Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

21 octobre 2020

FATIHA AGAG-BOUDJAHLAT

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 16 h 38 min
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Fatiha Agag-Boudjahlat, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Toulouse, essayiste, militante féministe et laïque. Alors qu’un hommage national sera rendu le soir même à son collègue assassiné Samuel Paty, elle nous dira quelles sont les « lâchetés » et les « renoncements successifs » qui, selon elle, ont mené au drame de vendredi dernier.

20 octobre 2020

ISAAK LEVITAN ARTISTE RUSSE (1859-1899)

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 12 h 44 min

isaak levitan

isaak levitan

Merveilleux

YVES MICHAUD PHILOSOPHE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 12 h 11 min
analyses
Islamisme
Les deux mâchoires de la tenaille islamiste

OPINION. La tenaille islamique fonctionne en France avec deux mâchoires. Et les rôles sont bien distribués. Le point de vue d’Yves Michaud suite, notamment, à l’intention déclarée du ministre de l’Intérieur de dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France.

Auteur
Yves MICHAUD Philosophe
Publié le 20 octobre 2020

«  Il faut un nouveau culte, il faut de nouveaux fers ;

il faut un nouveau dieu pour l’aveugle univers »

dit le Mahomet de Voltaire.

Si j’entreprenais de monter Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète de Voltaire, j’aurais toute chance de me faire décapiter par un réfugié politique tchétchène ou pakistanais accueilli en France au nom de la protection des démocrates persécutés ou un jeune algérien arrivé au nom du regroupement familial et de la sécurité sociale pour tous.

Allah le miséricordieux en soit béni, je ne monterai pas la pièce de Voltaire car je ne trouverai aucun comédien assez fou pour incarner le prophète de Voltaire, un politicien cruel et sans scrupule. Je ne trouverai pas non plus de directeur de théâtre prêt à transformer son théâtre en nouveau Bataclan. Les trouverais-je que les autorités m’empêcheraient de réaliser mon projet au nom des risques de trouble à l’ordre public.

Ce que je viens d’écrire m’expose en revanche aux poursuites du Comité contre l’islamophobie en France, le CCIF, qui travaille avec efficacité professionnelle et argent à créer un crime qui n’existe pas et à interdire toute analyse et toute opinion libre sur la religion musulmane. Je diffame et appelle à la haine contre une religion de paix, « où on ne tue pas », comme on nous le répète depuis un bon mois et comme surtout près 300 de nos compatriotes ont pu le vérifier dans leur chair.

Les poursuites judiciaires du CCIF, même quand elles débouchent sur un non-lieu, ce qui est quasiment toujours le cas, dissuadent efficacement la libre parole : il faut prendre un avocat, subir les affres et aléas du procès en première instance et en appel (car nos juges sont si idiots qu’on peut toujours craindre le pire). Même si vous gagnez, ça vous coûte au minimum 5000 euros, sans compter les soucis. J’en sais quelque chose après avoir subi victorieusement des poursuites du même genre par des crapules de la même farine.

La tenaille islamique fonctionne en France avec deux mâchoires. Et les rôles sont bien distribués.

Si vous blasphémez au sens des « Écritures », vous serez tôt ou tard égorgé.

Si vous émettez la moindre critique intellectuelle contre l’islam, vous serez poursuivi. On vous fera taire par l’argent, l’angoisse, le harcèlement judiciaire et internet.

Les égorgeurs ? On ne peut guère que s’en prémunir et, si ça se présente, les cribler de balles (je suis étonné que pas une officine islamique n’ait encore poursuivi la police pour l’usage disproportionné de la violence face à des assassins prêts à se rendre : pourquoi n’a-t-on pas donné à Coulibaly les chances d’un procès juste?).

Pour le CCIF, c’est plus simple : il faut dissoudre cette organisation pour laquelle la terreur judiciaire est la poursuite du terrorisme par d’autres moyens.

Pris sur FRONT POPULAIRE

BEAUTE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 04 min

beautiful planete 2020

18 octobre 2020

SIDERATION

Classé dans : Art, vie et avis,Barbare rit, il suffit ! — eructeuse @ 7 h 48 min

 Enseignant assassiné : la note explosive du renseignement territorial

Une note du 12 octobre dénonçait la « polémique » née après le cours de Samuel Paty. Un inspecteur devait lui rappeler les « règles de laïcité et de neutralité ».

Par Aziz Zemouri

Tout y était : la « vive polémique » née à la suite du cours de Samuel Paty sur la liberté d’expression ; la volonté d’apaisement de la principale du collège ; les mails de doléances de plusieurs familles ; l’inspecteur envoyé pour rappeler au professeur Paty « les règles de laïcité et de neutralité »; les manœuvres de Brahim Chnina pour faire croire aux enquêteurs que sa fille avait participé au cours – ce qui est faux – et qu’elle avait été atteinte dans son « intégrité psychologique ». Le 12 octobre, les agents locaux du Renseignement territorial (RT) 78 avaient consigné tout cela dans une note, envoyée à leur hiérarchie.

Intitulé « Incident en lien avec les principes de laïcité au sein du collège Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine », le document retrace, jour après jour, le conflit qui a éclaté dans l’établissement scolaire. Le lundi 5 octobre, Samuel Paty dispense ainsi son cours sur la liberté de la presse en montrant à ses élèves des caricatures publiées par Charlie Hebdo. Selon les services de renseignement, le professeur aurait pris le soin de demander à ses élèves si certains étaient de confession musulmane, et leur aurait proposé, si cela les gênait, soit de sortir de la classe en compagnie d’une auxiliaire de vie scolaire, ou de fermer les yeux quelques secondes.
 
Un inspecteur envoyé sur place pour rappeler au professeur « les règles de laïcité et de neutralité ».
Le lendemain, une mère contacte la principale, affirme que sa fille a été mise à l’écart car musulmane. L’enseignant est invité à s’expliquer avec la famille de la jeune fille et à « s’excuser s’il avait été maladroit », ce que fait Samuel Paty. La situation empire pourtant, avec la réception de plusieurs mails par la principale, dont l’un se veut accusatoire : « Face au climat actuel de la France où un climat d’islamophobie s’est installé, pourquoi cherchez-vous à diviser dès le plus jeune âge ? », peut-on lire.
Brahim Chnina (dont la fille n’était pas présente en classe, contrairement à ce qu’il a fait croire sur les réseaux sociaux) se présente alors avec un dénommé Abdelhakim Sefrioui, fiché depuis au moins quinze ans, vieux routier de l’islam radical, et qui se décrit comme un responsable de la communauté musulmane française. Les deux hommes qualifient le professeur de « voyou », refusent de le rencontrer et annoncent leur volonté de manifester devant l’établissement scolaire.
La hiérarchie de la principale décide de mandater sur place le vendredi 9 octobre un inspecteur de l’équipe laïcité et valeurs de la République afin, notamment, de rappeler au professeur « les règles de laïcité et de neutralité ». « En outre, cela permettait de préparer la rencontre programmée entre le professeur, la principale puis les parents d’élèves », précise le RT.
« Si vous voulez qu’on soit ensemble et qu’on dise stop »
La note du RT souligne également la publication sur YouTube d’une vidéo où Brahim Chnina appelle à dire « stop ». « Ce voyou ne doit plus enseigner à nos enfants », entend-on sur la vidéo. Et les services de renseignement de conclure que la communication entre la direction et les familles avait visiblement permis « d’apaiser les tensions », lesquelles étaient « principalement du fait de la famille Chnina », les responsables de la communauté musulmane locale ne s’étant pas manifestés.
Puis les agents du renseignement écrivent : « Au sein du collège, aucune tension majeure n’est palpable, tant du côté de la communauté éducative que des fédérations de parents d’élèves, qui tout en reconnaissant une « certaine maladresse du professeur » (bien apprécié par sa hiérarchie), ne le désavouent pas pour autant ».
Brahim Chnina fait partie des personnes placées en garde à vue depuis vendredi dans l’enquête ouverte sur l’assassinat terroriste du professeur Paty, décapité sur la voie publique pour le seul fait d’avoir enseigné la liberté d’expression. Quelle suite avait été donnée à cette note cruciale ? Pourquoi n’a-t-elle pas été transmise au sommet de la hiérarchie judiciaire ? L’enquête devra le déterminer.

17 octobre 2020

CELINE PINA

Classé dans : Art, vie et avis,Barbare rit, il suffit ! — eructeuse @ 11 h 50 min
Il était professeur d’histoire. En college. A Conflans Sainte honorine. Aujourd’hui un sac mortuaire contient son corps. Sans tête.
Il était enseignant, ce matin il s’est levé pour aller travailler, ce soir il ne rentrera pas. Pourquoi? Parce qu’en classe il a abordé le sujet de la liberté d’expression et montré les caricatures de Charlie.
Pour rien donc, il a été égorgé, puis décapité par un de ces islamistes qui pensent que la France fait la guerre aux musulmans et qui justifient leur goût pour la violence et le massacre au nom de persécutions fantasmées. Une victimisation qui est en fait une justification de la violence et du passage à l’acte par la déshumanisation de l’autre.
Ce crime n’est pas arrivé par hasard. Il a été porté sur les fonts baptismaux de la conceptualisation par des officines que nous connaissons tous et qui se sont dernièrement affichée en soutien du salafiste dirigeant de barakacity, Idriss Sihamedi.
Il faut voir celui-ci à peine sorti de garde à vue menacer sur les réseaux le ministre, la police, parler de guerre aux musulmans et faire diffuser cette idée d’une guerre en cours à tous les excités de la fachosphère islamique: les Tariq Ramadan, Marwan Muhammad, Houria Bouteldja, Sihame Assbague, Taha Bouhafs… ils reprennent tous l’expression de guerre contre les musulmans et laissent les esprits s’échauffer et l’appel à la vengeance monter. Les islamistes sont à ce point décomplexés qu’ils osent tout, certains que leurs alliés d’extrême-gauche ou de gauche, qu’ils soient politiques ou journalistes, garderont les paupières bien cousues, relaieront leur tentatives de victimisation, alimenteront les « oui mais », expliqueront qu’il ne faut pas faire d’amalgames ou que l’ensauvagement en France est une vue de l’esprit.
Résultat: les policiers pris pour cible se multiplient, les appels à la haine des kouffars ne connaissent plus de limites et les passages à l’acte se multiplient.
Va-t’il être encore possible d’enseigner l’histoire, la biologie et tout ce qui dérange les representations des musulmans sans courir le risque d’être rappelé à l’ordre par les islamistes ? Lesquels sont plutôt efficaces en matière de sanction.
A ce qui vient de se passer je ne connais qu’une seule réponse si j’étais au gouvernement: j’afficherai dans tous les établissements scolaires, toutes les institutions, je prendrai des publicités dans les journaux, dans le metro, sur les bus. Je paierai des 4×3 et je créerai une affiche reprenant les caricatures de Charlie et revendiquant cet affichage au nom de la liberté d’expression et pour rendre hommage à ce professeur martyr.
Un homme dont l’assassin a posté sur son compte facebook la tête décapité posée à même le sol. Un homme qui aurait pu être un fils, époux, un frère, un père, le prof de vos enfants. Un homme pris dans une guerre qui n’est pas la sienne car son gouvernement n’a pas voulu la mener.
S’il s’avérait de surcroit que le fait d’évoquer Charlie avait fait scandale, que des parents d’élèves s’étaient plaint, que la hiérarchie n’avait pas soutenu l’enseignant, que certains de ses collègues avaient pris partie contre lui jusqu’à donner ses heures de sortie aux plus excités des parents, alors ce crime n’est pas seulement celui de l’assassin. Ce bras a été armé de nos lâchetés. Il faut dire aussi que dans certains de nos collèges les plus ghettoïsés, il arrive que certains enseignants soient des islamistes. Et bien là où on demandera à un prof qui défend la liberté d’expression de s’écraser, on ne dit souvent rien à un enseignant qui explique que la France est raciste et islamophobe.
Voilà pourquoi la premiere reponse doit être d’afficher partout, dans toutes les salles, les caricatures de Charlie, accompagnées d’une explication ferme de ce qu’est la liberté d’expression. Ceux que cela dérange n’auront qu’à quitter la fonction publique, il en relèveront ainsi le niveau.

16 octobre 2020

JORDY FELIEU (ESPAGNE)

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 15 h 19 min

jordy felieu espagne

jordy felieu espagne

MERVEILLEUX

Pauline Arrighi

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 25 min

 « Personnes qui ont leurs règles, « identité de genre »… Mais qu’est-ce qu’être femme ?

Alors que J. K. Rowling a été accusée de transphobie pour avoir suggéré que seules les femmes avaient leurs règles, selon Pauline Arrighi, il est impossible de définir le sexe féminin en s’affranchissant de toute considération biologique.

« Personne qui a ses règles ».. pourquoi ne pas tout simplement utiliser le mot « femme » ? C’est ce qu’a suggéré l’écrivaine Joanne K. Rowling dans un tweet, qui lui a valu des accusations de « transphobie ». Selon ses détractrices et détracteurs, certains hommes ont des règles. De même que d’autres personnes, qui indépendamment de ce phénomène physiologique, ne sont ni hommes ni femmes. Tout est une question de définition. Peut-on définir qui est une femme en s’affranchissant de toute considération biologique – pour inclure les personnes transgenres ? Cette proposition de définition, qui a fait son apparition dans les champs intellectuel et militant dans les années 1980, balaie d’un revers de main toute référence à l’observation des corps. Selon les tenants du transgenrisme, la définition biologique de qui est une femme et qui est un homme est non seulement inepte, mais aussi « transphobe ».

Tous les mots concrets sont les supports de conventions sociales qui séparent une catégorie d’objets ou de personnes selon des caractéristiques observables

Qu’un homme proclame qu’il se « sent femme », il obtient à l’instant même le statut de « femme trans », et comme « les femmes trans sont des femmes », cet homme en devient une de fait, sur la base de son ressenti et de son discours. Le même procédé s’applique aux femmes et aux jeunes filles qui auraient une « identité de genre » masculine : qu’importe leur utérus ou leur vulve, ce sont des hommes. C’est du moins la vision de certains et certaines militants et intellectuels. Toute définition peut être remise en cause, toute polysémie peut être envisagée, et en particulier lorsqu’il s’agit d’accroître le bien-être des personnes. Or dans ce cas, il s’agit de l’expression d’un défaut de logique. Pour cerner l’incohérence de ces nouvelles définitions, revenons à la base.

A quoi sert un mot ?

Certain mots, dits concrets, désignent des objets ou personnes concrètes (les hommes et les femmes sont des réalités tangibles, et non pas des concepts comme la liberté). Chacun correspond à une catégorie d’individus qui sont distingués d’autres individus (qui seront désignés par un autre mot) sur la base de caractéristiques observables dans le champ de l’expérience sensorielle. Ces caractéristiques font l’objet d’un consensus dans un groupe linguistique donné. Toutes les personnes francophones désignent comme « siège » un support conçu pour s’asseoir. Si une personne décide d’utiliser le mot « dé à coudre » pour désigner un support pour s’asseoir, elle ne sera pas comprise. Les mots doivent correspondre à une distinction entre certains objets ou individus et d’autres, sur la base d’éléments observables mais aussi réfutables. On peut démontrer et affirmer qu’une tasse n’a pas été conçue pour s’asseoir et ne peut donc pas être considérée comme un siège.

Tous les mots concrets sont les supports de conventions sociales qui séparent une catégorie d’objets ou de personnes selon des caractéristiques observables et qui font l’objet d’un consensus. A quoi bon créer des mots et donc séparer des objets en catégories ? Tout simplement car le choix de ces caractéristiques a une finalité qui se manifeste dans le monde réel. Cette logique s’applique également aux êtres humains.

Les mots femme et homme ont été forgés en utilisant comme critères de différentiation des éléments observables et réfutables : les différences anatomiques et le rôle dans la procréation. L’espèce humaine, comme toute espèce animale qui procrée grâce à des gamettes mâles et femelles, est composée d’hommes, de femmes et d’une minorité de personnes intersexes et chaque personne, sauf exception, est facilement identifiable en tant que l’un ou l’autre, à la naissance ou même avant. Cette distinction entre hommes et femmes n’est pas futile ; dans le domaine médical notamment, le sexe est une donnée importante dans l’interprétation de symptômes ou le dépistage de troubles spécifiques. Dans le domaine du sport, il est nécessaire de séparer compétiteurs et compétitrices pour prendre en compte la réalité du dimorphisme de taille et de masse musculaire.

Il n’existe pas de « pulsion », de « sensibilité » ni de « mode de vie » propre aux femmes

Selon la définition des tenants du transgenrisme, ces considérations biologiques doivent être éliminées pour laisser la place à des « identités de genre », qui ont pour base un ressenti personnel et qui ne se manifeste pas forcément par des signes extérieurs. Seul l’individu peut déterminer, indépendamment de toute observation médicale ou de tout constat de la présence de certains caractères sexuels secondaires, s’il est une femme, un homme, ni l’un ni l’autre ou un peu des deux (ou davantage). Et qu’importent ses chromosomes et son apparence physique, personne ne devrait pouvoir contester cette affirmation, au risque d’être qualifié de « transphobe ».Est une femme qui décrète qu’il ou elle se sent en conformité avec le fait d’être une femme. Sur simple déclaration. Et la moindre remise en cause ou simple questionnement sera qualifié de « transphobe », donc de discours haineux qui doit être immédiatement condamné.

Les transgenristes utilisent parfois un parallèle avec l’homosexualité. Il s’agit aussi d’un ressenti, les personnes homosexuelles ne présentent pas de « signe extérieur » observable sur leur personne de façon objective. Pourtant il n’y a rien de commun à dire qu’un être humain est une femme – en se fondant sur l’observation de ses chromosomes, donc d’une donnée stable pendant toute la durée de sa vie ; et à dire qu’une personne est homosexuelle. L’homosexualité n’est pas inscrite dans le corps comme le sont les 6500 expressions de gènes qui distinguent les hommes et les femmes. Elle se définit par un ensemble d’appétences affectives et sexuelles, et éventuellement de pratiques sexuelles. Or le fait d’être une femme ne correspond à aucune appétence ni pratique. Il n’existe pas de « pulsion », de « sensibilité » ni de « mode de vie » propre aux femmes. Affirmer le contraire est d’un sexisme qui appartient à un autre temps.

L’impasse de la définition transgenriste

Les transgenristes ont créé la première catégorie de mots avec une définition circulaire. Est une femme toute personne qui dit qu’elle est une femme. Sans critère observable, sans caractéristique autre que cette affirmation. La définition ne renvoie à aucun élément tangible et observable dans le réel, elle ne renvoie qu’à elle-même et donc ne désigne rien. « Les femmes trans sont des femmes », corrige la rédactrice en chef du Huffington Post avec contrition. « Trans women are women. Trans men are men », récite le maire de Londres. « Repeat after us. Trans women are women », ordonne une gigantesque projection lumineuse sur un mur du Ministère de la Justice, toujours en Angleterre.

Ainsi l’identité de genre serait un ressenti qui n’a pas besoin d’être justifié ni même décrit, et ne peut en aucun cas être réfuté. Si cette identité proclamée ne supporte pas la remise en question (qui serait de la transphobie et justifierait bannissement des réseaux sociaux, licenciement et menace des pires tortures), c’est justement parce qu’elle ne repose sur aucun élément que l’on peut établir par l’observation ou l’argumentation. C’est un ressenti qui ne peut pas être défini, contrairement à une orientation sexuelle ou une émotion qui a un effet sur le corps (battements du cœur, transpiration, pensées orientées de façon spécifique…). L’identité de genre existe en dehors du tangible, du mesurable et du qualifiable, bref du réel.Elle est du domaine de la foi, qui ne s’explique pas et ne se justifie pas. Comme toute croyance, elle échappe au domaine de l’expérimentation sensorielle. Elle existe, voilà tout. La méthode scientifique ne saurait l’infirmer, puisqu’elle n’appartient pas au monde tangible des mesures et des observations.

Si ces mots ne désignent qu’une réalité biologique, et si toutes les identités, les goûts, les ambitions, les sensibilités sont permises, alors personne n’aura besoin de manipuler le langage ni de transformer les corps

Dans une société rationaliste et laïque comme la nôtre, il est établi que les croyances font partie de la sphère privée et qu’elles ne doivent pas influencer la science ni la politique. Elles ne doivent pas non plus nuire à la santé ni au bien-être de qui que ce soit, et ne doivent pas non plus être imposées aux non-croyants. Chacun est libre de croire que « femme » est un ressenti indépendant du corps. Que personne ne soit obligée d’y adhérer. Ce constat logique ne doit pas nous faire oublier que certaines personnes souffrent d’un sentiment d’inadéquation entre leur corps et leur moi profond. Ce mal-être doit-il et peut-il être résolu par un bouleversement sémantique qui concerne l’ensemble de notre société ? Comme nous l’expliquions dans une tribune publiée dans Marianne le 17 février, la définition du genre comme une identité a des conséquences graves en matière de protection des droits des femmes.

Nous devons collectivement nous interroger sur les causes d’un sentiment d’être « assigné fille ou garçon » à tort qui touche de nombreux adolescents et adolescentes considérés comme « transgenres ». S’agirait-il dans certains cas d’un rejet de contraintes qui pèsent sur chacun de nous, en tant qu’homme ou femme ? Qui s’ « identifie » complètement aux stéréotypes de la femme et de l’homme archétypaux ? Personne, et heureusement car ces stéréotypes sont détestables.

Dans certains cas, ces adolescents éprouvent un besoin de modifier le corps, avec des traitements hormonaux aux conséquences irréversibles et que certains regrettent quelques années plus tard, comme l’explique cet article de The Economist. Et si nous changions notre définition non pas de qui est une femme, de qui est un homme, mais de ce que doit être une femme, ce que doit être un homme ? Si ces mots ne désignent qu’une réalité biologique, et si toutes les identités, les goûts, les ambitions, les sensibilités sont permises, alors personne n’aura besoin de manipuler le langage ni de transformer les corps.

Pris sur marianne.fr

Un peu de chaleur

Classé dans : Art, vie et avis,Barbare rit, il suffit ! — eructeuse @ 7 h 02 min

terfs-au-bucher-feministes-trans-transgenre-debat-lgbt

Image prise sur l’article d’Hadrien Mathous publié le 1a août 2020 : entre « TERF » et « transactivistes »; féministes et militant LGBT se déchirent sur la question trans dans marianne.fr

(TERF / » trans-exclussionary radical feminist »)

10 octobre 2020

GEORGE HAWLEY HALLOWELL (E-U) 1870-1925

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 04 min

george hawley

MERVEILLEUX

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