Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

29 novembre 2013

VOIR AVEC LE COEUR

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 06 min

L’art c’est aussi  créer avec le coeur…

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A etienne pirotEtienne Pirot

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anthony craggAnthony Cragg

a mohammed shneiwerMohamed Shneiwer

a mohamed

27 novembre 2013

ANTICONNE

 

ANTICONNE

 

 

Que reste-il de nos amours pleure Culnéblonde, elle pleure, elle pleure et « écrit » les trahisons, oui sur son journal de stars, elle répond à un sondage, elle se connait si peu…

Que reste-t-il de nos passions gronde Faissebrune qui ne compte pas pour des prunes, en ce jour de grandes douleurs, le taureau a tué son héros, elle répond au sondage de son magazine qui dégouline de confiture entre les bafouilles d’un salopard et d’une pub pour faire la pute ; elle écrit « des cicatrices »…Elle les connait si bien les douleurs de l’amour…

Que reste-il dans la mémoire de nos cœurs ?

  1. le meilleur des souvenirs

  2. de la rancœur

  3. de la haine

  4. le désir de vengeance

  5. la force de tirer des leçons

Eh nos donzelles sont bien embarrassées car il n’y a point de case pour leur statue (avec miroir intégré) ! Alors rageusement elles griffonnent les réponses et hurlent « de la souffrance » et chacune pleure pleure l’amant parti sur d’autres rivages…

Dans le cœur de la princesse, brille un rêve de sirène, être la plus belle pour aller pêcher le prince charmant qui ne cherche qu’elle, sa belle qu’il viendra sauver, de quoi au fait déjà ?

Dans le cœur de la sirène, brille une citadelle où elle trônera en reine, au bout de sa belle baguette magique, la carte bleue au montant féerique de son puissant conquérant, brillera des feux de ses somptueuses dépenses, de quel royaume au fait ?

A chaque cœur brisé -oui il repousse tout le temps dans le château d’une princesse mille cœurs sommeillent dans le tiroir de ses dentelles-la princesse crie au crime de lèse-majesté.

A chaque départ de l’amant fantasmé

la princesse crie au meurtre de son cœur

elle pleure elle pleure elle pleure son cœur brisé

elle pleure elle pleure qu’on ne lui reprendra plus

elle pleure elle pleure elle pleure ces hommes, ce ne sont que des bourreaux des cœurs

elle pleure elle pleure elle pleure mais ne brise jamais ses chaînes

elle pleure elle pleure elle pleure des heures ses leurres ses fantasmes

elle s’aime tant dans les larmes elle est si belle

elle s’aime tant victime elle si enfant

elle s’aime tant fragile les hommes sont si forts

elle s’aime tant docile c’est ce qu’on lui a appris !

L’amour on ne lui a point appris c’est certain car

l’amour ce n’est pas souffrir

l’amour n’existe pas dans la négation de l’autre

l’amour ne s’enrichit pas sur le dos de l’autre

Chut!!!

L’amour est une liberté !

L’amour n’enchaîne pas, il libère chut !!!

CHUT !

Hé oui dans le baril d’omo vous avez la poudre pour réussir votre lessive et dans la société où la mièvrerie dégouline comme de la confiture sur votre tranche de vie, vous avez l’éducation parentale et sociétale à l’eau de rose qui vous rend princesse, la seule bonnasse heureuse de décrasser la merde des autres… pour pas un rond de félicitation, le nettoyage de merde c’est inclus dans le contrat ! Ben oui c’est une fumisterie ! Ben quoi ? Tu croyais quoi ? Tu vis sur quelle planète ?

Il est serait temps qu’ANTICONNE déesse du savoir, fasse son apparition !

ANTICONNE ANTICONNE, au secours, où es-tu ?

Mais dans notre société patriarcale pas de cours sur l’émancipation des femmes, pas de cours de citoyenneté sur les droits des femmes, et sur l’histoire de leur esclavage, et pas de cours tout simplement sur les droits de l’Homme ? Cela devrait être inscrit autant que les mathématiques, mais chut !!! Faut pas révolutionner le savoir des fois que ça révolutionne les adultes en devenir ! Par contre tu peux les catéchiser autant que tu veux !

Le capitalisme a gagné nos écoles où seul le rendement compte, nos enfants là dedans? Quoi ? Des futurs consommateurs d’une société gangrénée, où la fille reste toujours une bonniche une bonnasse une bonne à trouer pour pondre les futurs esclaves à vendre leur force de travail pour deux sous trois cailloux.

Pleure pleure ma belle cendrillon pleure pleure, t’as pas fini de pleurer ta vie, et d’en bouffer des leurres, pendant ce temps là, le monde tourne et le capitalisme continue son exploitation, tu es sa proie idéale, pleure pleure mon bichon ! 

25 novembre 2013

LA NATURE DU COEUR

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 8 h 22 min

La nature du cœur

Dites docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur ?

A la place elle aurait du mettre un sac à provisions, pour la liste de ses visions, trois enfants un chien et ses soirées entre-copains, ses chèques sans provision, pour la liste de ses rêves sous conditions, la liste des travaux à faire de lui un homme beau, prêt pour ses méfaits, ses forfaits avec compromissions, pour la liste de son avenir à sens unique, de sa fiction de l’amour éternel, à savoir sa vision personnelle.

Dites docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur qui craint ni la douleur de l’enfantement ni le froid ni le chaud de la vie mais ne résiste pas à la torture d’un bourreau de pacotille ?

 Le docteur n’étend pas, il rêve derrière le canapé de son ennui, à sa maîtresse, une belle plante de vingt ans sa cadette, croisée à sa salle de gym, trois mois déjà qu’il fantasme sur ses atouts bombés, alors madame machin et ses angoisses de la quarantaine…

Et la femme de famille, la mère au cœur brisé repense à ce docteur, il y a 15 ans qui lui expliqua qu’on ne dit pas aux femmes la douleur de l’accouchement sinon les femmes ne voudraient pas d’enfants, ainsi on ne ment pas aux femmes, juste qu’on omet de dire quelques vérités pour que les femmes acceptent leur réalité : être au service de l’homme et de sa procréation, ce que dame nature a voulu !

 Les femmes ne sont pas abusées, elles sont simplement manipulées, réduites à la condition d’imbéciles heureuses rêvant de curer les chiottes du prince charmant, en contre-partie d’un toit, abri bourgeois où elles pourront torcher la prunelle de leurs yeux en chantant qu’elles renieraient pays et religion pour leur bel amant, miroir aux alouettes, où les belles narcissiques pourront se mirer le temps que leurs seins tiennent, ah les saintes maternelles… La belle transmission narcissique des aliénations se fait de mère en fille comme pour la brillante tradition de l’excision…

 Dites moi docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur ?

Ah madame Bro…, on va en rester là, on reprend rendez-vous, vous pouvez jeudi à 17 h, oui docteur, et madame Bro… sort ses 150 euros de son petit porte-feuille quitte le cabinet de son docteur, sert la main tendue, le docteur ferme la porte avec un sourire aseptisé, il est déjà parti dans le fantasme d’un registre plus réjouissant …

 Dans le cabas de la femme, plus de listes de commissions, juste un porte-monnaie allégé de quelques soumissions. Elle plie sous son aile son cœur en morceau, crie sa douleur, des larmes roulent silencieuses, brûlantes de fièvre, un jour il dira plus que sa peine peut-être sa haine puis il s’adoucira, reprendra place avec les cicatrices de sa vie…

Dame nature a mis un cœur aux êtres pour la vie…

Ce qui relève de la supercherie vient des hommes, nul n’est à l’abri de rencontrer le mensonge, le vice, mais le cœur des êtres est si grand si grand que s’il est capable d’abriter toutes les folies toutes les trahisons toutes les passions, il a même de la place pour le pardon… 

18 novembre 2013

Mon père m’a dit Antoine va t’faire sucer la bite !

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Il est né le divin révolutionnaire

Il est né il révolutionne

il se lève il se lave il se rase il révolutionne

il part il court il vole il révolutionne

il tire il s’agite il bouffonne il révolutionne

il écrit il lit il invente il chante il révolutionne

il fait le monde il défait le monde il révolutionne

chaque jet chaque cri chaque pet il révolutionne

mais si femelle s’époumone qu’elle veut droits  lois il bâillonne

car entre femme et homme il y a Phallus il dicte sa condition physique sa place symbolique sa soumission éternelle car par bible il affirme qu’il n’y a pas de place pour elle à la droite du père du fils et du saint esprit.

La seule révolution qu’il permet c’est de faire le tour de son totem à l’oeil ou à l’oseille. Il sait au fond de lui le danger de sa libération.

Entre son érection et la liberté de la femme, il a choisi, il n’a pas encore compris, tant le sang comprime son cerveau, que la liberté ne se conquière pas dans la négation de l’autre. Mais on n’est pas dans le monde animal pour rien, il paie du sexe car l’autre n’est pour lui qu’un animal à sa disposition, un vide sperme, un garage à bite, tant qu’on y est un vide ordure !

La liberté de la femme c’est la perte de son territoire, la mort de son droit de propriétaire à disposer du corps de l’autre, territoire acquis conquis avec guerre et fierté, le viol de la femme de l’ennemi est la signature de sa victoire, le tien de viol est inscrit dans ta genèse : la femme reste le diable.

Alors le révolutionnaire bouffonne pour que perdure la prostitution, il claironne cheveux aux vents le droit d’acheter sa viande quotidienne, ah le bo ah le bobo roi bovin co-pine avec son élite belle pensante…

Au paradis de l’enfer, sera béni le révolutionnaire à l’eau de bite, pas sûr que le feu s’éteigne…

16 novembre 2013

L’apolitique

Classé dans : certains de mes écrits 2013 — eructeuse @ 9 h 50 min

L’apolitisme est un métier 

 L’apolitique  aime son métier

il rabote les idées

il radote des heures

il assaisonne sa polémique

il touille ses pistes et ses pics

pour ses salades apolitiques.

Du haut de sa foi, il donne ses leçons de loi, sans parti pris, défendant bête et ongles la divine neutralité d’une conscience bien portante, forte de sa majorité silencieuse!

l’apolitisme c’est son choix appris très tôt sur le dos de son antipathique indifférence.

L’apolitisme est à la citoyenneté ce que la virginité est à l’honneur…

Une erreur de valeur.

 

L’IDIOTE DU VILLAGE

Classé dans : certains de mes écrits 2013,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 09 min

 

L’idiote du village

 

Elle lavait le linge de tout le monde comme personne…

Ramassait à la peine les feuilles d’automne.

Elle faisait partie du décor, corps à corps déchiré jusqu’en son nom oublié..

Les gamins la moquaient.

Les anciens la respectaient.

C’est que lors d’une période trouble, la belle dame prit faits et armes pour la liberté, fut dénoncée et torturée mais ne pipa ni mot ni nom des compagnons de route, jusqu’à en oublier le sien.

La calomnie s’habille de toutes les couleurs de la vie mais porte bien son manteau de trahison…

Elle oublia jusqu’au nom de son bourreau, pas celui qui lui massacra ventre et dos, elle ne le connaissait pas, mais celui de la bête qui la livra à ses semblables nazis…

Quelques uns lui firent même payer de s’en être échappée, les loups ne quittèrent jamais sa terre…

Elle survécut…vécut…mourut.

L’idiote du village partit comme elle avait vécu avec dignité.

On trouva dans la poche de son tablier, un tout petit bout de papier griffonné presqu’effacé. Des bruits circulaient que c’était la missive d’un doux amant qu’elle garda là comme son unique trésor…Mais les bruits circulèrent si fort qu’on trouva un homme fouillant sa demeure en hyène répugnante. Quelques fidèles dignitaires tapis dans l’ombre le virent déconfit dans ce face à face silencieux. La bête s’effondra, creva comme elle avait vécu la peur au ventre, la haine dans les yeux.

Tous les anciens rendirent hommage à leur sœur de village de cœur de valeur et gravèrent sur sa stèle tout le respect dû à son engagement ! Un absent fut remarqué, le dernier des monstres avait payé, aucun royaume aucun paradis ne l’attendait. Il fut son propre bourreau…Son propre enfer.

Les anciens reprirent leurs occupations, les gamins jouaient et criaient, le vent soufflait dans la plaine, on aurait dit qu’il murmurait une confidence… la plaine est vide…

15 novembre 2013

L’école de la poésie Léo Ferré

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 06 min

Léo Ferré - L’école de la poésie

La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu’avec des gants: à « menstruel » on préfère « périodique », et l’on va répétant qu’il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du codex. Le snobisme scolaire qui consiste à n’employer en poésie que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main. Ce n’est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baise-main qui fait la tendresse. Ce n’est pas le mot qui fait la poésie, c’est la poésie qui illustre le mot.

L’alexandrin est un moule à pieds. On n’admet pas qu’il soit mal chaussé, traînant dans la rue des semelles ajourées de musique. La poésie contemporaine qui fait de la prose en le sachant, brandit le spectre de l’alexandrin comme une forme pressurée et intouchable. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s’ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes. Le vers est musique; le vers sans musique est littérature. Le poème en prose c’est de la prose poétique. Le vers libre n’est plus le vers puisque le propre du vers est de n’être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique – toutes licences comprises. Il n’y a point de fautes d’harmonie en art; il n’y a que des fautes de goût. L’harmonie peut s’apprendre à l’école. Le goût est le sourire de l’âme; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c’est ce qui fait le mauvais goût. Le Concerto de Bela Bartok vaut celui de Beethoven. Qu’importe si l’alexandrin de Bartok a les pieds mal chaussés, puisqu’il nous traîne dans les étoiles! La Lumière d’où qu’elle vienne EST la Lumière…

En France, la poésie est concentrationnaire. Elle n’a d’yeux que pour les fleurs; le contexte d’humus et de fermentation qui fait la vie n’est pas dans le texte. On a rogné les ailes à l’albatros en lui laissant juste ce qu’il faut de moignons pour s’ébattre dans la basse-cour littéraire. Le poète est devenu son propre réducteur d’ailes, il s’habille en confection avec du kapok dans le style et de la fibranne dans l’idée, il habite le palier au-dessus du reportage hebdomadaire. Il n’y a plus rien à attendre du poète muselé, accroupi et content dans notre monde, il n’y a plus rien à espérer de l’homme parqué, fiché et souriant à l’aventure du vedettariat.
Le poète d’aujourd’hui doit être d’une caste, d’un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. Enfin, pour être poète, je veux dire reconnu, il faut « aller à la ligne ». Le poète n’a plus rien à dire, il s’est lui-même sabordé depuis qu’il a soumis le vers français aux diktats de l’hermétisme et de l’écriture dite « automatique ». L’écriture automatique ne donne pas le talent. Le poète automatique est devenu un cruciverbiste dont le chemin de croix est un damier avec des chicanes et des clôtures: le five o’clock de l’abstraction collective.

La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie n’est pas finie; elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. Il faut que l’oeil écoute le chant de l’imprimerie, il faut qu’il en soit de la poésie lue comme de la lecture des sous-titres sur une bande filmée: le vers écrit ne doit être que la version originale d’une photographie, d’un tableau, d’une sculpture.
Dès que le vers est libre, l’oeil est égaré, il ne lit plus qu’à plat; le relief est absent comme est absente la musique. « Enfin Malherbe vint… » et Boileau avec lui… et toutes les écoles, et toutes les communautés, et tous les phalanstères de l’imbécillité! L’embrigadement est un signe des temps, de notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires sont encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune. Du jour où l’abstraction, voire l’arbitraire, a remplacé la sensibilité, de ce jour-là date, non pas la décadence qui est encore de l’amour, mais la faillite de l’Art. Les poètes, exsangues, n’ont plus que du papier chiffon, les musiciens que des portées vides ou dodécaphoniques – ce qui revient au même, les peintres du fusain à bille. L’art abstrait est une ordure magique où viennent picorer les amateurs de salons louches qui ne reconnaîtront jamais Van Gogh dans la rue… Car enfin, le divin Mozart n’est divin qu’en ce bicentenaire!
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Qu’importe! Aujourd’hui le catalogue Koechel est devenu le Bottin de tout musicologue qui a fait au moins une fois le voyage à Salzbourg! L’art est anonyme et n’aspire qu’à se dépouiller de ses contacts charnels. L’art n’est pas un bureau d’anthropométrie. Les tables des matières ne s’embarrassent jamais de fiches signalétiques… On sait que Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes, que Beethoven était sourd, que Ravel avait une tumeur qui lui suça d’un coup toute sa musique, qu’il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok, on sait que Rutebeuf avait faim, que Villon volait pour manger, que Baudelaire eut de lancinants soucis de blanchisseuse: cela ne représente rien qui ne soit qu’anecdotique. La lumière ne se fait que sur les tombes.

Avec nos avions qui dament le pion au soleil, avec nos magnétophones qui se souviennent de « ces voix qui se sont tues », avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions. Le seul droit qui reste à la poésie est de faire parler les pierres, frémir les drapeaux malades, s’accoupler les pensées secrètes.

Nous vivons une époque épique qui a commencé avec la machine à vapeur et qui se termine par la désintégration de l’atome. L’énergie enfermée dans la formule relativiste nous donnera demain la salle de bains portative et une monnaie à piles qui reléguera l’or dans la mémoire des westerns… La poésie devra-t-elle s’alimenter aux accumulateurs nucléaires et mettre l’âme humaine et son désarroi dans un herbier?
Nous vivons une époque épique et nous n’avons plus rien d’épique. A New York le dentifrice chlorophylle fait un pâté de néon dans la forêt des gratte-ciel. On vend la musique comme on vend le savon à barbe. Le progrès, c’est la culture en pilules. Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu’à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux, la publicité, la clientèle. Qui donc inventera le désespoir?
Dans notre siècle il faut être médiocre, c’est la seule chance qu’on ait de ne point gêner autrui. L’artiste est à descendre, sans délai, comme un oiseau perdu le premier jour de la chasse. Il n’y a plus de chasse gardée, tous les jours sont bons. Aucune complaisance, la société se défend. Il faut s’appeler Claudel ou Jean de Létraz, il faut être incompréhensible ou vulgaire, lyrique ou populaire, il n’y a pas de milieu, il n’y a que des variantes. Dès qu’une idée saine voit le jour, elle est aussitôt happée et mise en compote, et son auteur est traité d’anarchiste.

Divine Anarchie, adorable Anarchie, tu n’es pas un système, un parti, une référence, mais un état d’âme. Tu es la seule invention de l’homme, et sa solitude, et ce qui lui reste de liberté. Tu es l’avoine du poète.
A vos plumes poètes, la poésie crie au secours, le mot Anarchie est inscrit sur le front de ses anges noirs; ne leur coupez pas les ailes! La violence est l’apanage du muscle, les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l’amour dans la tête des populations. A l’école de la poésie, on n’apprend pas: on se bat.
Place à la poésie, hommes traqués! Mettez des tapis sous ses pas meurtris, accordez vos cordes cassées à son diapason lunaire, donnez-lui un bol de riz, un verre d’eau, un sourire, ouvrez les portes sur ce no man’s land où les chiens n’ont plus de muselière, les chevaux de licol, ni les hommes de salaires.
N’oubliez jamais que le rire n’est pas le propre de l’homme, mais qu’il est le propre de la Société. L’homme seul ne rit pas; il lui arrive quelquefois de pleurer.
N’oubliez jamais que ce qu’il y a d’encombrant dans la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres.
Je voudrais que ces quelques vers constituent un manifeste du désespoir, je voudrais que ces quelques vers constituent pour les hommes libres qui demeurent mes frères un manifeste de l’espoir.

13 novembre 2013

Tout d’un coup d’un seul, boum, je crée un nouveau blog

Classé dans : Chut ! — eructeuse @ 13 h 20 min

halloween-sorciere-36comme ça? le pétaradage total du matin, bing, sans mal de tête, bang, la fusion fusionnant totalement, je ponds de derrière ma cabane de Bougresse, ma nouvelle allégresse, un blog, intitulé Vilaine Ahlaine, autorisé pour les plus de 17 ans car j’y ai fortement mauvaise haleine..

Ah la vilaine !

Je vous mets un lien et que l’humour soit avec nous !

12 novembre 2013

Pétaradante au réveil !

 

Je prétends

je m’étends 

je tends et sous-tends 

que je suis une prétentieuse, cieuse, licieuse, lissement chieuse,

une pédante prétendante chiante et molestante ! Pan !

Le réveil est sévère !

 

 

Ciel comment ? Je suis tombée dans la facilité !

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 10 h 52 min

 

 

Ciel comment ? Je suis tombée dans la facilité ! dans Art, vie et avis einsteinBOUM,  oui, j’ai osé une citation, mais je n’ai pu résister, ma chaire est faible, mon cerveau mou, un peu de pitié, à cet humour qui démènage et balaie l’ordre et les conventions…

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