Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

15 septembre 2019

JULIA DE FUNES

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 25 min

Par Alexandre Devecchio ( Fogarovox)

« Le développement personnel est la religion de notre époque »

GRAND ENTRETIEN – Alors que les ouvrages d’épanouissement personnel envahissent les rayons des librairies et que les coachs en tout genre promettent bonheur, réussite et joie à des prix records, Julia de Funès dénonce l’arnaque de la psychologie positive dans un petit essai incisif. Développement (imp)personnel est aussi, plus largement, une réflexion sur le mal-être d’une civilisation dévorée par le «culte du moi».

Selon vous, «le développement personnel est devenu le nouvel opium du peuple». Vous n’y allez pas un peu fort?

C’est le développement personnel et ses desservants qui y vont fort en promettant paix, sérénité, authenticité, confiance, et bonheur en quelques séances. Comme toute drogue efficace, le prix est élevé. Comme toute drogue, il promet d’atteindre en un temps record un réconfort. Comme toute drogue, les prises sont nombreuses, l’emprise importante. Comme toute drogue, il noie les poissons de la négativité et des passions tristes en édulcorant les difficultés et la réalité à l’aide de mots doux et de Soupline langagière. Nous nagerions dans une harmonie radieuse à écouter ces nouveaux prêtres et à lire ces nouvelles bibles. A une réalité difficile et exigeante ils préfèrent la facilité d’une illusion. Un shoot et nous voilà propulsés dans une pensée positive qui positive plus qu’elle ne pense. Comme toute drogue, c’est un symptôme qui se prend pour un remède. Le résultat est le même: dépendance, désillusion et …

13 septembre 2019

NOIR C’EST NOIR

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 11 h 08 min

Réveil sans précédent du trou noir de notre galaxie

sagitarius

Photographie de Sagittarius A* (au centre) et de deux échos lumineux provenant d’explosions plus anciennes.

Le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie engloutit poussières et gaz interstellaires dans des quantités encore jamais observées. « Nous n’avions rien vu de tel au cours des 24 années que nous avons passées à l’observer », a déclaré Andrea Ghez, professeur à l’Université de Californie de Los Angeles, coauteur de l’étude publiée dans Astrophysical Journal Letters.

Les chercheurs ont analysé plus de 13 000 observations réalisées au cours de 133 nuits depuis 2003. Ainsi, le 13 mai, la zone lumineuse située autour du « point de non-retour » du trou noir (zone à partir de laquelle la matière en rotation autour du trou noir est engloutie et ne diffuse plus de lumière) était deux fois plus brillante que celle qui l’a suivie. Phénomène qui s’est répété deux autres fois dans l’année.

Les nouvelles découvertes sont basées sur des observations du trou noir – appelé Sagittarius A* ou Sgr A* – pendant quatre nuits en avril et en mai à l’observatoire de Keck. La luminosité autour du trou noir varie toujours un peu, mais les scientifiques ont été surpris par les variations extrêmes de luminosité au cours de cette période, y compris leurs observations du 13 mai. « La première image que j’ai vue cette nuit-là, le trou noir était si brillant que je l’avais initialement confondue avec l’étoile S0-2, car je n’avais jamais vu Sagittarius A* aussi brillant », a déclaré Tuan Do, chercheur à UCLA, auteur principal de l’étude. « Mais il est rapidement devenu évident que la source devait être le trou noir, ce qui était vraiment excitant. »

Les chercheurs s’interrogent : est-ce un phénomène exceptionnel, mais singulier, ou le signe précurseur d’une augmentation d’activité dans cette zone ?

Hypothèses lumineuses

Une hypothèse pour expliquer cette augmentation d’activité est qu’en s’approchant du trou noir pendant l’été 2018, l’étoile S0-2 a pu lancer une grande quantité de gaz qui a atteint Sagittarius A* quelques mois plus tard. Une autre possibilité concerne un objet bizarre appelé G2, qui est probablement une paire d’étoiles binaires, qui s’est approchée le plus près du trou noir en 2014. Pour Andrea Ghez, « il est possible que le trou noir ait pu enlever la couche externe de G2, ce qui pourrait aider à expliquer cette augmentation de la luminosité juste à l’extérieur du trou noir ».

Le trou noir se trouve à environ 26 000 années-lumière et ne présente aucun danger pour notre planète. Selon les auteurs, il faudrait que le rayonnement soit 10 milliards de fois plus brillant que ce que les astronomes ont détecté pour affecter la vie sur Terre.

En savoir plus : UCLA, 11 septembre 2019

10 septembre 2019

L’alliance des obscurantismes

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 54 min

Article dans Marianne.fr

Militant laïc, Naëm Bestandji dénonce les compromissions du Planning familial de Grenoble avec l’association Alliance citoyenne, qui promeut le burkini.

Le sexisme du voilement a conquis une bonne partie des quartiers populaires et tenté d’investir l’école. Les piscines municipales sont son nouveau terrain de conquête. Cette avancée est facilitée par le soutien d’une partie de la gauche. Depuis quelques années, le Planning familial renie son universalisme et affiche une tendresse particulière pour ce sexisme, participant ainsi à l’avancée politique de l’islamisme. Sa dernière manifestation date de juillet dernier. Le Planning familial de Grenoble s’est rapproché d’Alliance citoyenne, association à l’origine des opérations burkini de cet été, pour apporter officiellement son soutien au sexisme de la burqa de bain.

Choqués, des féministes de l’agglomération grenobloise organisèrent une conférence de presse quelques jours après le communiqué du PF38. Ces féministes universalistes de gauche, femmes et hommes, anciennes adhérentes du Planning pour certaines, souhaitaient manifester publiquement leur indignation. L’idée germa ce jour-là de mener une action d’adhésion collective au Planning familial. Laetitia Rabih, Adjointe PS à la ville d’Échirolles et coordinatrice du collectif « Résistance Universelle » à l’origine de cette action, l’explique ainsi : « L’idée est de rassembler des féministes universalistes, des laïques, des humanistes. (…) Nous pensons qu’aujourd’hui l’universalisme n’est plus suffisamment représenté au sein du Planning familial, une des valeurs premières de ce mouvement. Nous souhaitons les faire valoir à nouveau ».

Plusieurs dizaines de féministes se retrouvèrent le 4 septembre pour se rendre ensemble au Planning de Grenoble. Hakima Necib, membre du conseil national du PS, explique les raisons de sa présence : « Je mesure le danger que représente l’islamisme politique dont le burkini est l’instrument de contrôle du corps des femmes. Chaque petit pas de gagné par les islamistes est un danger. Le rôle du planning n’est pas de défendre le burkini en privilégiant ces injonctions religieuses. Sa mission est de lutter contre le sexisme, pas de le défendre ». Mohamed Makni, conseiller délégué PS à la ville d’Échirolles témoigne également : « Je suis là parce que des musulmans radicaux veulent changer les valeurs de la France. Je suis venu de Tunisie au début des années 1970. De culture musulmane, je suis conscient des risques que font courir les islamistes à la société, surtout pour la question de l’égalité des sexes et du vivre ensemble. J’ai été choqué que le Planning soutienne le burkini. Pour moi, le PF c’est l’émancipation de la femme, la maîtrise de son corps. Avec le burkini, on laisse les islamistes maîtriser les corps des femmes ». Les idéologues islamistes ne prescrivent pas le burkini. Mais ils prescrivent l’occultation des corps des femmes sous un voile. Le burkini en est l’adaptation aquatique.

Ces défenseurs du sexisme islamiste sous prétexte d’ »antiracisme » se donnent le droit d’être racistes pour ce qui concerne la couleur de peau et les origines ethniques de leurs opposants.

Au lieu de rendez-vous, à quelques dizaines de mètres des locaux du Planning, un autre groupe était présent. En voyant les journalistes nous interviewer, certains s’approchèrent pour écouter. Puis, une fois l’entretien terminé, une personne commença à m’interroger. Je pensais qu’elle souhaitait s’informer sur les raisons de notre présence. Pas du tout. Les questions fusaient sur le voile et le burkini, puis d’autres personnes me noyèrent sous d’autres questions, pendant que d’autres encore me prirent à partie. Ensuite, j’eus droit à « encore un blanc qui parle ». Juger quelqu’un sur sa couleur de peau, y projeter ses stéréotypes, pour décrédibiliser sa parole, cela s’appelle le racisme. Une autre personne confia à son voisin « j’ai vu sur son site, c’est un Tunisien ». Le voisin lui répondit « soi-disant Tunisien alors ». La couleur de ma peau s’effaça soudainement, ma francité aussi, pour me réduire à mes origines. De plus, selon elles, un « vrai Tunisien » serait forcément un intégriste musulman qui défendrait le voilement des femmes. On ne m’interpelait pas sur mes idées mais sur ce que je suis censé être en tant qu’être humain. Ces défenseurs du sexisme islamiste sous prétexte d’ »antiracisme », pour ce qui relève d’un choix idéologique, se donnent le droit d’être racistes pour ce qui concerne la couleur de peau et les origines ethniques de leurs opposants.

Ils n’étaient pas là par hasard. Ils me connaissaient. Ils nous attendaient de pied ferme pour nous intimider. Je sentais leur haine et leur hostilité transpirer dans leurs attitudes jusque dans leurs regards. Ils prirent des photos de chacun d’entre nous, sans doute pour nous ficher.

Abandon de l’universalisme

Puis, ils nous devancèrent pour se rendre eux aussi dans les locaux du Planning. Sur place, nous fûmes surpris de la présence de plusieurs dizaines de personnes. Tout devint plus clair. Informé de notre venue, le Planning avait organisé une contre campagne d’adhésions pour maintenir les universalistes en minorité. Les activistes qui nous avaient invectivés étaient là pour adhérer afin de soutenir la direction actuelle. Ce n’est plus une dérive. C’est une fuite en avant. « Arrivées sur place, dans les locaux du Planning, chaque table d’adhésion était occupée par d’autres personnes, nous empêchant par leur occupation de déposer nos adhésions. Par notre opiniâtreté, nous avons ‘obligé’ la Présidente du PF 38 à nous recevoir dans un bureau pour prendre nos adhésions », témoigne Véronique Sanchez-Voir, membre de la commission féministe du Parti Communiste.

Étaient présents également, à l’appel du Planning familial, des membres d’Alliance citoyenne dont l’islamiste Taous Hamouti. Le 9 janvier 2015, soit 2 jours après la tuerie, elle partagea sur sa page Facebook une citation : « N’oubliez jamais que c’est Charlie Hebdo qui a dégainé le premier… ». Plus récemment, elle porta le deuil de Mohamed Morsi, Frère musulman élu Président en Égypte et décédé en juin 2019. Fan des frères Ramadan, elle rêve de n’être soignée que par des femmes médecins et milite inlassablement pour la promotion de son sexisme « religieux ».
C’est comme si SOS Racisme accueillait dans ses locaux une militante de génération identitaire.

Dans le couloir, les discussions allaient bon train sous une tension palpable. Myriam, féministe universaliste, était présente pour adhérer au PF. Après avoir elle aussi été renvoyée à sa peau blanche, on lui clama qu’il faut abolir la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école. Selon eux, elle nie le « libre choix » des petites filles…

Féminisme et patriarcat

Depuis toujours, des femmes militent pour le maintien du patriarcat et le contrôle de leurs corps par des hommes. Myriam prit pour exemple l’excision. On lui répondit : « C’est pas à toi de remettre en cause une pratique qui ne te regarde pas puisque c’est pas ta culture ». Ce propos a été tenu par un individu, soutenu par d’autres personnes présentes, dans les locaux du Planning familial. Myriam me déclara : « Je m’insurge mais ils n’entendent pas. Je n’aurais pas le droit de m’immiscer dans la ‘culture des autres’ même si ça implique les pires barbaries ». Cela rappelle un épisode similaire sur Facebook où, en septembre 2018, le Planning familial 13 avait, par maladresse, relativisé l’excision pour les mêmes raisons : « On milite pour le libre choix de chacun-e, et que nous puissions chacune faire ce que nous voulons de notre corps sans projeter nos choix sur les autres ».

Myriam tenta de défendre son point de vue auprès de ses interlocuteurs : « En tant que citoyenne j’ai le droit de m’exprimer sur un sujet aussi grave. Nous vivons dans une République Une, indivisible, laïque et à vocation universaliste ». Réponse de ce, sans doute, nouvel adhérent : « Citoyen mon cul. La République c’est de la merde ! On lui chie dessus ! L’universalisme est un fascisme ! ».

Le Planning familial a pourtant été fondé sur des valeurs universalistes. L’occultation de son histoire et d’une partie de son ADN est le fait d’une frange de ses dirigeantes et militantes d’aujourd’hui, censées être les garantes d’un patrimoine national auquel nous tenons tous. À la moindre critique de leur complaisance envers le sexisme de l’intégrisme musulman, elles brandissent la carte du fascisme et du racisme pour tuer le débat. Las, des militantes ne renouvelèrent pas leurs adhésions. Les universalistes ont quitté le navire. Leur désir de ne pas faire de vague pour ne pas nuire au mouvement l’emporta sur le reste. Ce fut une erreur. Je l’ai aussi commise. Les intersectionnelles/racialistes ont eu le champ libre. Nous en payons tous le prix.

Ce même phénomène d’abandon s’est produit dans d’autres associations féministes, mais aussi dans des organes politiques et syndicaux. Les universalistes doivent reprendre la main face à ce différentialisme qui s’installe insidieusement. Nous devons regagner chaque pouce de terrain perdu ces quinze dernières années au Planning Familial et ailleurs. Nous espérons que la campagne menée à Grenoble favorisera une prise de conscience et entrainera d’autres actions similaires. Renouer avec l’idée que l’égalité des sexes doit passer avant toute autre considération rendra caduc le soutien au burkini et au sexisme du voilement en général.

8 septembre 2019

CAROLINE FOUREST

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 15 min

 Le féminisme des misogynes

le 07/09/2019 Marianne

En France, on vient de franchir le seuil du 100e féminicide. En Iran, on ne compte plus les femmes tuées par misogynie. La police de la vertu a bien d’autres chats à fouetter. Elle traque sans relâche les femmes qui se dévoilent.

Chaque mercredi, depuis presque deux ans, des Iraniennes apparaissent dans l’espace public dévoilées ou habillées de blanc, en clin d’œil au #WhiteWednesday. Elles se filment et postent leurs vidéos pour protester contre le port obligatoire du voile. Un mouvement lancé par la blogueuse Masih Alinejad, l’une des premières à avoir posé sur Facebook sans un voile. Depuis, des courageuses ne cessent de se lever. Elles montent sur des plots à l’occasion des manifestations, elles chantent dans le métro ou se rendent à des matchs de foot. Et sont arrêtées. A tour de bras. Les peines de prison pleuvent. Quand ce ne sont pas les coups de fouet.

L’Iran et les femmes

Pour les avoir soutenues et défendues, l’avocate Nasrin Sotoudeh, 56 ans, a été condamnée à une peine cumulée de trente-trois ans de prison et 147 coups de fouet ! La France l’a nommée membre de son Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes du G7 de Biarritz. Bien entendu, son siège est resté vide.

Le régime ne traque pas seulement les femmes qui osent montrer leurs cheveux. Il traque aussi celles qui osent parler. D’après Reporters sans frontières, la République islamique d’Iran – qui fête ses 40 ans – est devenue « la plus grande prison du monde pour les femmes journalistes ». Le régime reproche notamment à la photojournaliste Noushin Jafari d’animer un compte Twitter « insultant les valeurs sacrées de l’islam ».

Marzieh Amiri a écopé de dix ans de prison ferme et de 100 coups de fouet pour « propagande contre le régime » et « trouble à l’ordre public ». Un trouble qui consiste souvent à soutenir des grévistes ! La mère d’un prisonnier, lauréat du Prix RSF 2017, a été arrêtée. Elle dénonçait le traitement inhumain infligé à son fils. D’autres purgent leur peine dans la sinistre prison d’Evin, pour avoir révélé l’injustice du système judiciaire iranien ou défendu une vision soufie de l’islam.

Mais sinon, c’est en France qu’on vit en dictature. En France qu’on opprime les minorités religieuses. C’est ce que crient, à longueur d’année, les militants victimaires pro-islamistes. Eux ne militent pas pour la liberté d’expression, mais pour le devoir de taire – à coups de fouet numérique et de mises à l’index en « islamophobie ».

Comme ils vivent dans une démocratie laïque, et pas encore en République islamique, ils ne peuvent pas se présenter ouvertement en auxiliaires zélés de la police de la vertu et de la pensée. Ils préfèrent se déguiser en militants de la liberté, celle de s’habiller.

La dernière chasse à l’homme vise notre ami Henri Pena-Ruiz. Pour une conférence où il fait précisément la distinction entre le droit de critiquer le religieux et l’incitation à la haine raciste. La précision n’est pas le fort des inquisiteurs, ni des commissaires politiques. La liberté de pensée, de toute façon, ça ne les intéresse pas. Pas plus que le sort des femmes en Iran.

Comme ils vivent dans une démocratie laïque, et pas encore en République islamique, ils ne peuvent pas se présenter ouvertement en auxiliaires zélés de la police de la vertu et de la pensée. Ils préfèrent se déguiser en militants de la liberté, celle de s’habiller. En réalité, vous ne les verrez jamais dénoncer le port obligatoire du voile ou la misogynie d’État dans un pays musulman. Ce qui les obsède, c’est de dénoncer la « violence laïque » en France. D’obtenir le droit de se voiler dans les écoles publiques et de se baigner en burkini dans les piscines publiques. Ils se réclament même du « féminisme » pour ça ! Et, bien sûr, il se trouve toujours un journaliste, complaisant ou naïf, pour relayer leur propagande.

Tout récemment, Ouest-France a osé titrer : « Des militantes féministes et des musulmanes se baignent en burkini ». De quelles féministes parle-t-on ? Quel groupe ?

Quel passé militant ? Vous ne le saurez pas. Une jeune fille de 18 ans se dit « féministe » pour défendre le burkini, et cela suffit à mettre cette blague en titre.

Dans les années 70, quand on lisait encore les journaux et que les mots comptaient, être féministe voulait dire se rebeller contre le patriarcat, se montrer solidaire de ses victimes, partout dans le monde. De nos jours, grâce à des militants islamistes et à quelques journalistes paresseux, cela signifie l’inverse. Militer pour couvrir le corps impur des femmes. Et laisser crever celles qui sont fouettées parce que vraiment féministes.

6 septembre 2019

Combien d’éoliennes pour alimenter un joujou comme ça ?

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 59 min

BFM Business

Tribune voici les prévisions 2019 pour le marché du data center

datacenter

La qualité de l’infrastructure sera un critère de plus en plus prépondérant dans la course au numérique

Le besoin de disposer de surfaces de plus en plus étendues en data center se fait sentir à mesure que les recours au cloud privé, public ou hybride se multiplient. A ce phénomène s’ajoute celui de la surconcentration de l’investissement informatique : les clients et les opérateurs de réseau vont là où sont les data centers, lesquels vont là où sont leurs potentiels clients et les infrastructures de réseau, lesquels se trouvent là où sont les data centers, et ainsi de suite. C’est ce qui donne ce caractère city centric à l’investissement informatique (à 80% en région parisienne dans le cas de la France, par exemple).

En conséquence, les data centers se concentrent, souvent dans les hubs économiques. Et s’étendent en surface, pour répondre aux besoins de leurs clients. Avec ce double phénomène de concentration-extension, ce sont les besoins d’approvisionnement, électriques notamment, qui s’accentuent. De toutes ces tendances naît la nécessité d’une coopération en bonne intelligence avec la sphère publique, et ce pour deux raisons.

La première raison est que les data centers sont des actifs stratégiques pour l’attractivité des territoires. Les pouvoirs publics prennent progressivement conscience du fait que ces infrastructures, dont la transformation numérique des organisations est tributaire, sont cruciales et conditionnent le fonctionnement de pans de l’économie capables de prendre le relais d’industries en perte de vitesse. 2019 sera l’année où l’audace de l’Etat d’un point de vue stratégique devra être au rendez-vous, et l’annonce faite par le Premier ministre de la mise en place en 2019 d’un tarif réduit de TICFE pour les acteurs classés électro-intensifs – dont font partie les opérateurs de data centers – est un signal positif, même s’il ne faudrait pas s’en contenter.

La seconde raison est que l’acceptabilité sociale des data centers dépend de leur intégration, notamment sur le plan urbanistique. Quand bien même on devrait y être indifférent, dans la mesure où il ne génère aucune nuisance de quelque ordre, un data center dans le paysage urbain ou périurbain peut générer des inquiétudes. L’année 2019 sera riche en aménagements, et devra dès lors être également l’occasion de séquences de communication à vocation pédagogique, tant de la part des acteurs du secteur, que de celle de l’Etat et des collectivités territoriales à l’égard de leurs administrés. Mais l’approche ne doit pas être uniquement sectorielle et il faudra expliquer les enchaînements logiques qui font que les data centers sont une des briques absolument essentielles à la croissance de demain. A quoi sert en effet de se gargariser quotidiennement au sujet de la transformation numérique de la société sans être en mesure d’appréhender les réalités qui la soutiennent sur le plan infrastructurel ?

2019 sera donc l’année de la recherche d’une cohérence stratégique et administrative, pour la simple raison que la concurrence est rude et que, les capacités des câbles de fibre augmentant chaque jour, si la France ne favorise pas le développement des grands hubs numériques sur son territoire, d’autres le feront à sa place.

La croissance du secteur sera portée par des géants américains plutôt que chinois

Nous sommes à l’aube de nouveaux déploiements très significatifs de plates-formes cloud et digital media dans les deux grands hubs numériques français que sont Paris et Marseille. 2019 sera une année de concrétisation d’investissements pour les géants du numérique : après avoir déployé des availibility zones avec des capacités de 3 à 5 mégawatts en data center, les déploiements dits hyperscale vont se multiplier, pour des installations qui pourront demander jusqu’à 20 mégawatts (c’est-à-dire la puissance de sortie mécanique de deux TGV duplex, mise dans des serveurs informatiques !). Ces déploiements permettront ceux de plates-formes IaaS, PaaS et SaaS d’échelle inférieure, qui suivront le sillon tracé par les mastodontes du secteur.

Alors qu’en 2017 et début 2018, les acteurs chinois commençaient à s’intéresser au marché français, force est de constater que fin 2018, on observe un arrêt, voire un recul, des démarches entamées. Est-ce la conséquence d’un refroidissement des relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ? La question peut se poser, mais le marché français devrait donc à court-terme dépendre davantage de l’activité américaine que de l’activité asiatique, ce qui ne suffira peut-être pas à générer une forte croissance du marché, quand bien même les carnets de prises de commandes se remplissent.

En tout état de cause, si les acteurs chinois pointent le bout de leur nez, les prises de commandes viseront Marseille : même s’il est vrai que l’itinéraire de la nouvelle Route de la Soie version fret maritime ne touche pas la Cité phocéenne, sa version « fret numérique » ne peut en faire l’économie. Aux 14 câbles sous-marins de fibre qui relient déjà Marseille au reste du monde pourraient s’en ajouter 6 d’ici 2019, et la croissance des capacités individuelles de chaque câble est digne de la loi de Moore. Les seuls trois prochains câbles qui joindront bientôt Marseille doubleront à eux-seuls le total des capacités des câbles déjà présents ! A ce titre, il est désormais plus pertinent de raisonner en termes de capacités de câble (en Tb/s) qu’en nombre de câbles.

La France bénéficie là d’une position enviable par beaucoup de pays. Ses façades atlantique et méditerranéenne, son ouverture sur l’Europe Centrale et de l’Est en font un bastion stratégique pour les acteurs des data centers. Et les opérateurs de câbles ne s’y trompent pas. Leur stratégie est de rallier le plus vite possible les deux hubs français où se trouvent les cœurs de réseau, Paris et Marseille. Ainsi, le câble MAREA installé par Facebook et Microsoft communique désormais entre Ashburn (point de concentration des data centers sur la côte Est des Etats-Unis) et Marseille, en passant par Virginia Beach et Bilbao.

La mutualisation sera dopée par la recherche d’efficience énergétique

Outre une sécurisation des machines, les data centers fournissent surtout l’énergie électrique nécessaire pour faire tourner ces dernières. Cette énergie représente en moyenne 25 à 30% du coût d’hébergement pour chaque client. Parallèlement, la consommation et les sources d’approvisionnement énergétiques des grands acteurs du numérique sont scrutées par de nombreux organismes, gouvernementaux ou non (Greenpeace pour les acteurs US particulièrement).

Or l’augmentation du coût de l’énergie est continue, engendrée par trois facteurs : augmentation des taxes et des frais d’acheminement, désindexation du coût d’achat brut de l’électron sur l’inflation (10 à 15% par an) et augmentation du coût de l’achat de certificats verts (multiplié par 10 en deux ans). Les organisations cherchent dès lors des solutions, pour répondre aux exigences institutionnelles à l’égard de l’environnement autant qu’à leurs contraintes financières. Et il ne faudrait pas croire que transférer ses machines au sein d’un data center est un mauvais calcul : en fait, la mutualisation permet autant d’économies financières que de gains pour la planète, effets d’échelles obligent.

Mais compte-tenu de cela, la priorité, au sein des data centers, va à la réduction maximale du ratio entre l’énergie totale nécessaire pour faire fonctionner l’infrastructure et la part de cette énergie restituée dans les serveurs hébergés, aussi appelé Power Usage Efficiency (PUE) ou ratio d’efficience énergétique.

Gérer l’efficience énergétique au moyen de technologies appropriées exige des ressources importantes, à commencer par une R&D ciblée. Du design des schémas de distribution électrique ou de refroidissement, à l’optimisation opérationnelle de la consommation énergétique, cette gestion de l’efficience est un métier d’expert. Et qui possède les savoir-faire adéquats – et les ressources en capital – sinon les leaders du secteur de l’hébergement mutualisé ?

Si une partie des grandes entreprises a déjà fait le pas vers la mutualisation, la marge de progression est immense et il n’y a pas à douter du fait que la prépondérance du critère d’efficience énergétique dans les décisions stratégiques des organisations dopera l’activité du marché de la colocation.

Fabrice Coquio, président d’Interxion France

4 septembre 2019

Le Pourhiet : Le terme féminicide contrevient à l’universalisme du droit français

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 11 h 51 min

Par Paul Suggy

FIGAROVOX/ENTRETIEN – À l’occasion de l’ouverture du «Grenelle des violences conjugales», le mot «féminicide» s’impose dans les médias et certaines associations veulent le consacrer dans la loi. Or ce terme heurte la conception française du droit pénal et son inspiration est d’ordre idéologique, répond le professeur de droit public Anne-Marie Le Pourhiet.


Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de droit public à l’université Rennes-I et vice-président de l’Association française de droit constitutionnel.


FIGAROVOX.- Le mot «féminicide» n’apparaît nulle part dans le Code pénal, mais fait partout la Une des journaux. Le droit doit-il l’adopter pour désigner le meurtre d’une femme victime de violences conjugales?

Le meurtre n’est pas tant commis en raison du sexe de la victime mais dans le cadre du lien conjugal qui l’unit au meurtrier.

Anne-Marie LE POURHIET.- Ce mot est employé par des associations féministes, qui prétendent désigner ainsi le meurtre d’une femme tuée «parce qu’elle est une femme». Mais pourquoi ferait-on une distinction juridique selon le sexe de la victime? On ne voit pas l’intérêt de créer un mot particulier, d’autant que la liste serait sans fin: il faudrait ensuite parler de «noiricide», d’«homocide», d’ «handicide» de «transcide». L’universalisme républicain et le principe constitutionnel d’égalité devant la loi interdit de punir davantage le coupable selon la catégorie à laquelle appartient la victime: «La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse» dit la Déclaration de 1789. Il faut cesser de communautariser le droit pénal.

Si des femmes meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur compagnon, elles ne sont pas tuées en tant que femmes mais parce qu’elles sont les compagnes de l’auteur et partagent (ou ont partagé) leur vie. Le meurtre n’est pas tant commis en raison du sexe de la victime mais dans le cadre du lien conjugal qui l’unit au meurtrier.

Le meurtre du conjoint est déjà un crime plus gravement puni qu’un simple homicide, le terme « féminicide » n’ajoute rien.

Or le meurtre du conjoint est déjà un crime plus gravement puni qu’un simple homicide, le terme «féminicide» n’ajoute rien. Il existe déjà dans le Code pénal toute une série de dispositions aggravant les peines pour les homicides commis sur parents, enfants et conjoints (y compris les coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner)! Regardez en particulier les articles 221-4 et 222-8 du Code pénal.

Les associations répondent que ce terme permet de dénoncer le nombre important de femmes qui meurent des suites de violences conjugales, et de pousser les pouvoirs publics à agir pour pallier ces drames.

Le mot «féminicide» a l’inconvénient de réunir sous une seule et même catégorie des situations qui n’ont rien à voir entre elles, et donc de simplifier outrancièrement la réalité. On met tout dans le même sac! Le cas des violences régulières qui peuvent entraîner un jour la mort du conjoint (comme le cas de Marie Trintignant victime de «coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner») n’a rien à voir avec certaines tragédies familiales isolées où, dans un accès de désespoir ou de folie imprévisible, un mari qui n’a jamais levé la main sur quiconque auparavant, tue sa femme et parfois ses enfants avec une arme à feu avant de la retourner contre lui-même.

Ne pas inventer des concepts juridiques purement idéologiques.

Le premier cas relève de la violence chronique de l’homme immature qui a souvent manqué de père pour marquer les limites mais que l’on peut tenter de prévenir; le second échappe le plus souvent, comme le suicide, à toute prévention. Ce sont les psychiatres et neurologues qui ont compétence pour se pencher sur ces questions.

Mais le point commun entre chacun de ces crimes, c’est pourtant qu’il s’agit de la femme qui est tuée, pas du mari…

Bien sûr, mais il n’y a là rien de nouveau, et le dire ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. La violence physique dans les couples est infiniment plus souvent le fait des hommes, et ce depuis la nuit des temps, pour des raisons physiologiques et anatomiques évidentes. Là encore, inventer un nouveau mot ne va pas nous faire découvrir une réalité que l’on connaît depuis toujours! Il n’en demeure pas moins que la violence féminine au sein du couple existe aussi mais davantage sous forme psychique et verbale.

Le mot « féminicide » vise surtout, en réalité, à stigmatiser la masculinité jugée « toxique » par les militantes.

Pour lutter contre la violence physique chronique des conjoints, il faut s’en remettre à la psychiatrie et à l’éducation plutôt que d’inventer des concepts juridiques purement idéologiques. Car le mot «féminicide» vise surtout, en réalité, à stigmatiser la masculinité jugée «toxique» par les militantes.

2 septembre 2019

HUMMMMM

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 41 min
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BARRY WHITE MY FIRST MY LAST MY EVERTHING

OLGA DARCHUK

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 00 min

olga darchuk

Magnifique !

29 août 2019

SERGEY BOYEV

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 45 min

sergey boyev

Magnifique

28 août 2019

LA CONDITION HUMAINE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 58 min

arkhipov abram

Arkhipov Abram 1862-1930

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