Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

19 octobre 2018

DIABLE

Classé dans : Mes écrits 2018 — eructeuse @ 7 h 02 min

DIABLE

Mahlfieu sonne chez Hextaze, un dimanche matin tout fier de lui ! Il monte quatre à quatre le bel escalier dans l’entrée et rejoint son compère dans le salon : « Regarde ce que je t’ai amené, en direct du grenier de ma grand-mère !

- Ah t’es fou ! Tu veux ma mort ! 

 Mahlfieu est plié de rire !

- T’as perdu ton humour ! Tu bosses trop là ! Tu lui cherches la guerre ! Toujours plié de rire, t’es vraiment d’enfer ! Bosser le jour du seigneur !

   Hextaze qui n’a fait qu’effleurer le bouteille en plastique à l’effigie de Sainte Thérèse de Lisieux, maudit son ami !

- Tu finiras aux portes de l’enfer et tu pleureras de ne pouvoir y entrer ! Putain t’as fait fort ! En direct de Lourdes : c’est du lourd !

- T’es bon t’es bon je te retrouve ! Ah ah ah on ne dit pas putain mais Marie-Madeleine est pleine !

- T’es vraiment un gros porc qui ne respecte personne ! T’es d’une vulgarité !

- Ah ah ah c’est toi qui me parle de respect ! Tu passes ton temps, le nez collé sur les chasses d’eau des gens, à voir si leur pipi est jaune ou vert de gris, à vérifier s’il ne leur est pas poussé dans la nuit, un deuxième trou de balle !

- Je ne fais que mon métier ! J’ai des comptes à rendre moi !

- Tiens en parlant de comptes tu me paieras mon dû, si tu veux les résultats de ma dernière enquête !

Un bruit énorme retentit dans le bureau d’Hextaze !

- Le paiement est tombé, il est content de moi !

- Hé ne m’oublie pas monsieur l’avocat du Diable ! De moi aussi !

LA PANNE

Classé dans : Mes écrits 2018 — eructeuse @ 5 h 59 min

LA PANNE

« Tiens, les lumières de la rue sont éteintes, Cécile tâtonne, cherche le bouton de la lampe de chevet, le réveil est arrêté… Elle lève en entier le volet, c’est une belle nuit étoilée qui se finit… Elle enfile un pantalon, un pull et file sur le balcon et c’est une bonne odeur d’herbe fraîche qui l’accueille. Hum je vais boire mon café sur la terrasse, dit-elle… Pendant qu’il passe, je vais faire tenir cet épi qui joue à me rendre clown ! Tiens c’est fou comme ma mine a retrouvé ses couleurs, j’ai comme un goût de bonheur dans la bouche… »

Assise dans son fauteuil face à son pommier, elle savoure son café et ce moment intime avec la nature… Des pans entiers de souvenirs heureux chatouillèrent son esprit, des étoiles scintillent dans ses yeux ! Une certaine jovialité dynamise son corps ! « Bonjour les filles, cela faisait longtemps, trois petites souris dansent à ses pieds ! » Puis c’est l’horreur, des pneus crissent sur l’allée de cailloux gris, des gens crient, des gens l’entourent ! Il était temps ! En une fraction de seconde il lui ont versé dans les veines de quoi virer son égarement, vidé sa tasse de café et fait boire la liqueur de Sotère, le médicament du bon air ! « C’est bon, on rentre, mais c’était moins une ! Il y a beaucoup de panne en ce moment, tu parles d’une galère ! »

La lumière bleutée de la rue est revenue, avec son crépitement strident : les souris sont parties se cacher, déprimées… Cécile a un goût amer dans la bouche ! « Mais qu’est-ce que je fais dehors ? » Elle remonte à l’étage, le dos voûté, le teint jaune… Elle regarde l’horloge : « Ah c’est l’heure de mes médicaments » Elle ouvre son pilulier, avale ses cachets avec son eau minéral Sotère, sortie du ruissellement divin Mosantorien puis comme d’habitude enfile sa salopette, l’usine l’attend…

Le bonheur est une grave maladie que les gouvernements travaillent d’arrache-pied à éradiquer ! Il va sans dire que les laboratoires pharmaceutiques, œuvrent à la guérison des citoyens, aider par une panoplie de gens sympathiques qui travaillent avec ardeur au maintien de leur équilibre ! Une Sotère mon lecteur ?

17 octobre 2018

L’ami de coeur

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 11 h 35 min

« Pourquoi encore partir ? Lui, si loin si loin de moi ! Ô cruelle destinée, pourquoi pourquoi ? Je suis toute bizarre ! Ai-je perdu la foi, mon père ?

- Allons mon enfant ! Mais non !

- Les cordes les cordes, je les ai vues lâcher ! Mourir, je l’ai vu mourir ! Le rejoindre ? La corde ? Mais sera-t-elle assez solide vu le poids de mes tracasseries ? Et puis lui n’aime pas les chaînes… Jésus est amour, n’est-ce pas mon père ? Jésus est dans son cœur !

- Oui oui ma fille… Mais tout cela me semble bien extrémiste…

- L’alcool ? Cela risque de prendre du temps, vu le trop plein de mes lamentations… Et puis il est si sobre…

- Allons mon enfant, reprenez-vous, profitez-en pour vous ressourcer…

- Le saut ? Joindre ma peur du vide au vertige de ses expéditions…

- Bon, je vois que me moral n’est pas meilleur Marie-Louise, mais votre André n’est parti que pour quelques semaines, certes l’Himalaya ce n’est pas la porte à côté, mais il vous a dit que cette fois ci, il ne grimperait pas…

C’est que la montagne lui a déjà pris un père et un frère à Marie-Louise et son cœur ne supporterait pas un autre drame…

- Ô ce qu’il dit !

- Avez-vous acheté une caméra comme il vous a conseillé de le faire !

- Oui mais je ne sais pas m’en servir !

- Bon je passerai Marie-Louise, pas de soucis ! Mais promettez-moi d’ôter ces vilaines pensées de votre tête !

- Oui mon père et vous resterez dîner ?

- D’accord à ce soir !

Avoir dans la vie, un soigneur de cœur avec la petite lumière pour l’âme éteinte, qui est, en plus, un vrai spécialiste en informatique : c’est un vrai passeport pour le réconfort !

15 octobre 2018

Pot d’échappement

Classé dans : ça décoiffe !,Genre mauvais genre,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 15 h 08 min

« Pourquoi cette grisaille, ma mie,  dans vos yeux ?

Qu’est-ce donc là ?

Le fil barbelé de vos pensées en ce jour peu glorieux d’inondations ?

Pourquoi ce rouge cerise sur vos joues ?

Qu’est-ce que cela ?

Le fer rougi, posé par ces barbariens qui font grimper votre tension avec cette hypothétique montée des eaux d’un certain réchauffement climatique ?

Que nenni mon ami ! répond dame vorace, juste un reste de vomissure laissé par nutella ha ha lui aussi englouti !

14 octobre 2018

Tout n’est qu’engagement

Classé dans : Atypique pique,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 7 h 20 min

ou pas ? Écrire les dernières pages de mon ouvrage : L’Éternelle, commencé en janvier 2017, n’est pas la fin de mon travail ; j’ai déjà listé ce que je veux vérifier, donc mes notes me montrent que j’ai encore du travail…  Je chemine doucement, j’aime ce moment où je pose les marches de l’ascension de mes finitions… Je suis la berceuse de mes mots, doucement doucement…

Rien ne presse, mon engagement vis à vis de moi-même est total et sans obstacle puisque j’ai le temps, point d’urgence d’une intendance souvent pesante ; il est évident que je ne parle que pour moi… L’engagement ne concerne que soi et je ne suis mandatée que par moi-même pour l’affirmation de mes propos d’où l’expression : ça n’engage que moi… L’Autre ne me doit rien, que le respect de ma liberté !

Qu’est devenue ma liberté dans un monde où les autres me font comprendre qu’ils s’engagent pour moi et donc que ma conscience peut dormir tranquille ?

Qu’est-ce que s’engager pour les autres ? Ont-ils  demandé quelque chose ? Sont-ils venus sonner à notre porte, nous ont-ils donné leur conscience : tiens occupe-t-en ! En quoi serions-nous porteur des solutions à leurs maux ? Qui nous habilite d’une telle mission ?

Faites ci, faites ça, mangez ça, faites du sport, habillez vous comme ça, écoutez ça, vivez ça et surtout achetez ça, les conseils sont devenus des ordres, où est la bienveillance ? Et que je cite ma religion, ma croyance, mon dogme, la ligne de mon parti politique… Ils s’engagent pour nous ! Ils le disent même dans leurs pubs; et j’ai bien rigolé quand j’ai lu qu’ils mettaient des supers héros pour prouver qu’ils sont les meilleurs pour nous !… Ah pour s’engager à nous bluffer, c’est clair ! 

Siècle de l’abandon de soi, de sa conscience, dans les eaux généreuses* de la société qui sourcent tout pour notre bonheur ! Tu n’as plus à t’engager sauf aux causes que l’on te soumet à coups de matraquage publicitaire ! Laisse toi guider, laisse toi porter, laisse ton sens critique dormir, on pense pour toi, on lit pour toi, on te conseille, même si tu ne demandes rien à personne, l’autre prend ta place, guide tes pas, il s’engage pour toi, dors gentil citoyen, t’inquiète mon bichon, on va te la laver ta conscience !

C’est l’heure du leurre et si tu t’insurges, ciel, si tu te révoltes, outrage ! Tu oses monter le ton de ton avis, tu es un bien mauvais reconnaissant devant tout ce qu’on fait pour toi, car oui c’est le siècle du triomphe du politicien et de tout dogmatiste dont le programme est fait par lui pour lui et les siens, et tu dois te reconnaître en lui, car toi tu es une brebis égarée qui ne sait rien… Ça c’est une sacrée pollution, le formatage idéologique de nos consciences ! Car il y a une énorme différence entre informer et formater !

Pour moi, tout est engagement car tout est politique, et si tout est engagement, tout est résistance pour rester soi-même ! Être en conformité avec soi-même demande un énorme travail de soi en soi, pour rester le plus juste possible, dans un monde où la valeur dominante est le fric où écraser son prochain pour en bénéficier, fait partie du deal !

Sur ce, je retourne à mon roman et si ce que j’écris vous offusque, c’est votre liberté !

*où ça de la pollution, mauvaise langue !

10 octobre 2018

PETIT OISEAU

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 10 h 40 min

Dans son bunker, un magnat de la finance est réveillé par un chant désabusé : «  Va jaser ailleurs ! Comment tu te plains Petit Oiseau ? Tu n’as plus d’eau dans ta coupelle ? Va par monts et vallons faire ton boulot d’oiseau !…

Petit Oiseau part à la recherche de ce bien précieux, mais il a disparu à perte de vue !

Forêts, sols, plantes mortes, asséchées, tout est brûlé, en cendres posées sur la Terre dévastée…

Le chant de Petit Oiseau devient plaintif, l’air brûlant lui noue la gorge autant que la vision de ce monde en perdition…

Petit Oiseau se meurt loin de chez lui, loin de toute vie…

Le magnat rigole, fier d’avoir envoyé paître un assisté, voulant picorer et ses denrées et ce bien qui n’a plus rien de commun… Mais l’incendie est venu, il a appelé les pompiers se croyant encore dans une société où des hommes portent secours à d’autres hommes et aux animaux en danger…

Temps dépassé où il tempêtait contre les mauvaises langues qui lui disaient : « Tu sais ce n’est pas ton bunker qui va te sauver… Tu sais l’eau va manquer pour tout le monde…

- Je me fous du monde… »

Le ciel orangé n’annonce point la nuit, juste l’enfer qui est arrivé !

a amour

Modernité

Classé dans : Je rirais si je n'avais les lèvres gerçées !,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 9 h 27 min

Lissez lissez gentils humains le fil de votre attachement à notre belle modernité, offerte à vos deniers !

Et s’il vous prenait par le plus grand des hasards le désir, que dis-je l’envie de vaquer par des voies non autorisées, c’est peine perdue car sous ses airs affables, le grand Tisseur de toutes les royautés, a saupoudré son fil, d’un doigt de castration chimique, d’une volupté de castration politique, d’un nuage de castration climatique sans oublier l’éternelle castration intellectuelle dont s’honorent chaque jour ces tenanciers à ajuster notre pensée !

Ah la littérature éventrée sous les scalpels de la bonne pensée, l’unique pensée comme tout ce qui pointe son nez dans notre belle modernité !

Du neuf non ?

Mais s’il fut un temps où des hommes brûlaient des livres, aujourd’hui la modernité consiste à faire de l’homme un esclave consentant !

Elle n’est pas belle cette modernité ?

2 octobre 2018

Le bon temps !

Classé dans : Atypique pique,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 15 h 16 min

LA BELLE ÉPOQUE…

A la résidence D’Evils, monsieur Râhgo d’Égout d’une noblesse attardée, fait fleurir dans les bas fonds d’une flore congestionnée, les calibres de ses sorties pesticidieuses ! Il rejoint, déjà sur leur banc, son ami de toujours, et voisin, monsieur Rha Fut, qui lui aime à ébruiter la chose, qui court, qui court, histoire de mettre dans les croasseries de dame Cômair, -qui loge aux raz et nez de la chaussée-, le piment qu’il faut pour chauffer ciel et terre ! Ah faire tourner la tête des vipères, engrosser les mots de vinaigre glyphosaté, fustiger ces tiots, le nez collé sur des smartphones, sans oublier ces chiennes dévêtues, en veux-tu en voilà, héla c’est plus pour leurs yeux, sont bien trop loin !

«Tu te rends comptes mon Dédé, de notre temps une rumeur, on la travaillait, on la malaxait, la retournait, l’étayait tss aujourd’hui trois petits tours de réseau et puis sans va !

- Tu l’as bien dit mon vieux Nanar ! Non seulement y a plus de saisons, mais plus d’époques ! »

23 septembre 2018

POLLUTION

Classé dans : Le mollard qui frappe ou la gueuse baveuse !,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 10 h 29 min

L’étroitesse d’esprit fait gonfler le boyau qui fait enfler le bête et le pousse à hurler son pet libérateur !

Chaque jour qui passe sa tension monte, il crache invective ça et ci, il en perd cheveux et sommeil. Quel malheur !

Sa dernière lecture dans « Encore une Minute »*, -un organe de presse qui presse fort ce qu’il y a en bas dans les intestins, et aussi les instincts-, le fait vomir : »Une invasion va envahir notre espace de vie… Comme chaque fois qu’il lit, il tire ce qui le fait frémir !  Ah l’adrénaline du frisson, ah le goût de la perversité, oh ce jouissement** du pet en partance ! Ce qui le gave c’est de savoir qu’il n’est pas le seul à vivre cet envol charnel et cela le contrarie !

* un journal qui sait bien ce qu’il écrit, mais il fait quand même gaffe, sa petite sœur  » La Minute de trop ! » a été interdite quelques secondes, le temps d’un court appel…!

** il n’aime pas le féminin!

Chaque jour qui passe, le bête explose son pet à la face du monde ! « Tenez prenez ça les rastapouilles, les frigides de la vulve, les mal-blanchis… »

L’atmosphère devient irrespirable car son mal contagieux se répand sur toute la terre. Pauvre pauvre petite et belle planète qui n’est plus bleue, succomberas-tu à ce vent de désenchantement ?

Une jeune et fraîche jeune femme sonne à la porte de son voisin serein :

« Pardonnez-moi mon excès de candeur mais vous ne croyez pas…

- Ah les croyances ça suffit ! Pensez ? T’as du temps toi, pour penser mais à quoi ? Reste chez toi ! »

Il lui envoie un pet qu’il croit bien visé ! La pauvre demoiselle l’évite de peu et le repousse d’un coup de pied direct dans son derrière, offert, si élégamment ! Le coup fait remonter sa pestilence à son nez qui fait exploser sa colère expressément !

« Au secours on me frappe ! On m’agresse !… »

La jeune-fille est menottée, envoyée sur une île déserte où pullulent des gens « comme elle » ! raconte « Encore une Minute » dans ses pages avec forts détails mensongers !

Moralité :  Rien ne sert d’avaler ses cinq fruits et légumes par jour si c’est pour  les pimenter de lectures frelatées !

21 septembre 2018

LE GOUROUGOUROU DE MYNOÛS

Classé dans : ça décoiffe !,Mes écrits 2018 — eructeuse @ 7 h 58 min

Le Gourougourou de Mynoûs cocoricotte savamment dans sa salle à manger où se tient sa conférence sur LA GUÉRISON INSTANTANÉE… Il annonce qu’il est allé partout dans le monde dont un petit village perdu dans une région de Chine, tirer des leçons pour renforcer son art qui lui vint d’une ancêtre en ligne directe, crucifiée, brûlée sur l’autel de l’intolérance… On entend : « Son tel ! Son tel ! » Un film est  projeté où on le voit en action dans ses œuvres… Il faut bien justifié le prix de l’entrée !

On entend des « oh des hi », des soupirs, des frissons circulent sur des êtres aux yeux éblouis ! « Mince j’ai chauffé grave la salle ! Super ce public : Fermez les yeux ! Sentez le pouvoir de mon don ! Il appuie sur un bouton, la climatisation envahit la salle, sentez ce vent de sagesse !

Maître Chiwahwah avait mis des prospectus dans les boîtes aux lettres de son quartier vantant ses illustres pouvoirs…

Il poursuit, il élève la voix, il lève les bras, la salle passe dans le noir, une musique engloutit les esprits et le plafond devient un ciel étoilé ! Une lumière bleutée envahit l’espace : « De part le pouvoir qui m’est conféré, moi Maître Chiwahwah, affirme qu’à toutes heures, je vous donne le suprême bonheur et je vous guérirais de tous vos maux ! »Vous pouvez aller voir ma secrétaire pour prendre un rendez-vous …

Des cris transpercent ces oreilles, des participantes et participants sautent sur lui !  » Moi moi ! », d’autres lâchent leur minou, leur chihuahua et autres compagnons de vie, foncent sur la secrétaire ! C’est une cohue indescriptible ! Quand la tempête est passée, le Maître  dit à sa chérie : « T’avais raison, c’était pas une bonne idée de parler de Mynoûs… »Jouer au messie c’est bien du soucis !

friends-1149841__340

Image Pixabay

12
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus