Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

2 février 2019

LA SPONDYLARTHROPATHIE C’EST BIEN DU SOUCIS…

Classé dans : Atypique pique,Mes écrits 2019 — eructeuse @ 5 h 31 min

Retro satanas

Hé dire qu’il y a art écrit dedans !

Ah vilaine ah canaille ah pesteuse tempête ! Comment tu oses te dire fidèle ! Et langoureuse ! Tu as envahi mes nuits et tu viens squatter mes jours ! Ah tu es fière de toi ! Un jour je lui ai dit alors qu’elle se reposait dans l’ombre de ses méfaits : quand tu auras tout envahi ou iras-tu planté tes cisailles ? Elle a ri et m’a dit mais ma cocotte ton lit j’en ris ton bureau je m’y pose pour invalider tes poignets, ce que je vise c’est ton âme vieille racaille ! Alors je lui ai ri au nez ! Tu peux manger mes jours et mes nuits, m’arracher le dos et les épaules, voiler mes yeux d’obscurité, je vois clair, tu peux couvrir mon corps de tendinites, je marche toujours au son de la justice et mon âme n’est ni à vendre ni à louer ! Tu incendies mon logis mais dans l’âtre de mes pensées brûle une liberté qui ne sera jamais à toi !

grillage et feuille

1 février 2019

EN PLUME BUISSONNIERE

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 6 h 51 min

En plume buissonnière

 

L’esprit guide la plume, encrée dans les entrailles intellectuelles de la vie… emplies de joies, de peines, d’amours, de déceptions, de turpitudes… S’il y a de la bassesse en l’être, il y a aussi de l’humilité et de compassion… La plume ne se noie pas dans l’encre de son sang, elle s’en nourrit comme embryon de vie… Elle cherche, elle trouve, se perd, la vie est un mystère, gardée par des fous, des troubadours, des bouffons, des fées… Multiple, par mimétisme, adoration, pulsation, où sont les limites ? Dans la morale mal dégrossie d’un ventre devenu flasque, du front dégarni, d’une libido en oubli, d’une besace peu remplie, d’un Dieu assoupi ? Qui dicte les règles de la Morale ?

Ô vie ! Ô crépuscule et aube ! Belle demoiselle en devenir, en advenir, en avenir ? Vas-tu vomir les excroissances des monstres tentaculaires qui s’agrippent à ton moi ? Ô Vérité de la vie où te caches-tu ? L’âme s’habille-t-elle que de pessimiste ? que d’optimisme ?

Ô vie, nivelée par le bas nivelée par le haut, peuple, aristo ? En génuflexion devant sa propre supériorité encensée ? Croyance en l’être supérieur… aux autres ?

Ô vie, tu rumines tes envies, tes folies, tes points d’interrogations, tes points d’exclamations… Belle vie si fragile dans les tourments que tu t’infliges…

Ô vie, la quête de la vérité se résume-t-elle à la trouver par de là le bien et le mal ? Être esclave ? Le néant de l’être… Être roi ? Nourri des forces du bien, ayant abattu les forces du mal ?… Point de pouvoir, de défauts, de cruelles déceptions, la perfection ? Être lumière : Dieu ?

Qui régit les lois de la vie ? Qui définit les valeurs du cœur, ses rôles, les moteurs de son existence ? Qui définit les mots de l’âme ? Qui asservit les maux de l’âme ? Ne sont-ils point teintés de bonheur de malheur des composantes de la vie ? S’il advient que le cœur se cache, par pudeur, n’est-ce point un choix de légitime intimité ? Et son apparente frugalité, dans la plume de ses émois, un gage de liberté  ? Le doute en bandoulière, la vie en plume buissonnière ?…

31 janvier 2019

LEURRES

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 10 h 34 min

LEURRES

 

Ô Dieu dans le ciel, avoir offert votre fils pour racheter les péchés du monde, rend-il plus pauvre ?

Que de murs sur notre terre construits au nom de riches Pacificateurs…

Ô Fils de Dieu, avoir plongé dans l’enfer de l’injustice des hommes, rend-il bon, meilleur ?

Que de murs sur notre terre montés au nom du Meilleur…

Ô Homme avoir vomi tripes et sang dans les guerres les génocides, les médailles rendent-elles l’âme plus resplendissante ?

Que de murs sur cette terre sortis des paix aux noms des Vainqueurs…

Ô Femme, avoir sué terre et père, n’être, naître qu’invisible, rend-il féministe ?

Que de murs construits autour de la femme, en la femme au nom du malheur épinglé en son cœur, mon éternelle sœur…

Un jour il sera l’heure d’abattre les murs, les leurres des dominateurs !

30 janvier 2019

CHAMBARDEMENTS

Classé dans : Mes écrits 2019,Mes livres — eructeuse @ 6 h 48 min

Après de nombreuses cogitations, dont celle où je me  suis dit qu’il fallait que je commence un nouveau roman,  je me lève avec une nouvelle résolution : finir mon roman en sommeil depuis 2011… intitulé : « Sur l’horloge du temps, l’éternité n’as pas d’heure… » Il a déjà 180 pages… C’est intéressant de se replonger dans ce que j’ai écrit il y a huit ans… Je vois qu’un de mes personnages s’appelle Martine, tiens comme dans une de mes nouvelles… Aujourd’hui c’est la Sainte Martine… un signe ? J’ai donc planté mon nez dans ce passé, et je vais cultiver ce terreau… Il est clair que je passerai moins ici mais le coucou sera de mise ! La bise fraternelle chers et chères lectrices assidues… Bonne fête les Martine !

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17 janvier 2019

FARDEAUX

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 7 h 25 min

Écrire pour ne pas sombrer croire au miracle à la vertu des mots la plume en bouée de sauvetage? Porter leur exigence comme un chapeau et finir par faire sa révérence… La tête dans son scaphandre sans aucune certitude de ne point voir la bulle se fendre, prendre le large, voyager sur la vague de ses mots pour contenir la tempête, se doper dans l’illusion du narratif les tripes à vif? Un être vous brise et tout est à reconstruire… Le faux semblant collé à tout revêtement…

Fuir dans l’écriture, tombe ouverte, pour se sauver, modeler sa bulle…

La haine en héritage, berceau chaotique, enfance ratatinée, espérance en croyance…

Fuir fuir le fardeau…

Se donner l’apparence du bonheur quand les croûtes des saignements laissent percevoir encore la fatale répétition : « puisque tu m’aimes tu dois souffrir » et le « je le fais pour te faire du mal… »

Mal mal…

De quel droit ?

Sur ta croix femelle pestiférée, être impure, indigne de loi de foi de droit prends les coups, coupable de tout, Eve éternelle damnée pour l’éternité, victime toute ta vie… et tais toi !

Être aimée pour soi en voilà une grande revendication et non pas être « aimée » parce qu’on est un service un accès : refuser d’être cette courtisane cette courroie de transmission, d’être l’effacée la torturée – les harceleurs sont légions – âme corps espoir annihilés – refuser de se faire broyer le cerveau sortir de sa condition de femelle scellée le jour de sa venue au monde… Monde où il faut toujours se battre pour avoir un espace pour respirer, monde où notre combat de femme pour sortir du destin dans lequel des êtres nous ont placées est une nécessité : l’amour ne peut que rendre libre, sinon ce n’est pas de l’amour… L’amour n’est pas prison… sans oublier qu’il n’y a pire fardeau que celui qu’on s’impose !

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Image Pixabay

10 janvier 2019

UN NUAGE DE NEIGE

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2019 — eructeuse @ 15 h 05 min

Le tampon effaceur déborde de mots en poudre de craie ; elle court court, la petite écolière lui rendre la tâche plus facile dans la cour de l’école… Elle tape tape et revient vers la face du tableau ouvert en grand pour sa mission ! Comme cela la rend heureuse ! Elle se réjouit : sa face verte est bondée, comme une nuit étoilée !

Une glisse par ci, une glisse par là, des mots s’envolent, des lettres dansent, tournoient… Un nuage de craie part vers le ciel : sujets, verbes, adjectifs d’une journée bien remplie… Des chiffres roulent, des mots composés se déroulent…

Roule roule vole vole voyage voyage poussière de mots. Elle est partie vers un lieu lointain où la petite fille imagine qu’elle devient un nuage de neige scintillante, qu’il envahit un vaisseau et part rejoindre quelques pirates en mal d’aventures héroïques !

La face du tableau se vide, ses lignes s’effacent, il a fini sa journée de classe comme elle et ses camarades…

La maîtresse lui dit avec une douce voix : « Tu peux laver le tableau si tu veux? 

- Oui ! Merci maîtresse ! »

Il lui faut une chaise pour bien atteindre le haut du tableau, elle remonte sur l’estrade, place chaise et seau d’eau puis passe l’éponge lentement… Et là haut, toute à sa tâche, elle s’imagine, un jour, mettre sur un beau tableau vert, la date du jour…

Elle a fini son travail : le tableau brille comme un sou neuf, elle referme ses portes sur son silence… jusqu’à sa prochaine animation…

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2 janvier 2019

La communication c’est bien du souci…

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 12 h 25 min

La communication c’est bien du souci…

- Viens chéri, on va créer notre bulle ! Loin des séniles des vils qui pourrissent notre île ! Sérum écoute sa douce surpris de son désir de retranchement, lui qui vient d’obtenir une visibilité sur ses recherches sur le plancton et cela lui demande aussi de faire quelques déplacements à travers la planète…

- Qu’est-ce que tu dis ?

Ether continue :

- On ferme nos volets, on plante nos légumes, on recueille l’eau de pluie…

- Mais chérie on fait déjà tout ça dans notre maison de campagne !

- On travaillera et commandera sur internet, tu placeras tes recherches ! Nous ferons nos émissions, prouvons que le salut existe loin de cette société chloroformée aux pesticides et aux imbéciles !

Sérum est médusé…

- Mais mes travaux !

Ether et Sérum sont des enfants d’écologistes qui ont grandi dans la même communauté où tout était recyclé c’est dire s’ils savent se servir de leurs mains et de leur tête…

- J’en ai assez de croiser ces compulsifs du métro boulot dodo ! Fuyons tous ces zéros !

- Tu veux qu’on s’installe à la campagne ?

Ether caresse son beau ventre !

- Oui pour le bébé ! Installons nous dans notre maison de campagne et fais-toi un laboratoire là-bas puisqu’on côtoie la mer…

- C’est une très belle idée ? Et pour l’accouchement !

- Pas de soucis Anisette a été sage-femme dans une vie antérieure…

- Alors c’est parfait j’en parle à mon assistance et vogue la galère ! – - Justement c’est qui cette nouvelle assistante dont tu parles tout le temps ? Tu n’arrêtes pas d’en faire des éloges partout où tu passes?

- Je n’y crois pas tu es jalouse ? Je ne savais pas que c’était inscrit dans ta génétique ma chérie ?

Ether hausse les épaules et ajoute :

- Anisette m’a rapporté que tu avais dit à Jérôme, c’est Térébenthine qui lui a transmis mot mot ce que tu as dit : C’est un vrai rayon de soleil… »

Le carillon de la porte d’entrée retentit :

- Tu attends quelqu’un ?

- Oui ma nouvelle assistante !

Ether rougit et est prête à exprimer quelques vilains mots quand elle court précipitamment à la salle de bains…

- Bon je vais ouvrir !

Une femme d’un certain âge entre dans l’appartement. Ether revient et ne comprend pas !

- Je te présente la femme de mon maître à penser : Géraldine Cellier ; elle-même chercheuse…

- Appelez-moi Géraldine jeune fille !

La jalousie d’Ether s’est envolée tout d’un coup avec ses idées de retranchements ! Ether sent la gentillesse et voit l’aura de l’assistante de son chéri !

C’est fou comme un rayon de soleil balaie craintes et a priori !

Quant à la communication brouillée gare à la casse !

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1 janvier 2019

EXCLUSION NON

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2019 — eructeuse @ 4 h 55 min

EXCLUSION NON

Prendre le parti des exclus, se battre avec pour les oubliés, les sans-rien, les moins que rien, fut un choix de vie car on a toujours le choix… L’inertie n’a jamais été ma tasse de thé… Mais même engoncé dans une carapace de douleur, le choix existe encore celui de soutenir ! Je ne peux commencer cette année sans que mes pensées aillent vers ceux qui ont froid qui ont faim ceux qui se battent contre la maladie ceux qui sont seuls… Je n’aime pas les fêtes hypocrites, les fêtes de l’illusion, les fêtes où la consommation n’est que le triste symbole de ce qu’est devenu Noël : un gadget qui sera vite avalé digéré voire vomi et évacué…

Un mouvement s’est élevé en France, celui des Gilets Jaunes… un cri de souffrance sorti de partout soufflé par des gens : ces invisibles ces oubliés – ces vilipendés dès lors qu’ils avaient le mauvais vote – ce peuple souterrain parce qu’il travaille n’a pas le droit de dire qu’il a faim ; oui ces gens ont osé, eux, ces damnés levés dès l’aube pour deux sous trois cailloux, ces damnés faisant le sale boulot, les trois-huit (comment ne pas penser à ma mère qui partait sur sa mobylette avec des tas de pull parce que son patron ne chauffaient qu’au minimum son usine, licenciée parce que handicapée chez un autre patron qui alla s’installer dans une autre ville après un incendie, on sait pourquoi… ), oui ils ont osé, eux, les damnées, affrontés ces puissants toujours la bave méprisante aux bords de leurs lèvres, ces puissants qui leurs jettent des miettes et leur envoient leurs chiens de garde : les matraques et les médias !

Ces damnés qui sortent le drapeau national comme d’autres des médailles parce qu’ils n’ont pas honte d’aimer leur pays et de réclamer sa légitime souveraineté !

Respect total et soutien total à ce mouvement historique où le sang répandu, routes rouges, tâche vos mains de privilégiés ! Honte à vous les démocrates les républicains toute droite et gauche confondues de laisser faire cette vilenie !

Il n’y a de monde meilleur que par les luttes ! Bonne année de luttes les gens, il y a urgence, la maison brûle ! Quand on se bat pour l’un l’autre gagne aussi ! Se souvenir que les acquis des luttes vont à tous ! Barrons la route à l’exclusion et repoussons le système responsable du dérèglement climatique ! Bonne année 2019… Pour des demains qui chantent et sèchent les larmes…

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Image Pixabay

 

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