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Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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5 janvier 2018

JE SUIS TOUJOURS CHARLIE

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 11 h 51 min

Texte écrit le 31 décembre 2015

INSPIRATION EXPULSION

LA CHAPE DE PLOMB

Ma vie est un combat combat comme le patriarcat contre tous les pouvoirs, ainsi que ceux des petits chefs -femme comme homme- qui se la pètent parce qu’ils se croient puissants dans l’arène du pouvoir que veulent bien leur laisser les maîtres !

 J’ai fait mon choix de société très tôt fréquentant les coins de l’école car impertinente ! Ben non le masculin qui l’emporte sur le féminin ce n’est pas juste ! Merci mes parents de ne pas m’avoir mis la chape de plomb genrée de notre société patriarcale pendant les premières années de ma vie sur mon cerveau de petite fille de m’avoir donné un champ de liberté qui ne s’est jamais fait tailler !

J’ai fait le choix de la justice…

Les êtres s’étripent de gauche à droite de droite à gauche le monde pue sous sa couche d’aliénation et de charbon, ce monde moderne est une catastrophe qui va au delà de son sol et de son air, ce monde moderne porte le poids de sa poisse religieuse de sa peste patriarcale de sa gale financière…ce monde pour tout dire capitaliste !

La dominance masculine n’est pas une invention des féministes elle est présente dans chaque strate de la société, le monde est masculin par la volonté des possédants qui s’en branlent comme de l’an quarante des femmes et de leurs revendications, leur utérus et vagin sous tutelle les seules choses qui comptent à leurs yeux !

Être naître fille n’est pas un fardeau c’est vous les machistes le fardeau. Nous femmes, avons à prendre conscience que ce monde machiste ne nous fera pas de place qu’il faudra toujours se battre pousser des coudes pour y accéder et y vivre !

 J’ai passé ma vie à refuser de me faire piétiner à repousser les harceleurs à combattre le machiste quotidien et il était et est toujours bien présent dans ma maison politique : la gauche ! Toute la gauche ? Toute !

 Je n’ai rien lâché de mon choix de vie, à l’aube de 2016, je suis toujours athée anti-capitaliste et viscéralement féministe, et certainement pas encartée dans un parti qui professe sa messe électorale et qui lui aussi s’en branle du peuple alors les femmes …

 Dessine moi une femme… j’imagine les dessins !

Le père de mon fils aîné communiste disait la marginalité c’est très dur à vivre !

Oui la marginalité nous les femmes on connait c’est inscrit dans le patriarcat

c’est inscrit dans le code civil

c’est inscrit dans les traditions

c’est inscrit dans ma nation !

Aucun lieu espace culture -et je l’ai montré dans mon livre contre le patriarcat- n’échappe à la dominance masculine.

C’est un constat et il faudra bien que le monde ouvre les yeux sur ce que les femmes subissent de toutes parts.

Dans une bande dessinée qui traitent de l’esclavage «  le passager des vents », je crois, que je conseille vivement, il y a un passage d’une lucidité foudroyante où un esclave dit à l’héroïne en parlant d’une femme morte : « C’est un esclave, noir, et en plus femme, c’est pas grand chose ! » ! Tout est dit !

Nos dessinateurs sont des bienfaiteurs de l’humanité éclairés, c’est bien pour cela qu’ils ont été assassinés par des porcs religieux qui savaient pertinemment ce qu’ils faisaient !

Comme tous les inquisiteurs de toutes les religions !

INTEGRISTEJ’ai voulu mettre une photo elle a été censurée il faut savoir qu’on ne met pas ici ce qu’on veut l’église donne ses ordres ? C’était sur l’intégrisme catho ! Excellent la photo censurée ici ne l’est pas sur Facebook ni sur google ! Vindiou !

Ne comptez pas sur moi pour défendre les religions et en disant cela je sais je passe pour la mauvaise, mais je m’en branle, je suis déjà la vilaine et déjà bien seule politiquement car j’ose dire tout haut que l’histoire retiendra que la gauche a abandonné ses racines pour de l’électoralisme !

Que m’inspire cette fois d’année… J’ai appris la mort du père de mon fils aîné il y a un an c’est avec lui que j’étais allée à ma première fête de l’Huma et je ne vous dis pas le bonheur que j’avais eu de rencontrer un de mes dessinateurs préférés monsieur Wolinski ! ça fait boum dans ma tête dans mon cœur et dans mes souvenirs..

Un autre boulet est venu tordre mon âme mon coeur un énorme boulet de canon de la barbarie religieuse inculte : cette saloperie vicieuse visqueuse a fauché nos amis de toujours, et d’autres de nos compatriotes en ce début d’année 2015 …

 » Maman il s ont tué Wolinski tu te rends compte ! »

Oui mon fils je ne rends compte ! Toi qui dévorais avec délectation mes centaines de BD…

Nos dessinateurs qui ont accompagné nos vies nos luttes; il était de la fête; c’était toujours un beau cadeau à offrir une de leurs œuvres …

« Pas de limites à l’humour, car là où l’humour s’arrête, bien souvent la place est laissée à la censure ou l’autocensure » CABU

Année de merde en tous points et nos porlitiques qui jouent à Jacques a dit « on n’a rien vu venir », ben voyons, et pourtant cette poisse religieuse extrémiste qui colle à la république comme la main d’un porc dans la culotte de Marianne  qui rejoue perpétuellement sa putasserie de dominance jusque dans la culture, dans les menus des enfants a frappé encore et encore furie, déchet d’inhumanité, et novembre portera éternellement son cortège d’innocents !

Tous complices ! Que ceux qui n’ont jamais porté plainte comme Charlie Hebdo lèvent la main, que tous ces porcs qui on dit que ces dessins étaient dangereux lèvent la main que tous ceux qui encore osent attaquer notre liberté d’expression lèvent la main…

Quant à la dominance sexuelle que celui qui n’a jamais pénétré une femme sans qu’elle en est envie lève là main !

Un jour un mec m’a dit si tu es féministe c’est que tu es une mal baisée je lui ai répondu viens je vais te montrer… il n’a pas répliqué !

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Ce pays est devenu un moulin à paroles de haine de bêtise de corruptions de démissions de compromissions de culte du pognon et je veux continuer à expulser le plus loin possible de moi cette merde environnante que je subis et repousser cette chape de plomb patriarcale qui n’a quitté aucune institution ! Talion talion he nation !

Si je ne livre plus beaucoup mes combats dans les manifestations, je reste virulente, agissante et n’ai pas perdu encore ma répartie face aux primates et par ma plume jusqu’à la fin j’éructerai : Inspiration puis expulsion de tous les pièges de l’enfermement ! pan dans vos faces de péteux capitaleux !

Il n’y a rien à attendre des élites le pouvoir est entres nos mains !

L’enragée féministe !

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5 mai 2016

Par monts et vallons

En ce jour férié je vous souhaite de belles ascensions !

Bien sûr ne pas compter sur l’ascenseur social celui là ça fait un max de temps qu’il attend le saint miracle de l’enfant Jésus pour nous hisser à la table des repus !

A se repaître, paître, goûter aux joies de l’alpinisme avec son piolet pacifiste !

L’amour est-il dans l’ascension ? 

Bises sur le pont de l’amitié ! Bon long week-end !

25 décembre 2015

A FOISON

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 39 min

Notre Terre qui est dans le ciel immensément grand est berceau de l’humanité.

Notre terre belle bleue, votre planète, fruit de rencontres de partages de mystères de rêves de hasard, et d’une intense activité universelle, riche à foison de diversité avec plus de huit millions d’espèces vivantes, en sa maison, est hélas porteuse d’un lourd fardeau : l’Homme ! 

Notre belle maison a plus de 4 milliards d’années !

Notre terre n’a ni maître ni dieux que cet homme qui l’arpente et se croit le maître de ses lieux comme il se croit propriétaire de la femme de l’animal et de tout ce qui doit le rendre glorieux, sera dans le ciel encore pour un bon moment…

La « vie » est sur terre déjà il y a -3,85 milliards d’années : les bactéries… mais point d’humains. Les descendantes de ces petites choses sont les plus vieilles habitantes de notre planète. Il faudra encore beaucoup de temps avant que les premiers hominidés fassent leur apparition soit, quelques huit millions d’année avant notre ère. Il y a à peine deux cent mille ans que l’homo sapiens bivouaque ici et là sur notre vieille terre- maison.

 L’homo sapiens cet animal humain porte en lui un virus ? Une maladie ? Une anomalie ? La guerre. Et il la fait toujours, ô hé vive la cause ! C’est son affaire fier guerrier c’est son sport préféré : écrasé l’autre !

Cet animal qui a envahi la terre, fier de son fusil et de sa déforestation, rongé de fierté d’égocentrisme et d’égoïsme se congratule s’embrasse se félicite tout d’un coup d’un seul avec son voisin de l’autre bout de la terre, à tous les Noëls en un blabla d’une hypocrisie insupportable ! Et tout d’un coup par magie les bombes restent suspendues au dessus de la tête des enfants ! Miracle !

Cet animal humain n’est à l’image que de lui-même, il lui faudra encore beaucoup de temps pour qu’il domestique ses béances d’ignorance… mais aura-t-il le temps, lui, toujours en conflit avec lui-même, poussant le vice jusqu’à rendre l’air irrespirable, et vomir l’autre, responsable de ses fautes, l’autre cet intrus.

 Intrus ?  

29 novembre 2015

COP21

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 8 h 00 min

L’impérialisme domine tout

 

Impérialisme textuel sexuel conceptuel

Impérialisme religieux mafieux

chaque acte de domination est un impérialisme

il domine corps cœur pays raison ta raison doit être sa loi ta foi

tu te crois libre tu es en prison

le capitalisme met sa patte impérialiste sur la planète entière qu’importe le sort de ses habitants qu’importe le sort de la nature seul compte son profit !

 

chaque acte voulant nous imposer un mode de pensée est une domination

chaque acte de se vouloir libre un acte de résistance

il s’agit maintenant de préserver la vie

 

La COP21 se déroule en ce moment il serait bien illusoire de croire qu’on va changer le climat sans s’attaquer aux causes de celui-ci qui est le capitalisme ! Ils serait illusoire de croire que sans la société civile les sbires des gouvernements au service du libéralisme du capitaliste bougeront d’un iota ; la manifestation des peuples est déterminante notre avenir est inscrit dans ses marches ! 

Pour moi qui ne peut se déplacer je vais mettre à mon balcon mon soutien aux marcheurs du monde entier pour que cette conférence aboutisse à du positif et durant tout son déroulement, ma modeste contribution en dehors de tous les textes et infos que j’ai mis sur mes blogs ! Fraternité et solidarité !

9 novembre 2015

DIRE TOUT ?

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Pouce ! — eructeuse @ 8 h 05 min

L’inspiration :  inspirer respirer respiration expulser l’air d’hier expirer son enfer expier ses fautes expédier ses maux rêver les mots de demain pour les écrire vivre mais écrire c’est mentir le présent des mots est déjà mort et le futur est passé. La vérité reste figée dans l’instant jusqu’à la disparition du papier envolé avec les pensées,  le présent n’est plus maintenant, il est temps de mettre un point final à la logorrhée masturbatoire d’une inspiration débridée…Ah j’écris ton nom Agonie ! 

5 novembre 2015

Les photographies de la vie

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 40 min

 Les photographies de la vie ou l’amour ne jaunit pas.

 

Devant son miroir un peu plus courbée qu’hier soir, malgré ses six heures de sommeil, elle se dit qu’il faut qu’elle se décide, c’est maintenant ou jamais. On l’a prévenue, passer cinquante ans le décalage est trop grand, beaucoup ne réussissent pas le décollage. Elle se sent recluse dans ce corps en partance vers sa destination finale, sur son issue fatale. Et l’autre qui était parti avec toutes leurs économies. Heureusement elle a fini de régler ses commandes, ses acquisitions sont payées rubis sur ongle. « Voilà ce que c’est de vivre avec plus vieux que soi » marmonne-t-elle tristement. « Il a filé avec notre bas de laine et sa secrétaire, ah l’infidèle ! Il ne l’emportera pas au paradis ». C’est certain elle fut refoulée à l’entrée du compartiment d’enregistrement, elle avait beau avoir 28 ans, le robot la repoussa : on ne trompe pas impunément l’administration de la puissante organisation des retraites programmées.

Sortir sortir de ce corps fuir abolir la marche du temps. Dans son coffre à chaussures, dans son armoire à matelas, dans sa boîte à pharmacie, dans son frigo à peau, il y a toute la panoplie pour faire celle qu’elle veut être ce matin ! Dans sa tête c’est clair ! Elle a fini sa collection et sa palette de maquillage est parfaite !

L’industrie du relooking a été formelle, sans photographie nette pas de clonage réussi. Elle lui a fourni les photographies de sa vie où elle se sentait belle libre accomplie… Il faut qu’elle suive à la lettre le programme d’installation et qu’elle respecte à la seconde son temps passage en chambre froide. Elle a fait l’acquisition d’un groupe électrogène de peur des coupures de courant. C’est décidé elle le fait ce matin. Son passeport pour Mars est arrivé hier, sa résidence l’attend. Son mari et elle, se sont choisis un paysage où la beauté de la mer côtoie celle de la montagne. Ils ont cotisé toute leur vie pour cette retraite parfaite et c’est ensemble qu’ils ont choisi son âge pour leur nouvelle vie, elle se sent trahie.

Elle ouvre son coffret à bijou, prend la photographie et la clé pour l’opération. Oui elle est souriante oui elle est jeune réjouie oui c’était le temps du bonheur mais son cœur est brisé son âme broyée son amour envolé. A quoi bon partir il n’y a plus de rêves à accomplir. Bien sûr sa place est retenue, l’administration l’a prévenue que son passage est respecté, la voleuse a été chassée et envoyée dans un pénitencier…Quant à son mari il purge une peine de prison pour fraude. Elle regarde une nouvelle fois la photographie, part dans ses souvenirs. Des larmes coulent le long de ses joues…

Une sonnette stridente la sort de son voyage. Elle va sur son ordinateur : « Allo mamie, bonne fête mamie » c’est son petit-fils qui lui sourit et lui adresse mille baisers, il lui dit qu’il est rentré au lycée des Innovations à Plutarque que c’est une très belle ville et qu’il a hâte de la voir arriver ici… Mais mais la sonnerie tambourine encore et encore…

L’énorme réveil rouge réveillerait un mort, Aline sort une main de dessus la couverture et stoppe le cri de la bête. « C’est pas Dieu possible des rêves pareils ! ». Elle se lève fait ses gestes coutumiers et sourit car son petit fils a encore joué avec le réveil ! Bah il est l’heure de son café, elle ouvre les volets et s’installe sous la véranda, sa chatte lui ronronne de tendres paroles, l’air est doux le soleil lui fait coucou, une belle journée d’automne se lève. Le cœur d’Alice est couvert de cicatrices, son visage de rides, elle sait que rien ne changera le passé, qu’elle faut aller de l’avant, que ressasser hier ne fait pas avancer demain, et qu’il y a bien sûr de l’amour dans les joies de tous les jours. Elle regarde les photographies de ses « ouistitis » comme elle dit. Souvent les personnes âgées s’entourent de mille photographies sur leurs guéridons, les murs de leur salon, sur leurs tables de chevet entre le livre et la lampe, complice des souvenirs… c’est qu’on vit mieux bien entouré de ceux qu’on aime.

1 novembre 2015

NOVEMBRE

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 07 min

Avec le temps les couleurs fanent, avec le vent la souffrance passe. Novembre est là avec ses chrysanthèmes qui disent des « je t’aime » aux disparus des rues, novembre l’endeuillé, comme si la mort se rappelait à nous une fois dans l’année. Novembre est là, il a pâle mine et pose ses larmes sur les dernières herbes encore folles. Le jardinier est passé a taillé rasé fait arbres nets. Novembre se présente poli rafraîchi pour nous dire que l’hiver approche, qu’il faut penser à s’habiller de laine. Déjà les grands magasins se font beaux, affichent les jouets les bûches et les décorations de leurs saints rituels commerciaux… Novembre nappé de brume masque notre soleil glace les orteils des oubliés de l’humanité. Les cheminées fument, les vieilles personnes marchent plus lentement, les jardins se vident de leurs enfants, la vie semble se mettre au ralenti, novembre en douce transition des saisons nous prépare aux grands froids qu’on avait un peu oublié sous le ciel d’été. Novembre le molletonné est le petit répit saisonnier avant la frénésie des fêtes de fin d’année… 

31 octobre 2015

FICTION OU RÉALITÉ ?

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 44 min

Réalité ou fiction ?

Quand la braise sort de la cheminée, envahit la maison, on essaie d’éteindre le feu et on appelle les pompiers !

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’ Ernest s’attendait à ce que sa future pension aille à la baisse, donc rien de neuf dans sa bourriche, mais là c’est fort de café !

Il apprend par voie de presse que monsieur le premier sinistre a rencontré des syndicats et que ceux- ci, ont signé une valse de mesures, à faire sortir le peu de jus des chaussettes des retraités qui peuvent encore se les mettre tous seuls, pour aller au taf. Aucun mot sur les femmes ? Ben quoi se sont les invisibles !

C’est une information qui n’est pas parvenue à ses oreilles mardi, à la réunion du comité directeur de son comité d’entreprise, il en est tout béat.

Ciel ainsi les informations se donnent à la pelle, tombent dans ses oreilles, « mais ils veulent la liquidation du troisième âge ?… c’est charmant d’apprendre ça par la presse ! » : Ernest en est tout roussi !

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, sa maison prend feu !

« Sortons maman de cet enfumage », hurlent ses garçons qui mouillent chemise et front pour étendre le feu, qui mouillent aussi chemise et front, pour deux sous trois cailloux, à l’usine du Bas et complètent ainsi le maigre salaire de leur cher papa, de soixante cinq ans, qui, lui, a 40 ans de trois huit, sous la chemise ! La mère, elle, elle est handicapée, le pied droit et le dos brisés par une presse à papier, sans indemnité dans un fauteuil…

« Ça ne va pas se passer comme ça dit le plus vieux des trois je vais leur montrer moi ce que j’en fais de leurs explications à ce syndicat de merde », et forcément du feu, jaillit la colère.  On comprend que ses trois garçons en soient venus à cette extrémité : la menace d’une grève qui est toujours un appel au secours, qui montre la profondeur des problèmes d’une nation, qui c’est certain, n’a pas que des problèmes économiques, mais ça tous le savent bien !

Tu sens le vent de la compromission qui te fera tenir debout béquilles aux poings jusqu’à tes soixante sept ans ! Pas besoin de demander qui signera cette infamie avec le patronat !

La trahison est le cancer du syndicalisme !

Le vent de la tempête souffle dans toutes les directions, on peut comprendre que les salariés en veuillent une, eux qui reçoivent deux sous trois cailloux, cette aumône du patronat en forme de rétribution ! 

Le jour où la bourse cramera il y aura du monde pour éteindre le feu ?

Certainement pas les porteurs de chemises blanches ! Retrousser ses manches tu n’y penses pas il y a les gueux pour ça !

Tout le monde s’en branle de tout le monde ?

La France est bien malade mais on ne soigne pas une plaie en serrant le coup du malade !

Des gens quittent leur région leur maison pour chercher un espoir dans une France riche qui ne veut pas partager, d’autres rongent leur frein : gare aux dents ; d’autres attendent le miracle du Christ, d’autres attendent que se soit le voisin qui se bouge pendant que d’autres survirent avec le RSA de la maintenance et et et que d’autres sont carrément oubliés sur les trottoirs d’une nation qui se veut le phare du monde  !

Miroir aux alouettes !

Mais dans quel monde on est là ?

Quant à la presse qui se régale des choux gras du patronat et quelque soit le sujet du débat, elle ne l’emportera pas au paradis son plat de compromis, elle qui nous sert le FN en plat principal !

Le monde de la politique est un grand et gros panier de crabes !

Peu de monde à écouter les trois frères, alors ils retournent à la maison en déchirant leurs cartes d’adhérents, le plus vieux dit à son père :

« Si les couilles donnaient du courage pour reprendre l’expression de rustres mal dégrossis qui ne peuvent pas vivre sans nommer leurs attributs, alors, il faut croire que beaucoup sont châtrés ! ».

Quand une société fait faillite on la liquide ! Quand une nation fait faillite on liquide son peuple ! Les amoureux des mises à mort doivent se régaler ! Ah oui Valls est un adepte de la tauromachie !

22 octobre 2015

ENGORGEMENT

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 00 min

L’ego amidonné, le sensé censeur scie la critique, cette ignominie tombée sous son nez, qu’il ne peut même pas déchirée. Il enrage crache que cette pustule ridicule ne l’atteint pas. Mais sa rage lui endeuille l’estomac, il étouffe d’infamie. Trop c’est trop ! C’est alors que sonne la révolte d’un intérieur confit. L’aigreur s’installe toute raillerie déployée sans sourire, toute en moquerie. Mais quel malheur, elle l’envahit et l’habite et le cul et la bite et dégorge son vomi. « Aux chiottes, aux chiottes » hurle le mauvais caractère dans l’enfer de sa colère. Texte écrit le 7-04-2013, un des textes mis dans mon livre « Allo La Bougresse ? Quelles nouvelles ? »

21 octobre 2015

Le bon oeil

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 6 h 23 min

Le bon œil.

 

-Ah ma brave dame, y a pas pire que celui qui n’veut pô entendre !

Jeannette et René échangent quelques vérités sur ce monde qui leur donne bien des misères.

-Bien d’accord avec vous mon cher monsieur ! J’disais encore à mon époux pas plus tard que tout à l’heure, ne pas entendre, c’est une chose, mais en plus se voiler la face, ça ne fait pas avancer d’un oyta le schmilblick !

-Mais va voir quand t’es dans le brouillard ?

René est tout contrarié. Sa dulcinée, Yvette, un vrai roc de chez roc, jamais malade plus vaillante que mille taureaux, est au lit avec une fièvre carabinée, ainsi que son jeune commis, Bernardo, qui tousse de partout. Pour rien arranger à ses affaires, elle refuse toute potion. Pourtant Célimène, leur vieille cousine est la reine des remèdes.

-Pour sûr pour sûr comme on dit chez moi, vaut mieux un œil bigleux qu’un nez bouché qui sent pas le danger !

-Ah c’est ben vrai ça ! Bon en attendant dame Jeannette vous me mettrez trois pains de 500 livres, j’vais vous prendre quelques gousses d’ails pour chasser le mal et votre fromage là qui déboucherait le nez d’un mort !

-M’est avis mon bon René que vous devriez quand même faire venir le parisien ! Il n’est pas de chez nous, mais il a quand même le diplôme le gars !

-Vous êtes toujours de bon conseil dame Jeannette, j’peux bigophoner de chez vous ?

-Faîtes mon ami, mieux vaut pas attendre ! En parlant de veaux, vos vaches n’ont pas le mal ?

-Je touche du bois j’vois rien à l’horizon. Bon j’m'ennuie pô, mais faut que je retourne au boulot, ça doit piailler dans la basse-cour ! j’passerai vous apporter vos œufs tout à l’heure ma brave Jeannette !

-Merci monsieur René ! Pas de soucis et si je puis dire : faîtes bon pied bon œil comme on dit !

-Ah merci ma chère Jeannette toujours le mot pour rire !

 

René part rejoindre sa tendre épouse, le pied vaillant et l’oeil brillant. René a perdu dans sa jeunesse, à la vilaine guerre, un œil et a gagné une jambe en bois.

Le médecin a diagnostiqué la grippe. Depuis ce jour les mauvaises langues disent sous cape, que la Yvette s’était fait choper par la grippe espagnole, mais que tout est bien qui finit bien, le mal est parti.

René a depuis, embauché Pépé, un vieux du village qui n’a pas peur de mettre la main à l’ouvrage. Il a passé l’âge de courir après les poules mais a, avec lui, un beau chien de berger, qui n’a ni mauvais œil ni naseaux bouchés.

La vie a repris son cours avec son entrain quotidien. René achète toujours de l’ail avec son pain ; il ne l’attache plus à la porte de la grange, il le mange avec Pépé, accompagné de sa boisson préférée.

« -Un petit Cahors René ? 

- Pour sûr pour sûr ! Pépé ! »

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