Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

3 juin 2014

CATEGORIQUE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 14 min

« Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956)

2 juin 2014

OUI DONC

Plus le savoir est important, moins on a d’égo.
Et inversement.

a albert3

L’HORE DU CULTE

 

L’hore du culte

 

 

Dring dring il est l’hore

 

 

il est l’hore du culte

 

du culte

 

de la personnalité de la célébrité de la divinité

 

coucou c’est l’hore

 

de la reconnaissance de la maintenance de l’appartenance

 

il est l’hore

 

d’enfiler masque et pantalon

 

de poudrer de cacher

 

l’imperfection dictatoriale et le rebelle bouton

 

d’ajuster les petons

 

de baisser le menton

 

il est l’hore

 

il est l’hore du culte du pognon

 

il est l’hore de jouer des coudes faut engrosser les patrons

 

qui modèlent tes rêves de moutons

 

il est l’hore

 

il est l’hore de bosser à tes rêves

 

un beau 4×4

 

surtout le dernier en date

plus grand que celui du voisin qui va en vomir de jalousie

 

partir en voyage vider son bas de laine jouer aux conquérants dans un lieu luxuriant, payer à Germaine une paire de goodyear en silicone pour vallée dévastée afin de parader dans la rue et rallumer la flamme du puissant inconnu.

 

Chut chut le 4×4 pollue… Le pays applique la peine de mort pour les enfants, ce n’est pas un problème la conscience n’a pas d’odeur, juste monnaie sur rue, il n’y a pas d’heure pour fermer les yeux sur les petitous prostitués aux ventre affamés… Les prothèses ah la la ma mère ont un coup amère, ciel, le bas de laine a atteint le fond de mer sans donner moisson et bonne odeur de poisson…Vindiou vindiou à l’hore du culte du cul, Germaine a sacrifié la chaîne pornographique, c’était ça ou le foot, cette belle fête du ballon qui roule et amasse les petites pièces d’or, au moins tu pourras gueuler fort toute ta frustration patriotique…

chut chut il est l’hore du culte du bon or

il est l’hore

il est l’hore du bonheur

celui du libéralisme, il a besoin de toute ton adhésion et tu es majeur…

Bonne journée de labeur  !

 

 

 

 

1 juin 2014

L’INSTANT DE SILENCE

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 10 h 10 min

L’instant de silence

 

Le dernier verre cassé c’est le courant d’air il est comme le vent il n’a pas de colère il souffle il est le vent, la dernière porte cassée ce n’est pas ses affaires, c’est l’air courant frappant comme l’enfer brisant calme et faux-semblant violentant le silence d’un silence éclaté en étoile éparpillée, qui n’a rien à dire rien à écrire rien à pleurer rien à maudire à traduire à confier, le silence n’est pas une mort en examen pas un appel, ni une attente, il est le silence. Il a congédié réveil et sommeil, il n’a pas d’heure pour le vide de son intérieur et quand l’absence frappe trop fort à sa porte il se verrouille, portes fermées, rideaux tirés, volets condamnés. Mais, mais qui ose ce matin ? L’impudent soleil grattouille la maison close, sa lumière est entrée sans être conviée, bouscule la nuit affalée d’ennui dans des chambres sans ami. Sans bruit sans l’ombre d’un regret la lumière étale son impudique infraction. Pas de mot pas de son pas de souffle rien qu’un rayon et tout s’embrase, le jour repousse la nuit de glace, qui peut résister à ce moment magique ? Mais mais tout d’un coup tout s’agite, des bruits tourbillonnent, en piétinements, aboiements et cries de joie, le silence est vaincu par l’arrivée d’une armada de bambins en vacances, alors le silence se dit que sa plus belle victoire c’est ce moment unique où il est traversé par des éclats de rire…

Des gens très bien Alexandre Jardin

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 56 min
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Histoire de France, histoire d’un passé… » C’est toujours la morale qui précède le crime d’état »: Alexandre Jardin

Le colis était bien emballé, ­soigneusement caché au fond d’un placard, maintenu sous l’emprise d’une puissante sorcellerie familiale. Il a fallu défaire douze couches de papier fleuri, papier crépon, papier doré, pour découvrir ce qu’il con­tenait. Douze romans légers, sucrés, pimpants, pour arriver à ce joyau étincelant. Sans doute Alexandre Jardin n’a-t-il jamais écrit que pour ce livre-là. Une confession sans fausse note, à la fois ter­rifiée et soulagée, qui se parcourt la gorge sèche.

La bombe est lancée dès la première page : « Mon grand-père, Jean Jardin, dit le Nain jaune, fut, du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d’Etat français : Pierre ­Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vél’ d’Hiv, le 16 juillet 1942, il était donc son directeur de cabinet ; son double. Ses yeux, son flair, sa bouche, sa main. Pour ne pas dire sa conscience. » Comment ne pas lire dans cette description physique, débitée au hachoir, le dégoût de ses propres origines, l’effroi de l’inéluctable symbiose génétique ? Les yeux, le flair, la bouche, la main d’Alexandre Jardin proviennent organiquement d’un être qui participa au « bal macabre » de la collaboration. Un être dont les initiales jumelles forment le sinistre écho de cette époque, et qui ne fut jamais inquiété. Un être qui eut droit aux honneurs littéraires de la part de ses descendants, tous deux écrivains : d’abord son fils, Pascal Jardin, dans La Guerre à neuf ans (1971) et Le Nain jaune (1978), puis son petit-fils Alexandre, dans Le Roman des Jardin (2005).

Du sang vicié qui coule dans ses veines, l’héritier tente aujourd’hui d’extraire le poison. D’une droiture et d’une lucidité à toute épreuve, il croise les témoignages impromptus les plus romanesques, les documents confidentiels les plus pointus, les souvenirs personnels les plus refoulés, pour accéder au secret qui a rongé toute son existence. Expert en jeux de miroirs, il déploie les révélations dans de courts chapitres disposés en vis-à-vis, décochant des reflets aveuglants qui finissent par dessiller. Dans un style tranchant et tournoyant, il creuse, vrille, fore. Et souffle un grand coup pour éclaircir la percée obtenue. Loin de se ménager, Alexandre Jardin pratique l’égra­tignement de soi avec un courage et une élégance rares. « A quarante-quatre ans, essoufflé de menteries, je prends donc la plume pour fendre mon costume d’arlequin », confesse-t-il dans l’élan de sincérité qui propulse tout le livre. Ses rires en cascade forcés, ses cabotinages romantiques, ses écrits à l’eau de rose : un à un, les losanges criards de la panoplie de camouflage qu’il porta pendant vingt-cinq ans sont découpés au scalpel et jetés au feu.

Magistral exposé de psycho-généalogie, Des gens très bien crève le moelleux feutré du divan pour sonder le gouffre de l’Histoire et de la mémoire. « Soudain, j’ai peur. Pour la première fois de ma vie, j’accepte de perdre pied » : en lâchant prise, Alexandre Jardin retrouve l’équilibre et prend de la hauteur de vue. Au détour de phrases pudiques et cinglantes, il dénonce une certaine tendance française à l’autopersuasion, à l’illusion d’intégrité. Il démonte le mécanisme de toute prise de conscience pour dépoussiérer une à une les pièces qui la constituent : doute, renoncement, honte, sursaut de confiance, bourgeonnement de l’évidence, renaissance.

Zac, l’inoubliable ami d’adolescence, fut le premier à lui mettre la puce à l’oreille, sans discerner, dans le miroir qu’il lui tendait, le reflet de son destin personnel. C’est tout le pouvoir d’envoûtement de ce livre : par effet de ricochet, il vient toquer à la fenêtre de chacun et invite à relire sa propre histoire. Alors le titre prend une autre tonalité. Des gens très bien, ce sont peut-être des auteurs comme Alexandre Jardin, capa­bles de renaître. D’oser l’espoir.

 

Le 15/01/2011 – Mise à  jour le 18/09/2013 à  17h36
Marine Landrot - Telerama n° 3183

 

En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/des-gens-tres-bien,64352.php#hJYMutI99ypjDfrQ.99

31 mai 2014

Journée sans fumée ?

Classé dans : Pétroleuse de pacotille la fille ! — eructeuse @ 11 h 27 min

on n’a pas dit sans enfumage ! Tu crises tu crises et tu crois que ça ne pourra pas être pire ?

a politique2Chappatte

après t’avoir bien farci le chou

a politique4

on va te faire gober la suite de ton asservissement

a politique1

Tu doutes un peu non ?

a politique3

Tout cela demande un temps de réflexion 

a politique

 

30 mai 2014

DEVENIR

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 12 min

a albert

ÉVIDENCE ?

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 11 min

a aristote

28 mai 2014

FERME DECLAMATION

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 14 h 27 min

a victor hugo 2

27 mai 2014

Qui est la bête ?

Classé dans : Barbare rit, il suffit ! — eructeuse @ 15 h 53 min

a corrida

 

La corrida est la seule activité humaine où torture et mort violente sont vantées, exaltées, élevées au rang des beaux arts. 
C’est pourquoi la corrida est un foyer, un vecteur, une école de sadisme.

Le magistrat Gérard Charollois a dit : « On ne légalise pas la torture, on l’abolit ! »

PETITION : Pour l’abolition des corridas en France.

***** http://jesigne.fr/abolition-des-corridas-en-france

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