Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

31 décembre 2020

AINSI IL EST VENU

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 30 min

ce dernier jour d’une année où on nous a dit que nous étions en guerre… Ainsi il est venu sans cortège, sans flonflon, sans tapage comme un mal aimé qu’il ne faut pas fêté … Ainsi il est venu le temps du passage (pour reprendre le mot de mon expression de décembre 2016) vers une autre année qu’on nous demande de vivre dans la solitude… Que dire, que dire, même s’il y a beaucoup à dire, ce moment de causerie, est pour moi, réduit à sa plus simple expression : prenez-soin de vous, on se retrouve l’année prochaine… Bises et à demain sur un autre chemin.

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29 décembre 2020

Le chant de Gertrude (suite)

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 41 min

Gertrude s’arrêta, tendit l’oreille, en se cachant derrière un grand pin, et écouta le doux chant du berger qui se dirigeait vers de gros rochers… Elle le suivit, le vit disparaître, lui et son troupeau et entendit la source couler…

Que devait-t-elle faire ? Il lui fallait trouver Ahcize. Elle poursuivit sa course et se dit qu’au retour elle retrouvait ce drôle de troubadour !

Elle essaya de suivre le bruit de l’eau et se rendit compte qu’elle ne descendait pas vers la vallée mais allait vers un autre Mont qui était au delà du pays des Langues Fourchues, comme l’indiquait une pancarte : « Ici luit le pays du Chant Joli »…

Alors elle comprit ! Elle comprit que le cours de la source avait été détourné. Comment était-ce possible et pourquoi ? Qui avait pu faire ça ? Elle continua son exploration et vit l’endroit où la source jadis se séparait en deux, là où elle avait été bloquée…

 

L’œil d’Ahvisé, l’espion de la Fée Tide prévint sa maîtresse qu’une personne avait dépassé le lieu du Bonné ! Fée Tide forte de sa baguette des plus ragoutantes fonça vers le lieu secret  en liesse ! Mais sa présence détectée par Deubou, la fille d’Ahcize, ondulante comme une source, la mit face à un guerrier qui lui dit :

« où vas-tu sorcière? Ici n’est point ton domaine, chacal puant !

- Arrête les compliments avec ton chien aux chausses de donzelle ! »

 

Hector qui avait reçu des gouttelettes scintillantes de la baguette de Deubou avait été – mais c’était l’hiver – transformé de berger en puissant guerrier…

 

Un combat sans merci se livra encore Hector et Tide. Quant à son chien Balthazar, il devint un dragon luisant qui hurla :

« Toi la givrée qui sent le purin et la graisse ! Tu veux aussi sentir mes griffes de donzelle ? Espèce de sexiste ! 

Ce qui eut pour effet de remplir Tide de haine et de décupler ses forces, bien contente de mener une bataille !

- Viens petit roquet prétentieux, je vais t’occire et te faire mijoter dans l’ail et la graisse de bestiaux ! »…

 

Un combat sans merci se livra entre Hector et Tide ! Le combat aurait pu être sanglant ! Mais Hector réussit à pousser Tide dans la source ! Elle se débattit en hurlant :

«  Aux diables ! Aux sorcières ! Au secours ! Je fonds je fonds…Aaaah… »

C’est ainsi que Fée Tide devint Fée Tiède et perdit toute propension à la diatribe serpentueuse…

 

Hector et Gertrude portés par le dragon arrivèrent au château, où la populace apeurée, courrait chercher refuge dans quelques cachettes sauveuses…

Puis un calme olympien remplit l’espace. On aurait dit qu’une onde magique balayait le ciel ! Tous arrêtaient le travail, dans les champs, les carrières, les boutiques, partout Un chant merveilleux s’élevait et parcourait le pays des Langues fourchues…

Le chant de Gertrude, si doux si doux si harmonieux brisa les chaînes invisibles qui retenaient depuis des décennies les mots d’amour, du bonheur et de la joie…

Un feu d’artifice fit disparaître les pancartes portant cet affreux nom ainsi que toutes les méchancetés du roi se demandant ce qui lui arrivait… Il prit sa fille dans ses bras et lui dit : «  Ma chère enfant ! »

 

Au pays des chants heureux, sonnaient les cloches pour annoncer le mariage de deux amoureux sous l’œil attendri d’un papa qui avait abdiqué pour sa digne et courageuse fille ! Il va s’en dire qu’au banquet, des biscuits beurrés étaient servis, sous l’œil d’un chien ravi !

28 décembre 2020

Le chant de Gertrude

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 7 h 55 min

Au pays des Langues Fourchues, vivait un roi dans un château qui résonnait de cris d’oiseaux… La médisance était reine, ce qui ravissait le roi… Il avait hérité d’un mal et maudissait sa veuve de jurons et d’insultes d’être partie sans faire son devoir de lui livrer un mâle … Il avait donc une fille, mot qu’il ne prononçait jamais sans tressaillir et vomir !

Cette erreur de la nature, avait le plafond plein de vide, pourtant elle encaissait tout ce qu’on lui disait, la douce Gertrude, si prude si prude… Elle rougissait du plus petit au plus grand compliment, sur sa beauté, son balcon édifiant… Mais tous se moquaient tant et tant de sa bêtise que Fée Bonthé avait peur de la voir se faner…

Dame Fée Bonthé, la tasse toujours à la main en quête de biscuits beurrés, l’avait dotée de beauté, à la naissance pour contre-carrer le sort jeté par Fée Tide, si laide si laide et acariâtre, mais adorée par le roi Pubon, car elle bavait grenouilles et serpents dès qu’elle tendait la langue… Rendre fille de roi, idiote lui permettrait d’asseoir son pouvoir, une fois le roi trépassé… ce qu’elle préparait en coulisse !

Point de prince à l’horizon pour baiser donner, Gertrude allait gémissante le long des grands couloirs du château et sur les allées du parc un tantinet défraîchi…

C’est alors qu’un hibou somnambule et ivre de voir si chouette beauté lui tint ce langage :  « Va belle enfant à la source du Mont Siège, où vit la fée Ahcize, elle te donnera le breuvage pour annuler ton sort ! Dis-lui bien que c’est moi qui t’envoie, c’est une chouette personne – il sourit – elle sera ravie d’avoir mon salut ! »

Le Mont Siège était haut perché, alors Gertrude partit avec le matériel adéquat pour grimper si haut si haut…

Chemin faisant, elle vit un berger avec son troupeau, chantant des paroles si belles et si douces que Gertrude se dit qu’il devait être d’un autre pays !

 

A suivre…

Le 28 décembre 2020

MALIN…

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 51 min

Il va il vient coquin

Va pêcher belle bouille

De quoi alimenter sa nouille

Il va il vient serein

Va moudre son grain

A qui voudra bien enfin

Sa mie son pain et tout son baratin

Il va il vient mutin

Le bougre Séraphin chaque matin

27 décembre 2020

Tout près toutes prêtes

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 12 h 08 min

Le gars, dans sa vie agitée, n’aimait point vivre en solitaire et aimait être accompagné sur son banc… Il aimait se prendre pour un loup, un bar des mers et quand il noyait son chagrin, il appelait de tous ses vœux sirènes et déesses pour qu’elles viennent le sauver, l’embrasser… Ses potes l’appelaient le bar à sangsue, d’autres le bar à sang chaud !

CRIS ET COUINEMENTS

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 11 h 30 min

 CRIS ET COUINEMENTS

 Lovée dans son lit, nichée dans son oreiller, Metchancetaie se grattait le poireau qu’elle avait sur le nez.

« On dirait qu’il a encore poussé ? »

A chaque méchanceté qu’elle disait, elle voyait son poireau pousser pousser…

« Il faudra que j’en parle au jardinier ! »

Malgré cette encombrante croissance, elle ne modifiait en rien ses manières de parler aux gens.

Sa marraine la fée Alarmée était bien embêtée de voir qu’elle ne tirait aucune leçon de ses salades qu’elle ne manquait pas de lui vinaigrer au nez !

C’est ainsi qu’elle décida de lui lancer un autre sort sans manquer de l’avertir encore !

Metchancetaie lui rit au nez, ce qui aggrava son cas… Mais Metchancetaie n’avait que faire de ces menaces, elle savait qu’elle était de naissance chanceuse, tout l’indiquait dans son prénom qu’elle portait haut !

C’est alors qu’un beau matin, elle se trouva piégée dans sa chambre dont elle disposait dans le château de sa marraine.

De pièce en pièce, le poireau gigantesque poussa poussa par tant de méchancetés véhiculées, cas par cas. Mais Alarmée  décida qu’il croîtra aussi pour toutes les idioties que sa filleule proférera !

Une seule journée avait suffi pour que le poireau atteigne la porte d’entrée du château.

« Je veux sortir ! hurla Metchancetaie.

- Alors change de ton ! répliqua sa marraine.

- Mais le ton c’est bon !

- L’idiote qui croit avoir de l’humour ! »

Le poireau fit une poussée et se cogna dans la porte en chêne ! On entendit cris et couinements, ce qui ne présageait rien de bon !

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Ô fond tend ton envol

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 10 h 17 min

Miss Majuscule recalée au titre de reine de toutes les beautés boudait dans son fauteuil carré.

« Mince ! Je l’ai pourtant bien bougé mon popotin poudré sous le nez des publicitaires et autres décideurs qui le lorgnaient avec ferveur ! »

Bah ! Elle soupire ! Puis repris espoir après avoir entendu qu’un nouveau concours se préparait… « Alors là ! Je serai la reine ! »

Au royaume du cul tendu , on la disait la reine, alors pour le titre du plus beau trou de balle distendu, elle savait qu’elle avait toutes ses chances et sentait du plus profond de ses entrailles qu’elle était prête !

 

MON PONT

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 9 h 22 min

Mon pont

Sur son dos rond, combien de fois me suis-je penchée ? Sous son dos rond, passe passe le fil des souvenirs, des rires et des folies de l’âge heureux…

Pour rejoindre mon nid de petite fille, il fallait le traverser… Il a son lavoir où des mains courageuses battaient le linge avec entrain, monument de l’histoire des femmes…

Avoir vu de mes yeux vu l’histoire d’un autre âge, femme remontant la pente, la lessiveuse sur la brouette… dans un village où le maréchal ferrant et le cordonnier offraient des rêves à la petite que j’étais… qui parcourait en toute liberté champs, prés et forêts…

Que de chemins parcourus, de petits ponts traversés où voyageait mon imagination…

Il va s’en dire que tous ces beaux lieux figurent dans mes livres : l’histoire de mes amours aux senteurs de lilas, d’herbes fraîches, de foins chauds, de cuir et de celles des fermes où se fabriquait encore le fromage…

Petite fille sautillant avec sa timbale jaune, aimant aussi prendre son vélo, libre, dans la nature riche, qui jouxtait mon village… Merci mes parents !

26 décembre 2020

Le bar à cent sous

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 9 h 50 min

Il est claquant le petit rire qui suit le flot de paroles du Jean-Louis passant pour un fou, se prenant pour un grand savant aux yeux de tous !

« Ah ah ah on en a eu encore pour notre argent ! », dit le patron au dernier client qui lui répond : » Cet homme est un vrai érudit ! Rire à ce que vous ne comprenez pas fait de vous un riche idiot ! »

Aucune aucune hésitation

Classé dans : ça décoiffe !,Mes écrits 2020 — eructeuse @ 9 h 22 min

« Si si je l’ai vue ! », criait ce vieux converti, enfourné, sanglé dans une ambulance, un soir d’hiver glacé…

Il était, disait-il devenu saint, un soir qu’il entendit la cloche lui tonner de rentrer dans l’église : ce qu’il fit.

Il était devenu saint, disait-il, depuis qu’il avait vu au cu au cu au culte, la vierge donner le sein au doux Jésus !

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