Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

12 novembre 2014

Fraternel

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 5 h 15 min

Quel que soit le chemin de notre voyage, sur le chemin de la vie, il arrive que le compagnon ne soit plus du voyage, et la solitude n’est pas une compagnie, on a besoin du rire d’une amie, d’ un bonjour, d’un bonsoir, parler, échanger, combien de personnes âgées n’ont plus personne à qui parler… Partager quelques mots c’est un peu de lumière qui éclaire le cœur solitaire… Bonne journée !

a voyage 

photographie partagée sur FB par Colors for you

9 novembre 2014

Et la lumière fut !

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 08 min

Et la lumière fut !

 

On aurait dit un petit oiseau il piaillait s’agitait sur ses deux pattes, il avait froid sa couche humide le glaçait. Cela faisait des jours et des jours qu’il traînait, il avait réussi à dénicher un toit : une petite maison dans les restes d’un cimetière éventré. De la bonne maison bien dure mais le froid avait rejoint sa couche, il maudit la terre le ciel et tous ces habitants.

Il avait quitté sa maison pillée un soir d’été où le soleil tape encore tard le soir, pris quelques affaires, enterré père et mère, pris le chemin de derrière qui le conduisit en dehors du hameau déserté désertique où seule la musique des moustiques le faisait danser…

Des moustiques gros comme des frelons, y mettre un jet de pesticide et c’était un coup à se retrouver avec un troisième pouce ! Ô il s’était bien habitué à son deuxième à sa main gauche, elle était si gauche, par contre il avait du mal à marcher avec ses douze orteils et sa démarche chaloupée lui donna auprès des autres garçons le surnom de Tic Tac qu’il trouva mignon. Ainsi donc Tic Tac aimait faire rire ses compagnons de ballons qui l’applaudissaient à tout rompre quand à chaque partie ses tirs comme des boulets de canon faisaient gagner son équipe au fanion jaune citron.

Ah ce qu’ils avaient gambadé par ci par là. Leurs aventures de prédilection avaient lieux dans les restes d’une sorte d’usine qui avait l’avantage d’avoir des piscines, bien sûr il y avait quelques odeurs, des mousses mais il écoutait bien sa maman et ne se baignait que dans la rivière d’à côté, où il n’y avait plus besoin de pécher, les poissons se jetaient d’eux-même sur le rivage. Il avait toujours connu ces ruines et y jouait depuis l’enfance sans méfiance il savait par contre qu’il ne fallait pas jouer dans le bâtiment d’à côté, éventré depuis des dizaines d’année, ses parents étaient formels c’était un lieu de perdition, d’ailleurs Jean titi le si gentil copain son ami, y perdit un œil un jour qu’il y poursuivait son chien entré dans les restes de l’abomination. Une vieille pancarte rouillée en partie effacée n’arrivait plus à indiquer son message, «  in d’ er » et les enfants disaient que c’était de l’anglais !

Tic Tac n’avait pas mangé depuis hier et la faim commençait à le tenailler, une immense lumière éclaira sa nuit sans âme et lui déchira entrailles et peau, lui déchiqueta les os ! Dans sa dernière fraction de seconde de vie il sut qu’il avait déjà vu cette lumière puis la nuit le prit.

« Dormez tranquille braves gens », oui ils dormaient tous maintenant les habitants de ce hameau et de bien d’autres, avait dit la directrice générale de l’industrie nucléaire, « Bla bla bla, avec nous, pas de risques de fuite, tout est sous contrôle bla bla bla même si le risque zéro n’existe pas, bla bla bla bla bla bla… »

La vérité selon laquelle il n’y a pas de risque zéro avec le nucléaire demeure…et ce n’est pas une rumeur, mais plus personne pour la répandre.

1 novembre 2014

Il est venu

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 5 h 44 min

ce mois tout gris mais ici depuis quelques jours le ciel est si bleu que j’y perds mes yeux, une température de 26 degrés s’affiche sur l’indicateur informatique des pharmacies.

Ciel où sont passées les jolies rosées, les gouttelettes d’humidité, les brumes matinales et les frissons qui les accompagnent. L’automne a mis son manteau estival et nous nos habits de plage, ô ce n’est pas une plainte juste une constatation, il va falloir changer les dictons si le réchauffement climatique indique chaleur au balcon.

L’arbre d’automne a gardé sa robe verte, point de feuilles mortes en rondes monotones, seule la fraîcheur de la nuit nous rappelle que nous avons changé de saison… 

28 octobre 2014

Il est l’heure

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 08 min

d’hiver oui oui mais l’heure de retourner à mes gribouillis gribouillas et ses vastes corrections, tout le monde bosse les amies correctrices aussi, ça fuse ça fume ça gigote ça parlotte et bonheur suprême ça rigole car pas de bonheur sans ma petite dose de motte d’humour ! Cordialement bonne journée à tous et toutes bises et love ! 

15 octobre 2014

MISSIMIE LA PETITE SOURIS

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 11 h 02 min

«Tu n’es pas fatiguée de parler de toi ? »

Missimie la petite souris file dans sa maison en bois d’allumettes, sa petite cachette personnelle sous l’escalier en pierre devant la porte d’entrée de la grande demeure bourgeoise de dame Étiennette, une veuve douce et généreuse qui abrite en son domaine ânes lapins biquettes et autres invités furtifs, mais aussi Brutus la brute, ainsi dénommée par notre petite espiègle qui répond à sa mère : «  Ne me confonds pas avec tes voisines qui pleurent à longueur de temps sur le soleil, le mauvais temps et crachent plus fort que la pluie sur leurs soi-disant amies.

« Tu es décidément trop disgracieuse et ne viens plus me demander d’être ta lectrice !

Missimie bougonne : - Mam c’est toi qui pleure qui veut lire tout ce que j’écris…Tant mieux j’écrirai enfin tout ce qui me passe par la tête. c’est parfois moi l’héroïne de mes histoires, et alors je ne fais de tort à personne…»

-Il faut toujours que tu aies le dernier mot.

-Le premier me travaille je file.

-N’oublie pas le repas ma fille !

-Oui Mam chérie !

 Missimie a l’imagination qui déborde elle cherche son crayon, trouve son bien, en se répétant à haute voix ce qui lamine pardon l’anime de l’intérieur, et c’est parti pour des heures. Une cascade de mots dévale sur sa feuille vierge qui s’anime d’arbres fleuris et d’herbes humides aux senteurs éternelles…

 Brutus est constipé, Brutus est fatigué, mais Brutus a toujours faim. Une grosse crampe l’étreint et le voilà immobilisé devant l’escalier bouchant toute entrée et sortie de la cabane de la demoiselle souris.

 Il en a pour des heures à dormir là mais Missimie écrit oublie est partie dans un autre monde joli fleuri ami…

 Maman souris est contrariée, sa petite tête de linotte n’est pas à l’heure pour le dîner comme à son habitude, alors maman souris met sa capeline et part chercher l’étourdie, car il n’est pas question qu’elle manque un repas…

 Voyant Brutus endormi elle pense à son repas et prie pour que sa Missimie ne fut pas son met principal !

 Le gros chat gros du dos gros du bas tend son gros museau et se sent l’âme affamée quand il voit dame souris déambuler avec sa belle capeline, mais soudain, il entend un bruit et file gratter sous l’escalier en pierre où Missimie se sait maintenant bloquée.

 Devant le danger imminent Mam souris agite sa capeline sous le nez du matou bouffi.

 Missimie qui suit l’audace de sa mère depuis un trou de fourmi tremble et cherche de quoi assaillir le chat pour aider sa maman.

 Tout d’un coup on entend dame Étiennette appeler son minou : « C’est l’heure de ton médicament Chachilla, si tu veux manger ce soir accouure mon gentil petit minou ! ».

 Chachilla pensant au beau bon de mou qui dort au réfrigérator, laisse Mam souris et sa capeline à la destinée de ce jour…

 Missimie sort de sa cachette et vole dans les bras de sa maman : «  Maman ! maman chérie tu es mon héroïne, de toujours et à jamais. » .

 Mam souris retient ses yeux humides : « Dis moi ma fille tu n’aimes ma cuisine que froide ? » demande la maman en serrant très fort sa petite dernière. Une cascade de rire emplit ce moment de vie.

 On vit deux petites souris courir dont l’une ornée d’un drapeau rouge, signe de victoire ?

9 septembre 2014

LE POIDS DES LARMES

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 11 h 02 min

 Nos larmes sont si petites et pourtant si lourdes de souffrance, c’est que notre cœur garde en son fond l’essentiel de notre douleur, le sang de notre chagrin ne perle pas sur nos joues, l’intime est là profond au cœur de notre raison, les larmes peuvent rire les joies, les larmes peuvent  pleurer les peines, les larmes parlent toujours d’amour, jamais la haine ne coule sur nos joues… La haine aboie mord vocifère postillonne mais ne perle pas, alors s’il m’arrive de perler sur mes joues du moi, du soi, du nous, de votre douleur, la douleur de vos maux qui assaille mon cœur et se marie à la mienne, ce n’est pas que le signe d’une fragilité, d’autres diront sensibilité, émotivité, c’est aussi le signe tout simplement d’une fraternité !

Quel que soit votre combat d’aujourd’hui et de demain  peace and love : force courage et amour !

19 juin 2014

L’AMOUR TOUJOURS

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 13 h 12 min

de nombreuses personnes mangent encore grâce aux resto du coeur !!!

l’homme qui fit trembler les porlitiques !!! Coluche tu nous manques !a amour toujours

12 juin 2014

LE VIEUX LION

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 10 min

 

Saizar et Vulverte de Krize

 

Tragédie sectaire d’un siècle douceux

en trois actes

 

Résumé de l’acte I

 

Vulverte de Krize se frottait ardemment les mains -déjà des tâches brunes apparaissaient- tout en regardant son joli front blond dans le miroir de sa grande salle de bain, quand, tout d’un coup elle entendit venant de la cuisine, la phrase de Dieu son père à la radio, posée sur le frigo ! Un cri perçant sorti de ses entrailles , brisa la glace ! Sept ans de malheur vociféra la verte fureur !

Le papé du parti frénétique se grattait les couilles en tirant sur sa cigarette ! Il avait encore joué de sa belle langue nationale, on a les érections qu’on peut sourit-il, mais sa fille prise d’une crise d’herpès vulvaire vint lui tenir ce langage : « Père je vous somme de vous taire, il n’est point l’heure à cette heure où sonne mon triomphe, de briser la purification du parti, il suffit ! ». Heureusement un ami sortit de l’ombre et en bon avocat ami, prit la parole en publique et se gaussa t’envoyer le nouvel ennemi hors du champ du parti…Faut rassurer pour empêcher le parti de chuter, les médias se plièrent au jeu !

La tension était extrême !

Drapée dans sa toge de victime consentante offensée, Vulverte de Krize, tient à calmer sa carie de père en publique afin que le bon peuple sache que la patronne c’est bien elle et donc comme tout bon parent, elle punit la dite infraction. Mais dans cette jungle bouillonnante, le vieux lion n’avait point dit son dernier mot…

L’acte I finit sur une envolée lyrique osée, le fier soldat rugit:

« Point de retraite, à la guerre comme à la guerre, ma mie, de boulangerie hi hi ! »

ACTE II

 

Scène I

 

Ô fille ingrate tu oublies d’où je t’ai sortie !

Te crois tu maligne à émasculer ton père

qui t’a tout appris de sa guerre

 

il y a un temps pour tout mon père

votre combat de naguère a eu son heure de gloire

vous savez bien combien je vous vénère

je n’ai point perdu la mémoire

 

sauf votre respect mon divin père

l’alliance européenne avec notre FN

demande un tantinet votre silence père cher père

ma victoire est votre gloire entière mon cher père

 

Suffit ma fille je ne suis pas de bois

tu ne me crucifiera pas sur ta pâle croix

le parti c’est moi

ça va se passer comme ça

 

Le vieux lion quitta la scène, si on ne peut plus être le maître chez soi, alla chez les médias, ces inconditionnels friands de ses oraisons gazeuses…justifier ces belles citations.

Il fit la tournée des Gazettes du Soir, l’homme aux envolées fumeuses…expliqua qu’il était puni pour trop de précipitation…

A suivre …

10 juin 2014

LOVE LOVE

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 8 h 24 min

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8 juin 2014

L’OBJET DU DESIR

De saignement en saignement

j’enseigne l’ignorance

la pensée incontinente

la jolie insouciante

je martèle fer en tête

de fil en baïonnette

que tu es ma chair à canon

que tu es ma chair à pognon

mon sujet d’opérette

mon robot de supérette

mon adoration

mon Eldorado

 

De saignement en saignement

j’enseigne l’obéissance

je suis la propagande

je bande je bande

je suis la propagande

en gang

en bande

j’ensemence tes rêves

je modèle tes projets

je guide tes pas

 

De saignement en saignement

j’enseigne la soumission

sans pistolet ni fouet

je suis la propagande

je construis mon jouet

objet de mon attention

prévisible

dans l’invisibilité de sa fonction

 

De saignement en saignement

j’enseigne la passation

je suis la propagande

sans passion sans illusion

je bande je bande

je crée tes peines je crée tes joies

je manipule le fruit de tes entrailles

sans fureur ni rancœur

je suis sans faille

j’explose ton cœur

il faut sang neuf pour vivre

de nouvelles pousses titillent mon désir

 

 

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