Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

28 novembre 2019

Clarté

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 9 h 16 min

Il est clair que je ne puis être à la foire et au moulin, c’est pourquoi, il y aura des absences ici… Absence c’est bien le mot du sujet ! Et puis ce blog est riche de mes écrits 4424 articles, et vous avez mes trois autres blogs à votre disposition… Bonne journée à tous et toutes, il y a des portes qui se ferment doucement… Je donnerai des nouvelles de mes publications… La bise qui claque ! Pas la porte !

automne

27 novembre 2019

Coucou les choubids et les choubidettes !

Classé dans : Mes écrits 2019,Mes livres — eructeuse @ 9 h 43 min

Ce qui est bien avec les mots inventés c’est qu’on fait comme on veut !… Oui oui je sais !… Non non je n’ai pas arrêté d’écrire ! Comme je vous l’ai dit j’écris un nouveau journal, de mon bord, donc je narre je narre des fois je me marre, des fois, oui c’est spécial, oui à la sauce Bordczyk ! Je me lâche avec par ci mot rire et par là hou là là ! Avec beaucoup plus d’illustrations que dans mon journal de 2008 et il y a aussi une annexe en final ! IC’est parti pour des mois d’écriture… Ce qui est sûr c’est que ce n’est point une copie de mon premier journal ! La bise qui claque les liseurs et liseuses de mes mots ! Ah au fait j’en suis donc à, ce matin, et votre gueuse grattouilleuse de clavier a déjà versé plus de 100 pages sur son écrin ! L’autre faisait 273 pages en 21 cm sur 15, j’ai repris les mêmes dimensions, il y a des possibilités pour qu’il soit aucun dense le nouveau ! Hein ? En vain  en veine ! Sourire !

bisous

20 novembre 2019

IMAGES

Comment être connu quand t’as pas un corps de déesse, une idée ?

T’as mis un string sous ta robe blanche, tu t’es fait klaxonner, tu t’es même fait traiter de givrée ! Bon tu t’es dis c’est pas comme ça que j’vais y à arriver, t’as changé de trottoir, tu t’es mis à écrire, parler de tes hic tes tics tes tocs tes médocs, même ton viol n’a intéressé personne ! Alors t’as pris le taureau par les cornes et vidé ses bourses : t’as gonflé tes cheveux tes joues, les hautes et les basses, fait polir tes genoux, enfler ton derrière et mis de l’espace dans ta devanture ! T’avais vraiment fière allure !

T’étais si belle que le Frédo, le frère de Nono, ton ex, t’as mis le grappin dessus pour faire de toi sa glorieuse du tapin ! Ah celui-là, il jacte bien, ses mots sont remplis de bijoux, de fourrures et il te serre si fort la taille que tu en perds le souffle !

« C’est pas de l’amour », te dit Poilue,  une vieille péripatéticienne, reconvertie dans la coiffure, qui t’as prise sous son aile  :

« Ne te laisse pas embobiner, ils te voient tous comme un porte-monnaie ambulant, et toi tu passeras ta vie à déambuler près des caniveaux, tes rêves noyés ! Et tu paieras les leurs ! »…

Tu cours si vite que tu te prends les pieds dans ceux d’un manager qui passe par là ! « Ah mademoiselle vous avez le look que je cherche ! »

Et te voilà montée sur le gars et dans l’escalier de la télé-réalité ! On peut dire que tu nages dans le bonheur et aussi dans la piscine où tes arrières font la Une de la presse à confesse ! Du coup, des coups le Frédo t’en remet et t’enferme dans un grenier où tes arrières sont visités pour te faire sentir le poids de ta notoriété !

Ah ça pour ça, tu en as de la visite ! Tu es tellement visitée que tes fils de couture lâchent, alors Frédo te jette dans un étang, une pierre autour du cou ! Ce bijou là fait aussi partie de sa collection ! Et pour bien t’achever il t’a brisé les pieds : « Ça ! C’est pour avoir osé me filer entre les pattes ! Garce ! »

Ta souffrance se noie dans ta gorge avec le mouchoir qu’il y a enfoncé !…

Il faut croire qu’un ange veille sur toi : un vieil homme te sauve que tu ne remercies pas, car retourner dans cette vie, tu ne veux pas !…

Ce vieil homme est cordonnier, il te rafistole comme il peut, tu ne veux pas aller à l’hôpital et encore moins quitter ce lieu ! Il te donne la béquée et chante des ritournelles qui te donnent un peu le sourire… Dans sa demeure, il y a un jardin où tu passes ton temps à t’occuper des fleurs…

«  Tu pleures ? te demande le vieil homme.

- Non non, je me suis piquée et puis, je suis toute émue d’avoir mis au monde de si belles roses, moi, si vilaine !

Tes dents cassées demandent à être réparées, tu n’oses ouvrir la bouche pour parler…

- Il te faudrait voir un dentiste mon petit !

- Non non personne personne ! Papy Denis !

Tu l’as appelé papy, pour le coup, c’est lui qui verse une larme !

- Dans le cœur de la vilaine , ni fiel ni haine, tes yeux portent la bonté, tu es belle et tu ne le sais pas !… Il y a quelqu’un pour toi dans le salon ? te dit Denis.

- Un homme ou une femme ? demandes-tu affolée !

- Une dame!

- Dame poilue !

- Appelle-moi Régine, mon petit !

Dans le salon d’une demeure qui sent bon le cuir, les roses et le thé, Régine, Denis te soutiennent et t’encouragent à vivre Ritournelle, le prénom que tu t’es donnée…

Après moult discussions :

- Et chasse mon petit, cette image qui n’est pas toi ! conclue Régine !

Tard, le soir dans ta chambre, tu ouvres le scriban :

« Stop !!!! 

Ritournelle prend et froisse le dessin qu’elle a fait d’elle !

-Tais-toi ! Oui je veux vivre !

Et le jette dans la poubelle !

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15 novembre 2019

LE JOYAU

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 00 min

Le joyau

 

Déjà levé il parle à l’autre qui accompagne ses gestes et ses pensées : « Franchement tu crois que ta vie intéresse quelqu’un ? Tu te lèves, tu fais les gestes habituels, mais fondamentalement qu’est-ce qui te motive à vivre ? Les gazouillis des zoziots, la culotte de cheval de ta voisine, le pied de nez des riches ?… Il va faire froid : tu as une pensée pour les SDF, l’autre là-haut va taper : tu plains les pauvres au chaud, heureusement qu’il y a pire que toi, ça maintient ta tête au dessus de ta cuvette de soucis ! »

Puis il passe son café à l’ancienne, fait la vaisselle de son bol de soupe et réinstalle son verre à vin,- dans lequel il ne met plus que de l’eau – près de son journal qu’il a déjà lu plusieurs fois en pensant à ce que il va faire de sa journée, comme s’il avait un maximum de choix…

Il pense aux autres, là, ailleurs : ceux qui filent bosser la fleur au fusil… « quand je serai grand je serai le loup de wall machin… »… Les gosses qui partent trouver l’instruction, au pas au pas, avec les camarades… ou des patrons, eux, heureux d’avoir cette chair fraîche pour leurs canons économiques ! Ah la jeunesse c’est si malléable ! C’est par pour rien qu’on leur met très tôt la muselière des religions dans leur berceau…

Il pense à tous ces feignants derrière leur écran, l’échine courbé, à la poursuite du diamant vert, comme celui d’hier qui l’a envoyé paître : « Ben, oui il y aura du retard pour votre pension ! Ben vous devez bien avoir des économies… Bla bla bla… »

Il pense à tous ceux qui sont persuadés que, sur l’échiquier de la vie, ils ne feront pas partis des pions, parce qu’ils le méritent !… Le mérite ! C’est vrai qu’elle en jette sa médaille du travail ! Accompagnée d’une prime conséquente, cela aurait mis du beurre sur sa tartine !

Le vieil homme prend son bol plein de café, coupe son pain, y met une légère couche de margarine…

« Ah te voilà ma belle ! » Ursuline sa petite souris blanche vient chercher sa pitance ! Le vieil homme la sert, il sait qu’elle sera là à son retour. Il met son manteau usé, range bien droite ses pantoufles, met son écharpe dans son cou et part affronter le brouillard…

Ernest n’a pas de chat, mais le boucher lui donne du mou avec sa fine tranche de jambon. « Allez je vous met un os à moelle ! Si si ! J’y tiens ! » Ernest rougit et dit merci !

Chez Yvette il prend un morceau de gruyère : « Pas trop de trous hein madame Yvette !

- Bien sûr monsieur Ernest ! Elle lui tend un colis ! Si si prenez ! Y a pas de raison ! Faut se serrer les coudes ! »

Ah la brave Yvette, elle vient de la Dass, elle sait ce que c’est de ne pas avoir de famille…

Ernest traverse la place du village et va chez Marcel acheter son journal !

«  Ah ! Bonjour monsieur Ernest je commençais à m’inquiéter !

- Bonjour Marcel !

Ernest a supprimé son tabac, il faut faire des économies et le gruyère lui semble bien plus important que des rêves partant en fumée…

Ils parlent de la pluie et du bon temps, de l’école qui risque de fermer…

- Il manquait plus que ça, après la trésorerie… Sans compter que Dominique va prendre sa retraite… Dominique c’est le boulanger !

Ernest trésaille :

- Aïe et son fils ?

- Ben c’est sa fille qui va reprendre !

- Ah la Isabelle ! Brave petite ! A demain marcel !

- A demain Ernest ! Et Ernest file chercher son pain !

- Bonjour Simone

- Bonjour Ernest comme d’habitude ?

- Oui ma belle ! C’est qu’Ernest et Isabelle se connaissent depuis l’école !

- Alors ta tiote va venir nous faire le pain ! Bravo !

- Oui c’est une bosseuse, un vrai trésor ! Vous n’aurez pas à vous plaindre !

- Ah tu as un diamant entre les mains qui va s’occuper de notre levain ! » Et ils parlent des jours anciens…

Ernest rentre chez lui, ursuline l’accueille, et comme tous les jours il lui dit : « Attention que je ne t’écrase pas ! Il pose le pain et le journal sur la table… Allez ma belle, je refais du café ! Tu partageras bien une tartine, on fête une bonne nouvelle : la petite fille de Simone va reprendre le flambeau ! On aura encore notre pain frais tous les matins ! Il lui montre le mou, l’os à moelle et son gruyère ! Ah ma petite Ursuline tu sais l’amitié, c’est comme la générosité, c’est beau comme un joyau ! La petite frétille ! Ah je savais que tu serais d’accord ! »

Ce matin son deuxième café a fière odeur et son âme a retrouvé un petit sourire qui réchauffe son cœur et donne plaisir à son ursuline !

Le commerce de la compassion habite bien des cœurs et cela fait belle demeure !

23 octobre 2019

Béances et ruminances

Béances et ruminances

 L’anus fort endolori par trop de pets retenus, explose !

Mais quel est donc ce mal qui fracasse le canal de cet individu à fables. Par réflexes et prétextes, la personne expose sans trop s’agiter, ô Dieu que ça fait mal, le mal qui la ronge :

« N’ayant pu exprimer haut et fort mon désappointement toute ma vie par devoir de réserve, il s’avère que mes doléances se transformèrent, ô errance, rance, dans mon bas fond qui devint gonflé, mais point gâté d’indifférence… Ainsi le jour de ma délivrance a sonné… » Pas un poil de désobéissance civile, faut être en harmonie avec ses convictions profondes !

Il est à noter, ô bonne mère, qu’il n’en fut point ainsi pour ses ragots qui se libéraient avec aisance par ses béances langagières !

Avoir une porte de sortie n’aéra point son air !

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Chalumeau et madeleines chaudes

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 03 min

Elle bavait sur ses œufs aux plats ratés plus qu’à l’accoutumé ! Elle craquait sous les pneus, pliée en deux… cherchant certainement une perle cachée sous le moteur d’une vieille panda amaigrie, on aurait juré qu’elle était aigrie…

La complainte de la tante Louisa avait commencé, fallait pas la chercher ces matins là ! Quand en plus, dans son atelier, de l’huile avait coulé sur son bacon plus frais qu’un lac gelé, elle assassinait les anglais et les olives, ces empêcheurs de créativité !

La mécanicienne, de la sculpture faisait, elle trempait son pain vite fait dans un café pas frais… Des croûtes de fromage jonchaient le sol entre des feuilles d’un journal aux lettres vieillies et des épluchures sèches qui finiraient toutes dans le poêle à charbon qui, pour elle sentait bon !

« Tata ! », dit Henri. Ce gentil garçon toujours disponible, frappa à la porte de l’atelier interdit.

« Entre petit ! », grogna la tata !

Ce petit, aux soins pour sa tatie, transportait un plateau sur lequel trônait une rose à l’aube cueillie, et un café tout chaud, entouré de madeleines ! Ah quelles jolies demoiselles !

Louisa lâcha son chalumeau et sous caractère de chameau, sourit…

Henri se dit : « Allons-y ! »

Ah celui-là ! Ce tout petit ! le fils de sa tendre sœur trop tôt partie, dans des cieux où soit disant régne la paix, rendait son cœur tendre comme du bon beurre de Normandie !

« Bonjour tatie !

- Bonjour mon chéri !

Dans cet instant présent, la tendresse habillait le cœur de ses deux oiseaux tombés d’un nid trop vite dégarni…

- Jardinier et pâtissier, la relève de la famille est assurée !

Le jeune Henri sous la sculpture de sa tatie, était silencieux !

- Oui oui, promis demain prépare tes abatis, et elle lui sortit une de ses salopettes d’un vieux coffre, qu’elle lui offrit !

- Youpi on est demain ! »

Ils rirent, la chaleur de ce bonheur irradiait leurs joues où des bisous se posèrent…

« Déjà demain ! Et deux nouvelles mains ! » 

La journée commençait vraiment bien !…

22 octobre 2019

Les couleurs de mes saisons

Mon cœur est un arbre aux couleurs de mes saisons : le vert de mon enfance en partance dans les plis de l’oubli, avec sa naissance au printemps, s’est marié au jaune d’une trentaine triomphante… Ils ont glissé dans le pourpre de mon automne qui palpite, crépite, s’agite, colère encore aussi et ils se clôtureront dans le blanc de mon hiver… Mon cœur est un arbre aux couleurs de mes saisons qui dit merci aux faiseuses de vie…

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20 octobre 2019

Pain et bain bénis

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 7 h 51 min

Pain et bain bénis

Elle était la reine du pinceau, du plumeau, de la balayette, de la serpillière, elle passa son diplôme de ménagère et obtint un poste à l’Assemblée Nationale d’une Nation Raisonnable !

Hélène, Sophie, Armande de la Pissautery devint « dame pipi »…

Dans ce lieu si intime, trônaient des messieurs et dames de pouvoir, tous assis dans la même position pour rendre à la terre, ce qu’ils ne pouvaient conserver en leur royale personne. Ils oubliaient que leurs conversations de salon pouvaient arriver aux oreilles de la dame assise derrière sa petite table, sur laquelle siégeait une assiette, rappelant qu’elle passait derrière eux, et que cela méritait une récompense !

S’acquitter la tête haute de leur obole après un autre allèchement peu conquérant, en évitant de la regarder et en grognant quelques mots courtois, donnaient aux orateurs, des contorsions qui amusaient énormément Armande !

Un jour, un jeune loup tout neuf, point encore couvert des cicatrices des morsures de la politique, les crocs en avant, pointa son museau et vociféra sur les cabinets de dame Armande, les trouvant moches, vulgaires sans oublier au passage de persifler son dédain à cette dame au métier inutile ! Armande en prit ombrage mais ne moufta mot, question d’éducation !

Ce jeune loup de son nom Chimax ne supportait point de devoir faire sa grosse affaire dans une proximité outrancière !

« Tout le monde ne peut pas se comporter sur son trône comme le roi soleil », lâcha dame Armande ; ce qui irrita un peu plus le politicien déjà bien mis à mal ce matin là !… Une sorte d’aigreur enfla chez ce jeune contrarié aux flatulences contraignantes !

Un après-midi, après un copieux repas, il se fâcha : « C’est odieux, ce lieu empeste, incommode ! Et ces cuvettes m’indisposent ! »

C’est qu’il avait le caca court et lourd et à chaque tombée, le petit gros éjecté l’éclaboussait ! Ce bain forcé le faisait sortir de ses gongs ! Il fustigeait, maudissait ces WC inadaptés ! Il avait pu étouffer ses grognements entre ses crocs et se dit : « C’est décidé je vais révolutionner tout ça ! »

Il sortit, toisa dame Armande sans lui dire ce qui bouillonnait dans sa tête : « Vous allez déguerpir ! Vous n’avez rien à faire ici, nous sommes dans un lieu privé de l’état ! Vous irez dans une pissotière de gare, madame mange sous ! » Il mit un coup de pied dans la table, ce qui fit voler l’assiette et ses petites pièces sur le sol, de quoi bien humilier dame Amande qui sera obligée d’être à quatre pattes pour ramasser son pourboire merdique !

Elle en avait vu de toutes sortes des politiciens mais celui-là c’était le pompon ! Elle se dit qu’il s’adapterait à ces lieux quand elle eut vent lors d’une cacophonie moqueuse qu’il avait breveté une idée de projet : construire une cabine auto-nettoyante, aménageable dans un confort luxueux selon le prix qu’on souhaiterait mettre, personnalisable, adaptée à la défécation de chacun, avec un code… et son nom gravé sur la porte ! Si fonctionnelle qu’on pourrait la poser là où on le souhaitait, comme furent poser les coins douches-toilettes dans les hôtels etc…

« Ce défécateur intempestif commence à m’indisposer ! », se dit dame Armande, elle alla s’acquérir de son avenir auprès de qui de droit…

Quelques temps plus tard, Chimax passa, sifflotant et toisa dame Armande en lui disant : «Je vais me faire des couilles en or avec mon projet, dame caca, c’est du pain béni pour moi  ! »

L’appellation la fit bondir ! Jamais on ne l’avait traitée de la sorte ! Elle prit la balayette à WC et lui brossa les dents : « Vous, c’est par tous les trous que vous déféquez, puisque je suis dame caca, je nettoie et ce bain de bouche, c’est gratuit ! » Et elle partit sans se retourner… Des rires arrivaient à ses oreilles qu’elle décida de porter à la campagne pour une retraite bien méritée !

12 octobre 2019

Le temps file

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 58 min

Le temps file….

 

Sur le fil de ma vie que de choses dites, d’actions menées, de projets stoppés, de larmes coulées… Comme elle file cette année ni en toile ni en dentelle, petite couturière sur son canevas de rêves endormis, d’amitiés trahies mais se fait-on des amies en politique ?   Année moins meurtrie que les autres… car sont éteintes les amours fracassées…et d’autres lumières brillent !

Mourir pour des idées ?… Aujourd’hui comme hier, cocufiée pour ses idées… Mourir d’aimer ? Ni un porc ni une traitresse ne méritent qu’on perde la vie pour eux…

Dans les tourmentes de la vie, essayer de rester lucide… Quant à la confiance elle est six pieds sous terre…

couturière

Image Pixabay

6 octobre 2019

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 25 min

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

 

De retour du marché, dame Danemoh de la Rochement, sur sa chaise portée, croise dame Moineau avec ses poireaux beaux et ses pommes de terre toutes à l’air, dans sa brouette quelque peu bruyante sur les cailloux du chemin, cheveux et jupe au vent… !

« Ciel vous ne pouvez point vous empêcher d’être bruyante, lui tance la noble personne du haut de sa chaise venue d’un autre âge grand.

- C’est à moi que vous parlez ?

- Diantre ! Mais qui d’autre tambourine l’espace de bruits incongrus ?

- Gru qui est une grue ?

- Que vous êtes vilaine ! On m’avait bien dit que vous êtes une persifleuse !

- Plaît-il ? Je ne vous connaissois pas la vieille !

- Mais moi je vous connais, langue de vipère et de ragots ! Vile pesée lourde de médisances !

- Hé la rançonnée ! Faudrait à voir à me parler autrement ! Je ne suis pas votre corvéable, ni de loin ni de près !

- Ah voilà ! Je disais bien la vérité vous avez dit « la rançonnée » !

- La rançonnée c’est pô de ma science ce mot là ! Vindiou si votre époux avait payé la rançon pour vous récupérer, personne ne vous appellerait comme cela !

Son époux avait dit : « Pas un sou pour ce poux qui se signe dès que je rentre dans le lit conjugal comme si j’étais le diable, j’ai épousé une femme mais j’ai pas vu sa toison depuis moultes saisons… ça doit être tout rouillé sous ses kilos de chemises ! »

C’est l’évêque son cousin qui paya de ces écus, le noble derrière ici porté !

- Bon ma brave dame j’ai du boulot et moi, faut bien que j’me bouge le popotin si je veux avoir soupe et pain dans mon gosier !

- Quel grossier personnage !

Et comble de l’impertinence, dame Moineau ajoute tout sourire en la regardant bien dans les yeux :

- Brouette qui roule n’amasse pas rouille !

Offusquée Danemoh se signe et tire son rideau en criant :

- En avant feignants ! »

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