Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

  • Accueil
  • > Recherche : fatiha boudjahlat

21 octobre 2020

FATIHA AGAG-BOUDJAHLAT

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 16 h 38 min
Image de prévisualisation YouTube

Fatiha Agag-Boudjahlat, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Toulouse, essayiste, militante féministe et laïque. Alors qu’un hommage national sera rendu le soir même à son collègue assassiné Samuel Paty, elle nous dira quelles sont les « lâchetés » et les « renoncements successifs » qui, selon elle, ont mené au drame de vendredi dernier.

18 octobre 2020

TOUJOURS D’ACTUALITE

Classé dans : Cela va mieux en le dsant — eructeuse @ 10 h 54 min

« Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît » Michel Audiard !

S’il n’y avait qu’eux ! Dans son excellent article sur FB Fatiha Boudjahlat dit :  Les hypocrites sont de sortie et les médias leur offrent un nid douillet. Ce Zekri n’a cessé d’attaquer de manière ultra violente Mila, lui mettant une cible sur le dos. Qui peut le croire quand il prétend défendre la liberté d’expression? La liberté tout court?… à lire sur son site…

17 juin 2020

Laïcité 30

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 17 min

Brûler Harry Potter,
censurer Autant en emporte le vent,
déboulonner Churchill…
Bienvenue dans le nouveau monde

Par Valérie Toranian

Le président de la République a réaffirmé dans son discours télévisé du 14 juin son attachement aux principes républicains et mis en garde contre les « séparatistes ». Le combat noble de l’antiracisme « est dévoyé lorsqu’il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé. […] La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n’oubliera aucune de ses œuvres. Elle ne déboulonnera pas de statues. » Emmanuel Macron pense qu’il faut « regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires » mais en aucun cas « revisiter ou nier ce que nous sommes. »

« Comment la République universaliste va-t-elle survivre aux dérives des combats contre l’offense et la discrimination qui se multiplient ? »

La tâche ne va pas être facile tant aujourd’hui les vérités alternatives ont droit au chapitre et que le respect des sensibilités des uns et des autres déterminent les nouvelles règles du vivre-ensemble. Toutes nos mémoires ? Donc toutes nos sensibilités ? Jusqu’où ce respect doit-il « obliger » la démocratie dans notre monde postmoderne ? Et comment la République universaliste va-t-elle survivre aux dérives des combats contre l’offense et la discrimination qui se multiplient ? La confusion est totale entre le combat antiraciste, légitime, et la dénonciation d’un racisme d’État français qui aurait été structuré par le colonialisme puis le néo-colonialisme qui régirait encore les institutions.

À l’appel du collectif Adama Traoré, on manifeste contre la police et l’État, tous racistes, on traite de vendus les Noirs qui sont du côté des forces de l’ordre. Le collectif dénonce la « récupération » de SOS racisme qui appelait à un rassemblement en l’honneur de George Floyd mardi 9 juin. Le mouvement antiraciste fondé en 1984 est accusé de ne pas être assez politique, trop proche du PS. Un bon antiraciste se doit d’être sur la ligne Traoré, sinon il n’est pas un « vrai » antiraciste.
Samedi 13 juin, durant la manifestation contre le racisme, on a entendu le slogan « sales juifs » lancé en direction des militants de Génération identitaire qui avaient déployé une banderole « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc » sur un immeuble place de la République à Paris. Que faut-il comprendre ? Que ces militants sont les représentants du « privilège blanc », des dominants occidentaux, dont le « juif » constituerait l’essence même ? Certes, ce slogan était marginal au sein du rassemblement, mais la confusion règne, on attise les haines.

« À force d’effacer les traces historiques, patrimoniales et artistiques de la ségrégation, on finira par penser qu’elle n’a jamais existé… quelle bêtise. »

Les statues de Churchill, héros de la Seconde Guerre mondiale, vainqueur des nazis, sont la cible des manifs antiracistes en Grande-Bretagne. Sa statue à Londres a été taguée « was a racist ». Sa petite-fille s’en est émue, la statue est désormais protégée par un coffrage… L’homme qui a tenu tête à Hitler aurait eu des comportements racistes anti-indiens lorsqu’il était en fonction dans l’ancienne colonie de l’empire britannique. Ironie de l’histoire, ce sont des militants néo-nazis qui se posaient en « défenseurs » de la statue de Churchill samedi 13 juin, alors que se déroulait la manifestation « Black Lives Matter ». Le grand homme a dû se retourner dans sa tombe…

Jean-Marc Ayrault veut débaptiser la salle Colbert de l’Assemblée nationale. Faut-il aussi raser sa bonne ville de Nantes dont la richesse a pour origine en grande partie le commerce triangulaire ? Le film Autant en emporte le vent et sa chronique du monde sudiste durant la guerre de sécession est supprimé provisoirement de la plate-forme HBO pour aller se refaire une vertu. On avertira le spectateur supposé imbécile que beaucoup de scènes reflètent un comportement raciste ségrégationniste. Nul doute que sous peu, quelques ayatollahs demanderont la mise à l’index définitive du film aux dix oscars. Comme le dit l’enseignante et essayiste Fatiha Agag-Boudjahlat sur son compte Twitter, « à force d’effacer les traces historiques, patrimoniales et artistiques de la ségrégation, on finira par penser qu’elle n’a jamais existé… quelle bêtise. »

Mona Ozouf, notre historienne nationale, plaide pour plus de complexité : « Jules Ferry est le père de l’école laïque, gratuite et obligatoire. On lui doit les libertés sur lesquelles nous vivons encore : liberté de la presse, liberté syndicale, élection des maires ». Il a été un colonisateur sans état d’âme, reconnaît-elle, mais pour avoir fait des écoles partout en Algérie, il a eu « comme principaux ennemis les colons, arc-boutés contre l’enseignement aux enfants arabes ». La complexité n’est pas la préoccupation de nos censeurs décoloniaux identitaires. Le révisionnisme ne fait pas dans le détail.

« Jusqu’où ira-t-on ? Bientôt le mot femme risque également de disparaître du vocabulaire pour non-conformité aux idéaux progressistes de la fluidité des genres. On censure bien l’histoire, pourquoi pas la biologie ? »

Le terme de « privilège blanc » est devenu en quelques jours un lieu commun. Il n’y a de racisme que blanc, de privilège que blanc, et toute autre interprétation est raciste. Jusqu’où ira-t-on ? Bientôt le mot femme risque également de disparaître du vocabulaire pour non-conformité aux idéaux progressistes de la fluidité des genres. On censure bien l’histoire, pourquoi pas la biologie ?

Pour avoir ironisé à propos d’un article qui parlait de « personnes » ayant des règles, J.K. Rowling est en proie à une violente polémique sur les réseaux sociaux. La célèbre romancière, auteure des Harry Potter qui l’ont rendue célèbre et riche (plus que la reine d’Angleterre !), est devenue, pour une partie de ses fans, une horrible sorcière transphobe. Certaines femmes trans (à pénis) n’ont effectivement pas leurs règles. Et des hommes trans (à vulves) les ont. Pour ces militants trans, il est donc impropre et stigmatisant de parler de « femmes ayant leurs règles » et l’ironie de J.K. Rowling est transphobe.

Accablée par ces attaques, J.K. Rowling a publié un long texte d’explication. Elle y dit notamment que le sexe biologique est une réalité et que le dire n’est pas de la haine. Elle raconte avoir entamé des recherches sur l’identité de genre et les personnes trans, pour les besoins d’un livre.
Elle écrit qu’elle a rencontré des spécialistes de la dysphorie de genre (ne pas se sentir « né dans le bon sexe ») et des personnes trans, qui sont « profondément préoccupées par la façon dont un concept sociologique influence la politique, la pratique médicale et la protection des civils ».

Elle s’inquiète de l’énorme explosion du nombre de jeunes femmes souhaitant effectuer une transition et également du nombre croissant de personnes qui semblent « détransitionner » (retourner à leur sexe d’origine) et qui regrettent d’avoir pris des mesures qui, dans certains cas, ont irrévocablement modifié leur corps, et les a rendues stériles.

« Sur les réseaux sociaux, certains reprochent à JK Rowling, dans le contexte de l’affaire George Floyd, de mettre en avant de façon particulièrement obscène son privilège de femme blanche dominante, insensible à la transidentité. »

Il y a dix ans, précise-t-elle, « la majorité des personnes souhaitant passer au sexe opposé étaient des hommes. Ce ratio s’est désormais inversé. Le Royaume-Uni a connu une augmentation de 4400% des filles référées pour un traitement de transition. Les filles autistes sont extrêmement surreprésentées dans leur nombre. » Certains disent que si on ne laisse pas un adolescent dysphorique faire la transition, il se tuera. Cet argument, selon J.K. Rowling, est réfuté par des études psychiatriques. Si j’étais née trente ans plus tard, s’interroge-t-elle, « moi aussi, j’aurais pu essayer de transitionner. La tentation de fuir la féminité aurait été alléchante ayant vécu avec un trouble obsessionnel-compulsif sévère à l’adolescence. » Il est assez courant, à l’adolescence, ose-t-elle écrire, « de se sentir confuse, sombre, à la fois sexuelle et non sexuelle, incertaine vis-à-vis de qui on est ou on n’est pas ». Faut-il pour autant être poussé à la transition par des associations souvent militantes ?

J.K. Rowling déplore enfin que toute femme/féministe/homosexuelle, y compris trans, critiquant les énoncés de ces extrémistes, se fasse immédiatement attaquer, traiter de TERF (trans-exclusionary radical feminist ou féministe radicale qui exclut les trans). Parfois même interdire de réseaux sociaux.

Suite à la publication de ce texte, les injures ont redoublé. Pire, sur les réseaux sociaux, certains lui reprochent, dans le contexte de l’affaire George Floyd, de mettre en avant de façon particulièrement obscène son privilège de femme blanche dominante, insensible à la transidentité. Le casting de Harry Potter au grand complet s’est désolidarisé de J.K. Rowling. Ouf, sinon on aurait risqué l’autodafé des livres et le retrait des films. Daniel Radcliff (Harry Potter), Emma Watson (Hermione) et Rupert Grynt (Ron) ont affirmé : « Oui, les femmes trans sont des femmes. »

Désormais, se dire femme suffit à être femme, même si vous avez un pénis, des testicules et de la barbe. Et les femmes n’ont pas leurs règles : ça c’était le monde d’avant. George Orwell, inventeur de la novlangue qui se propose de purifier idéologiquement le langage dans son roman 1984, n’aurait pas trouvé mieux.

La revue des deux mondes

10 novembre 2018

Laïcité, égalité, féminisme, universalisme, les mots détournés ? avec Fatiha BOUDJAHLAT

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 17 h 09 min
Image de prévisualisation YouTube

Questions Publiques du 22 octobre 2018 : Rencontre avec Fatiha BOUDJAHLAT pour son livre « Le grand détournement ». Interview conduite par Franck Renaud, Directeur de la Revue Place Publique et Philippe Audic, Président du Conseil de développement de Nantes métropole

6 août 2018

L’Universalité contre l’universalisme

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 26 min

Par Caroline Fourest dans Marianne.fr

Jadis, l’université était un lieu vertical, où l’on transmettait un savoir normé que l’on confondait avec l’universel, sans même l’interroger. Aujourd’hui, l’université s’est démocratisée. Elle est horizontale, truffée de séminaires et d’enseignants qui déconstruisent tout, parfois même l’essentiel : l’esprit critique, la transmission du savoir et l’aspiration à l’universel.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un intervenant universaliste ne soit attaqué ou déprogrammé dans une faculté. Cette semaine, ce fut le cas de Fatiha Boudjahlat et Christine Le Doaré, invitées à débattre des « contours d’un féminisme universaliste » à Nanterre. Beau sujet. Leurs noms seront finalement rayés sur pression de membres du Conseil scientifique du congrès international des recherches féministes dans la francophonie, lancé il y a vingt-deux ans au Québec et truffé de multiculturalistes allergiques au modèle français. La conférence prévue fin août se tiendra sans elles, et à sens unique. Ainsi va la vie universitaire depuis l’OPA réussie des communautaristes sur la recherche féministe et/ou antiraciste.

En Angleterre, les très rares représentants de la pensée universaliste, comme l’Iranienne Maryam Namazie, sont régulièrement déprogrammés ou attaqués par des étudiants et enseignants pro-intégristes, qui les insultent et les menacent. Moi-même, je ne peux plus intervenir sans prendre le risque de voir débarquer des fanatiques qui interrompent nos débats et tentent de m’agresser. Ne parlons pas des angoisses pour notre sécurité depuis le 7 janvier 2015.

Les amphis sont devenus de tristes théâtres où l’on produit surtout les spectacles des tenants du sectarisme intellectuel, de l’intégrisme, du complotisme et de l’incitation à la haine.

Les amis de Charlie ne peuvent prendre la parole sans un impressionnant et coûteux dispositif de sécurité. Jusqu’à 20 000 dollars s’il faut sécuriser la conférence publique d’un membre du journal en Angleterre ou aux Etats-Unis, où la protection des personnes menacées de mort en raison de leurs opinions n’est pas assurée par l’Etat. Autant vous dire que les facultés préfèrent inviter des personnalités moins coûteuses et moins menacées, comme les communautaristes, qui correspondent en plus à leur modèle de pensée.

La suite dans Marianne

24 mars 2017

Moins humoristique quoique…

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 02 min

Une information livrée par Fatiha Boudjahlat sur sa page Twitter, ce numéro qui va paraître sur le monde diplomatique qui traite sur les identitaires, que je partage, j’aime assez lire les dossiers de la presse que ce soit Marianne ou le canard Enchainé etc… Et vous ?

idenditaire

22 mars 2017

Bravo madame Fatiha Boudjahlat

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 04 min

Les idiots utiles de l’islamisme

Image de prévisualisation YouTube

7 janvier 2017

JE SUIS CHARLIE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 3 h 51 min

Non, on ne pouvait pas et on ne peut pas ne pas être Charlie

  • Par Fatiha Boudjahlat
  • Mis à jour le 06/01/2017 à 22:14
  • Publié le 06/01/2017 à 15:48

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le 7 janvier 2015, la rédaction de Charlie Hebdo était décimée par deux djihadistes. Pour Fatiha Boudjahlat, comme être Charlie, c’est être français, il fallait imposer l’alternative : soyez Charlie ou quittez la France !


Fatiha Boudjahlat est secrétaire nationale du MRC à l’Education et cofondatrice avec Céline Pina du mouvement citoyen Viv(r)e la République.


Le 7 janvier 2015, Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Elsa Cayat, Bernard Maris, Frank Brinsolaro, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Frédéric Boisseau, Ahmed Merabet furent assassinés au nom de l’islam par deux terroristes.

Le slogan «Je suis Charlie» fut créé, adopté et s’adressait aux vivants, nous unissait dans le deuil national autour de nos compatriotes. Certains refusèrent et ce slogan et ce deuil et le caractère national du deuil, sens de la mobilisation du 11 Janvier. Et au «Je suis Charlie» républicain, on opposa le «Je suis Charlie-Martel» des identitaires, et le «Je suis Charlie-Coulibaly» des indigénistes, et la lâcheté des accommodants, comme Jean-Louis Bianco qui écrit dans le fascicule L’Après-Charlie, destiné aux jeunes et aux enseignants, en réponse à l’interrogation de jeunes qu’il juge «légitime»: «Bien sûr, on peut ne pas être «Charlie»! Cela fait partie de la liberté d’opinion.» Non, on ne pouvait pas et on ne peut pas ne pas être Charlie. On ne pouvait pas laisser la possibilité à des gens vivant avec nous de refuser une condamnation claire d’un droit à tuer. Cela ne relevait pas de la liberté d’opinion, tout comme le racisme, l’antisémitisme, l’apologie du terrorisme ne relèvent pas de la liberté d’opinion. Nous avons eu la bêtise de laisser l’indignation face à cette tuerie au bon vouloir des gens. Nous en avons fait un objet relevant de la liberté d’opinion. Nous avons eu tort.

C’est une alternative que nous aurions dû imposer et assumer: être Charlie et appartenir à la communauté nationale, ne pas l’être et s’en exclure.

En temps de guerre, dans ce contexte de terreur permanente et de meurtres de masse, la société française se divisait bien en deux. Les islamistes et indigénistes qui refusèrent de nous rejoindre dans ce deuil le firent moins contre les publications de Charlie Hebdo en elles-mêmes, qu’ils ne connaissaient guère, que contre le simple fait de considérer l’islam comme une religion comme les autres. Parce que les caricaturistes ramenaient l’islam dans le champ ordinaire de la liberté d’expression: on pouvait s’en moquer comme on pouvait rire des autres religions. Certains donnèrent raison à ceux qui refusèrent le slogan et donc le deuil national.

Oui, c’était une alternative. Ne pas être Charlie, c’était refuser la qualité et le statut de victime aux journalistes de Charlie Hebdo et aux policiers. C’était mettre le doigt dans l’engrenage relativiste. C’était conditionner notre indignation et notre empathie. C’était soumettre le rejet de la violence à des critères. C’était donc transférer la culpabilité des tueurs vers leurs victimes, qui avaient mérité, ou en tous cas provoqué leur sort. La violence doit pourtant être condamnée en elle-même et pour elle-même. Sans quoi, on la légitime, puisqu’elle peut se justifier. Des débuts de phrase qui masquaient des arrière-pensées terribles: le «Ils n’auraient pas dû représenter le Prophète ou critiquer l’Islam» conduit en toute cohérence au «ils ont mérité leur sort» et donc à justifier in fine le recours à la violence et au meurtre. C’est l’acceptation qu’il y a des motifs qui donnent un droit à tuer. Ne pas être Charlie, c’est aussi réclamer un statut d’exception pour l’islam. Or, ces règles de non représentation du Prophète n’ont de dimension prescriptive que pour les membres de cette religion. Pourquoi un élément du dogme devrait-il s’imposer à ceux qui ne le partagent pas?

Refuser d’être Charlie ne relevait pas plus d’une rébellion adolescente, ce que François Durpaire et de Béatrice Mabilon-Bonfils défendent: «Beaucoup d’élèves, dans leur refus de la minute de silence, [organisée dans les établissements scolaires en hommage aux victimes] en croyant agir en «tant que musulmans», n’ont en fait réagi que comme adolescents testant l’autorité, en attente d’une position ferme de l’adulte» . Les auteurs ne posent pas la vraie question: qu’est-ce qui a pu amener ces adolescents à penser que participer à la minute de silence ferait d’eux des traîtres ou de mauvais musulmans? Qui les a amenés à penser que refuser de participer à cette minute de silence faisait d’eux de bons musulmans? Qui les a amené à se désolidariser de la Nation, à refuser l’empathie aux familles des victimes? Comment ont-ils pu refuser de condamner a priori, en soi, le recours à la violence? Qui? Si ce n’est les indigénistes et les islamistes ayant répercuté ce type de message auprès de leurs parents? Ainsi, Houria Bouteldja, ex égérie du Parti des Indigènes de la République, écrit: «Il arrive parfois que la distance entre mon crime [celui de vivre en France, du côté des oppresseurs, d'être «blanchie»] et moi se rétrécisse. (…) Des journalistes d’une célèbre rédaction sont décimés. (…) Mais immédiatement, la bonne conscience fait son œuvre. (…) «Nous sommes tous Charlie». C’est le cri du cœur des démocrates. L’union sacrée. (…) Ils sont tous Charlie. Ils sont tous Blancs». Aucune empathie envers les victimes, soumises au jugement racial. Non, ce refus de la minute de silence n’était pas une réaction de rébellion adolescente. C’était la manifestation d’un conditionnement à appliquer une lecture raciale aux événements et à l’indignation, à construire le «eux», Charlie, Blanc, démocrates, et un «nous» ethnique et religieux des indigénistes et des islamistes.

Etre Charlie, c’était se montrer solidaire de tous ses compatriotes. Porter le deuil national. C’était reconnaître la liberté d’expression aux journalistes et aux artistes, ce qu’étaient ces caricaturistes. C’était aussi défendre le fait que rien, pas même la foi, l’autorité divine, ne peuvent justifier de tuer. Les islamistes sont ceux qui mettent leur foi au-dessus même de la vie humaine. Il n’y a donc qu’un pas entre cette conception et le passage à l’acte meurtrier. Dans notre démocratie, aucun dieu, aucune divinité, aucune idéologie ne mérite et ne peut justifier que l’on tue en son nom. Au-dessus des religions, il y a la vie humaine et il y a le droit que se donne une nation de citoyens libres et émancipés. Voilà le blasphème que les islamistes ne supportent pas et qui leur donne un droit de tuer. Mais les autres, ceux qui ont tourné le dos à Charlie en 2011, à la suite de la publication des caricatures de Mahomet, ont consenti et défendu un statut d’exception pour l’islam, alors même qu’ils ne trouvaient rien à redire aux satires des autres religions. Ceux-là, gentils démocrates, ont servi la soupe aux tueurs.

Au nom des droits civils, de la liberté défendue pour ceux qui pourtant nous la refusent, on en est venu à défendre le droit à la radicalité religieuse. Et nos gentils démocrates, comme la LDH, défendent la liberté de considérer l’autre comme impur, comme à convertir, et parce que la cohérence du croyant l’exige, comme indigne de vivre. Le passage à l’acte est autant conditionné par l’accès facilité aux armes que par l’endoctrinement. Quand nous attaquerons-nous à ceux qui arment en mots les tueurs? A ceux qui défendent la liberté d’expression de ceux qui arment en mots les tueurs, sans se salir les mains? Le «Je combattrai toujours ce que vous dites, Monsieur, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de le dire», citation attribuée à tort à Voltaire, est obsolète. Parce que ce ne sont pas les idiots utiles qui se font tuer au nom de la liberté, ce sont les autres, qui veulent simplement vivre librement. Et ce n’est pas l’islamophobie qui tue en France, c’est l’islamisme. L’islam n’est sacré que pour ceux qui embrassent cette religion. L’islam est une religion comme une autre. Une voie parmi d’autres pour se réaliser et se dépasser, pour communier, un chemin comme un autre vers la transcendance. La foi des uns n’a pas à contraindre la foi ou l’absence de foi des autres. Les islamistes sont des missionnaires armés.

Soyez Charlie, ou quittez la France: voilà l’alternative ferme qu’il aurait fallu poser. Parce que Charlie portait les valeurs les plus universelles de la France: la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire, la liberté de ne pas considérer comme sacré un homme, un dogme. Choisir de s’exclure du deuil national, c’était aussi s’exclure de la communauté nationale. Il est temps de demander de la cohérence à ces ennemis déclarés, de leur demander de joindre à la parole de haine, le geste du départ du territoire. Au lieu de cela, c’est l’inverse qui s’est produit: les médias, les intellectuels ont basculé dans la plus navrante des obséquiosités vis-à-vis des indigénistes et des islamistes. Le féminisme s’est perdu et a trahi les femmes: ce relativisme de la gauche-à-remonter-dans-le-temps, qui répond à l’exclusion des femmes d’une pratique normale des loisirs et de la circulation dans l’espace par des références aux cafés ouvriers du XIXème siècle, et aux bains habillés de 1900.

Avec le chantage à l’islamophobie, en fait délit d’opinion, c’est désormais au nom de la tolérance que nous nous interdisons de nous indigner, que nous acceptons que des principes universels comme l’égalité en droits des femmes et la liberté de ne pas subir les règles d’une religion que l’on ne pratique pas, soient soumis à la lecture ethnique des indigénistes: ce n’est pas universel, ce sont des trucs de blancs. Etre Charlie, ce n’était pas être blanc. C’était être français.

30 août 2016

FATIHA BOUDJAHLAT

Classé dans : PATRIARCACA TIRONS LA CHASSE ! — eructeuse @ 16 h 06 min

JE METS CET ARTICLE DE LA PAGE FACEBOOK DE MONIQUE PLAZA :

Je partage cette excellente analyse de Fatiha Boudjahlat sur les montages-provocations des islamistes à Nice et à Tremblay, avec le chiffon rouge « du voile islamique », première prescription de la charia et porte-drapeau de la domination islamiste.

______________________

⏸ La mise en série est fascinante :

La femme voilée humiliée par les forces de l’ordre, avertie deux fois auparavant, mais revenant au même endroit sans rien de ce que l’on prend d’habitude pour aller à la plage + le restaurateur refusant de servir des jeunes femmes…alors qu’il les a laissé s’asseoir… L’enregistrement par une des jeunes filles démarre tardivement, comment peut-on passer de la lecture de la carte des menus à l’évocation des attentats?

Ce qu’il y a de fascinant, c’est la construction méthodique de la figure raciale de l’opprimée. Accès à la plage et aux loisirs refusés à la femme voilée? C’est le rappel des plages interdites aux Noirs en Afrique du Sud sous l’apartheid. Refus de servir les deux jeunes filles dans un restaurant? C’est le rappel des lois de ségrégation aux USA.

L’analogie anhistorique est créée de toute pièce, grâce aux réactions sans discernement de personnes à bout, comme ce restaurateur, dont je me demande comment il a été amené à aborder ce sujet. Les médias, la sénatrice Benbassa, le CCIF, Plenel etc, ne cessent de comparer la situation actuelle au sort réservé aux Juifs dans les années Trente. (Cocasse, quand on connaît l’antisémitisme du monde arabe.) C’est terriblement habile.

1) La « race » musulmane est créée et comparée à la « race » noire ou juive. Il y a là une essentialisation qui piège les musulmans qui n’optent pas pour la pratique rigoriste et sont pourtant enrôlés.

2) La pratique rigoriste devient un signe de ralliement solidaire, la base de revendication de liberté et d’égalité. Elle prend une dimension identitaire. La communauté se soude donc autour de symboles qu’elle ne reconnaissait même pas.

3) Escamoter la pratique religieuse rétrograde pour en venir à un discours sur les …libertés civiles, comme dans les années 60 aux USA. C’est au nom de la liberté que les islamistes ne mobilisent et au nom de cette liberté que leurs idiots utiles les soutiennent. C’est ainsi que le féminisme est retourné contre les femmes, les islamistes, qui haïssent les femmes, prétendent défendre leurs droits. Eux qui parlent et méprisent ce particularisme occidental que sont les droits, les libertés et la dignité des femmes, les voilà en usant et les réclamant.

4) La France serait donc un pays raciste puisqu’ islmaophobe, ce sont les USA d’avant Kennedy, c’est la France anti-dreyfusarde. Ces femmes victimes sont un mélange de Dreyfus et de Rosa Parks. Les médias anglo-saxons donnent cette image. On oublie l’islam, seul existe maintenant l’islamisme, et il est une race. Persécutée par un Etat hostile, comme les Noirs le furent par les lois ségrégatives.

4) la figure attendrissante de la femme, éternelle victime… alors que le voilement est un choix qui fait d’elle l’agent et l’acteur de sa propre stigmatisation, et de son aliénation. D’ailleurs, la Ministre NVB ne parle que de mamans voilées quand elle évoque les sorties scolaires. Jamais de papa à kippa.

Les Français réagissaient avec trop de dignité, ne s’adonnaient pas à la vengeance, à des actes hostiles. Cela ne pouvait convenir au CCIF et autres, qui ont besoin de jouer les victimes pour déguiser leur prosélytisme et leur activisme politique et religieux. 
Il y a un testing géant en ce moment, des provocations par des militantes. Il faut tenir bon et rester français et républicains.⏸

20 mars 2016

TOC TOC IL ARRIVE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 08 min

LE PRINTEMPS RÉPUBLICAIN

a printemps-republicain

Le 20 mars à La Bellevilloise, 19–21 rue Boyer, Paris XXème.

14h30 Accueil

15h00 Mot de bienvenue par Frédérique Calandra, maire du XXème arrdt de Paris

Lecture du Manifeste pour un Printemps républicain par Eric Laugérias, comédien

15h15 — LA LAÏCITE : UNE NOUVELLE JEUNESSE ?

Animé par Cindy Leoni, membre du Conseil économique social et environnemental

Mara Goyet, enseignante, auteur de Jules Ferry et l’enfant sauvage — Emmanuelle Lépine, psychologue — Lenny Benbara, étudiant — Rudy Reischtadt, fondateur de l’« Observatoire du conspirationnisme » — Nadia Remadna, fondatrice de la « Brigade des Mères de Sevran » — Iannis Roder, enseignant, co-auteur des Territoires perdus de la République

Témoignage : Patrick Kessel, président du Comité Laïcité République, membre de l’Observatoire de la laïcité

15h50 — LE TRAVAIL AUX PRISES AVEC LE FAIT RELIGIEUX

Animé par Denis Maillard, spécialiste des questions sociales

Emmanuel Latil, conducteur de bus à la RATP — Samuel Mayol, directeur de l’IUT de Paris 13 — André Milan, consultant, ancien dirigeant de la CFDT Transports — Un(e) DRH d’un grand groupe (en attente de confirmation) — Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris chargé des ressources humaines, des services publics et à la modernisation de l’administration

16h30 —  GRAND DEBAT : LA REPUBLIQUE EN PREMIERE LIGNE

Témoignage : Fleur Pellerin, ancienne ministre de la culture

Animé par Brice Couturier, journaliste, chroniqueur à France Culture.

Gilles Kepel, universitaire, auteur de Terreur dans l’Hexagone — Bassem Asseh, adjoint à la maire de Nantes — Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC — Amine El Khatmi, adjoint à la maire d’Avignon — Valérie Maupas, adjointe à la maire du XIVème arrdt de Paris — Mehdi Massrour, conseiller municipal à Roubaix.

17h30 — LE PRINTEMPS REPUBLICAIN, ET DEMAIN ?

Laurent Bouvet, universitaire

Message vidéo de Kamel Daoud, écrivain et journaliste

Causeur.fr

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus