Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

21 février 2020

J’ai la nausée !

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 16 h 42 min
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Ces élus qui ont vendu leur âme ( dossier du point)

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Pacte avec des voyous de Seine-Saint-Denis : les lourdes accusations visant Jean-Christophe Lagarde

Fr3

DOUCE NUIT

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BEAUTIFUL PLANET EARTH 22

BEAUTIFUL PLANET EARTH FB

17 février 2020

SAMUEL PIQUET

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 28 min
Sur Marianne.fr
On est le 13 février et il n’y a toujours pas eu un seul article de Mediapart sur Mila. Comment cela est-il possible ?

Comment cela a-t-il été possible ? C’est la question qui était sur toutes les lèvres il y a quelques semaines, au sujet de l’affaire Matzneff. Pourquoi ce « silence des médias », « des élites », « d’une petite caste » alors que « tout le monde savait » ? Comment invoquer encore la distinction entre l’homme et l’artiste puisqu’il faisait de ses crimes le sujet de ses livres et qu’il venait les raconter jusque sur le plateau d’Apostrophes ? Comment a-t-on pu rire de cela ? Heureusement que Madame Bombardier a sauvé l’honneur.

Et chacun de jurer ses grands dieux que lui ne se serait pas tu. C’était bien trop facile d’invoquer « l’air du temps ». Pour certains, c’était déjà chercher des excuses à Matzneff voire se rendre complice des pédophiles.

Appel au meurtre

Quelques jours plus tard, que voit-on ? Des centaines d’internautes qui appellent au meurtre une jeune fille de 16 ans contrainte de ne plus se rendre dans son lycée et placée sous protection policière. Où sont passés tous ceux qui s’indignaient qu’on ait pu taire les agissements de Matzneff ? Où sont tous ceux qui ne comprenaient pas qu’on pût omettre de dénoncer l’innommable, où sont tous ceux qui ne jurent que par la « libération de la parole » ?

On est le 13 février et il n’y a toujours pas eu un seul article de Mediapart* sur Mila. De nombreux billets de blog, oui, dont certains appellent clairement la rédaction à prendre position, mais c’est tout. Aucun de ces billets, curieusement, n’a d’ailleurs été « sélectionné par la rédaction ». De la part d’un directeur de la rédaction qui voit le retour des années 30 partout, c’est un peu étonnant. Télérama* a préféré se taire également. Les Inrocks ont été d’une discrétion exemplaire. Même attitude de la part de beaucoup de féministes. « C’est un sujet sur lequel on a choisi de ne pas se prononcer », « ce sont des questions extrêmement complexes et délicates », a expliqué par exemple l’association Osez le féminisme !

On peut pourtant se demander si certaines réactions n’ont pas été encore plus indécentes que le silence qui a accompagné cette « affaire ». Entre la porte-parole d’EELV, Sandra Regol, qui déclare que ce n’est qu’une « dispute entre jeunes », Edouard Louis qui considère que « la liberté, le progrès, c’est qu’il y a des choses qu’on ne peut pas dire » ou Ségolène Royal qui estime qu’« il ne faut surtout pas ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression », les exemples sont légion. Sans parler de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet qui déclarera que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience » avant de concéder dans une tribune parue dans Le Monde que ses propos étaient « inexacts ».

Lorsqu’on relit certains commentaires, comme cette citation tirée d’un article de Valérie Lehoux dans Télérama : « (Matzneff) n’a rien compris à l’évolution du monde, il a asséné des propos d’une autre époque. S’il est dans l’incapacité d’exprimer des regrets, on aimerait bien, a minima, qu’il ait la décence de se taire », on se dit que la décence consiste aussi, parfois, à ne pas se taire.

Plutôt que de s’acharner sur les silences d’il y a trente ans contre lesquels on ne peut plus grand chose si ce n’est une indignation légitime mais parfois bien commode, il ne serait peut-être pas totalement inopportun de s’interroger sur les silences d’aujourd’hui, ceux de Cologne, de Telford, ou de Mila et de les remplir autrement qu’avec du vide, de la xénophobie, de l’impensé ou de la lâcheté. Pour ne pas reproduire exactement ce qu’on reproche à une autre époque. Pour ne pas attendre de nouveau trente ans avant de se rendre compte qu’il aurait fallu ne pas se taire.

*Les rédactions de Télérama et de Mediapart n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

 

6 février 2020

L’affaire Mila Michel Onfray tout est dit et bien dit !

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 16 min

Jour après jour, l’affaire Mila agit comme un révélateur photographique: à cette heure-ci, elle fournit une magnifique photo de famille grand format des premiers acteurs de la France soumise –pour reprendre le vocabulaire de Michel Houellebecq.

Rappelons les mots de la jeune fille.

Précisons d’abord qu’elle répondait sur son réseau Instagram à des interlocuteurs musulmans qui, après l’avoir draguée et essuyé un refus, lui reprochaient son homosexualité affichée. Elle leur dit: « Je déteste la religion. » Puis: « Le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam, c’est de la merde, c’est ce que je pense. Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers une religion. J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. »

Certes la jeune fille a été grossière et vulgaire, et l’on peut déplorer, comme moi, qu’elle ait eu recours à ce registre-là, mais il est de son âge et de son époque, c’est tout simplement celui de la progéniture post-républicaine de la génération Cohn-Bendit et de ses amis. En plusieurs décennies, le libéralisme maastrichtien est parvenu à abolir le citoyen fabriqué à l’Ecole républicaine (il était fascistoïde) au profit d’un consommateur formaté par les pédagogistes (il est progressiste): ces énergumènes ainsi produits en chaîne débouchent sur le marché des idées !

Il n’empêche: cette vulgarité sert à tous les acteurs de cette soumission pour se désolidariser de la jeune fille. La forme n’est pas exquise, on jette donc le fond, la bouteille n’est pas jolie, on déverse son contenu au caniveau, la photo est floue, on la déchire: la chose est mal dite, donc haro sur la chose dite.

Or, elle dit tout haut et dans un langage vert (mais pas le vert bobo…) ce que beaucoup pensent tout bas: « Se pourrait-il que cesse enfin en France cette complaisance pour une religion qui, son Livre le dit, n’aime ni les homosexuels, ni les juifs, ni les femmes, ni les autres croyants? » Elle n’aurait pas du le dire ainsi? Entendu. Mais aurait-elle pu le dire autrement? Sûrement pas. Si elle n’avait pas eu recours à la langue de Charlie, mais à celle de Jean d’Ormesson pour dire la même chose, elle aurait certes été moins visible, mais tout de même attaquée.

Cette affaire permet d’effectuer un cliché très net de ceux qui travaillent non sans ardeur à cette fameuse Soumission analysée de façon romanesque par Michel Houellebecq.

Qui trouve-t-on sur cette belle photo de famille?

Bien sûr, Nicole Belloubet, ministre de… la justice du gouvernement Macron, roi de ce seul monde-là. Tirant la première, elle dit que Mila s’est rendue coupable « d’insulte à la religion » et « d’atteinte à la liberté de conscience ». Le parquet a d’abord ouvert une enquête pour « provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée », avant de se décider à ne pas poursuivre, probablement après consultation des plus hautes autorités… La ministre de la dite justice a fait marche arrière, mais la chose a été dite et l’on sait qu’ainsi elle réagissait au tollé.

Bien sûr, Edwy Plenel qui, en bon compagnon de route des macroniens sur ce sujet, affirme dans « C est à vous », et, en tant que patron de Mediapart, il sait de quoi il parle: « Il y a beaucoup de haine sur internet »! Ensuite, il convient que le langage de la jeune fille était inapproprié mais c’est pour mieux botter en touche pour parler de Mennel, cette chanteuse musulmane de l’émission « The Voice » qui avait été attaquée… pour avoir porté un voile! La dialectique trotskiste casse des briques, mais elles sont en papier.

Bien sûr, Abdallah Zekri, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui, poète, a proclamé sur Sud-Radio: « Qui sème le vent récolte la tempête. » Et puis ceci, qui sent le sang: « Elle l’a cherché, elle assume. » Autrement dit quelque chose qui ressemble à ceci: « Elle aura fait ce qu’il fallait pour se faire égorger et si la chose devait arriver, je ne m’en formaliserais pas! » Je parie sans trop risquer de me tromper que cet homme ne sera pas poursuivi, lui, pour incitation à la haine ou pour provocation au crime.

Bien sur Ségolène Royal qui, partie en campagne pour les prochaines élections présidentielles parce qu’elle ne s’est pas trouvée assez adoubée par Macron, ménage l’électorat dit « de gauche » en affirmant sur France 3 que « critiquer une religion, ça n’empêche pas d’avoir du respect, de l’éducation, de la connaissance, de l’intelligence par rapport à ce qu’on dit ». Cette dame qui, le soir de son échec aux présidentielles, promettait au peuple de gauche « d’autres victoires » dit également refuser « d’ériger une adolescente qui manque de respect comme le parangon de la liberté d’expression » -ce qui ne l’empêche pas de trouver l’adolescente Greta Thunberg « formidable » et « extrêmement brillante » sur RTL (14.IX.2019). Il est vrai que la haine de Greta est froide et propre comme un funérarium scandinave et non pas rabelaisienne et chaude comme une taverne tourangelle.

Bien sûr le maire de Nice, Christian Estrosi (LR), qui en profite, sur BFM TV pour estimer qu’il faut légiférer sur les réseaux sociaux. De la sorte, il envoie un message positif à LREM, via un éloge de la loi Avia, du nom de la députée de ce parti, et ce quelques semaines avant les élections municipales. Car légiférer contre qui? Mila d’abord, bien sûr, pas contre ceux qui veulent sa mort… L’appel du pied est lourd comme une démonstration dans un éditorial de Laurent Joffrin.

Bien sûr Martine Aubry, la dame des créneaux réservés pour les femmes musulmanes à la piscine [1], elle aussi en campagne pour sa trois centième élection à Lille, qui dit ceci: « Dans une période où beaucoup se sentent attaqués, je pense à l’augmentation de l’attaque contre les musulmans. (…). Peut-être que chacun peut se dire (…) qu’il vaut mieux éviter ce type de propos. » Certes, il vaut mieux se taire si l’on n’a pas prévu d’ânonner le catéchisme politiquement correct…

Bien sûr le trompettiste Ibrahim Maalouf qui estime que les défenseurs de Mila sont aussi coupables que les défenseurs de Gabriel Matzneff. Il fustige les propos de l’excellente Zineb El Rhazoui qui défend la jeune fille. Pour ce monsieur, « encourager l’immoral au prétexte que c’est légal, c’est de la démagogie dangereuse ». Puis: « C’est ce qu’ont fait certains à l’époque de Matzneff ou ce que défendent les exilés fiscaux, pour prendre deux exemples différents », dit ce monsieur qui est en effet très habilité à donner des leçons de morale, à traquer l’immoral, et à solliciter Matzneff puisqu’il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur mineure en 2014 mais qu’il a également été condamné à payer 20.000 euros d’amende pour « geste inapproprié », comme on dit désormais, à l’endroit d’une collégienne en stage dans son studio d’enregistrement.

Bien sûr l’association « Osez le féminisme » qui, via son porte-parole, affirme clairement: « C’est un sujet sur lequel on a choisi de ne pas se prononcer. » Pour quelle raison ? On n’en saura rien…

Bien sûr, Caroline de Haas, qui, rappelons-le, estime que, pour lutter contre les agressions sexuelles dans des quartiers perdus de la République, il n’y a qu’une seule solution, élargir les trottoirs. Elle n’a pas eu un seul mot de soutien pour cette jeune fille menacée de mort, déscolarisée, protégée par la police pour avoir dit qu’elle récusait l’islam qui la récuse elle-même en tant que lesbienne, ce qui, au-delà du langage et de la forme, est tout de même le fond du problème… C’est cette même Caroline de Haas qui, lors des viols commis par des migrants un soir de 31 décembre, avait écrit: « Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants: allez déverser votre merde raciste ailleurs. »

Bien sûr Marie Kirschen, la rédactrice-en-chef du web des Inrockuptibles qui justifie le silence de son magazine si prompt à donner des leçons boboïdes en expliquant: « On s’est vraiment recentrés sur la culture il y a un peu plus d’un an. » Et puis, sans craindre le ridicule: « Les quelques personnes qui pouvaient écrire sur cette affaire-là étaient déjà occupées à d’autres choses. » En effet, on imagine bien qu’il n’est pas possible de passer commande d’un papier à un journaliste de la rédaction sur ce sujet…

Bien sûr, l’inénarrable Yassine Belattar, l’ami gênant d’Emmanuel Macron, que certains présentent encore comme humoriste, qui a dit, lors de l’émission « Touche pas à mon poste » que la jeune fille avait créé le buzz exprès pour lancer sa carrière. Si elle devait en mourir, elle aurait ainsi réussi son coup: tout le monde connaîtrait son nom, n’est-ce pas?

Bien sûr, Cyril Hanouna qui dit ceci: « C’est juste une jeune fille de 16 ans qui a dit, pour moi, des mots qui sont inadmissibles (…). Après, c’est vrai que c’est le droit au blasphème, mais elle ferait mieux de se calmer et de rester dans son coin »! Rester dans son coin, comme un chien -ou une chienne, calme dans sa niche, n’est-ce pas, in fine, c’est ce que l’on attend d’une jeune fille lesbienne qui a le malheur de trouver que le Coran et sa vie sexuelle ne font pas bon ménage…

Voilà pour l’heure à quoi ressemble la famille des précurseurs de la Soumission, une petite douzaine, et ce dès les premiers temps. C’est l’avant-garde éclairée des Barbares, ceux avec lesquels tombent des civilisations. Ce sont les loups entrés dans Paris.

Michel Onfray

5 février 2020

ANTHONY CASANOVA

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 05 min

Sur le Coq des Bruyères, l’hebdo satirique, coqdesbruyeres.fr

La religion est une matière fécale le 4 février 2020

Les déboires de la jeune Mila, cette ado devenue la cible de la horde du net suite à ses propos blasphématoires, sont une source inépuisable d’enseignements.
Cette jeune lesbienne qui, après un échange d’amabilités comme il en existe des millions par jour sur les réseaux sociaux, fut noyée sous les menaces de viols et de meurtre. Des internautes ont même divulgué ses informations personnelles: son nom complet, son adresse et son numéro de portable. Ses comptes de réseaux sociaux et ses adresses mail furent piratés. Elle est depuis déscolarisée de peur des représailles.

Après un tel harcèlement, de telles menaces, on aurait pu imaginer de la part des responsables politiques, des médias, des associations en faveur des droits de l’homme, des associations féministes et LGBT, et de tous ceux qui ont deux neurones en état de fonctionnement: un soutien unanime et inoxydable envers Mila. Mais voilà, Mila parlait des religions en général et de l’islam en particulier. Résultat, pour reprendre une expression de Pierre Desproges, les soutiens de Mila se sont comptés sur les doigts de la main de Django Reinhardt. La raison en est aussi simple que désespérante: le racisme.

Eh oui! dans ce que l’on nomme «l’affaire Mila», il y a bien du racisme. Ce racisme -qui ne vient en aucun cas de la jeune Mila- fut le dénominateur commun de tous ceux qui ont «oublié» de la soutenir. C’est ainsi, au sein de nos responsables politiques, de nos médias, des associations en faveur des droits de l’homme, des associations féministes et LGBT, il y a du racisme. Car si tous ces braves gens sont souvent disposés à défendre le droit au blasphème dès qu’il concerne Dieu et le petit Jésus, ces même braves gens sont toujours indisposés à défendre le blasphème s’il a pour cible Allah et le petit Mahomet.
Cette «nuance» est notamment due à l’arbre généalogique des Français musulmans qui pousse nos antiracistes de pacotille à ne jamais considérer les Français croyant en Allah comme de véritables Français. Ce qui est assez étonnant puisque, normalement, ils militent pour -disons-le sans pincette- que les Français blancs, beurs, asiatiques et noirs soient traités de manière équitable. Cette schizophrénie qui les amène à dire que la pigmentation de nos concitoyens n’a aucune importance tout en agissant qu’en fonction de celle-ci.
Pour ces braves gens, ces nouveaux beaufs, ou, disons-le sans ambages, ces tristes cons: la religion musulmane n’est pas française. On a beau leur expliquer qu’aucune religion n’est «française» puisque la France est laïque depuis 115 ans, ils n’arrivent pas à l’intégrer. Pour ces cons, l’islam est la religion des étrangers ce qui fait qu’être critique vis-à-vis du Coran équivaudrait à de la discrimination.

C’est pour cela que les athées honnêtes ou les laïques cohérents s’engueulent soit avec une partie de la droite et son extrême dès que l’on touche à Jésus; soit s’engueulent avec une partie de la gauche et son extrême dès que l’on touche à Mahomet. Cette gauche et cette droite qui rivalisent d’hypocrisie pour ne parler de laïcité qu’une fois sur deux.

Dans le cas de la défense ou plutôt de l’absence de défense de Mila, c’est une partie de la gauche qui est méprisable tant sa lâcheté n’a d’égal que son déshonneur.
Une lâcheté en ne défendant pas une ado menacée de viols et de meurtre parce qu’elle a dit une grossièreté sur la religion musulmane.
Un déshonneur en prenant les personnes qui croient en Allah pour des imbéciles incapables de comprendre le droit au blasphème.
Cette partie de la gauche qui suinte la condescendance et le paternalisme est à vomir! Mais de quel droit, cette gauche, prend-elle les Français musulmans pour des citoyens qui auraient des susceptibilités grotesques les empêchant de survire aux critiques (fussent-elle outrancières) de leur foi?
Ce n’est pas parce que l’islam c’est de la merde que la gauche doit s’entêter à jouer les laxatifs.

Par Antony Casanova

4 février 2020

Allumez le feu !

Classé dans : Art, vie et avis,Et vous trouvez ça drôle ? Complètement ! — eructeuse @ 6 h 24 min
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Jérémy Ferrari sur l’homéopathie: « Qu’est-ce que c’est que cette escroquerie ? »

2 février 2020

Comment les gourous de la pensée positive nous accablent au quotidien

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 11 h 28 min

23 Avr 2019 par MICHAEL DIAS

Comment les gourous de la pensée positive nous accablent au quotidien

Depuis quelques années on voit se développer cette idéologie que l’on appelle la pensée positive et qui consiste principalement à insinuer que plus on positive, plus on voit le verre à moitié plein et plus on est susceptible d’accéder au bonheur et aux plaisirs de la vie.

Que ce soit dans les cultures d’entreprise, dans les posts motivationnels sur instagram, ou dans la bouche d’auto-proclamés « coachs motivationnels » aux dérives souvent sectaires, on est désormais quotidiennement confrontés à des éléments de langage incitant à ne pas se plaindre et à prendre la pleine conscience de la chance que l’on a, et ce, qu’importe la situation physique, sociale ou mentale dans laquelle on se trouve. Le bonheur ne serait question que de volonté personnelle, il suffirait donc de le vouloir.

Et si on pourrait penser qu’il ne s’agit là que d’un élan de positivité, utile dans un monde rempli de négativisme, le souci c’est que bien loin de permettre au plus grand nombre de surmonter les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, cette dictature de la pensée positive inciterait surtout à la responsabilisation individuelle des souffrances sociales, et serait en train de miner notre moral à tous.

Pensée positive : est-il réellement souhaitable d’arrêter de se plaindre et commencer à positiver à toute épreuve ?

Décryptage…

 

Origine de la pensée positive

Si encore ce matin en pensant aux likes qu’elle pourrait générer sur instagram la blogueuse lifestyle à la mode vous a dit qu’il fallait positiver pour réussir, comme elle, dans la vie, à l’origine de la psychologie positive on retrouve surtout Martin Seligman, connu notamment pour son livre « Authentic Happiness », qui créa la discipline en 1960, et vint ainsi fournir un lexique et des techniques qui tentent, tant bien que mal, de démontrer scientifiquement l’existence d’un rapport entre pensées positives, émotions positives, développement personnel, santé et succès professionnel.

Pour Seligman, le bonheur humain serait essentiellement déterminé par des facteurs individuels. La génétique compterait ainsi pour moitié ; les facteurs cognitifs et émotionnels pour 40% ; quant aux circonstances de vie et autres facteurs extérieurs (revenu, éducation, statut social), ils ne compteraient que pour 10 %.

Ainsi, toute l’œuvre de Selligman consiste, en gros, à minimiser de façon remarquable, le rôle que jouent les circonstances de la vie, en donnant davantage d’importance aux facteurs individuels et subjectifs, au détriment de tous les autres (qu’ils soient sociaux, économiques, culturels, politiques…).

Si la valeur scientifique du travail de Selligman et de ses apôtres est plus que contestable, en atteste la large analyse réalisée par Eva Illouz dans son livre « Happycratie », le souci avec cette vision de la psychologie positive réside surtout dans le fait qu’elle met en porte-à-faux chaque individu, le responsabilisant individuellement des échecs qu’il(elle) rencontre au quotidien dans sa sphère pro et perso.

Psychologie positive et dérives individualistes

 Si la psychologie positive connaît un tel succès, c’est qu’elle rencontre un certain écho dans nos sociétés devenues si individualistes.

Nous sommes en effet de plus ne plus amenés à considérer notre existence d’un point de vue individuel et non plus collectif. Le travail, par exemple, est devenu progressivement une affaire de projets personnels ou d’entrepreneuriat. L’éducation, une affaire de compétences individuelles et de talents personnels. La santé, une affaire d’habitudes et d’hygiène de vie. L’amour, d’affinités interpersonnelles et de compatibilité.

Ainsi, il n’est pas étonnant que face à l’adversité, mis sous pression par le marché de l’emploi et ses besoins de performances toujours plus exigeants, face à la comparaison permanente à laquelle nous contraignent désormais les réseaux sociaux et à la complexité toujours plus accrue de nos sociétés modernes ou le sacré a disparu, on recherche désormais individuellement des solutions à ses propres problèmes sans songer un seul instant que ceux-ci peuvent ne pas dépendre uniquement de nous, et quitte à ce que ce succès que nous recherchons se fasse au détriment d’autrui.

Un biais cognitif crée par des décennies de contenus médiatique, politique et culturel idéologisant, fort influencé par la croyance absurde et très américaine dans l’aptitude de l’individu à l’auto-détermination, et qui nous a rendu vulnérables à un raisonnement individualiste responsabilisant périlleux.
 

Coachs motivationnels et autres marchands de sommeil

 Car cette souffrance sociale, bien loin de l’ignorer, les coachs motivationnels l’ont très bien compris.

Le marché des conférences motivationnelles a en effet explosé ces dernières années. Une mode qui est venue des Etats Unis et qui s’est propagée en France récemment.

Des speakers comme Tony Robins ou Tony Hsieh, ont fait fortune en proposant conférences et stages dont l’objectif supposé est de vous faire « atteindre votre potentiel », « vous redonner confiance en vous », vous permettre d’accéder au succès professionnel ainsi qu’au bonheur personnel.

Ces conférences se regroupent en réalité la plupart du temps autour de deux axes récurrents : une invitation à la résilience face aux souffrances pro et perso et une exploitation du sentiment d’insuffisance générée par un certain culte de l’exceptionnel, qui fait ravage de nos jours, comme l’expliquait très bien Christopher Laash dans « La culture du Narcissisme ».

Car face à une souffrance au travail qui explose, ces conférenciers sont devenus les gourous auxquels font appel certaines entreprises pour « re-motiver » des travailleurs souvent lassés d’un ascenseur social bloqué, d’une mise sous pressions toujours grandissante et d’un manque croissant de conditions pour réaliser efficacement leur travail.

Davantage que d’essayer d’apporter des pistes de réflexion utiles à cette souffrance ressentie par les participants, il s’agit là surtout de discours visant à étouffer de possibles critiques sur l’origines de ces mêmes souffrances, l’organisation du travail, l’économie mondialisée, la répartition de la richesse créée ou encore l’accaparation des gains de productivité. En invitant à ravaler son esprit critique et contestataire, autrefois signes d’intelligence, devenus désormais signes d’une toxicité condamnée à l’intérieur de l’entreprise, tout comme à l’extérieur.

Si l’on souffre, si la mise en concurrence nous fait nous sentir pas à la hauteur, que notre management nous met sous pression, ou que l’on craint le déclassement social, ces coachs nous disent que ces incidences ne sont pas des échecs mais des challenges.

On nous inonde d’exemples de succès pro et perso inaccessibles, on nous dit qu’il ne dépend que de nous d’accéder à la même destinée d’exception, que la solution est en nous, il faut vouloir le bonheur. Si on n’y parvient pas, alors c’est sûrement que parce que l’on ne s’en donne pas les moyens.

Cachez ce malheur que je ne saurais voir

Comme le dit très bien le philosophe français Gilles Lipovetsky, ne pas être heureux dans la vie ou ne pas réussir à atteindre un certain niveau de succès professionnel est aujourd’hui vécu comme une raison de culpabiliser, un indice de mauvais choix et d’une vie ratée.

Les individus étant rendus entièrement responsables de leurs décisions, des objectifs qu’ils se fixent et de leur bien-être, ne pas être en mesure de se sentir heureux, est donc de plus en plus vécu comme une source de honte.

Il suffit de balayer son feed instagram pour se rendre compte que tout le monde s’efforce de se montrer le plus heureux possible. Photos retouchées, productions audiovisuelles de haut niveau, citations « inspirantes », tout est fait pour donner envie et rendre envieux de son bonheur. « happy » est devenu le « new chic ».

La « pyramide des besoins » a été renversée, le bonheur est devenu la condition préalable au succès. On encourage désormais chacun à penser que tout se passera bien dans leur vie s’ils se mettent à croire en eux-mêmes, s’ils se montrent patients, s’ils renoncent à tout regard critique et se laissent porter par le flow.

Or le souci c’est que faire croire que ces exercices pathétiques de self-help suffiraient à améliorer le quotidien de chacun d’entre nous, sans se soucier de la transformation sociale qui rend possible l’amélioration des conditions de vie, est aussi malhonnête sur le plan intellectuel qu’indécent moralement.

Il faudrait ne pas avoir lu Bourdieu, s’asseoir sur des décennies de psychanalyse, de philosophie, de sociologie qui mettent en évidence la puissance des déterminismes inconscients, psychologiques, culturels, sociaux, familiaux et éthologiques, et qui établissent un lien de causalité direct entre les conditions sociales et l’aptitude de chacun à s’en satisfaire.

La vie bonne n’est pas aisément et également accessible à tous. L’appartenance de classe, le genre, la couleur de peau, la race, la nationalité, le capital financier et symbolique hérité, et les effets de castes génèrent des disparités, des inégalités de statut et de pouvoir qui influent de façon très significative sur le bien-être individuel. Ces différences structurelles affectent spectaculairement l’accès aux soins, la trajectoire éducative et professionnelle, les conditions de vie au quotidien, l’avenir des enfants et même les taux de mortalité, comme l’explique très bien Eva Illouz.

 

Un retour nécessaire vers plus de collectif

Si la psychologie positive réussit le tour de force de faire passer tout scepticisme, jusqu’alors synonyme d’esprit critique, pour de la pure négativité rétrograde, on se doit cependant de combattre cette tentation individualiste à rejoindre le mouvement.

L’individualisme a progressivement fragilisé l’ensemble des cadres traditionnels qui permettaient aux citoyens d’entretenir une conception élevée de l’intérêt commun.

La souffrance au travail, la précarité, la peur du déclassement ou de l’insignifiance, la maladie, le chômage, sont tout autant d’épreuves dans une vie que nous partageons tous.

Nous nous devons d’être critiques envers cette organisation de notre société, à l’origine de ces souffrances, et non pas contre soi-même. L’ordre économique nous veut déracinés, seuls, que l’on ne compte que sur soi-même, que l’on voit le monde comme une jungle, dans laquelle on ne serait livrés qu’à nous même, alors qu’en réalité nous sommes des millions dans la même situation.

Davantage que de s’isoler il faut s’organiser, s’unir, ne pas positiver bêtement et critiquer lorsque l’on nous demande l’inacceptable.

Le bonheur, ne vient pas de l’auto persuasion, le bonheur ce sont des conditions objectives, des conditions de vie, de travail, de santé. Le succès professionnel comme personnel ne doit pas être quelque chose d’égoïste que l’on souhaite que pour soi même au détriment des autres, c’est quelque chose qui se partage et qui se construit ensemble.

 

 

31 janvier 2020

Laïcité 30

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 55 min

L’hebdomadaire Marianne est allé à la recherche des journalistes disparus, perdus, noyés sous le flot continu de l’information.

Entre l’aqua poney, le recentrage sur la Culture, ou de réelles disparations, certains journalistes ont été frappé du mal ultime : la page blanche !

Marianne, donc, s’est intéressé aux journalistes qui n’ont rien produit sur Mila :

« Mila : ces journalistes qui avaient piscine ou étaient trop occupés pour traiter l’affaire

Samuel Piquet
Blogueur et ancien professeur de lettres, créateur de quamel.eklablog.com.

Certains médias (Les Inrocks, Télérama, Mediapart…) ont choisi de ne pas parler, ou presque pas, de l’affaire Mila. On apprend sur le site Arrêt sur images qu’ils ont, pour certains, préféré ne pas se justifier, et pour d’autres, expliqué qu’ils avaient privilégié d’autres sujets ou étaient trop « occupés ».

IDans un article paru hier sur le site Arrêt sur images et intitulé « Les médias ne sont pas tous intéressés par « l’affaire Mila » », Loris Guémart s’est intéressé à toute cette presse qui a fait le choix de ne pas traiter l’affaire Mila ou quasiment pas, à savoir Les Inrocks, Télérama et Mediapart, qui n’ont consacré aucun article à l’affaire, mais aussi Libération, qui n’a évoqué le sujet qu’à travers son site de « décryptage » Checknews, et Le Monde, qui s’est contenté de relayer hier, pour son premier article sur le sujet, une dépêche AFP une semaine après l’affaire (un autre est paru hier au moment où l’article d’arrêt sur images était en cours de publication).

« On s’est vraiment recentrés sur la culture »

Jointe par Arrêt sur images, la rédactrice en chef des Inrocks, Marie Kirschen, explique : « On s’est vraiment recentrés sur la culture il y a un peu plus d’un an, il y a beaucoup moins de papiers sur des thématiques sociétales ou politiques ». Un rapide coup d’œil hier sur le site permet effectivement de confirmer cette tendance au tout culturel et la quasi-disparition des sujets « Politique » et « Société », comme les articles «Quand Coronavirus rime avec racisme anti-asiatique », « Violence sexuelle : des ex-sportives témoignent », ou « Vidéo : l’énorme coup de gueule de Ruffin contre LREM » le prouvent. La rédactrice en chef ajoute : « Les quelques personnes qui pouvaient écrire sur cette affaire-là étaient déjà occupées à d’autres choses ». A quoi ? On ne le saura hélas jamais : bilboquet ? Maracas ? Zumba ? Le suspense reste entier.

Libé s’est, pour sa part, contenté d’un article dans Checknews. Précisons que dans ledit article, Checknews déplore, prouvant son expertise dans l’art de l’euphémisme : « un débat extrêmement polarisé autour de la jeune fille » et choisit un angle que le site affectionne tout particulièrement : « relayée notamment par l’extrême droite, son histoire a été racontée mardi sur le site identitaire Bellica, allant jusqu’à susciter la réaction de Marine Le Pen ». Mais c’est surtout le titre choisi qui interpelle : « Mila, 16 ans, a-t-elle été exfiltrée de son lycée par la police pour une vidéo anti-islam ? ». Outre le caractère primordial de la nuance (elle ne peut plus se rendre en cours car on craint pour sa vie mais tout va bien, elle n’a pas été « exfiltrée »), on pensait que les journalistes de Checknews étaient là pour « débunker » les « fake news » des médias. On se trompait : ils sont là aussi pour tordre le cou aux mensonges de Twitter. Voilà de quoi s’assurer du travail pour quelques années.

A la fin de son article, le site Arrêt sur images précise : « Sollicités dans le cadre de cet article, excepté les Inrocks, aucun des titres ayant fait le choix de ne pas parler ou presque du harcèlement de l’adolescente n’a répondu avant publication ». Trop occupés eux aussi, sans aucun doute. Et les menaces de mort sur une jeune fille de 16 ans obligée de changer d’établissement et n’en trouvant aucun susceptible de l’accueillir, c’est devenu d’un banal. »

30 janvier 2020

Affaire Mila : « l’insulte à la religion » fait débat – C à Vous – 29/01/2020

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LAÏCITE 30

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« Mila a d’abord été attaquée par les plus cons, puis menacée par les plus fanatiques, et abandonnée par les plus lâches »

C’est cadeau, voici l’edito de Riss :

« Connaissez-vous le supplice des brodequins ? Cela consistait à coincer chaque jambe d’un suspect entre deux planches et à enfoncer des coins en bois entre les deux planches du milieu, pour écraser ses membres tant qu’il n’avouait pas les crimes qu’on lui imputait.

Une des plus célèbres victimes de cette torture fut le chevalier de La Barre. En 1766, alors âgé de 20 ans, il fut condamné à avoir les jambes broyées au moyen de deux coins d’abord, puis de quatre coins ensuite, avant d’avoir la langue arrachée, d’être décapité et jeté aux flammes. Son crime : avoir blasphémé. Il avait été accusé de ne pas s’être découvert au passage d’une procession religieuse dans sa bonne ville d’Abbeville et d’avoir de surcroît mutilé un crucifix. Après sa décapitation, son corps fut brûlé, un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire cloué sur le torse.

Aujourd’hui, le blasphème n’est plus puni par la décapitation ni même condamné par la loi. Et pourtant, il existe toujours, en 2020, des gens pour réclamer la mort en son nom. Le chevalier de La Barre n’avait que 20 ans quand il fut supplicié. Il lisait des livres licencieux et impies qui ne respectaient pas la religion. Il avait l’insolence de son âge, celui où on n’a peur de rien, avec pour seul désir de vivre libre.

Insultée, menacée, et enfin abandonnée
Mila aurait pu être sa petite sœur, du haut de ses 16 ans, l’âge de toutes les révoltes. La semaine dernière, elle a osé mettre en ligne sa colère contre l’injustice et l’aberration de la foi, en particulier celle de l’islam, dans des termes que le chevalier de La Barre n’aurait probablement pas reniés. Mila ne subira pas le supplice des brodequins, mais seulement celui des insultes sur les réseaux sociaux et des menaces de mort sur Internet. La routine, de nos jours, pour qui refuse de se soumettre à l’autorité de la religion.

Sa colère contre l’arbitraire du fait religieux est d’autant plus bouleversante qu’elle rappelle celle d’une autre jeune fille de sa génération, la désormais célèbre Greta Thunberg. Ces deux-là semblent révoltées par la même injustice : la lâcheté des adultes. Les adultes n’ont rien fait pour empêcher la planète de se dés­agréger sous nos yeux. Ils n’ont rien fait non plus pour combattre l’intolérance religieuse, chaque jour plus envahissante, comme une marée noire qu’on ne peut plus faire reculer.

À 16 ans, on ne peut être qu’inquiet à l’idée de penser que c’est dans ce monde-là qu’il faudra tenter de vivre : une planète asphyxiée par les gaz d’échappement et les prêches toxiques émis en permanence par les diesels de l’islamisme et du fanatisme. Et il ne faut pas compter sur les adultes pour protester contre ces pollutions qui étouffent nos poumons et notre liberté d’expression.

On refuse d’admettre que notre société est capable de supplicier des innocents avec la même certitude glacée qu’au siècle du chevalier de La Barre.

Mila a d’abord été insultée par les plus cons, puis menacée par les plus fanatiques, et enfin abandonnée par les plus lâches. Sa colère et sa sincérité auraient dû être soutenues autant que celles de Greta Thunberg. Mais le confort intellectuel et la trouille ont préféré lui tourner le dos car sa cause est moins photogénique que les koalas qui couinent d’avoir leur petit cul roussi par les flammes d’un incendie apocalyptique. Elle est surtout beaucoup plus dangereuse. Ce n’est pas la vie sur terre qu’il s’agit ici de sauver, mais tout simplement sa peau.

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