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14 février 2018

Le patriarcat et son culte de la douleur

Classé dans : — eructeuse @ 8 h 46 min

GENRE : VIOLENT

L’empalement, la crucifixion, la roue, le bûcher, les tortures… etc excès terriens de par le monde sont les actes posés de la barbarie.

Villages rasés, villes pilonnées, et n’oublions pas le top du top : des populations esclavagées, exterminées, atomisées : la force est loi.

La mort de l’autre mise en triomphe jusqu’à boire dans son crane, réduire sa tête, tuer sa descendance, violer sa femme.

Le meurtre de la guerre, légal, la glorification du guerrier, fêtée, la justification de la barbarie, officialisée, l’homme instrumentalisé, son rôle inculqué : « Tu seras un homme mon fils, la fleur de la mort au bout de ton fusil ! »

Tu donneras la mort inscrite au panthéon du triomphe de ta nation ! Et accessoirement ta vie, tu es le sacrifié inné !

Des millions et des millions d’hommes morts dans le carnage des guerres …

Nous avons tous des parents morts pour leur pays.

Les nations pleurent leurs enfants, morts aux champs de batailles, les femmes leur fils, père, époux, la vie donnée pour être sacrifiée selon les besoins, les ordres de droits divins de la loi du plus fort, des puissants qui gouvernent et que l’homme a accepté parce qu’il n’avait pas le choix…Toi femme, ferme ta gueule, ponds, pleure, formate la vie de ta fille et pleure tes héros, accessoirement, sert de muse, c’est tout ce que les puissants te donnent comme rôle à jouer dans le grand film de la vie !

De quel graine est donc ce fruit : l’Homme ?

L’espèce humaine est violente, barbare, et pour la laver de ses pêchés, une autre barbarie fit office de rédemption : le meurtre et la torture d’un fils sous les yeux de son père et de sa mère, la mort en don, la souffrance de l’un pour racheter la souillure de l’autre qui en fait n’avait rien demandé… Le sacrifice est officialisé, codifié, idéalisé, la barbarie pardonnée en échange du don de son âme à Dieu, les autres les mécréants, athées, seront finalement exterminés le soir du grand soir, la terre purgée, d’autres religions prônent le meurtre dès maintenant :  le message est compris ?

Proportionnelle à sa barbarie, l’Homme a le don de se mouvoir en victime, d’ailleurs apprendre aux enfants à ne pas se défendre quand ils se font attaquer relève de la même duperie, machination, tu es une victime mon fils, toi ma fille, ta gueule, esponge, le sang dont le tien, chienne impure, tu es l’inférieure, la soumission inscrite dans tes gènes de la genèse , tu n’es pas victime mais coupable expie !

Le message est entendu : des femmes sont bâillonnées tuées parce que femmes et ne venez pas me dire qu’il y a une civilisation supérieure à l’autre, pour ce qui est de la barbarie toutes les civilisations se valent ! Six siècles d’inquisition c’est de la civilisation ?

La propension de l’homme et de la femme à se flageller à se torturer à se culpabiliser à se mettre dans les rails qu’autrui lui pose, est en lui et il endosse alors ce manteau de victime expiatoire : c’est ma faute c’est ma faute c’est ma très grande faute… Bien sûr des charlatans sont là pour, soit les rendre victimes, soit les aider à quitter ce manteau de culpabilité, mais pour quel autre ? Qui peut prétendre être le sauveur de l’autre ? Quoiqu’il en soit des charlatans sont présents de tout temps…

Les temps changent et l’Homme ?

Le culte de la souffrance, la culture de la douleur, selon que tu sois une femme ou un homme, n’inculquent pas les mêmes valeurs.

L’homme est dominateur, la femme son inférieur.

Symbole de résignation, de punition, d’abnégation pour madame, on est dans le domaine de la souffrance, ce pauvre petit être fragile mais pervers a fait manger la pomme à ce crétin d’Adam, elle doit payer, elle souffrira donc, tel est son destin : elle sera le repos du guerrier donnera sans consentement son utérus à vie à son dominateur, elle souffrira pour être belle, annihilera sa nature pour être dans la nature de la culture du rut, elle accouchera dans la douleur…

La Chine a broyé les os des pieds de ses femmes pendant mille ans…

L’Inde brûla vives ses veuves…

Certains pays d’Afrique mutilent encore sexuellement ses petites filles.

Aux nom des religions des hommes privent des femmes de la liberté d’étudier de circuler, de vivre libres et épousent des petites filles.

Des barbares violent défigurent brûlent toujours des petites filles des femmes.

Il n’y a pas un pays pour racheter l’autre…

L’inquisition envoya à travers l’Europe sur les bûchers des centaines de milliers de femmes…

La combattante, la Jeanne d’arc qui meurt, vierge brûlée pour son roi, fidèle, Jeanne ostracisée, flagellée, martyrisée…

Le règne de la souffrance est tapi : la danseuse se broiera les pieds pour être la reine du ballet, sainte ballerine…

Liberté Parité Fraternité, égalité ça va pas non ? Tu rêves là ?

Et la femme lobotomisée c’est gagnée : la chanteuse la chatte ouverte est enfin la pute consentante que le patriarcat a formatée pour que le cycle de l’aliénation continue…

La meute s’identifie, le formatage a changé de style de communication mais le résultat est extraordinaire la femme se met dans son costume de pute sans être obligé de la taper, c’est fort non ?

 Symbole de force, de virilité, d’efficacité, de performance pour monsieur, on est dans le domaine de la douleur celle qui rend viril :

 Guerrier guerrier guerrier guerrier sans larmes déployées, le muscle c’est la pensée, à pieds à cheval à vélo en auto il domine l’espace il est le conquérant il a le muscle il est fort intimidant il est le maître du monde, le ballon remplace la fleur au fusil. Le Haka fait frissonner derrière le poste de télé.

 Dans la rue dans les stades dans les entreprises le mâle doit être dominant, écraser le maillon faible.

 La bite triomphante, gare à celui qui ne rentre pas dans le moule du fier bandant… pas de crainte, la résistance est quasi nulle.

 Il est si beau dans son costume servile lors des défilés militaires, si grand si docile aux pas cadencés : il est ce que le système aime le plus car il se comporte comme les puissants le veulent, asservi, esclave, dupe. Les puissants lui font croire qu’il est de leur meute, celle des plus forts qui ont le fric, mais mais où est le fric et ce qui va avec, la terre et la femme ?

Alors dans la ronde de la domination, le servile joue des coudes, des dents, servile bourrin chantant entouré de ses putes, servile bourrin quelque soit le terrain, être de la race des seigneurs, être de la race des vainqueurs et oh formidable !

Les temps changent et le sport tombe à pique pour niveler tout ce beau monde. Des milliards d’hommes bouffent des ships des pizzas boivent du coca, peuvent aussi se vider dans des putes mise à disposition aux portes des stades, peuvent tous en même temps crier leur haine leur rage leur supériorité le temps d’une saison, le guerrier du ballon a frappé !

Daryl Talley, joueur de NFL dans les années 80, résume la culture de la douleur dans cette formule : « Si vous n’aviez pas mal pendant que vous jouez, c’est que vous ne jouez pas. »

Des entraîneurs expliquent aux adolescents que la douleur fait partie du jeu et qu’ils doivent l’encaisser. Sinon ce sont des gonzesses des pédales… des femmelettes… chut…

La culture de la douleur, de la violence virile des sports de combats s’accompagnent lors de festivités de chansons grivoises, et on peut être heureux, les stades de rugby ont eux aussi leurs pompon-girls, le symbole de la niaiserie sexiste où la femme a sa place dans le sport, celle qui consiste à chauffer l’atmosphère, tout est dit.

L’homme joue des muscles, joue à la guerre, joue comme si sa vie en dépendait, même derrière son poste de télé, l’homme souffre avec son équipe… L’homme doit rester le dominant, le guerrier des pelouses du dimanche en temps de paix. Enfin la paix, c’est un bien grand mot qui n’évite pas les bagarres car la culture de la douleur et de la violence qui sont directement issues de la culture du rut donnent cours à des conflits même sur les terrains, alimentées bien sûr par les termes guerriers employés par les journalistes sportifs…

Le monde sportif sorti de l’âge pierre ? Non mais pas question, domaine réservé et pourquoi faire ? Y-a-t-il des cours d’éducation à la citoyenneté et au respect dans les clubs ? Chut la loi du plus fort est toujours bien de mise partout, diviser, cogner pour régner… le faible toujours une gonzesse… Si le monde du sport s’ouvre un peu aux femmes, ce n’est qu’à contre cœur, ( c’est la loi maintenant) des hommes voient d’un sale œil ces femelles venir dans leur univers où l’on peut exalter sa virilité, exposer son cul aux fenêtres des bus, placer couilles et ses obscénités préférées dans chaque phrase débitée, étaler son animalité, ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant que les footeux et autres sportifs aiment la douceur des bordels, ces lieux du divin respect de la femme, cet animal à disposition et position.

Le monde du sport est le dernier bastion machiste où le guerrier est adulé, la force et la violence du combat des rencontres assimilées à la virilité, ce n’est pas un hasard si les supporteurs sont violents… ils ne sont que la tempête que le vent a semé !

Le guerrier est un queutard il signe le territoire volé du sang du viol de la femme de son ennemi…

Guerrier : genre violent tout dans les bourses rien dans le cerveau… Penser risquerait de nuire à sa bandaison… Pas de prises de risques que des prises de cons. Con qui est con ?

La pute remplace la femme de l’ennemi dans les sociétés où les guerres n’ont plus lieu, les temps changent ? Vraiment ? Pas le cérémonial de la divine victoire, acheter un être humain, se vider dans un ventre acheté, est une violence que nos sociétés machistes ne sont pas prêtes de reconnaître, là où la guerre existe, rien ne changent, le viol est bien présent, mais tout le monde s’en fout de la violée, comme ce monde qui oublie la Syrie… L’indignation discriminatoire ?

Le sport et le cul sont intimement liés, ce sont des miss qui remettent les trophées, œille ma belle donzelle c’est moi qui aie la plus grosse, c’est moi le vainqueur ! Le cyclisme et le sport automobile sont des lieux typiquement de la puissance masculine avec le champagne qu’on tire et fait giclé, ah regarde comme je suis viril. Mais c’est pour l’autre mâle que ce cérémonial se joue, c’est « regarde je t’ai niqué, et c’est moi que la plus belle embrasse », l’autre peut repartir la queue entre les jambes.

Sorti de l’âge préhistorique l’Homme ?

Voir arriver des femelles, cette sous race sur le terrain de cette triomphale virilité, ce lieu du combat de coq, ce qui est bien risible car le coq n’a pas de pénis, est une réelle intrusion insupportable pour le guerrier de base qui me fait penser au frontiste de base, « va te faire enculer » qu’il me dit dans une manif dès lors qu’il ne peut répondre à un argument, ben il a l’intelligence de ses bourses, ah le bon représentant patriarcal…

Ça fait des lustres que des hommes font croire à d’autres hommes que l’homme est tout puissant, pensez donc il a donné la vie a Ève,  Ève réduite à du rien du vide pour justifier la puissance du mâle, cet homme qui ne crée rien en lui… La glorification de son dard va exploser sur la planète… Ô le saint phallus devient son emblème sa troisième jambe, cet objet auquel il parle comme a un ami. Mais comble de l’horreur, lui qui se croyait la graine, le divin grain, découvre en fait que la femme joue un rôle, merde, dans la conception, merde, outrage ! Rébellion ! Non non il n’est pas question non non il n’est question de n’être que pour moitié dans l’affaire… La chute est brutale, la résistance s’organise, le formatage s’intensifie, et pour preuve l’avortement est remis en question, des pères montent même sur des grues pour vilipendée, ah les beaux pères, leur chienne de femme, cette garce qui a la garde de SA progéniture, la femme est toujours la mauvaise même la juge, vilipendée, accusée, cruelle diablesse, sale pute, salope, d’être responsable encore et encore, mais cette fois ci de rendre le éros mou !

Le patriarcat ne rend pas les armes comme ça !

C’est inéluctable l’obscurantisme est en perte de vitesse et rien ne changera le cours de cette histoire : la terre est ronde, la femme donne la vie, elle donne son capital génétique et c’est dans son ventre, seul, que se construit la vie. La femme enfante. L’homme est le témoin de cette merveilleuse loi de la vie.

Oui les temps changent la découverte du rôle de la femme dans la conception puis ses revendications pour son droit à la contraception, son droit à devenir mère quand elle veut, mais aussi son droit au plaisir, ont ébranlé les machistes et fait vaciller le patriarcat…qui résiste résiste…

Le sport est un bastion de la culture de la douleur de la culture de la violence de la culture du rut et l’arrivée des femmes risquent qu’ébranler ce monde encore très machiste…

Ça mettra du temps mais c’est inévitable incontournable, l’homme ne peut pas vouloir rester dans l’obscurantisme indéfiniment, le sport comme le reste du monde changera, des femmes aiment le sport, et jouent sacrément bien au foot, les femmes ne sont pas sur le même registre, forcément pas de pine à mesurer, alors le jeu y gagne, l’histoire est en mouvement tout ce qui obstrue les mouvements des femmes sont des oripeaux d’un machisme préhistorique voués à disparaître, rien ne peut empêcher le mouvement de libération des femmes et c’est la libération des femmes qui emportera bon gré mal gré ces hommes qui se croient libres et qui restent enfermés dans leur barbarie… défoncer l’autre pour exister.

La culture de la souffrance, le culte de la douleur, la culture de la mort, sont des fascismes qui ne disent pas leur nom !

Texte écrit le 4.08.2014

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