Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

12 octobre 2019

Le temps file

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 58 min

Le temps file….

 

Sur le fil de ma vie que de choses dites, d’actions menées, de projets stoppés, de larmes coulées… Comme elle file cette année ni en toile ni en dentelle, petite couturière sur son canevas de rêves endormis, d’amitiés trahies mais se fait-on des amies en politique ?   Année moins meurtrie que les autres… car sont éteintes les amours fracassées…et d’autres lumières brillent !

Mourir pour des idées ?… Aujourd’hui comme hier, cocufiée pour ses idées… Mourir d’aimer ? Ni un porc ni une traitresse ne méritent qu’on perde la vie pour eux…

Dans les tourmentes de la vie, essayer de rester lucide… Quant à la confiance elle est six pieds sous terre…

couturière

Image Pixabay

6 octobre 2019

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 25 min

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

 

De retour du marché, dame Danemoh de la Rochement, sur sa chaise portée, croise dame Moineau avec ses poireaux beaux et ses pommes de terre toutes à l’air, dans sa brouette quelque peu bruyante sur les cailloux du chemin, cheveux et jupe au vent… !

« Ciel vous ne pouvez point vous empêcher d’être bruyante, lui tance la noble personne du haut de sa chaise venue d’un autre âge grand.

- C’est à moi que vous parlez ?

- Diantre ! Mais qui d’autre tambourine l’espace de bruits incongrus ?

- Gru qui est une grue ?

- Que vous êtes vilaine ! On m’avait bien dit que vous êtes une persifleuse !

- Plaît-il ? Je ne vous connaissois pas la vieille !

- Mais moi je vous connais, langue de vipère et de ragots ! Vile pesée lourde de médisances !

- Hé la rançonnée ! Faudrait à voir à me parler autrement ! Je ne suis pas votre corvéable, ni de loin ni de près !

- Ah voilà ! Je disais bien la vérité vous avez dit « la rançonnée » !

- La rançonnée c’est pô de ma science ce mot là ! Vindiou si votre époux avait payé la rançon pour vous récupérer, personne ne vous appellerait comme cela !

Son époux avait dit : « Pas un sou pour ce poux qui se signe dès que je rentre dans le lit conjugal comme si j’étais le diable, j’ai épousé une femme mais j’ai pas vu sa toison depuis moultes saisons… ça doit être tout rouillé sous ses kilos de chemises ! »

C’est l’évêque son cousin qui paya de ces écus, le noble derrière ici porté !

- Bon ma brave dame j’ai du boulot et moi, faut bien que j’me bouge le popotin si je veux avoir soupe et pain dans mon gosier !

- Quel grossier personnage !

Et comble de l’impertinence, dame Moineau ajoute tout sourire en la regardant bien dans les yeux :

- Brouette qui roule n’amasse pas rouille !

Offusquée Danemoh se signe et tire son rideau en criant :

- En avant feignants ! »

1 octobre 2019

De l’acier ! Sinon rien !

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 53 min

Mélocipède est une mordue de littérature ! Ô attention ! Celle qui se lit rapidement et qui la fait passer dans le top des liseuses les plus performantes du mois…

En cette année 2034, elle a battu le record des romans les plus lus en un mois, en plus, elle a enfin fini toute la série des « Max gentleman ferrailleur » : le dernier roman romantique qui s’arrache et qui fait un malheur au niveau des ventes.

Mélocipède aime passer son temps loin de la réalité du dehors qui pue et tue son moral : entre deux lectures, elle travaille à domicile ! Elle ne sort que contrainte et forcée : renouveler sa carte d’alimentation, participer aux journées obligatoires deux fois dans le mois, dans les centres de dépollutions des véhicules de covoiturage, donner une journée de son temps par semaine pour surveiller les entrées et sorties des hôpitaux attaquées continuellement par des hordes affamées et malades…

Une fois lu cette bonne nouvelle affichée sur son bras via sa puce implantée, elle replonge dans son roman, folle de joie… Il y plane des conflits, bien des misères qui la font pleurer et des luttes pour trouver sa bouchée de pain que se disputent deux pestes pour éblouir, Max, le beau ferrailleur, en quête, dit-il de croupe d’acier qui fera son bonheur…

Au seuil de l’orgasme lectural car le moment crucial pointe son nez : Max décide d’aller voir son amour enfin choisi… quand la sonnette de la porte retentit ! Elle lève les yeux vers la porte et tend l’oreille : « Quel est le con qui vient me tirer de ma soif de vivre ! » Elle ne se lève pas pour autant !… Mais des cris et des poings augmentent le son de son dérangement ! Elle se lève très en colère, le roman en poing élevé, ouvre la porte la bouche rageuse… Un personnage loufoque dans une tenue de cosmonaute lui pointe son fusil sur le museau et grommelle des sons inarticulés, elle lui hurle dessus et tombe foudroyée, l’estomac percé ! Elle se meurt et ne saura pas le choix de son Max ; elle tend le livre à son assassin et lui dit :

« Dîtes-moi, je vous en prie, qui il a choisi s’il vous plaît… », en poussant des gémissements à faire pâlir les cœurs chancelants !

Le trouble fête ôte son casque, regarde la femme, hausse les épaules puis regarde la première de couverture du roman et pour finir la page pointée, lit et lui dit : 

« Couilles de crapaud et sorcière en rut ! Il part avec Jules ! Bien sûr ! Le seul qui a le derrière en acier ! »…

Mélocipède s’étouffe !

« Faut pas vous mettre dans tous ces états ! Vous avez reçu un choc c’est sûr ! Vous vous en remettrez ! »

Et il ramasse la balle en caoutchouc !

« Tenez ! C’est le rappel de vos factures impayées d’électricité avec en plus les frais de ma visite ! Appelez l’huissier rapidement…»

L’employé de l’huissier s’en va, en laissant Mélocipède sur le seuil de sa porte !

Entre rires et larmes, elle hoquette et se dit qu’elle a raté le rendez-vous avec ce pingre pour échelonner sa dette… et fustige ce salaud de Max qui lui a volé tout son temps ! Pour quoi ? pour le voir finir dans les bras d’un d’un… bodybuildeur ! Elle se lève, tâte ses fesses et dit d’un ton glacé : 

« L’acier, l’acier, évidemment un ferrailleur ! » Elle rentre et claque la porte !

30 juillet 2019

Enchantement suite

Classé dans : Mes écrits 2019,Mes livres — eructeuse @ 3 h 06 min

Pendant que les jeunes s’affairaient à remettre de l’ordre après avoir peint le salon, je suis passée voir quand j’ai commencé mon conte, que j’avais lu à Manon et ciel ! Dingue, cela ne fait que (hier) 16 jours, est-ce le fait de l’illustrer qui me donne l’impression de l’avoir commencé depuis longtemps ! Bref, il a 58 pages et tout ce petit monde m’enchante ! Loin de moi l’idée de penser que je suis une illustratrice, et encore moins une dessinatrice mais je prends du plaisir à réaliser ce travail, je me fais du bien et c’est l’essentiel… L’histoire s’achève… Pas encore le livre… A suivre…

14 juillet 2019

Toucher le fond

Dans la tourmente de sa vie, chaque coup reçu a émietté son cœur de pacotille… Il se croyait grand, libre quand en fait il n’était que broutille… Dans son crâne des mots se cognaient : Duperie ! Mensonge ! Manipulation ! Aigreur ! Vengeance ! Sa tête fracassée, brisée, laissa échapper des lambeaux de maux qui coulèrent sur sa face humiliée… Il se laissa glisser : « Il n’y a pas de fond dans l’enfer… » et disparut par où il était venu… du néant…

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RIDEAU

Depuis un certain temps, elle n’était plus comme avant. Elle  sentait en elle les crocs du piège à loup, la pince du piège à rat… Elle sentait son corps se recroqueviller, s’étoiler, se replier, se refermer sur son cœur et son âme… Coquille vidée… Dans un ultime tressaillement, elle ne put qu’expirer son dernier souffle… qui partit rejoindre toutes les âmes brisées dans le ciel des amours perdues.

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30 juin 2019

En cette année 2326

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 19 h 58 min

En cette année 2326, la Guilde État Entreprise YORUS vous parle

Que la force soit avec vous !

Branle-bas de combat !

Chers compatriotes citoyens entrepreneurs

Nous apprenons de source sûre, que la vague de chaleur qui s’est abattue sur le satellite 20056 de Geuzéheuse depuis plusieurs mois a provoqué un dérèglement du système spatio-septico-dolicios de nos camarades désignés volontaires avec l’effondrement du phare Miroirios, emblème de notre Guilde État Entreprise… Une montée de revendications hallucinantes et hallucinatoires a envahi nos usines, mettant en danger la productivité du plan HBX1358 !

Les scientifiques sont consternés car les sujets en cage, qui ne répondent à aucun traitement : les médicaments, breuvages et tortures imposés sont inefficaces… Après moult réflexions, consultations, une décision dure et longue a été prise par les plus hautes et sages autorités qui se sont rangées aux conclusions des scientifiques dont on ne peut contester la probité tant leur collaboration est immense et soumise aux lois de l’Etat-Entreprise !… Il s’avère qu’il n’y a qu’un seul remède pour régler ce problème !

Chers compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers

Nous comptons sur votre sens de l’honneur et votre aptitude généreuse et dévouée à ce nouveau combat ! Certes la mission est nouvelle et particulière mais aucun de nous ne peut déroger à son devoir ! Nous garantissons votre sécurité, vous serez aidés de robots dans cette mission périlleuse mais non inaccessible ! Nous vous attendons nombreux aux bureaux des inscriptions !

Force et honneur !

Force est loi !

Des milliers et des milliers de citoyens entrepreneurs se présentent pour remplir leurs devoir, mais la sélection en laisse un certains nombres sur le carreau et beaucoup repartent étonnés mais heureux de la prime conséquente reçue pour leur non-embauche. Des sections spéciales sont créées pour les recrutés avec interdiction d’ouvrir le matériel livré où est apposé l’indication « Dangereux ». Des versements conséquents ont déjà été effectués sur leurs comptes bancaires affiliés obligatoirement à l’Etat-Entreprise.

L’heure du départ des héros sonne. Une cérémonie grandiose est organisée et retransmise dans le monde civilisé d’Yorus. Chez les archaïques enfin libérés de leur oppression, pour une somme modique, ils peuvent accéder aux festivités retransmises… Le chef suprême de la Guilde apparaît et donne une dernière information :

Chers honorables compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers, nous vous avons préparé votre paquetage et vos instructions sont à l’intérieur, elles sont à lire dans le vaisseau avant votre endormissement ! Étudiez-les bien, il y va de notre avenir ! A votre réveil les faits et actes à accomplir seront implantés dans vos cerveaux !

Ce que ne leur dit pas le Guide Suprême c’est la transformation qui va accompagner ses implantations…

Honneur et gloire mes chers et vaillants honorables compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers !

Après un voyage de quelques mois, ils arrivent sur Geuzéheuse. L’atterrissage se fait sans heurts, mais les vaisseaux sont attaqués par des hordes de Geuzéheusiens semblant affamés !

Les yorusiens sont stupéfaits tant par les hurlements des gens que par le spectacle de bâtiments éventrés, de magasins saccagés… Sans compter qu’ils ne se reconnaissent pas dans leur corps transformé ! Après le visionnage des lieux, le commandator donne ses instructions. L’affrontement est en marche ! Ils sont accueillis dans une frénésie par des gens dont l’apparence est toute nouvelle pour eux et qui chauffe leurs turbines ! Bien conditionnés par leurs implantations, ils se laissent guider et succombent sous le poids des envahisseurs !

La décision oui, avait été dure et longue à prendre pour un état qui avait choisi d’ôter chez ses membres tout aspect des genres divers et diffus génétiquement reçus de leurs ancêtres… Il avait fallu de longues et onéreuses recherches mais heureuses pour bloquer tout ce capital génétique : c’était le choix des nouveaux entrepreneurs de l’Espace qui ne voulait que des travailleurs dociles et sans contingences sensorielles fluctuantes risquant d’influer sur la productivité ! Devant les ravages sur Geuzéheuse, et la perte de milliards de milliards de Diamskarak*, l’échec est cuisant ! Il fallait bien se rendre à l’évidence : il avait oublié que dame nature n’aime point qu’on lui dicte une volonté autre que celle venue des fins fond de l’Univers !

C’est ainsi qu’un vieux slogan sorti des abîmes de vieilles civilisations  a refait surface : l’amour c’est d’enfer !

* monnaie de la Guilde

21 mai 2019

Le rendez-vous

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2019 — eructeuse @ 7 h 18 min

De vieilles tourterelles encore toutes pimpantes piaillaient déjà leurs dissertations, en sautillant sur la lave de leurs déconvenues, gaillardement, au rond de chute des cancans éternels…

Dame Ritournelle ouvrit grand ses volets aux couleurs changeantes ! L’air du temps venait de frapper trois coups à sa porte : il est l’heure demoiselle… Elle sortit d’un grand coffre qui semblait sans fond, une étoffe étincelante qu’elle posa sur la table de la salle à manger au bois blond. Elle déposa un nuage de souvenirs, un zeste d’amours transis, des senteurs d’herbe humide, des éclats de rire, et des « au revoir » joyeux… Elle partit enfiler une robe ondulante aux fleurs chantantes puis fit de son étoffe un baluchon tout rond. Elle embrassa sa maison d’un regard soyeux et lui dit : «J’ai un rendez-vous de printemps ! A bientôt la belle !»

20 mai 2019

CENGRILLON

Classé dans : Mes écrits 2019,Tristesse — eructeuse @ 20 h 13 min

C’est l’histoire d’une petite qu’on retrouva gisant au fond d’un ravin… Elle était si petite que son oubli dura bien longtemps… Cette petite chose recroquevillée au fond du ravin avait été surnommée cengrillon… C’est qu’elle en avait mangé la petite, des grillons, plein de terre dans sa misère !

On donna ce surnom à cette petite pousse qui vaquait, mal propre, ici et là, toujours en quête de pain… Les yeux sur les vitres des maisons cossues où de grands banquets semblaient remplir la vie des gens… Elle regardait émerveillée toute cette abondance affichée… Ce qui lui valait maints coups de balais !

Cengrillon avait été une belle petite toute enjouée qui n’avait pas peur de gratter la crasse des autres sous ses pieds… Un soir, mal lunée, sa patronne la vira sans perte ni fracas sauf qu’elle reçut la porte dans le nez et rien dans son porte-monnaie !

Elle alla chercher du travail dans les champs dans les près les vergés où roucoulaient parfois des amoureux… Oh elle ne les jalousait pas, leur bonheur lui mettait des étincelles dans le cœur ! Elle souriait toute à sa besogne : cueillir de quoi se nourrir…

Au fil du temps, passant de patronne marâtre en patronne marâtre, la belle petite Cengrillon courbait l’échine tant et tant qu’elle ne voyait plus la couleur du ciel, et quand il pleurait, ses larmes lui indiquait qu’elle allait devoir trouver un refuge moins humide que sa cabane au bois vermoulu…

Fatalement dans un monde peu reluisant pour celle qui fait briller les dorures des Paressants, elle n’eut plus qu’un petit sous pour finir sa semaine car les prix avaient grimpé, mais pas sa rémunération qui suivait le cours du bon vouloir du patron… Patron qui fit dire par son épouse qu’elle ne serait plus payée ni à la tâche ni à la semaine, mais au mois !

Tenir le mois, le mois ! Le mot faillit l’étrangler ! Tenir ce soir déjà !

« Tu n’as plus que tes larmes pour remplir ton porte-monnaie ! », se moquait la lingère. « Fallait économiser ou avoir la bouche plus petite ! » Mais son ventre avait grande faim même dans son corps tout petit ! La petite orpheline la regarda de ses grands yeux tristes sans comprendre d’où venait tant de méchanceté ?

Tenir en faisant cuire le poulet tenir en assaisonnant la salade tenir en mettant le couvert tenir en tranchant le pain ! Ni tenant plus elle vola les restes du poulet qu’elle engloutit dans la remise…

« Scélérate ! entendit-elle dans son dos ! Ah en voilà une goulue une voleuse tu vas voir ce qui t’attend! », dit le père Jeannot, jardinier de son état qui la surprit ! Sous la menace d’une dénonciation, il la saisit et enfonça son outil profond profond dans l’innocence de la petite ! Courbée, courbée, étouffée… Mise au fond d’un sac à charbon, jetée…

Personne ne s’inquiéta de sa disparition jusqu’au jour où l’on retrouva son cadavre, ses bottillons et des haillons… qui permirent de l’identifier… Autour de son cou, un médaillon, où il était écrit « Marie » ! Beaucoup se signèrent en l’apprenant ! Ainsi, elle avait un prénom…

27 avril 2019

Ni mondaine ni populiste

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 56 min

L’écribabouilleuse a encore frappé ! Cette écrivaine de pacotille va sortir un livre qui n’a ni queue ni tête ! Dire que ça n’a pas de tête, ça reste à prouver mais question queue c’est émasculer l’œuvre !

Au pays des queutards la Bordczyk se marre et dit : « Vous prendrez bien un doigt de racontars et même tôt ?

Bientôt à lire : L’Alarme au Cœur

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