sans savon en se marrant : « Mouha j’économise pas l’eau mais le savon », et il jette un œil sur sa tignasse hirsute qu’il gèle d’un coup de main ! « Tiens sale chienne », puis va mettre le café en route ! « Grr peuvent pas me foutre la paix ces bestiaux toujours en rut ! J’veux dormir mouha ! Putain je bosse dans trois heures « . Monsieur Mouha se dit  : « à quoi bon me recoucher pour de ne pas entendre sonner le réveil ». Il sirote son café sur le balcon, regarde cette nuit sombre comme ses états d’âme et piaille  : « Pas une étoile à l’horizon il est où ce con ». Hé oui Monsieur Mouha a une âme et il ajoute tout trempé des aigreurs de sa vie avec une pincée de sel « j’cause trique » comme il aime à nommer ses tergiversations et ses conversations pour assaisonner son tout : «  Oui on peut rire de tout ! ah ah ah le mouha est haïssable l’avait bien raison le Pascal ! et en plus j’me soigne pô na ! ».

5 novembre 2015

Les photographies de la vie

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 40 min

 Les photographies de la vie ou l’amour ne jaunit pas.

 

Devant son miroir un peu plus courbée qu’hier soir, malgré ses six heures de sommeil, elle se dit qu’il faut qu’elle se décide, c’est maintenant ou jamais. On l’a prévenue, passer cinquante ans le décalage est trop grand, beaucoup ne réussissent pas le décollage. Elle se sent recluse dans ce corps en partance vers sa destination finale, sur son issue fatale. Et l’autre qui était parti avec toutes leurs économies. Heureusement elle a fini de régler ses commandes, ses acquisitions sont payées rubis sur ongle. « Voilà ce que c’est de vivre avec plus vieux que soi » marmonne-t-elle tristement. « Il a filé avec notre bas de laine et sa secrétaire, ah l’infidèle ! Il ne l’emportera pas au paradis ». C’est certain elle fut refoulée à l’entrée du compartiment d’enregistrement, elle avait beau avoir 28 ans, le robot la repoussa : on ne trompe pas impunément l’administration de la puissante organisation des retraites programmées.

Sortir sortir de ce corps fuir abolir la marche du temps. Dans son coffre à chaussures, dans son armoire à matelas, dans sa boîte à pharmacie, dans son frigo à peau, il y a toute la panoplie pour faire celle qu’elle veut être ce matin ! Dans sa tête c’est clair ! Elle a fini sa collection et sa palette de maquillage est parfaite !

L’industrie du relooking a été formelle, sans photographie nette pas de clonage réussi. Elle lui a fourni les photographies de sa vie où elle se sentait belle libre accomplie… Il faut qu’elle suive à la lettre le programme d’installation et qu’elle respecte à la seconde son temps passage en chambre froide. Elle a fait l’acquisition d’un groupe électrogène de peur des coupures de courant. C’est décidé elle le fait ce matin. Son passeport pour Mars est arrivé hier, sa résidence l’attend. Son mari et elle, se sont choisis un paysage où la beauté de la mer côtoie celle de la montagne. Ils ont cotisé toute leur vie pour cette retraite parfaite et c’est ensemble qu’ils ont choisi son âge pour leur nouvelle vie, elle se sent trahie.

Elle ouvre son coffret à bijou, prend la photographie et la clé pour l’opération. Oui elle est souriante oui elle est jeune réjouie oui c’était le temps du bonheur mais son cœur est brisé son âme broyée son amour envolé. A quoi bon partir il n’y a plus de rêves à accomplir. Bien sûr sa place est retenue, l’administration l’a prévenue que son passage est respecté, la voleuse a été chassée et envoyée dans un pénitencier…Quant à son mari il purge une peine de prison pour fraude. Elle regarde une nouvelle fois la photographie, part dans ses souvenirs. Des larmes coulent le long de ses joues…

Une sonnette stridente la sort de son voyage. Elle va sur son ordinateur : « Allo mamie, bonne fête mamie » c’est son petit-fils qui lui sourit et lui adresse mille baisers, il lui dit qu’il est rentré au lycée des Innovations à Plutarque que c’est une très belle ville et qu’il a hâte de la voir arriver ici… Mais mais la sonnerie tambourine encore et encore…

L’énorme réveil rouge réveillerait un mort, Aline sort une main de dessus la couverture et stoppe le cri de la bête. « C’est pas Dieu possible des rêves pareils ! ». Elle se lève fait ses gestes coutumiers et sourit car son petit fils a encore joué avec le réveil ! Bah il est l’heure de son café, elle ouvre les volets et s’installe sous la véranda, sa chatte lui ronronne de tendres paroles, l’air est doux le soleil lui fait coucou, une belle journée d’automne se lève. Le cœur d’Alice est couvert de cicatrices, son visage de rides, elle sait que rien ne changera le passé, qu’elle faut aller de l’avant, que ressasser hier ne fait pas avancer demain, et qu’il y a bien sûr de l’amour dans les joies de tous les jours. Elle regarde les photographies de ses « ouistitis » comme elle dit. Souvent les personnes âgées s’entourent de mille photographies sur leurs guéridons, les murs de leur salon, sur leurs tables de chevet entre le livre et la lampe, complice des souvenirs… c’est qu’on vit mieux bien entouré de ceux qu’on aime.

13 mai 2015

Le pas d’elle

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 18 min

Elle

Elle se lève quand le soleil s’éveille encore dans ses rêves, s’habille d’une vieille robe usée et de vieilles chaussettes qui voudraient bien prendre leur retraite, elle descend lentement l’escalier étroit et raide, elle prend le tisonnier enlève les plaques, chatouille les braises qui rougeoient puis remet un peu de bois dans la cuisinière. La cafetière le ventre vide attend, il est l’heure de reprendre sa mission et la pièce se remplit enfin de sa merveilleuse sensation…

Elle boira son café plus tard pour l’instant elle met une capeline sur ses larges mais tombantes épaules et va à petits pas nourrir ses animaux.

Tous les jours que le soleil fait, elle est fidèle, fait son grand tour de cour, puis réveille son Marcel dont le dos coupé en deux par une moissonneuse trop batteuse lui donne le plus beau des bonjours :  » Bonjour ma douce ». 

Pour rien au monde Marcel ne voudrait rater le lever du soleil avec elle, elle, celle qu’il aime depuis plus de quarante ans à qui il a promis chaque jour d’être avec elle dans la tourmente comme dans la joie, c’est qu’il y en a eu de la joie et de la tourmente…

Il a son nid au rez de chaussée joliment aménagé tout est à sa portée, elle est si inventive la femme de sa vie, dans la rudesse du moment l’étincelle de leur entendement illumine avec le soleil la chambre du vieil amant.

A petits pas elle livre café et tartines beurre et confiture maison. Marcel savoure ce moment et dit à celle qui partage plus que son amour : « Tu es mes ailes », alors à petits pas elle vient lui déposer un doux baiser sur le front et lui répond : « Tu es ma route ».  

Dans cet instant présent le soleil inonde la pièce de sa chaleur et les envahit. Des gouttelettes perlent sur leurs joues, Marcel dit :  » Alors on se le boit ce café !

 » J’arrive, je vole à petits pas « réplique t-elle dans un tendre sourire étincelant. 

19 mars 2015

TISSE LA HAINE

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 06 min

TISSE LA HAINE

 

La petite vieille sortie de son îlot, traversa le couloir, poussa la porte du salon, alla vers le bureau où jadis elle noyait ses chagrins dans l’antre fécond, épaulée des lumières de toutes les lunes, embuée des torpeurs de son ennui. Saoule d’ennui totalement ivre d’ennui. Et dire qu’elle n’aimait même pas l’alcool ce dieu qui paraît il faisait oublier les souffrances de la vie.

Sa petite voix entonna dans le bruit de sa mémoire « je suis saoule saoule saoule sous ton balcon on on… piètre consolation… »

La petite vieille tremblait des pieds à la tête, sa liquette de nuit couvrait juste ses os, par pudeur par respect car c’est de la chaleur qu’elle souffrait. La petite vieille sortit de son îlot chercher de l’eau..  « Qu’est-ce que tu fais là va te coucher je travaille moi ! ».

L’homme sorti prestement du bureau la toisa froidement, se moqua de ses tremblements, la traita de pitoyable victime, de comédienne !

Le mot lui piqua le dos, parcouru ses entrailles, traversa son sein gauche et se coucha au centre de son cœur. L’éternel bourdonnement de ses oreilles grandit, ses tremblements redoublèrent, « La comédienne devint pantin désarticulé » se dit elle voulant encore rire d’elle et gémit « Je cuis cuis, je suis cuite», ses yeux secs pleuraient l’espace d’un instant l’aide de la pitié l’aide de la compassion…

« Il y a de l’eau au robinet » grogna le bonhomme…

Le bourdonnement amplifia sa tête de fracas, son nez la piqua, elle gémit les yeux donnant tous les appels de sa détresse mais l’homme l’acheva : «  Tu es pitoyable ! Malade imaginaire !».

Alors jaillit une tempête de sang, coulant coulant coulant, elle mourut là debout, les yeux grands, grands ouverts cherchant de l’air cherchant le secours de l’amour.

L’homme lui tournait déjà le dos s’enferma dans le bureau.

La nuit tomba sur la ville l’entoura d’un noir profond une nuit sans lune.

La petite vieille recroquevillée gisait dans son sang, sang de la vie sang de la terre, les yeux grands, grands ouverts sans larme et sans reproche. La petite vieille se dilua dans son sang que le parquet but repu…

Le lendemain matin le bruit de la clef dans la porte d’entrée réveilla l’homme dont la faim titillait l’estomac, déjà prêt à ordonner l’arrivée de son petit déjeuner.

La porte du bureau s’ouvrit sans en avoir demander l’autorisation : « Où est maman » tonna la femme, le bonhomme dit dans un long bâillement « Fais mon café ! », « Où est maman » redit la femme « Qu’est-ce que j’en sais je ne suis pas sa nourrice ! ». La femme allait de pièce en pièce ouvrit grand les volets , le soleil fit son office, le reste de la tâche brune sur le parquet s’effaça définitivement. « Où est maman? »

-Mais tu n’énerves je ne sais pas moi et je m’en moque !

Il ne suffit pas d’avoir créer des dieux pour chasser le diable de nos abîmes. Ni l’amour ni la souffrance n’engendrent seule la raison, quant à l’injustice elle engendre plus de monstres que de bon samaritain, il faut plus que du pain béni pour chasser le vilain !

18 décembre 2014

18 décembre dans mon petit panier en osier à boire et à manger ?

Classé dans : Mes livres — eructeuse @ 13 h 28 min

1383119_745854422107918_1500273433_n

IL Y A UN PETIT BOUT DE MON COEUR DANS MON LABEUR

une invitation à la réflexion à la dégustation avec plus de 70 textes frappés du sceau de mon amour de l’Homme, invitation qui  peut se lire dans l’ordre et le désordre selon son désir…

img417

avec du rouge    a café hibou  

du blanc a café6

et même de l’Evian et à toute heure du jour et de la nuit

car il n’y a pas d’heure pour se faire plaisir, chut !

reveil

Maman pour sûr aurait pris un thé…

a thé

Bises and love !

a âne1

 

Bises et bises

a bonjour1

LA BOUGRESSE 

21 avril 2014

Heureux les pauvres….

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 19 h 45 min

Dire écrire conter pour témoigner lire ressentir pour comprendre écouter entendre pour saisir lire lire et se faire tout petit petit, mon écriture n’est pas une banque d’émotions mon écriture n’est pas une devanture à pognon mon émotion n’est pas une tranche de cochon mon écriture n’aime pas les compromissions…

Si mon cœur a pu être à un moment de ma vie, brisé fracassé fracturé c’est qu’il y a des êtres qui jouent avec les sentiments des autres, sous un pseudo amour, la haine peut être tapie…je m’en suis sortie avec cette affirmative conviction que mon cœur n’est pas une salle de torture ! Il y aurait beaucoup à dire mais est-ce à raconter… peut-être un jour… Il a bien fallu se protéger dans un blindage à l’épreuve des coups bas des coups durs des coups de pute de tous les jours- il n’y a pas les collabos d’hier, les collabos de demain, il y a les collabos de toujours- et mon blindage, ne l’empêche pas de pleurer d’aimer d’être touché. Protéger son cœur, n’enlève pas  son humanité heureusement. Le mien a toujours gardé l’âme de mes convictions universalistes, mes choix de vie : interventionniste, militante engagée et militante aussi dans les actes de tous les jours…la vie est un combat, l’amour une devise, la justice une foi, la liberté une recherche, la lutte contre le capitalisme et son patriarcat un choix de vie !

Mon fils aîné qui a vécu certaines de mes interventions, raconte à son frère que lors d’une agression, j’ai poursuivi et fait fuir deux mecs (l’un des deux m’avait saisi la fesse sous ma robe dans un escalier d’un parking) en les traitant de facho, et lui dit : « maman a fait dans sa vie des choses que peu d’hommes auraient faites »… Parole de fils aimant… J’ai gardé un certain temps un serrement aux tripes quand j’allais dans ce parking…

Oui interventionniste, maintes et maintes fois, comme un jour à la terrasse d’un café où j’étais avec des amis du syndicat, j’observais deux mecs qui parlaient, pestaient contre un mec saoul qui racontait à l’intérieur du café, son désespoir de s’être battu pour la France et de n’avoir reçu que son mépris, j’ai senti le danger et quand ils se sont levés brusquement au moment où il passait à leur portée, pour lui casser la gueule -leurs visages et leurs gestes ne permettaient aucun doute- je me suis levée en repoussant ma chaise et en criant : ils vont lui casser la gueule, ça les a stoppés net, l’homme est parti… comme ce vendredi (saint), quand je suis intervenue alors que des gens crachaient verbalement sur une femme, qui avait perdu son porte-monnaie ou on lui avait volé, et qui lui avait été restitué vide, alors comme elle est saoule souvent et saoule au moment du vol, elle n’avait qu’à fermer sa gueule, elle méritait son sort !

Ah cracher sur la misère, ronger la viande du pauvre jusqu’à l’os, les voilà les collabos de tous les jours… J’ai juste dit qu’on voyant bien que cette femme était en grande souffrance que c’était d’ aide qu’elle avait besoin… C’est « stupéfiant » » il suffit juste d’intervenir avec convictions, de ne pas laisser des propos injurieux insultants et/ou racistes s’installer dans l’indifférence pour que les propos prennent une autre tournure.. Souvent j’entends de bons paroissiens de la bonne-pensance, cracher sur les SDF, la bonne généreuse dire il ne faut pas leur donner d’argent, ils vont le boire, ils n’ont qu’à travailler hou ! A une époque, on disait ça pour ne pas augmenter les ouvriers, ils vont le boire… Saleté de pauvres. On sent l’expérience de la vie là !

Il faut dire que l’état donne l’exemple un bon Rom c’est un Rom expulsé… Cet état qui a laissé les propos fascistes racistes sexistes se véhiculer d’année en année, et qui a donné la parole uniquement pour des raisons électoralistes, (merci monsieur Mitterrand) au parti fasciste, le parti qui a des membres qui se montrent avec des croix gammés, le parti dont la présidente danse à Vienne avec des nazis, le parti dont le président d’honneur (sic) a dit que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire, ce parti qui se prétend chrétien …

Cracher sur les faibles les pauvres ce n’était pourtant pas la politique de Jésus, faut croire que le message a été détourné de sa source…

En ce jour de Pâques, que reste-t-il du message du Christ ? Le culte des Dieux, le culte de la personnalité que d’errance que d’intolérance, que de meurtres en ces noms au fil de l’histoire…

Sur l’horloge du temps sonnent des consciences en réveils insolents perpétuellement, tels L’Abbé Pierre, monsieur Hessel, le jeune résistant Guy Môquet…et tant d’anonymes…

Tendre la joue gauche est un message dur à comprendre, c’est un acte parfait, l’Homme est imparfait, mais perfectible, il faut du chemin pour comprendre. Il y a de la route devant chacun de nous…On est libre de nos choix… Personne ne nous met un revolver sur la tempe et dit : « prends cette voie… »…

Je ne crois pas me tromper en disant que Jésus Christ instruit le pardon en un acte d’amour, chacun porte en lui cette capacité à la rédemption, au pardon, à l’amour de l’autre. Pardonner ne veut pas dire cautionner…

Ne pas cautionner l’inacceptable…

Des peuples encore meurent sous les coups de la dictature de leur pays…Des peuplent luttent, résistent, des voix se lèvent…nous ouvrent les yeux…notre avenir est en eux, il est inscrit dans chaque combat : la liberté est indivisible !

Les petits ruisseaux font les grandes rivières dit-on…

Sur ce, bon repos, en ce jour férié… Beaucoup d’amour chaque jour, l’amour n’est pas souffrance… Un jour, un homme m’a dit puisque tu m’aimes tu dois souffrir, hé bien non, aimer ce n’est pas souffrir !

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus