Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

11 juillet 2020

Aller dans la Paix du Bien

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 03 min

Aller dans la Paix du Bien

Bien bien bien ! Trouvé hé hé le bon filon de la fortune ? Faire du bien, vendre du bien, non non pas des immeubles, non : des objets, des images, des films, des idées, des pensées pour panser les bobos pas très beaux des âmes cassées ! Être la colle qui répare tout ?

En voilà une idée qu’elle est bien ! La messe est dite ! Ah ah faire du bien au foie, à la foi, au moral ! Oh oui toucher l’âme du doigt ! Balayer les amertumes, rendre heureux … Ben quoi il n’y a pas de mal à faire du bien ! Ben quoi faire des livres qui font du bien, c’est plus réjouissant que d’écrire toutes les misères de la terre qui vont donner à son foie et à sa face, une sale couleur de chiasse ! Pleurer pleurer plonger dans l’océan des émotions, n’être que peau et clapotis des larmes confettis…

On ne lit pas pour se faire engueuler on est là pour s’oxygéner ! Bien, qu’est ce qui a le vent en poupe ? Eh une bouffée de voyons comment ils disent ça ? Ah oui une bouffée de Feel Goog, made in U.S.A, tout ce qui vient de là-bas est si bien ! Les mots soignant les maux ! Ah mais pas n’importe quels mots, pas ceux de la colère, de l’inquiétude, faut qu’ils soient zen zen zen en pastelle dégoulinante, la vraie bonne confiture sucrée bien comme il faut, juste comme il faut, pour cautériser les petits bobos ! Faire du bien, faire son bien, c’est si bien ! Faut que ça sente le doux, le beau… S’endormir dans les bras d’un livre Feel Good chassera les cauchemars à venir et comme une Ostie, ce corps du Bien, effacera les déprimes du jour… Allez, allons, bons, dans la Paix du Bien !

30 juin 2020

POU EPOUX

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 10 h 34 min

POU ÉPOUX

 

Il était une fois un joli petit pou chatoyant qui se promenait sur le seul poil qu’avait Trident sur son joli crâne brillant !

Le petit pou écoutait Trident, dans la solitude de tous ses jours, se raconter des histoires. Puis un jour, ce qui devait arriver, arriva ! Le petit pou lui répondit !

Interloqué Trident eut très peur et se dit : « Me voilà définitivement fou !

- Mais non ! lui dit le pou. C’est moi sur ta tête, pas dedans ! Prends une loupe et va devant ton miroir ! »

Trident prit sa loupe et fila devant le miroir et vit un pou lui faisant coucou !

Le petit pou devint vite son ami, en ces temps où l’amitié ne courrait plus les rues, surtout quand vide ta bourse est devenue…

Qui gênait cette belle amitié ? Personne… Ils étaient seuls au monde mais elle fut connue…

Trident et Constant le pou furent invités chez Ha nou la la le roi du rire et de l’info brute de débitage !

Ils eurent un tel succès que maintes invitations et publicités reçurent ; le compte en banque de Trident reprit des couleurs ainsi que le potager ; et les deux compères festoyaient dans la verte salade et le rouge des cerises…

C’est ainsi que de jolies demoiselles firent leur apparition ! Trident n’avait plus vilain nez, ni ventre ballonné et son crâne n’était plus repoussant ! Mais il repoussa toutes ces prétendantes…

Quand il vit sur le trottoir sa cendrillon, sa belle au trottoir rêvant tendre sa jolie main qui avait encore aux doigts quelques traces d’un vernis rouge brillant ! Trident au cœur grand, ramena la belle demoiselle, lui offrit le logis, le couvert et quand elle fut, semblait-il remise, fit une crise de panique en le regardant !

« Mais tu as peur de moi ?

- Non non ! Trident mais ton pou m’a crié dessus !

Constant crier ? Elle s’égarait ? Ce n’était pas possible ! Il n’avait rien entendu !

C’est ainsi que Constant fit vie à part, quand la demoiselle devint la dame de Trident !

Une nuit de pleine lune, l’épousée prit une arme pour occire le pauvre pou !

- Que fais-tu avec cette écumoire ? Tu veux écumer mes jours et mes nuits de bonnes recettes ?

- Oui, oui, c’est cela mon chéri, j’allais te faire une soupe !

Constant qui vit sa vie en danger, ne sut comment le faire savoir à son ami, et décida de déménager dans ses chaussettes, posées à côté !

La nuit suivante, l’épousa frappa si fort qu’elle réveilla Trident qui vit bien cette fois-ci, qu’elle avait écrasé la boîte d’allumettes où vivait Constant.

- Qu’as-tu fait malheureuse ? Tu as tué mon ami !

Devant les cris de son mari, l’épousée partit porter plainte et raconter qu’il était fou, afin de toucher quelques bonnes pensions !

En larmes Trident pleurait son ami !

- Qu’est-ce que j’ai été bête ! Je t’ai trahi et abandonné mon ami ! Je vais te rejoindre !

- Oui viens je suis là ! Dans tes chaussettes, hurla le joli gentil petit pou aussi fort qu’il put !

- Ah ! Oh ! Tu es là ! Que le ciel soit béni !

- Tu veux dire mon bon sens ?

- Oui oui ! Me pardonneras-tu ?

Depuis ce jour, les deux amis partis se mettre au frais, là où personne ne les connaissait, vécurent heureux entre salades, confitures et soupes à l’oseille !

Que demande le peuple ?

- Du pain et du Boursin aussi, me répondirent les deux amis, sortant de ma page, en me disant :

- Oh la curieuse ! »

26 juin 2020

La rôdeuse

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 16 min

La rôdeuse

Elle rôde, jamais repue, en rat maudit, dans les rues, et pas qu’à Paris… Son appétit frémit, – la nuit tous les chats sont gris – c’est l’heure de faire son beurre lui dicte sa gloutonnerie… Un vieux, sur le bord du trottoir, un rien aigris, lui cale ses envies… Elle part faire une petite digestion le long d’un canal sans âme et hop elle repart, un peu ballonnée, – le vieux était un tantinet gazeux – faire sa tournée…

L’aube pointe son nez, elle file – le sien un peu alcoolisé – , se cacher, car en plein jour, elle circule plus subtile !

Meurt-on mieux à minuit qu’à midi ? C’est le cadet de ses soucis… La mort n’a pas d’heures spéciales pour engloutir… Ni plat de nuit ni plat de jour… tout est bon, il n’y a rien à jeter… Quant aux âmes cachées derrière les verrous, cela donne du piquant à ses jolies dents !

8 mai 2020

Une pincée d’amour et mars ça repart ! Ben quoi

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2020,Mes livres — eructeuse @ 8 h 42 min

Je suis née en mars !

Bonjour, je suis partie dans l’écriture d’un nouveau roman de science-fiction, débuté hier, c’est chaud bouillonnant… j’essaie de bien m’ancrer car comme à chaque départ ça fuse et l’organisation s’impose d’autant qu’une grande fatigue m’habite !  Je sais d’où vient le jus pour me lancer, non ce n’est pas de savoir que la correction de L’Eternelle touche à sa fin, non non, c’est plus de l’ordre d’un émotionnel de maman… pas encore du palpable mais du bonheur à portée de vue…

Mon roman L’ILE AUX INCANTATIONS va pouvoir partir à la correction, Quant à mon roman : Sur l’horloge du temps, l’éternité n’a pas d’heure, il pourra partir en ce mois de mai, enfin, à l’imprimerie !

écrire

19 avril 2020

EXERCICES

EXERCICES

J’ai l’honneur de ne point demander la permission d’exister sous mon toit ! Je mouve, je broute, j’exerce mon droit d’avoir avis et de braire ce que je chois !… Ma porte est une frontière qui légifère votre non-droit d’intrusion… Gardez vos poils souillons loin de ma maison, la gardienne du balai exerce encore ses récurrentes oppositions… D’un pied de nez je mouche les tentations des fossoyeurs de la liberté d’expression et torche d’un coup de plume, la morve vassale des suceurs de nobleus, si tel est mon bon plaisir ! Ainsi dit-elle !

ane1

18 avril 2020

Ô raison

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 9 h 53 min

Maître Moi admirant la courbe de ses ventes, un verre à la main de son meilleur vin, eut une idée qu’il jugea encore lumineuse :  « Et si je faisais moi-même mon oraison funéraire ! »

Prestement il prit son stylo-plume et se liquéfia en ces mots :

« Saison, jour, seconde, soleil de notre terre, savant de la vie, savant de l’ombre et de la pluie, ô divinité de la pensée, constructeur de nos cultures, moissonneur de nos saveurs… » Maître Moi s’arrête, souris, satisfait et donne ordre de lire cette oraison le jour de son enterrement ! En ce jour glorieux un orage effroyable décrocha un éclair terrible qui s’abattit sur maître Moi, histoire de caresser de très très près son ego flamboyant !

On put lire sur sa pierre tombale :

Ci-gît le Roi de la Liqueur, foudroyé en l’an 2052 par une courte maladie : son humour ravageur !

15 avril 2020

INFORTUNE

Classé dans : Mes écrits 2020,Qui rit qui rit ? — eructeuse @ 8 h 50 min

Infortune

 

Il avait beau frotter de toutes ses forces, la moisissure avait encore progressé. Elle atteignait maintenant les câbles de son téléviseur… Impossible de la désincruster… Il n’osait plus s’endormir le soir… Il se dit qu’il devait quitter son logement, qu’un mal inconnu devant loger dedans… Il décida que le lendemain il ferait ses valises…

Il se mit à tousser, à étouffer, son corps ne répondait plus… Une monstrueuse végétation le recouvrait : c’en était fini de lui !…

L’homme se réveilla en sueur, essoufflé et se découvrant vivant, fila dans sa cuisine et vit que rien n’avait changé, tout était parfaitement en place… jusqu’à ce qu’il découvrit sur les caoutchoucs de son réfrigérateur de la moisissure… Il hurla paniqué, fit monter sa tension qui explosa son cerveau !

L’affaire fit grand bruit… Il paraissait qu’une hache fut trouvée dans le ventre du téléviseur ! L’enquête conclura à un trop plein d’informations… Hélas à ce jour point de vaccin, juste un bouton pour fermer le monstre à boniment ment !

19 mars 2020

DELOCALISATION

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 7 h 10 min

Isolée, confinée, je me délocalise du lit au bureau, du bureau au frigo, du frigo au bureau passant par la case canapé toujours un peu fatiguée… Isolée, confinée, je me focalise sans vocalises sur notre avenir commun, ma solitude et moi, ce n’est point vain… Ma solitude, longtemps elle m’a gardée comme amie principale, ma solitude c’est elle qui m’a convaincue de garder mes rivages, pour rêver n’importe où, pour tenir jusqu’où bout sur mes vagues illusoires… pour fleurir en sourdine, encore et encore, mon cœur vieilli sur ma toile aux milles ombres d’une vie bien remplie… Isolée, confinée, si semblable à beaucoup, je délocalise ma tendresse à tous ceux qui luttent à repousser ce fléau qui glace sang et os ; et non non je peux pas croire qu’il pourrait pousser à choisir celui qui aurait le plus de chance d’être sauvé ?…Choisir…?

7 mars 2020

LE SOL DE SON ECOLE

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2020 — eructeuse @ 6 h 27 min

Le sol de son École

Petite plante insignifiante sortie du sol couvert des plaies des guerres, ses racines se sustentaient dans un capital de richesses qui allait en s’amenuisant au fur et à mesure du temps ! Il a fallu grandir en repoussant les écueils de ceux qui savaient le ciel plus que la terre, écarter les ronces des apriorismes, des définitions toutes faites de sa condition, chercher l’air et trouver de l’amer dans les vagues d’une terre conquise par les génuflexions sans réflexions…

Des êtres déchargeaient les cultures du sol de son École, l’accueil aride, même les routes repoussaient la diversité si contraignante à former des rangs d’oignons à l’identique…

Petite plante insignifiante, gloire de personne, gloire d’elle-même, elle a semé ses joies ses peines dans son sol qu’elle aimait comme on aime sa maison… Ses fruits ont poussé, la voilà à l’heure de son ancienneté, vieillie, mais pas anéantie du poids des soucis d’une vie arrosée à la va comme je te pousse… Debout dans son allée… pliée mais pas congédiée…

Dans le grand jardin de la vie, a poussé une plante où l’amour a joué des tours, sous les orages et les cieux bleus, elle a gardé au fond de sa sève, puisé dans son sol, sans immobilisme, de quoi maintenir un breuvage et une nourriture essentielle à sa survie : l’Universalisme !

29 février 2020

LA DENT DURE

Classé dans : Mes écrits 2020 — eructeuse @ 8 h 51 min

La petite Marianne, le dentier parasité, « la vilaine des champs » comme surnommée par les mal-embouchés, part à la ville avec sa petite valise… sans un gramme de centimes en poche… court embaucher à l’usine qui lui donne ni de quoi se nourrir ni de quoi se loger…

Par le froid poussé, elle va demander asile chez sa cousine qui a l’hospitalité en berne, une jalousie maladive dans son cœur de fiel toujours vrillée  ! Elle fait les petites annonces chez Gilou la fée du café soluble, une gentille collègue de misère… et trouve une petite chambre chez un marchand de sommeil…

Les jours passent, les nuits aussi longues où l’estomac crie sa famine !…

Marianne humiliée, moquée au travail dans la rue, ne parle plus… Mais garde espoir et met de côté de quoi réparer ce que dame nature lui a refusé, de belles dents bien alignées…

C’est ainsi que la vilaine des champs, un jour, affiche sa belle devanture avec fierté, un sourire rayonnant et repart chez elle, avec dans ses poches quelques économies pour sa maman tant aimée !

« Que tu es belle ma fille !

- Merci maman ! »

Les deux femmes se racontent au coin d’une cheminée qui illumine ce bout de pièce où l’amour flamboie !…

Quand un mal-embouché vient à passer et veut se moquer de Marianne, qui sur le marché vante ses fromages, il a le bec cloué ! Le vilain pesteux fomente un coup fumant sur le chemin du retour qu’emprunte la jeune enfant ! Mais le malotru se retrouve sur le cul, ses amis en courant sont partis ! C’est que la belle des champs a suivi les conseils de son dentiste, qui lui a dit de protéger son bien : elle a donc  pris des cours de boxe ! Et dîtes-vous bien les mal-embouchés qu’une sans dent, n’oublie pas son calvaire avec un chemin de dents immaculées !

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