Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

1 mars 2014

Ah te voilà mars,

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 18 min

tu veux me vieillir mais tu m’offres en dehors d’une prise d’an, de si beaux souvenirs…

Il y avait des jours remplis de merveilles sur mes chemins de soleil quand je partais de bons matins courir par monts et vallons. Je saluais ces champs de blé en sommeil dans une solitude contemplative, cet instant de communion naturelle, où j’étais déjà fille de la terre… Admirative de ta beauté sous tes senteurs humides et frissonnantes dans le bruissement du vent…   Mars et le bonheur de passer de la saison de cross à ma saison préférée, l’athlétisme sur piste… Ah le stade avec son tour de piste en tartan rose me donne toujours des émois, que de bonheur face à soi-même dans l’effort et la connaissance de mes limites… Mars que ton printemps m’ensorcelle encore et encore… mon cœur est né avec toi…

La diseuse de bonne aventure

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 3 h 29 min

La diseuse de bonne aventure

 

Marinette comme on l’appelait avait toujours eu bon pied bon œil, elle vivait dans une belle roulotte verte et rouge, soyeuse et lumineuse. Un jour, elle décida de ne plus voyager et s’installa dans le denier petit hameau qui l’accueillit comme une enfant du pays. Elle avait la verve ensoleillée et les gens aimaient sa franchise et sa gaieté. Elle riait en disant à ses clients : « Je vois à travers le vernis et même le fond de teint, c’est dire si je vois bien ! » .

 « Où tu vas ce matin Marinette, ce n’est pas ton chemin ? lui demanda de loin son ami Louis du haut d’Hercule, son vieux cheval de trait, tressé et peigné comme un dandy un soir de bal masqué.

- Je vais chez le docteur, mon bon Louis faire entendre mon cœur qui court plus vite qu’un Roméo en quête d’une Juliette.

- En quête en quête et qui va faire la quête pour toi Marinette pour mettre du fondant dans tes galettes ?

- Je taperais trois coups sur ton épaule et des bons louis sortiront remplir mon sac à dos !

- A toi ma belle on peut dire que t’as l’idée riche !

- Comme ton cœur mon bon Louis, comme ton cœur !

Ils se saluèrent à hauteur d’honneur, l’un sur son cheval géant, l’une sur son ânesse pétillante, si leurs mains ne se touchèrent point, leurs yeux se lièrent dans un échange serein…il parla le premier :

- Soigne bien ton cœur ma chère Marinette, j’aime trop tes galettes !

- Pur beurre pur beurre, pure comme ton cœur mon bon Louis, qu’elle sera ma prochaine galette, et je vois même qu’on se la mangera accompagné de cidre !

- Voilà une prédiction qui me ravit, lui répondit son ami, je m’occupe du cidre !

- T’entends le clocher, il me dit de me presser, à tout à l’heure mon bon Louis !

- A tout de suite ma chère diseuse de bonne gourmandise. »

Ils éclatèrent de rire et chacun partit à sa tâche, le sourire épanoui des gens sans minauderie ni supercherie.

24 février 2014

N’aurais-je point vécu parce que je ne serai point lue ?

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 57 min

 

N’aurais-je point vécu parce que je ne serai point lue ?

 

 Je pointe mon arrogance de vie entre mes mots mes cuisses et mon cœur est de la partie. Je souffle ma lave de vie sur une terre battue où des milliards d’inconnus vivent meurent comme des chiens comme des riens la faim au creux des reins et les rois et les reines partent comme chacun, la mort n’est pas un luxe… Nef ou radeau nous allons tous vers l’unique destination y écrire notre propre fin… Narrer est une passion et comme toute passion elle revêt son voile d’égoïsme… Au cœur de cette fournaise brûle un amour teinté de mysticisme et du fond de ma caverne, j’aime à narrer, même si narrer est se mirer, narrer est se moquer d’abord de soi car des autres on s’en donne trop le droit, narrer pour mon meilleur et votre pire si tel est votre désir, narrer est un fleuve de vie où le flux de mes mots livre mes entrailles… une vie dans la vie…parmi tant de vie…en quête de liberté…qui guide mes choix en actes politiques, en citoyenne de vie !

21 février 2014

L’oeil voit plus loin que le regard, texte écrit en septembre 2012

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 21 h 31 min

L’œil voit plus loin que le regard

Une sorte de nuage enveloppe mon corps. Il se pose délicatement, je le ressens dans mes mouvements, une sorte de ralenti m’envahit.

« Voilà me dit-il, il est l’heure de ton automne ma chérie…Fais en bon usage. On ne rattrape jamais son passé, prends ton temps, regarde la vie si belle si diverse, profite de ce passage qui t’amènera inéluctablement à tes jours de glace, profite de ta nouvelle vie avec sagesse, tendresse..»

écrit le 19 Septembre 2012, mis dans mon livre « Allo La Bougresse, quelles nouvelles?  » !

19 février 2014

L’écriture est une respiration

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 25 min

lire un regard sur la vie d’autrui…

Le livre un joli bien commun…

michèle mederes

photo de Michèle Mederos

2 janvier 2014

VOYAGE VOYAGE

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 11 h 51 min

Chaque jour, l’enfant aux yeux souriants, entrait dans sa classe et la bibliothèque devenait son fief…

a livre

3 décembre 2013

Trop d’amour tue l’amour?

Classé dans : certains de mes écrits 2013,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 00 min

 

La crise de soi

 

« Aaaaah je crise aaah je crise docteur aah mon bon docteur je suis malaaaade ! »

-Bonjour mon divin seigneur, que vous arrive-il ?

-Aaah docteur, oui oui bonjour, c’est un jour de grand malheur, j’ai mal, j’ai très maaal !!Alors que je m’écoutais héler ma dernière composition, je fus pris d’un gonflement impromptu !

-Racontez moi cela mon cher dignitaire écriturien!

-Vous n’êtes point sans connaître mes talents et je dispensais ma prose du haut d’un fauteuil sur mon balcon comme chaque fois que j’aperçois dame Cunébombe pointer le bout de son décolleté sur sa terrasse d’été, quand je perdis l’équilibre et me retrouvai plus bas que terre, le nez dans la sciure du chat et ma chère composition dans son caca ! Il me sembla entendre un cri de compassion mais la belle était partie…

Le médecin retenant son rire demanda : « Mais de quel gonflement me parlez vous, pensant, rouge comme joues, à son bel oiseau bandant !

-Ah cher docteur mes chevilles ne me tenaient plus, je tombai comme sac de farine, je fus mort de honte !

-Voyons cela! En effet vos chevilles sont enflées mon ami !

 

Le jardinier ramena le billet délicat qu’il posa sur le scriban. Furtivement le médecin le parcourut :

 

Je m’aime ma douce belle

tu m’aimes ma jouvencelle

nous nous aimons ma tourterelle

si tu es si belle autre moi-même, seule digne de moi, je t’accepte sous mon aile…

et y renifla quelques maladies…

-Vous voilà avec deux belles entorses cher coquin et une crise de goutte!

-Ne vous moquez point mon médecin, j’ai bien mal à mon cœur…

-Ah l’accro à l’égo !

-Plaît-il ?

Le docteur fit son ordonnance et en son fort intérieur sourit :

L’orgueil peut faire souffrir surtout s’il s’accompagne d’une crise de soi aiguë, doublée d’une crise de mauvaise foi, boire une cuillère à soupe de modestie, trois fois par jour matin midi et soir pendant longtemps !

 

 

25 novembre 2013

LA NATURE DU COEUR

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 8 h 22 min

La nature du cœur

Dites docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur ?

A la place elle aurait du mettre un sac à provisions, pour la liste de ses visions, trois enfants un chien et ses soirées entre-copains, ses chèques sans provision, pour la liste de ses rêves sous conditions, la liste des travaux à faire de lui un homme beau, prêt pour ses méfaits, ses forfaits avec compromissions, pour la liste de son avenir à sens unique, de sa fiction de l’amour éternel, à savoir sa vision personnelle.

Dites docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur qui craint ni la douleur de l’enfantement ni le froid ni le chaud de la vie mais ne résiste pas à la torture d’un bourreau de pacotille ?

 Le docteur n’étend pas, il rêve derrière le canapé de son ennui, à sa maîtresse, une belle plante de vingt ans sa cadette, croisée à sa salle de gym, trois mois déjà qu’il fantasme sur ses atouts bombés, alors madame machin et ses angoisses de la quarantaine…

Et la femme de famille, la mère au cœur brisé repense à ce docteur, il y a 15 ans qui lui expliqua qu’on ne dit pas aux femmes la douleur de l’accouchement sinon les femmes ne voudraient pas d’enfants, ainsi on ne ment pas aux femmes, juste qu’on omet de dire quelques vérités pour que les femmes acceptent leur réalité : être au service de l’homme et de sa procréation, ce que dame nature a voulu !

 Les femmes ne sont pas abusées, elles sont simplement manipulées, réduites à la condition d’imbéciles heureuses rêvant de curer les chiottes du prince charmant, en contre-partie d’un toit, abri bourgeois où elles pourront torcher la prunelle de leurs yeux en chantant qu’elles renieraient pays et religion pour leur bel amant, miroir aux alouettes, où les belles narcissiques pourront se mirer le temps que leurs seins tiennent, ah les saintes maternelles… La belle transmission narcissique des aliénations se fait de mère en fille comme pour la brillante tradition de l’excision…

 Dites moi docteur pourquoi dame nature nous a mis un cœur ?

Ah madame Bro…, on va en rester là, on reprend rendez-vous, vous pouvez jeudi à 17 h, oui docteur, et madame Bro… sort ses 150 euros de son petit porte-feuille quitte le cabinet de son docteur, sert la main tendue, le docteur ferme la porte avec un sourire aseptisé, il est déjà parti dans le fantasme d’un registre plus réjouissant …

 Dans le cabas de la femme, plus de listes de commissions, juste un porte-monnaie allégé de quelques soumissions. Elle plie sous son aile son cœur en morceau, crie sa douleur, des larmes roulent silencieuses, brûlantes de fièvre, un jour il dira plus que sa peine peut-être sa haine puis il s’adoucira, reprendra place avec les cicatrices de sa vie…

Dame nature a mis un cœur aux êtres pour la vie…

Ce qui relève de la supercherie vient des hommes, nul n’est à l’abri de rencontrer le mensonge, le vice, mais le cœur des êtres est si grand si grand que s’il est capable d’abriter toutes les folies toutes les trahisons toutes les passions, il a même de la place pour le pardon… 

16 novembre 2013

L’IDIOTE DU VILLAGE

Classé dans : certains de mes écrits 2013,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 09 min

 

L’idiote du village

 

Elle lavait le linge de tout le monde comme personne…

Ramassait à la peine les feuilles d’automne.

Elle faisait partie du décor, corps à corps déchiré jusqu’en son nom oublié..

Les gamins la moquaient.

Les anciens la respectaient.

C’est que lors d’une période trouble, la belle dame prit faits et armes pour la liberté, fut dénoncée et torturée mais ne pipa ni mot ni nom des compagnons de route, jusqu’à en oublier le sien.

La calomnie s’habille de toutes les couleurs de la vie mais porte bien son manteau de trahison…

Elle oublia jusqu’au nom de son bourreau, pas celui qui lui massacra ventre et dos, elle ne le connaissait pas, mais celui de la bête qui la livra à ses semblables nazis…

Quelques uns lui firent même payer de s’en être échappée, les loups ne quittèrent jamais sa terre…

Elle survécut…vécut…mourut.

L’idiote du village partit comme elle avait vécu avec dignité.

On trouva dans la poche de son tablier, un tout petit bout de papier griffonné presqu’effacé. Des bruits circulaient que c’était la missive d’un doux amant qu’elle garda là comme son unique trésor…Mais les bruits circulèrent si fort qu’on trouva un homme fouillant sa demeure en hyène répugnante. Quelques fidèles dignitaires tapis dans l’ombre le virent déconfit dans ce face à face silencieux. La bête s’effondra, creva comme elle avait vécu la peur au ventre, la haine dans les yeux.

Tous les anciens rendirent hommage à leur sœur de village de cœur de valeur et gravèrent sur sa stèle tout le respect dû à son engagement ! Un absent fut remarqué, le dernier des monstres avait payé, aucun royaume aucun paradis ne l’attendait. Il fut son propre bourreau…Son propre enfer.

Les anciens reprirent leurs occupations, les gamins jouaient et criaient, le vent soufflait dans la plaine, on aurait dit qu’il murmurait une confidence… la plaine est vide…

7 novembre 2013

Le vagabond aux longs cours…

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 11 h 42 min

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Mon amant vagabonde et prend le chemin de mes dentelles, remonte le long de mes cuisses gourmandes et tourbillonne en pressions pétillantes sur mes rondeurs rayonnantes.

Palpitantes, émouvantes, ses mains arpentent la cambrure de mes reins, à la recherche du frissonnement suave qui me rendra folle de lui, puis dépose dans cette vallée, de tendres baisers.

Un vent de douceur se lève et balaie d’un regard mes yeux mi-clos.

Une vague de chaleur envahit mes joues rougies, mon vagabond d’amour, chemine dès lors sur les vallons de mes seins avec la délicatesse d’un musicien qui aime à porter mes soupirs sur sa feuille de route, composition magique…

Ses lèvres effleurent mon cou et marquent leur territoire d’un baiser goulu, chavirant mon cœur, enivrant mon corps, alors, le vagabond aux longs cours, satisfait de son voyage, amant divin, amant vivant, vient boire, en ma bouche offerte, le fruit de nos passions… 

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