Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

30 juillet 2014

Dès le matin

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 36 min

une pincée de ses pensées qui chatouillent l’entendement …

a mandela pensée

29 juillet 2014

Auprès au pré de la blonde…

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 34 min

On aurait tort de prendre ce genre d’information à la légère (même si le sujet de telles émissions s’y prête facilement ).

Selon le recensement agricole 2010, il y a en France 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles. Plus largement, un peu plus d’1 million de personnes participent régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises.

Certes, la population reste française reste concentrée autour du pôle parisien et des grandes agglomérations. En fait, 61 millions de personnes, soit 95 % de la population, vivent sous l’influence de la ville. Mais certains territoires éloignés des villes se densifient fortement. Après une longue période de déclin (exode rural des années 1950 à 1970), puis de stagnation entre 1982 et 1999 , la population des espaces ruraux augmente désormais au même rythme (0,7 % l’an) que l’ensemble de la population. Actuellement, selon l’INSEE, on peut dire que 10 % de la population réside en zone rurale. Il existe de nombreuses interactions entre les villes et les campagnes mais il existe des espaces sociaux qui continuent de subir l’isolement, les paysans en font partie.

Le Front national, parce que c’est un parti qui entend, dans la tradition Maurrassienne du slogan « La terre ne ment pas », parler de la France des terroirs, cible ces populations qu’elles soient, ou non, liées au monde paysans. Ce n’est pas une légende, l’extrême-droite joue souvent sur la ruralité. C’est ce qui lui permet notamment de dérouler tout ou partie de son discours idéologique qui oppose (de façon rhétorique) le monde rural présenté comme un berceau de la « France éternelle » à revigorer en l’opposant aux villes,leurs élites intellectuelles ou administratives et les immigrés qui choisissent d’y vivre.

Pas étonnant, du coup, de trouver des affiches FN chez les paysans qui cherchent l’âme sœur. Le sociologue Pierre Bourdieu avait étudié dans « Le bal des célibataires » publié dans les années 1960 la question sociale liée au célibat forcé des paysans du Béarn. Il y avait, du reste, décrit les changements introduits pas le capitalisme dans les vies paysannes. Aujourd’hui, on ne parle plus de sociologie mais d’histoires à l’eau de rose et, s’il le faut, comme la production de M6, on peut s’arranger avec l’isolement politique entretenu par l’extrême-droite, en arrondissant les angles avec le fascisme !

Auprès au pré de la blonde... dans Art, vie et avis
M6 a retiré des affiches du FN chez certains candidats de son émission.
LELAB.EUROPE1.FR|PAR THIBAUT PEZERAT

 

27 juillet 2014

Allo papa météo quelles nouvelles ?

Classé dans : Barbare rit, il suffit ! — eructeuse @ 9 h 44 min

Ciel ciel le père de la nation ne regarde ni écoute pas la météo

a allo a l'eau

 

Ami entends-tu les vols noirs des rapaces sur Gaza ?

Le papa de la nation a dit silence peuple d’écervelés :  compris pas manifester ! 

a gaza en australie a manif paris pour gaza

Heureux les simples d’esprit car pour eux la paix des autres c’est aussi la leur !

Papa nation a peur de se faire taper sur les doigts mais mais qui tient la règle ?

 

Le problème est l’obéissance civile Howard Zinn

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 08 min
http://www.dailymotion.com/video/x17oc35

Matt Damon, un ami de longue date d’Howard Zinn et de sa famille, a lu des extraits d’un discours d’Howard Zinn qu’il a donné en 1970 dans le cadre d’un débat sur la désobéissance civile.

Le problème est l’obéissance civile

Howard Zinn (1970)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~Résistance 71 blog Résistance solidaire au Nouvel Ordre Mondial

Je pars de la supposition que le monde est sens dessus-dessous, que les choses vont mal, que les personnes qui ne devraient pas être en prison le sont et celles qui le devraient ne le sont pas, que les personnes qui ne devraient pas être au pouvoir le sont et ceux qui devraient avoir plus de pouvoir n’en ont pas, que la richesse non seulement dans ce pays mais dans le monde est distribuée d’une manière qu’une petite réforme n’est pas suffisante, mais qu’une refonte totale du système d’allocation de la richesse est nécessaire. Je pars de la supposition que nous n’avons pas trop de choses à dire à ce sujet car il nous suffit de penser un instant à l’état du monde d’aujourd’hui pour que nous nous rendions compte que tout est à l’envers. Daniel Berrigan, un prêtre catholique, un poète qui s’oppose à la guerre, est en prison tandis que J. Edgard Hoover est libre comme l’air voyez-vous. David Dellinger, qui a combattu la guerre depuis qu’il est haut comme çà et utilisé toute son énergie et sa passion contre elle, est en grand danger d’aller en prison, tandis que les perpétrateurs du massacre de My Lai ne comparaissent devant aucune cours de justice. Ils sont à Washington, remplissant diverses fonctions importantes et subordonnées, qui ont à faire avec la perpétration de massacres, qui les surprennent quand ils surviennent. A l’université d’état de Kent, quatre étudiants ont été tués par la garde nationale et des étudiants ont été inculpés. Dans chaque ville de cette nation, des participants lors de manifestations, qu’ils aient manifesté ou pas, sont attaqués et matraqués par la police, puis sont arrêtés et détenus pour avoir attaqué un policier.

J’ai étudié attentivement tout ce qu’il se passe chaque jour dans les palais de justice de Boston, Massachussetts. Vous seriez abasourdis, ou peut-être pas, si vous avez vécu, peut-être avez-vous été frappés par le cycle quotidien d’injustice qui coule au sein de cette chose merveilleuse qu’on appelle la procédure légale. Bon, ceci est mon postulat.

Tout ce que vous avez à faire est de lire les lettres de Seledad de George Jackson, qui fut condamné à une lourde peine de prison, dont dix effectuées, pour un bracage de 70 dollars dans une station essence et il y a ce sénateur américain qui a gardé 185 000 dollars par an, ou quelque chose d’avoisinant, de l’allocation sur le manque d’essence. D’un côté c’est un vol, de l’autre une législation. Quelque chose ne va pas, quelque chose ne va pas du tout quand nous envoyons 10 000 bombes remplies de gaz neurotoxiques à travers le pays et qu’on les immerge dans la piscine d’un autre pour ne pas déranger la nôtre. Alors vous perdez le sens de la perspective après un moment. Si vous ne pensez pas, si vous ne faites que regarder la télévision et lisez de la littérature académique, alors vous commencez à penser que les choses ne vont pas si mal, ou que simplement de petites choses sont à côté de la plaque. Mais vous devez vous détacher un peu, puis revenir contempler ce monde et là, vous êtes horrifiés. C’est pourquoi nous devons partir de cette supposition que les choses sont sens dessus-dessous.

Et notre sujet est sens dessus-dessous: La désobéissance civile. Dès que vous prononcez le mot désobéissance civile comme sujet d’étude, vous dites que notre problème est la désobéissance civile. Ce n’est pas notre problème… Notre problème est l’obéissance civile. Notre problème est le nombre de gens qui ont écoutés les diktats des leaders de leurs gouvernements et qui sont allés en guerre de part le monde et des millions de gens ont été tués à cause de cette obéissance. Notre problème est cette scène dans “A l’Ouest rien de nouveau” où les élèves marchent comme un seul homme vers leur devoir de faire la guerre. Notre problème est que les gens sont obéissants, partout dans le monde, face à la pauvreté, face à la famine, la stupidité, la guerre et la cruauté. Notre problème est que les gens obéissent et que les prisons sont pleines de petits délinquants, tandis que les grands truands gèrent le pays. C’est notre problème. Nous reconnaissons ce fait pour l’Allemagne nazie. Nous savons que le problème là-bas fut l’obéissance, que le peuple a obéit à Hitler. Les gens ont obéit et cela est mal. Ils auraient dû défier et résister le système et si seulement nous avions été là, nous leur aurions montré. Même dans la Russie de Staline nous pouvons comprendre que les gens sont obéissants, tous ces moutons.

Mais l’Amérique est différente. C’est ce qu’on nous a inculqué depuis toujours. Depuis le temps où nous étions haut comme trois pommes et je l’entends toujours résonner dans la déclaration de Mr Frankel, marquez une, deux, trois, quatre, cinq choses sympas à propos de l’Amérique que nous ne voulons pas trop déranger. Mais si nous avons appris quoi que ce soit ces dix dernières années, c’est que ces quelques jolies choses à propos de l’Amérique ne furent jamais jolies. Nous avons été expansionnistes, agressifs, et mal intentionnés envers les gens de ce pays et ce de manière très injuste. Nous n’avons jamais eu quelque justice que ce soit dans les cours de justice pour les pauvres, pour les noirs, pour les radicaux. Comment pouvons-nous affirmer que l’Amérique est tellement spéciale ? Elle n’est pas spéciale. Vraiment pas.

Et bien, ceci est notre sujet, notre problème: l’obéissance civile. La loi est très importante. Nous parlons ici d’obéissance à la loi, cette merveilleuse invention des temps modernes, que nous attribuons à la civilisation occidentale et dont nous parlons avec fierté. La règle de la loi, oh, comme c’est merveilleux, tous ces cours sur la civilisation occidentale, partout. Vous rappelez-vous ces tristes temps où les gens étaient exploités par le féodalisme ? Tout était si terrible au Moyen-Age, mais maintenant, nous avons la civilisation occidentale, la règle de la loi. La règle de la loi a maximisé et régularisé l’injustice qui existait avant elle, voilà ce que la règle de la loi, le système légal a fait. Commençons à regarder ce système de manière réaliste et non pas avec cette suffisance métaphysique avec laquelle nous l’avons toujours observé auparavant.

Quand dans toutes les nations du monde, la règle de la loi est la chérie des leaders et la peste du peuple, alors nous devons commencer à reconnaitre ceci. Nous devons transcender ces frontières nationales dans notre pensée. Nixon et Brejnev ont plus en commun entre eux que nous avec Nixon. J. Edgar Hoover a plus en commun avec le chef de la police secrète soviétique qu’avec nous. C’est la motivation internationale à suivre la loi et l’ordre qui lie les leaders de toutes les nations dans un lien de camaraderie si solide. C’est pour cela que nous sommes toujours surpris, quand lorsqu’ils se retrouvent, ils sourient, se serrent les mains, fument des cigares, ils s’aiment entre eux et ce indépendemment de ce qu’ils disent. C’est comme les partie républicain et démocrate, qui clâment à qui veut les entendre qu’ils feront une grande différence si l’un ou l’autre gagne et pourtant, c’est toujours la même chose. Au bout du compte… C’est eux contre nous.

Yossarian avait raison, vous vous rappelez, dans Catch 22 ? Il a été accusé d’avoir donné aide et réconfort à l’ennemi, ce dont personne ne devrait jamais être accusé et Yossarian dit alors à son ami Clevinger: “L’ennemi est quiconque en veut à notre peau de quelque côté que cela vienne”. Mais cela n’eut pas d’effet, alors il ajouta: “Maintenant tu te rappelles bien de çà ou un jour tu seras tué.” Et vous vous rappelez, quelque temps plus tard, Clevinger mourut. Nous devons nous rappeler en toute circonstance que nos ennemis ne sont pas divisés le long de lignes nationales, que les ennemis ne sont pas des gens qui parlent une langue différente et qui vivent dans des territoires différents. Les ennemis sont ceux qui veulent nous tuer. On nous demande: “et si tout le monde désobéissait à la loi ?” Mais une meilleure question serait: “et si tout le monde obéissait à la loi ?” La réponse à cette question est plus facile à trouver parce que nous avons énormément d’évidences empiriques sur ce qu’il se passe quand tout le monde obéit à la loi ou si la plupart des gens lui obéissent. Ce qu’il se passe est ce qu’il s’est passé, ce qu’il se passe maintenant. Pourquoi les gens révèrent-ils la loi ? et nous le faisons tous, même moi je dois lutter, car cela a été intégré dans mes os très jeune, lorsque j’étais boy scout. Une des raisons pour laquelle nous révérons la loi est à cause de son ambivalence. Dans le monde moderne nous devons gérer des mots, des phrases qui ont plusieurs sens, comme par exemple “sécurité nationale”. Ah oui, nous devons faire ceci pour la “sécurité nationale”. Ok, qu’est-ce que cela veut dire ? La sécurité nationale de qui ? Où ? Quand ? Pourquoi ? On ne prend pas la peine de répondre à ces questions… même pas de les poser.

La loi cache bien des choses. La loi est la “Bill of Rights”, la déclaration des droits, c’est ce à quoi nous pensons lorsque nous développons notre révérence à la loi. La loi est quelque chose qui nous protège, la loi est notre droit, la loi est la constitution. Le jour de la déclaration des droits, concours de dissertation sur le sujet par la Légion Américaine, c’est la loi. C’est bien.

Mais il y a un autre aspect de la loi qui n’est pas mis sur un piedestal, la législation qui continue jour après jour, mois après mois, année après année, depuis le début de la république et qui aloue les ressources de ce pays de telle façon que cela laisse quelques personnes très riches et bien d’autres très pauvres et d’autres courant comme des poulets sans tête pour s’octroyer le peu qui reste. C’est la loi. Si vous allez en fac de droit, vous verrez tout cela. Vous pouvez quantifier tout cela en comptant simplement le nombre de gros bouquins de droit que les gens trimballent avec eux et voir sur combien d’entre eux pouvez-vous y lire “droit constitutionnel” et combien aussi mentionnent: “propriété”, “contrats”, “délits”, “droit commercial”. Voilà ce que la loi représente en grande majorité. La loi est l’allocation de pénurie d’essence, bien que nous n’ayons pas de jour de pénurie d’essence, nous n’écrivons pas de dissertations au sujet de la loi sur l’allocation sur la pénurie d’essence. Il y a donc une partie de la loi qui est mise en exergue, voilà la loi, la constitution et il y a les autres parties de la loi, celles qui font leur boulot en sourdine et personne n’en dit rien.

Cela a commencé il y a bien longtemps. Quand la Bill of Rights fut passée en première instance, vous vous rappelez, dans le premier gouvernement de Washington ? Super truc ! La Bill of Rights est passée ! Roulements de tambours. Dans le même temps le programme économique d’Alexander Hamilton fut également passé. Propre sur lui, calme, l’argent aux riches, je simplifie un peu, mais pas tant que çà. Le programme économique de Hamilton a tout déclenché. Vous pouvez tracer une ligne directe entre son programme économique et la loi sur l’allocation sur la pénurie d’essence, jusquà l’effacement des impôts pour les entreprises. De A à Z, c’est l’histoire. Publicité pour la Bill of Rights, catimini pour la législation économique.

Vous savez que faire respecter les différentes parties de la loi est aussi important que la publicité faite autour des différentes parties de la loi. La Bill of Rights est-elle respectée ? Pas vraiment. Vous allez découvrir que la liberté d’expression et de parole dans la loi constitutionnelle est un concept très ambigu et opaque. Personne ne sait vraiment quand est-il ok pour vous de vous lever pour parler et quand çà ne l’est pas. Analysez simplement toutes les décisions de la cour suprême des Etats-Unis. Vous parlez de la prédictabilité d’un système alors qu’on ne peut pas prévoir ce qu’il va vous arriver si vous vous mettez à un coin de rue et commencez à parler. Essayez de trouver les différences entre le cas de Terminiello et celui de Feiner et essayez de prédire ce qu’il va se passer. Au fait, il y a une part de la loi qui elle n’est pas vague du tout et celle-ci implique le fait de distribuer des tracts dans la rue. La cour suprême a été très claire là-dessus. Décision après décision, on nous accorde le droit indéniable de distribuer des tracts dans la rue. Essayez. Allez juste dans la rue et distribuez des tracts. Lorsqu’un policier survient et vous dit: “circulez !” vous lui dites: “Ah ah ! Connaissez-vous la jurisprudence de Marsh contre l’état d’Alabama en 1946 ?” Ceci est la réalité de la Bill of Rights. Ceci est la réalité de la constitution, cette portion de la loi qui nous est dépeinte comme superbe et merveilleuse. De plus, sept ans après le passage de la Bill of Rights, qui stipule clairement que “le congrès n’a pas le droit de restreindre la liberté d’expression et de parole”, le congrès passa une loi restreignant la liberté d’expression et de parole: Vous souvenez-vous ? le Sedition Act de 1798.

Ainsi la constitution, la Bill of Rights ne furent pas respectées. Le programme d’Alexander Hamilton le fut, parce que lorsque les fermiers du whisky se rebellèrent vous vous souvenez en 1794 en Pennsylvanie ? Hamilton lui-même monta sur son cheval pour aller réprimer la révolte afin de s’assurer que la loi de l’impôt sur le revenu soit appliquée. Vous pouvez tracer cette histoire jusqu’à aujourd’hui, quelles lois sont appliquées et lesquelles ne le sont pas. Vous devez donc être prudents quand vous dites: “Je suis pour la loi, je révère et obéis à la loi” De quelle partie de la loi parlez-vous ? Je ne suis pas contre la loi. Je pense en outre, que nous devrions commencer à faire une distinction importante au sujet de quelles lois font quoi et à quelles catégories de gens.

Il y a d’autres problèmes avec la loi. C’erst bizarre, nous pensons que la loi amène l’ordre. La loi ne l’amène pas. Comment savons-nous que la loi n’amène pas l’ordre ? Regardez autour de vous. Nous vivons sous le coup de la loi. Avez-vous noté quel ordre avons-nous ? Les gens disent que nous devons nous méfier de la désobéissance civile car elle mène à l’anarchie. Regardez bien le monde actuel, qui est le résultat de la règle de la loi. Ceci est au plus près de ce que les gens appelle “l’anarchie” dans la confusion des esprits populaires, que nous qualifierions ici de chaos, de banditisme international. Le seul ordre qui vaille vraiment quelque chose ne vient pas au travers du respect, du renforcement de la loi, il vient de l’établissement d’une société qui est juste et dans laquelle des relations harmonieuses sont établies et dans laquelle vous avez un minimum de régulations pour créer une forme décente d’arrangements parmi les gens. Mais l’ordre fondé sur la loi et sur la force de la loi est l’ordre de l’état totalitaire, et cela mène inévitablement soit à l’injustice totale ou éventuellement à la rebellion, en d’autres termes, à un très grand désordre.

Nous grandissons tous avec cette notion que la loi est sacrée. Ils ont demandé à la mère de Daniel Berrigan ce qu’elle pensait de son fils qui enfreignait la loi. Il a brûlé des archives et documents de la conscription militaire, un des actes les plus violents de ce siècle sans nul doute, en protestation contre la guerre, il a été condamné à être emprisonné comme tout criminel se doit de l’être. Ils ont demandé à sa mère, qui a plus de 80 ans, ce qu’elle pensait de son fils hors-la-loi. Elle a regardé le journaliste droit dans les yeux et lui a dit: “Ce n’est pas la loi de Dieu”. Nous avons une tendance à oublier cela. Il n’y a rien de sacré à propos de la loi. Pensez à qui fait les lois. La loi n’est pas faite par Dieu, elle est faite par Strom Thurmond. Si vous avez une notion de sainteté, de beauté, de révérence à propos de la loi, regardez bien les législateurs de cette nation, ceux et celles qui font les lois. Allez vous assoir dans une session législative de votre état, allez assister à une session du congrès, car ces gens sont ceux qui font les lois que nous sommes supposés révérer.

Tout ceci est fait de manière à nous tromper. C’est cela le problème. Dans le temps, les choses étaient confuses, vous ne saviez pas; maintenant vous savez. C’est écrit dans les livres.  Maintenant nous avons une procédure légale, Les mêmes choses se passent qu’auparavant, sauf que nous sommes passés par les bonnes procédures. A Boston, un policier est rentré dans un hôpital et a fait feu cinq fois sur un noir qui l’avait fouetté au bras avec une serviette éponge et le tua. Une procédure judiciare fut engagée, Le juge décida que le policier avait eu raison, parce que s’il ne l’avait pas fait, il aurait perdu le respect de ses collègues. Ceci est ce qui s’appelle une procédure légale, à savoir le type n’a pas échappé au système. On est passé par la procédure en bonne et dûe forme et tout fut règlé. Le decorum, la caractéristique de la loi nous abusent.

La nation fut fondée sur le non respect de la loi, puis vint la constitution et la notion de stabilité que Madison et Hamilton aimaient beaucoup. Ensuite, nous trouvons une période cruciale dans notre histoire où le cadre légal ne suffisait plus et afin d’abolir l’esclavage, nous avions besoin de nous écarter du cadre légal, comme nous avions dû le faire du temps de la révolution ou de la guerre civile. L’union a du sortir du cadre légal afin d’établir certains droits dans les années 1930 et en ce moment, qui est peut-être encore plus critique que la révolution ou la guerre civile, les choses sont si horribles, que nous devons sortir du cadre légal juste pour dire quelque chose, pour prendre position, pour résister, pour commencer à établir le modèle d’institutions et de relations qu’une société décente devrait avoir. Non, pas juste casser et démolir les choses, et en construire d’autres. Mais même si vous essayez de construire des choses qui ne sont pas supposées être construite, vous essayez de construire un parc populaire, ce n’est pas détruire quelque chose, vous construisez quelque chose, mais c’est illégal, la milice vient et vous vire. Voilà la forme que prendra de plus en plus la désobéissance civile: les gens vont construire une nouvelle société au milieu de la vieille obsolète.

Qu’en est-il du vote et des élections ? On nous dit que nous n’avons pas trop besoin de la désobéissance civile parce que nous pouvons nous en remettre au système électoral. Et pourtant, nous devrions avoir appris depuis tout ce temps, mais peut-être ne l’avons nous pas, parce que nous avons grandi avec cette notion que l’isoloir est un endroit sacré, presque comme un confessional. Vous entrez dans l’isoloir, vous en sortez, ils prennent une photo et vous mettez le papelard dans l’urne avec un visage béat. Vous avez voté, c’est la démocratie. Mais si vous lisiez ce que les politologues disent, mais qui le peut vraiment je vous l’accorde ? au sujet de la procédure électorale, vous verriez que ce processus de vote est une supercherie. Les états totalitaires adorent le vote. Vous amenez les gens aux urnes et vous obtenez leur consentement, leur approbation. Je sais qu’il y a une différence, ils ont un seul parti, nous en avons deux. Vous voyez… Nous avons un parti de plus qu’eux…

J’assume que ce que nous essayons de faire, est de vraiment retourner aux principes, aux buts et à l’esprit de la déclaration d’indépendance. Cet esprit est celui de la résistance à une autorité illégitime et à des forces qui privent les gens de leur vie, de leur liberté, de leur droit de poursuivre le bonheur et donc, sous ces conditions, ils clâment le droit d’altérer ou d’abolir leur forme courante de gouvernement, en insistant sur ce terme d’abolir. Mais pour rétablir les principes de la déclaration d’indépendance, nos allons devoir sortir du cadre légal, d’arrêter d’obéir à des lois qui demandent de tuer ou qui aloue la richesse de la façon dont cela a été fait, ou de mettre des gens en prison pour de petit délits et laisser les grands criminels libres. Mon espoir est que cet esprit de résistance reprenne corps non seulement dans ce pays, mais aussi dans bien d’autres car ils en ont besoin. Les peuples de tous les pays ont besoin de la désobéissance à l’état, qui n’est pas une entité métaphysique mais une entité de force brute et de richesse et nous avons besoin d’une forme de déclaration d’inter-dépendance entre les peuples de tous les pays du monde, peuples qui aspirent tous à la même chose.

Source:http://www.thirdworldtraveler.com/Zinn/CivilObedience_ZR.html

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26 juillet 2014

ETRE DOLICHOCÉPHALE OU NE PAS ETRE

Classé dans : Certains de mes écrits 2014 — eructeuse @ 9 h 49 min

Ah la rudesse de la question nettoie les sinus du  senteur enrhumé !

Sur le chemin de la vie, Dieu dit à son jardinier :  » Tiens j’ai créé la vie avec toutes les graines qu’il faut pour la vivifier, plante moi cette diversité, cela rendra la terre colorée et charmante,  j’attends déjà d’ici les jolis chants de la culture multicolore … une race aux milles couleurs senteurs pour parfumer la terre la rendre joliment fleurie, où l’art sera fécond… »

Alors le jardinier planta toutes sortes de graines et un y ajouta la dernière  pincée de la composition divine : de la jouissance de la réjouissance et de la bonté !

 Dieu partit se coucher.

Les graines portèrent leurs fruits et le jardinier se mit à la récolte quand il comprit qu’il avait oublié au fond de son panier quelques  graines de l’amour universel…

Dieu fut très en colère ! Dieu s’en tira les cheveux de cette monstrueuse erreur…

Rien n’allait comme il voulait. 

La suite on la connait les Hommes firent l’opposé de ce qu’il avait été prévu, allant jusqu’à se massacrer entre-eux ! Allant jusqu’à contredire la vérité universelle de leur créateur : il n’y a qu’un Dieu donc une seule race…

Dieu devint chauve et partit voir plus loin voir s’il ne pouvait pas faire mieux…

Il va de soi que même si l’homme peut être bon il peut aussi être très con :

a betise

25 juillet 2014

TROP BON

a théâtre

24 juillet 2014

LES SENS DES MOTS

Classé dans : Certains de mes écrits 2014 — eructeuse @ 10 h 33 min

Les sens des mots

Allo allo la communication a été coupée…

Dans le fil de la communication quelle part tient de la projection, de l’attente, de l’émotion, de la peur du conflit, ai-je bien reçu le message et le mien est-il audible…

Dans mon échange mes débats je cherche à vaincre ou a convaincre ?

Se situer pour exister si je débats c’est donc que je suis ou est-ce que je me débats, le combat est-il toujours contre moi-même ?

Se lancer à corps perdu dans un échange sans arrière pensée fait que quelques fois dans un passé lointain, je ne m’étais pas rendu compte que mon interlocuteur me manipulait, c’est un autre écoutant qui me traduisit la chose… la naïveté ou la bêtise de ma spontanéité…écouter…

Écouter est-ce entendre entendre est-ce comprendre, y a-t-il un gagnant un perdant dans la communication ? Entendre mal entendre malentendus, supputer supposer , chercher des intentions cachées derrière les phrases, comme une caméra cachée qui veut entrer dans l’inconscient de l’autre, mais dans quel but ? Pour le connaitre le comprendre échanger discuter établir une relation ? N’est-ce pas une infraction?

Allo toc toc je veux entrer, je m’introduis de force, force devient raison…L’homme disséqué de son vivant pour mieux le manipuler ?

Quand le langage suspend ses mots, l’absence de langage peut-il être une communication ? Peut-on codifier les silences ? Serge Tisseron rappelle que le secret permet à chacun de protéger son identité profonde des intrusions de l’environnement. Il est la première condition à la possibilité de penser par soi-même et pour soi-même.

Décoder l’autre dans cette société mercantile, est-ce une manipulation, pour mieux faire passer ses propres codes ? Convaincre te vaincre pour te faire consommer ? Ma vulnérabilité, ta puissance…Quel pouvoir est en jeu ? Et jouir du dernier mot, quelle toute puissance ?

« Tout est langage » nous dit Francoise dolto 2002, parler c’est bien se dévoiler ?

Extrait :  » Il me paraît qu’un travail comme celui-ci éclaire, mieux que les écrits théoriques, beaucoup de personnes engagées dans le travail social avec des jeunes en situations difficiles. J’espère faire comprendre ainsi le rôle du « parler vrai », le vrai tel que ces adultes le communiquent à des enfants qui, non seulement le désirent inconsciemment, mais ont besoin de la vérité et y ont droit, même si leur désir conscient lorsqu’ils s’expriment en paroles, à l’invitation des adultes, préfère le silence trompeur qui génère l’angoisse, à la vérité, souvent douloureuse à entendre mais qui, si elle est parlée et dite de part et d’autre, permet au sujet de s’en construire et de s’en humaniser. « 

L’éditeur :Françoise Dolto affirme ici la nécessité en toutes circonstances – le divorce, la mort, la circoncision, l’adolescence, l’adoption, etc. – du parler à l’enfant : c’est souvent jusque dans et par son corps que l’enfant exprime ce qu’il ne peut parfois signifier autrement.

Le parler vrai…

Vérité « aletheia » mot grec qui désigne «  le fait de ne pas se cacher », dévoilement…

Et quand les mots se cachent…

Dire ou ne pas dire, voilà ce que nous en dit ( partiellement) Jacques Salomé :

Tout d’abord il y a une distinction à faire entre le “ non-dit ” et le ne “ pas dire ”. Dans le non-dit, il n’y a pas de choix ; quelque chose s’impose ; le risque de dire reste trop lourd et enferme dans le silence. Dans le ne pas dire, il y a un choix délibéré, assumé, de garder dans l’intimité, dans son jardin secret, quelque chose qui nous appartient. Un des non-dits les plus perturbants, le secret des secrets, concerne surtout les secrets de famille. Il existe un secret de famille, à deux ou trois générations près, dans toutes les familles. Ils tournent autour de quatre ou cinq événements, à savoir : l’inceste et les abus sexuels (par un parent proche), le mystère des origines (par qui ai-je été conçu ?), l’argent (détournements, vols), la folie et, actuellement, la honte des difficultés liées au chômage (on peut cacher durant quelques mois qu’on ne travaille plus…).

 Cependant, entre le ne pas dire, qui est un choix délibéré de garder ou protéger une information, et le non-dit qui est une contrainte où se jouent, à la fois, le désir de dire ou de connaître, la peur de savoir et de révéler, il existe tout un champ d’expression possible pour partager l’essentiel avec les personnes les plus significatives de notre vie...

 le non dire signe de notre intimité de notre liberté…

« Entre secret et sous-entendu, le non-dit est par nature insaisissable, indéfinissable. Convention tacite, système de défense, mais aussi espace de liberté et dialogue intérieur, il est la réponse que chacun d’entre nous apporte aux mille situations de l’existence, l’expression de l’émotion dans ce qu’elle a de plus immédiat, bref, la vie même« . Énoncé de Claude Olievenstein dans le « non-dit des émotions ».


voici un article interpellant
sur MEN SANA du docteur Jean Desclin :

SELON QUI LES DIT ET QUI LES ENTEND, LES MOTS CHANGENT DE SENS. Il en va de même des silences entre les mots, silences auxquels certains qui les écoutent substituent des mots qu’ils choisissent, inventions personnelles tirées de leur imagination.

« Je pensais à ces choses comme je lisais la psychanalyse de Freud; ce n’est qu’un art de deviner ce qui n’est point. »
Alain, Propos « Signes ambigus », 17 juillet 1922

Une locution qui leur est chère revient fort souvent dans la bouche et sous la plume de nos professionnels de la « santé mentale »: c’est le « non-dit« . Cette expression est passée dans le langage courant, elle est « à la mode ».

Par exemple, le psychothérapeute, écoutant les récits, fantasmes et délires de son patient, nous affirme assez souvent: « Ce n’est pas ce que le patient nous dit qui importe vraiment; en réalité, l’important est dans le non-dit« . D’autres parfois, qui se croient médecins parce qu’ils récitent, avec assurance mais ignorance et sans trop réfléchir, l’un ou l’autre lieu commun, ragot habillé de jargon de métier, nous assènent que: « parmi les caractéristiques de la schizophrénie, on trouve une extrême sensibilité à ce qui est dit, et surtout non-dit… ». Non seulement c’est faux, mais plus exactement c’est dépourvu de sens (ce n’est peut-être pas un hasard). Les textes et discours de « psys » fournissent assez d’exemples de cet abus de langage pour n’avoir pas à vous en infliger encore des exemples supplémentaires.

D’après le dictionnaire « Le Petit Robert » (édition de 1994), ces deux mots réunis en sont devenus un seul qui a acquis droit de cité dans la langue vers 1980. Ce couple de mots d’abord dépourvus tant d’existence que de substance réelles est désormais devenu un substantif à part entière et a trouvé place dans le dictionnaire. Ce dernier en donne la définition suivante: Ce qui n’est pas dit, [ce qui] reste caché dans le discours de quelqu’un. Voilà une définition qui est bien la fille de son siècle, elle sent à plein nez la méfiance systématique et morbide, la suspicion, elle mène à la délation, voire aux procès politiques de pays totalitaires, le MacCarthysme, etc., la liste de ces relents est loin d’être close.

En réalité, selon les circonstances et ceux qui en parlent, il y a une grande diversité de « non-dit(s)« . Par conséquent, sous une apparence souvent bénigne, l’expression de « non-dit » peut se révéler soit insipide, soit très perverse. Elle autorise et banalise toutes les méprises, mais aussi toutes les insinuations. Et le grand public profane d’une part, les « professionnels » d’autre part, s’ils ne prennent pas la précaution d’en préciser explicitement la signification avant de s’en servir, lui attribueront à coup sûr des sens fort divers qui seront à l’origine de malentendus inextricables.

D’un côté, on pourrait donner au « non-dit » une signification commune et générale, plutôt anodine: habituellement, pour vous et moi, pauvres naïfs et crédules de bonne foi que nous sommes, ce ne serait qu’un silence de signification neutre et banale, une absence de mots n’attirant pas spécialement notre attention, car il aurait fallu, pour y prêter attention, que, déjà, d’avance, nous guettions la présence de ces mots attendus, que leur absence nous surprenne et déçoive notre attente. Dans ce dernier cas cependant, posons-nous cette question: sur quoi notre attente serait-elle alors fondée, sinon sur une sorte de procès d’intention monté par notre propre imagination?

D’un autre côté, au contraire, en lui attribuant un contenu supposé, imaginaire (mais ne devant certainement rien au hasard) , on pourra faire du « non-dit » un outil interprétatif toujours dangereux parce que par nature irréfutable. Psychologiquement orienté, tendancieux, compatible avec toutes les interprétations, le « non-dit » ainsi inventé (tel un silence artistement peuplé de sous-entendus éloquents pour celui seul qui prétend savoir les entendre et les comprendre) permet d’échafauder tous les procès d’intention qu’on voudra. Le plus souvent l’interlocuteur du moment, faisant désormais figure d’accusé, ne pourra s’en défendre efficacement: en effet, on le condamnera sur la base de ce qu’il n’aura pas dit (implicitement: qu’il se refusait à dire, mais qu’il aurait dû reconnaître et avouer).

Comment pourrions-nous, très généralement décrire, en d’autres mots, les différentes variétés possibles de « non-dit« , pour en montrer, selon les cas, peut-être parfois l’innocence véritable, c’est-à-dire la vacuité, mais bien plus souvent encore, l’absurdité, voire le mensonge délibéré sous prétexte de subtilité et d’ingéniosité?

En première approximation, constatons qu’au sein d’un discours constitué d’une succession de mots distincts formant des phrases, elles-mêmes représentant des idées, des opinions, des sentiments, le « non-dit » est tout ce qui a, ou pourrait avoir, un rapport, plus ou moins direct, avec ces idées, opinions, sentiments, etc., mais que l’orateur n’a pas prononcé sous forme de mots audibles. C’est donc « tout ce qui n’est pas exprimé » très explicitement, mais dont la définition du dictionnaire postule, en prime, la dissimulation.

Pour une majorité des gens honnêtes et « sensés », dont j’ose espérer faire partie et à qui je m’adresse, le « non-dit » est tout simplement ce qui n’est pas dit, précisément parce que ce serait sans rapport avec ce dont on parle et que, justement à cause de cela, on n’a aucune raison valable d’en parler sur le moment ni, a fortiori, de même y penser. D’ailleurs, pourquoi et comment parlerait-on de ce à quoi on ne pense pas? Car penser, n’est-ce pas aussi une manière un peu particulière de se parler à soi-même (dans son « for intérieur »), même si ce n’est pas nécessairement en mots? Et si on ne pense pas à autre chose que ce qu’on dit (et se dit), pourquoi faudrait-il toujours et automatiquement en chercher la raison dans la dissimulation? Si j’entre dans une boulangerie pour y acheter de la farine, la boulangère imagine-t-elle nécessairement que je lui cache pourquoi je ne lui parle pas du pain ni de la levure qu’elle ne demanderait pas mieux que de me vendre, mais dont il se trouve que je n’y pense pas car je n’en ai pas besoin aujourd’hui?

Un autre exemple de « non-dit » est plus plausible. C’est le discours que le politicien tient aujourd’hui devant nous, qui ne mentionne surtout pas le discours qu’il tenait hier, sur le même sujet, devant un autre auditoire, car ce qu’il disait alors contredit clairement ce qu’il prétend maintenant. Replacé dans le discours d’aujourd’hui, celui d’hier peut effectivement être appelé du « non-dit« .
Dans la même veine, le discours farci de circonlocutions que nous tient le psychiatre à qui nous demandons le diagnostic de l’affection pour laquelle nous lui avons adressé notre enfant, ce discours peut, lui aussi, recéler de multiples « 
non-dits« : ceux de son ignorance éventuelle, et ceux qu’ils ne veut pas dire mais qu’il confie au dossier médical écrit que la loi lui impose de tenir.
Dans ces deux exemples, l’existence et le contenu du « 
non-dit«  peuvent être prouvés, puisqu’il suffit, pour débusquer le « non-dit », de confronter deux discours accessibles, prétendument les mêmes, dans un cas celui du jour à celui de la veille, dans l’autre cas ce qui a été dit à ce qui est écrit, et constater les différences.

Mais si, dans une conversation, notre interlocuteur nous disait des choses évoquant pour nous des souvenirs personnels, dont nous saurions que lui-même ne pourrait avoir connaissance, nous viendrait-il à l’esprit d’appeler ces souvenirs le « non-dit » de notre interlocuteur, lui prêterions-nous nos propres souvenirs, simplement parce qu’il n’aurait pas prononcé (et comment l’aurait-il pu?) les mots que nous-mêmes aurions pu employer? Techniquement, pour nous, ces paroles non prononcées pourraient bien être du « non-dit« . Mais, puisque nous l’aurions nous-même fabriqué, ce serait notre  »non-dit« , pas celui de qui nous parle. Et, à la différence des deux exemples précédents, nous ne pourrions en trouver la preuve d’existence que dans notre imagination.

Et comment alors qualifierions-nous le fait d’attribuer d’autorité notre pensée, notre « non-dit » à la personne qui nous fait face, peut-être même en dépit de son incompréhension, de son étonnement, de ses dénégations, puis de son éventuelle indignation si nous lui en faisions part, si nous tentions de lui imposer notre version du « non-dit« ? Cela ne pourrait que ressembler fort à une démarche inquisitoriale produite par notre esprit morbide (et nous serions peut-être bien inspirés alors de prendre de longues vacances!)

Nous avons vu plus haut que, de toute évidence, une conversation – entre gens « sensés » et de bonne foi, s’entend – ne pouvait que rester muette sur l’infinité des sujets sans rapport avec l’objet de la conversation. Cette infinité de sujets passés sous silence, personne dans son bon sens ne devrait donc imaginer en faire du « non-dit » car, pour un seul mot prononcé, on devraît alors supposer tout un dictionnaire silencieux de « non-dits« , ce qui non seulement serait matériellement impossible (combien de temps devrait-on y passer?) mais serait aussi totalement absurde.
Eh! Bien, vous vous tromperiez si vous pensiez ainsi. En effet, là où vous ne voyez aucun rapport d’un sujet à un autre, de nombreux « psys » en ont imaginé, ils disent les avoir trouvés, certains sont même capables d’en trouver encore d’autres, impromptu, entre 
tout et n’importe quoi (depuis un certain Sigmund, tout est désormais permis dans ce domaine).
Par conséquent, ils sont capables de créer n’importe quel « 
non-dit » et, littéralement, de vous le « mettre sur le dos » (en avant pour les chasses aux sorcières et autres joyeusetés…).
Et une fois que vous l’avez « sur le dos » (
sinon ailleurs…), il n’y a évidemment qu’eux pour vous en « décharger », c’est-à-dire vous « guérir ». Il paraît que ce serait « scientifique ». C’est en tous cas imparable car de l’ordre de la révélation et du dogme qui ne se discutent pas. Si ces procédés ne nous paraissent guère correspondre à une sincère volonté d’aider son prochain, ils sembleraient plutôt dénoter un profond mépris de la personne humaine et trahir l’indifférence à sa souffrance. Mais cela, bien sûr, c’est du « non-dit« .

20 juillet 2014

PRO PAIX

Classé dans : Barbare rit, il suffit !,Certains de mes écrits 2014 — eructeuse @ 7 h 25 min

a gaza

KANT : « Certes, on dit : la liberté de parler, ou d’écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser. Toutefois, quelles seraient l’ampleur et la justesse de notre pensée, si nous ne pensions pas en quelque sorte en communauté avec d’autres à qui nous communiquerions nos pensées et qui nous communiqueraient les leurs ! On peut donc dire que ce pouvoir extérieur qui dérobe aux hommes la liberté de communiquer en public leurs pensées, leur retire aussi la liberté de penser »

« La liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun » selon la Cour européenne des droits de l’homme (Handyside contre Royaume-Uni, 1976)

LIBERTÉ

Articles 10 et 11 de la  constitution de 1789   

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

 

Quand la loi est l’ordre des puissants quelle liberté pour les peuples ?

18 juillet 2014

Belle si belle…

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 09 min

a femme 9

17 juillet 2014

QUESTIONNEMENTS

Questionnements

 Sur sa croix le jeune adulte en mission demanda à son patron : « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? » Laisser crucifier son fils relève de quelle mâle traitance ?

Missionner inculquer pacifier à coup de bûchers et de purgatoires la divine parole, relève de quelle autorité autorisée ?

Enfermer plus de la moitié de l’humanité dans le non-droit relève de quelle philosophie ?

Dans un grand pays,  dans ces lieux de justice, des hommes jurent de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité la main sur la bible, et le chef d’état lui-même, prête serment la main sur elle, l’athéisme est-il un délit ?

Penser qu’un seul Dieu existe est-ce de l’impérialisme ?

Opiner du bonnet et ouvrir son clapet en reproduisant oralement ce que l’on ressent pressent de l’opinion de son orateur adorateur est-il un acte pensé ?

Si l’homme nait libre comment devient-il idiot ?

Voter pour ceux qui manipulent les masses et pensent les peuples niais, incapables de se gouverner eux-même, est-ce une preuve de niaiserie ?

Dire que l’homme est un porc est-ce une opinion raciste ?

Le racisme est un délit, la femme est un être humain à part entière, chaque jour des atteintes à ses droits sont commis en toute impunité, elle est insultée rabaissée agressée violée dévalorisée sous payée précarisée : ne pas payer une femme comme un homme est-ce la considérer comme une sous race ?

Le sexisme est-il un racisme ?

Je pense donc je suis, est-ce une utopie ?

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