Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

28 décembre 2014

VOEUX

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 43 min

Beaucoup beaucoup d’amour pour faire monter la paix la faire tinter résonner au delà de nos cœurs

de l’amour à chaque coin de misère

sur chaque larme chaque chaîne 

qu’il ne reste que celles du bonheur

de l’amour pour repousser les frontières de haine  

de l’amour pour habiller les peines 

de ses belles dentelles de tendresse universelle

de l’amour au delà de l’horizon 

de l’amour en serment éternel

tous à l’unisson !

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19 décembre 2014

RONDE ET SUAVE

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 5 h 01 min

Si le bleu rend amoureuse tu es mer 

si le jaune rend soyeuse tu es rire

si le rouge habille tu es force

si le vert couronne tu es reine

si l’orange illumine tu es coucher de soleil

sur la palette de la vie l’étincelle fleurit

tu resplendis suave et ronde

belle belle des rêves ton joli ventre d’avenir est moisson d’émotions nid d’amour éternel,  fruit de la création tendu joufflu rempli de raison et de passion et derrière ce joyaux, toi divine fée en terre nourricière devient maman bien avant la naissance de ton divin enfant ! 

9 décembre 2014

Le premier pas

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 30 min

L’homme s’est élevé sur ses deux pieds, il a marché, voyagé, aimé le ciel et ses étoiles, aimé les danses de la mer, il a parlé, il a chanté, il s’est installé, a construit maisons et prisons, écrit poèmes et chansons, s’est anobli, s’est inventé des religions, des coutumes, l’homme cultive raison et déraison.

L’homme s’est élevé sur ses deux pieds, il a vu loin, planté des moulins, décrypté des parchemins, posé les barbelés de ses propriétés, des miradors pour surveiller son or, des ceintures de chasteté pour cadenasser sa propriété reproductrice, il sait le vice.

L’homme s’est élevé sur ses deux pieds, il a su se faire des ennemis, il a levé des armées, debout il se voit grand, faire des autres des rampants c’est conquérant !

L’homme s’est élevé sur ses deux pieds, quoiqu’il fasse ou défasse, l’amour n’est point absent en sa demeure qui peut même s’agrandir, quoiqu’il en soit, quel moment sublime, quel beau moment magique quand notre enfant fait ses premiers pas vers nos bras tendus chargés d’amour… le premier pas d’amour !

2 décembre 2014

Délicieux ?

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 33 min

Au « Délices »

 Annette a ouvert sa petite supérette collée à la boutique de son mari. C’est une petite salle toute blanche mariée aux belles couleurs de ses créations. Tous les goûts sont dans la nature aime à dire Annette et le client est roi de deux à 122 ans. Ainsi sur ses présentoirs il y a forcément l’objet de vos convoitises avec la couleur et la saveur de vos désirs. Annette est une inventive qui a du nez et du courage et un mari bien conciliant ajoutent quelques commères derrière leurs lunettes de vipères qui lorgnent par la vitrine.

Un ami poète lui confectionne quelques jolis récits pour accompagner le fruit de ses délices. Entre le rayon pommes poires et scoubidous et le rayon fruits de la passion, elle inaugure ce matin le rayon chandelles et frissons… c’est une admiratrice d’Agatha Christie. Là c’est trop, on lui envoie le curé mais pas encore la marée-chaussée !

Le bon abbé sort tout rose bonbon et bénie la supérette aux yeux et à la barbe des bigotes toutes en mécontentement ! « Rien de sert de bêler venez vous confesser ordonne le curé et prestement ! » . La venue du curé signe officiellement l’approbation du commerce de la douce Annette ! Même le maire vient y faire son petit marché : « Ah monsieur notre maire pour vous j’ai une spécialité .

- Je ne vous savais pas si créative ma chère Annette ! 

- Tenez prenez et dégustez, lourde en poids comme nos impôts !

Le maire repart avec une encombrante marchandise et « en plus elle a de l’humour » rit le premier des administrés !

Si Annette a le dos large elle a aussi les oreilles tolérantes, car dans son joli magasin les langues se délient. Annette constate que ses créations prennent vie et humour en fonction de sa clientèle. Il va s’en dire qu’elle en entend et son mari aussi dans sa boulangerie…

Son petit commerce est un succès qui a franchi les murs de la commune, ainsi elle a pu embaucher une jeunesse du troisième âge qui lie aussi bien les emballages que les jolis mots. Le troisième dimanche du mois après la messe et le coup de feu du midi pétant, Annette et son époux sirotent au café «  Le vestiaire » avec leurs concitoyens qui trinquent gaiement à la santé de leur boulanger et des bonnes sucettes d’Annette !     

25 novembre 2014

Les couleurs de sa semaine

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 13 h 47 min

Les couleurs de sa semaine

Dimanche, bruine et brouillard verdissent son cœur, elle vomit son labeur, deux heures pour mâcher sa feuille de salade et son bout de viande qui est à la viande ce que le fer est aux épinards, lance son dentier dans le saladier. Le sapin de Noël clignote majestueusement au milieu du restaurant du lieu de son enfermement, elle quitte la salle encore le ventre chantant et peine à voir à travers ses lunettes de cafard.

Lundi elle ressent jaune pense bleu dit vert, elle est verte de rage et point ne ménage. Mardi ce nouveau jour lui hérisse la peau lui plombe le mental et lui salit ses lunettes elle n’aime décidément pas l’eau, met sa tenue de matelote, se plante dans le hall, sous le porche frissonne, gare aux coups de parapluie. Réintégrée, à l’atelier peinture est amenée, s’est amusée à peindre les vitres en vert, puis est partie en courant, sur le chemin de sa détresse, elle aime jouer avec le vent ! « Vent frais vent du matin, vent qui souffle aux sommets des grands pins » chantait l’animatrice.

Mercredi serait bien restée couchée mais quelques contrats la retenaient sur la route de la médisance qui piaffait dans les longs couloirs du grand isoloir, mal voyante mais pas sourde, elle aimait en faire bondance.

Lundi mardi mercredi silence radio silence téléphonique silence silence. Jeudi toilettage et massage, elle est la folie en folie chantonne-t-elle sous les vapeurs d’un jacuzzi à son voisin de souche, plus furieux que fou : « Elle a pissé dans mon aquarium ! ». Elle est fière d’elle, les poissons rouges ont viré verts c’est d’enfer rit-elle.

Vendredi jour de sortie, refuse la jupe la robe s’est réfugiée dans le placard à balais fait sa sorcière finit attachée au bûcher de son lit. « C’est pas à quatre fois vingt ans que vous me ferez faire le singe dans vos fêtes à la noix de c… ». Elle a encore réussi à éviter cette sortie où des petits garçons et des petites filles viennent chanter pourtant joliment joyeux Noël aux vieux de l’hospice. Elle serre contre son cœur la photographie de son unique petit fils partit à la guerre depuis trois ans pour sauver elle ne sait quelles affaires, elle sait qu’il appellera, elle ne doit pas quitter sa chambre et quand le téléphone sonnera qu’elle entendra sa voix son cœur rayonnera il sera vivant son tout petit, sa seule main libre prend le combiné, le soleil est entré, c’est bien lui, et la bonne nouvelle tonne « Mamie je viens te chercher samedi ! ». Elle a son père Noël et il a l’âge de son petit d’amour, il lui avait promis que, jamais ô grand jamais, elle ne finirait sa vie en maison solitaire !

Quand survient la mort de ses parents tués dans un accident de la circulation, il était en Afghanistan. Fils unique injoignable, la mairie se chargea des funérailles et plaça la vieille dame qui jamais ne se résoudra à le croire disparu. Elle devint la dérangée de l’hospice, celle qui avait attrapé un grain de folie à la mort de ses enfants.

Sous son manteau couleur bonheur, mamie a revêtu sa plus belle tenue pour accueillir sa fleur de vie en ce beau samedi !

18 novembre 2014

LES BEAUX MOTS

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 24 min

Quand je n’étais pas bien grande, j’avais une particularité qui ne m’a que rarement quittée,  je répondais du tac au tac avec, allons je ne nie pas, un doigt de talent qui clouait le bec à celui qui voulait me piquer,  corbeau femelle ou mâle faisant ! Ma mère appelait ma bouche à diatribe  » Lala » et me disait « toi et ta Lala » quand je me retrouvais au coin à l’école pour un questionnement pointu jugé malvenu ! Mais qu’est-ce que j’ai pu en dire aussi des conneries !

Je viens de lire un joli message de VIRETANTQUEVIRE  sur mon texte  » lundi mardi … » qui a de bien beaux mots, une belle écriture, sur son blog littéraire. C’est en lisant son « j’adhère » que cela m’a replongée dans une de mes sorties baveuses non glorieuse lors d’un meeting  politique où j’aurais mieux fait de la fermer à propos de mon adhésion au parti d’un ami ! Il m’est arrivée il faut l’admettre de trouver des zozos qui zinguent sexe et politique en même temps et je n’y entendais rien à cette musique sur le vif du moment… Passons…

Comme vous cher monsieur Viretantquevire j’aime les jeux de mots et merci d’adhérer à ma manière d’écrire sur un sujet délicat,  sur le moment je me suis dit « à quelle partie de ma souffrance » adhère-t-il ?  Oui toujours prendre le parti d’en rire cordialement !

16 novembre 2014

ANIMAL SENSIBLE

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 12 h 03 min

Jour de pluie glacée

 

« Salut vieux renard !

-Salut vieux bouc »

Ah ces deux là s’aiment comme larrons en foire.

Comme tous les matins, le doux dédé va chercher son pain chez Luc, ce vieux loup de mer reconverti boulanger, qui sent plus le bouc que le bon pain bien cuit car depuis que sa moitié s’est tirée, il ne fréquente plus sa salle de bain !

Dédé a mis ses bottes trouées il maudit ce temps de chien. Non seulement il pleut des cordes, mais en plus il fait un froid de canard. Son manteau le recouvre à peine, il en a la chair de poule.

-Comment va ta femme ? demande le boulanger

-Bergamote a un chat dans la gorge !

-L’a trop sucé ton bâton mon cochon !

-Pour sûr pour sûr mais j’ai trop abusé l’a voilà au lit et au bouillon !

-Ça va la changer !

-Pour sûr pour sûr !

Dédé l’avait ramassée une nuit d’hiver complètement glacée sans vêtement dans un caniveau de la vieille ville où elle survivait en faisait la manche et acceptait pour quelques pièces de soulager de vieux bourgeois qui ne passaient pas là par hasard. Bergamote n’ était pas en joie, son cœur cassé, sa peau tannée, son porte-monnaie vidée par un salopard qui la tabassa cette nuit là, avait une faim de loup. Elle accepta la charité du bon Dédé !

Pour rien au monde Dédé n’aurait maltraité et encore moins abusé sa Bergamote car dans son cœur de vieil homme, brûlait le feu de l’amour, mais il ne voulait point peiné son vieil ami en mal de sa dulcinée !

Sous couvert de froideurs, les hommes vivent aussi avec leurs douleurs, il serait cruel de les enfermer dans le stéréotype éternel du salaud, eux qui crient maman dans les tranchées, eux qui donnent leur sang pour mère patrie, eux qui triment pour deux sous trois cailloux pour nourrir leurs petiots, eux qui ont comme beaucoup de femmes l’empathie en leur âme !

14 novembre 2014

Devinette

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 15 h 48 min

L’homme de Marbre est un film d’Andrzej Wajda sorti en 1976 que je vais voir forcément et bien sûr je vais voir l’homme de Fer palme d’or sorti en 1981 et stupéfaction je vois quelque chose d’incroyable sur le générique du film et ça me fait une drôle d’impression, une colossale impression pourquoi ?

a homme-de-fer

Synopsis

Pologne, été 1980. Winkiel, journaliste radio soumis, est envoyé à Gdansk pour un reportage sur le meneur des grèves des chantiers navals, Maciek Tomczyk. Winkiel apprend par Dzidek, ancien étudiant avec Maciek, que ce dernier est le fils de Mateusz Birkut, ouvrier tué lors des émeutes de 1970. Il découvre que Maciek entré, depuis, au chantier naval, lutte pour la reconnaissance d’un syndicat. Winkiel rencontre Agnieszka, ancienne journaliste, mariée à Maciek et emprisonnée pour avoir aidé les grévistes. Elle lui dépeint la situation des grévistes et leurs luttes sociales.

12 novembre 2014

Fraternel

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 5 h 15 min

Quel que soit le chemin de notre voyage, sur le chemin de la vie, il arrive que le compagnon ne soit plus du voyage, et la solitude n’est pas une compagnie, on a besoin du rire d’une amie, d’ un bonjour, d’un bonsoir, parler, échanger, combien de personnes âgées n’ont plus personne à qui parler… Partager quelques mots c’est un peu de lumière qui éclaire le cœur solitaire… Bonne journée !

a voyage 

photographie partagée sur FB par Colors for you

9 novembre 2014

Et la lumière fut !

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 08 min

Et la lumière fut !

 

On aurait dit un petit oiseau il piaillait s’agitait sur ses deux pattes, il avait froid sa couche humide le glaçait. Cela faisait des jours et des jours qu’il traînait, il avait réussi à dénicher un toit : une petite maison dans les restes d’un cimetière éventré. De la bonne maison bien dure mais le froid avait rejoint sa couche, il maudit la terre le ciel et tous ces habitants.

Il avait quitté sa maison pillée un soir d’été où le soleil tape encore tard le soir, pris quelques affaires, enterré père et mère, pris le chemin de derrière qui le conduisit en dehors du hameau déserté désertique où seule la musique des moustiques le faisait danser…

Des moustiques gros comme des frelons, y mettre un jet de pesticide et c’était un coup à se retrouver avec un troisième pouce ! Ô il s’était bien habitué à son deuxième à sa main gauche, elle était si gauche, par contre il avait du mal à marcher avec ses douze orteils et sa démarche chaloupée lui donna auprès des autres garçons le surnom de Tic Tac qu’il trouva mignon. Ainsi donc Tic Tac aimait faire rire ses compagnons de ballons qui l’applaudissaient à tout rompre quand à chaque partie ses tirs comme des boulets de canon faisaient gagner son équipe au fanion jaune citron.

Ah ce qu’ils avaient gambadé par ci par là. Leurs aventures de prédilection avaient lieux dans les restes d’une sorte d’usine qui avait l’avantage d’avoir des piscines, bien sûr il y avait quelques odeurs, des mousses mais il écoutait bien sa maman et ne se baignait que dans la rivière d’à côté, où il n’y avait plus besoin de pécher, les poissons se jetaient d’eux-même sur le rivage. Il avait toujours connu ces ruines et y jouait depuis l’enfance sans méfiance il savait par contre qu’il ne fallait pas jouer dans le bâtiment d’à côté, éventré depuis des dizaines d’année, ses parents étaient formels c’était un lieu de perdition, d’ailleurs Jean titi le si gentil copain son ami, y perdit un œil un jour qu’il y poursuivait son chien entré dans les restes de l’abomination. Une vieille pancarte rouillée en partie effacée n’arrivait plus à indiquer son message, «  in d’ er » et les enfants disaient que c’était de l’anglais !

Tic Tac n’avait pas mangé depuis hier et la faim commençait à le tenailler, une immense lumière éclaira sa nuit sans âme et lui déchira entrailles et peau, lui déchiqueta les os ! Dans sa dernière fraction de seconde de vie il sut qu’il avait déjà vu cette lumière puis la nuit le prit.

« Dormez tranquille braves gens », oui ils dormaient tous maintenant les habitants de ce hameau et de bien d’autres, avait dit la directrice générale de l’industrie nucléaire, « Bla bla bla, avec nous, pas de risques de fuite, tout est sous contrôle bla bla bla même si le risque zéro n’existe pas, bla bla bla bla bla bla… »

La vérité selon laquelle il n’y a pas de risque zéro avec le nucléaire demeure…et ce n’est pas une rumeur, mais plus personne pour la répandre.

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