Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

23 janvier 2023

LAÏCITE 30

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 23 min
Aux États-Unis, l’université de Hamline qui a licencié une enseignante en l’accusant d’islamophobie a finalement admis avoir commis quelques erreurs.
Il aura fallu plusieurs mois et une vive polémique pour que l’université de Hamline, dans l’État du Minnesota aux États-Unis, rétropédale. L’établissement était pointé du doigt pour avoir renvoyé une professeure d’histoire de l’art qui avait analysé une représentation de Mahomet avec ses étudiants. Il a reconnu, mardi 17 janvier, avoir commis plusieurs erreurs.
L’affaire remonte au mois d’octobre, lorsque Erika López Prater propose, à l’occasion d’un cours en ligne, l’étude d’une peinture du XIVe siècle où l’on peut voir l’ange Gabriel et le prophète Mahomet. Consciente que beaucoup d’étudiants musulmans considèrent la représentation du prophète interdite, l’enseignante précise qu’il est possible de ne pas participer à ce cours. Chose que personne ne fait, indique le New York Times . Mais cela n’a pas suffi à convaincre Aram Wedatalla, une étudiante musulmane, qui a signalé sa professeure à l’administration. L’université condamne alors le choix de l’enseignante et la licencie.
Les messages de Hamline s’étaient alors multipliés pour justifier ce choix. L’administration dénonçait par exemple une proposition «indéniablement inconsidérée, irrespectueuse et islamophobe». La présidente de l’établissement, elle, cosignait un mail selon lequel «le respect des étudiants musulmans aurait dû primer sur la liberté académique». Des propos aujourd’hui corrigés et nuancés par l’université.
L’administration de l’université de Hamline
«Dans le but d’écouter et de soutenir nos étudiants musulmans, nous avons utilisé un langage qui ne reflète pas nos sentiments sur la liberté académique», ont communément reconnu Ellen Watters, présidente du conseil d’administration de l’université, et Fayneese S. Miller, sa présidente, dans un communiqué publié sur le site de l’établissement. «Sur la base de tout ce que nous avons appris, nous avons déterminé que notre utilisation du terme “islamophobe” était donc erronée», poursuit leur déclaration. «Il n’a jamais été dans notre intention de suggérer que la liberté académique est d’une importance ou d’une valeur moindre que celle de nos étudiants – ces précautions ne ‘‘supplantent’’ pas la liberté académique, les deux coexistent».
L’enseignante a porté plainte contre Hamline
Comment expliquer ce revirement soudain? Cette petite université méthodiste (un courant du protestantisme) qui compte environ 1800 étudiants a été particulièrement ébranlée par la polémique. Le choix du licenciement, qui aurait pu ne pas dépasser les frontières du Minnesota, a pris une ampleur nationale voire internationale. Les spécialistes de la religion musulmane ou de l’histoire de l’art se sont époumonés à répéter que l’étude des peintures représentant Mahomet devait perdurer. Les universitaires de tous domaines, eux, se sont mués en défenseurs de la liberté académique.
Mais, plus engageant encore, Erika López Prater a décidé de porter plainte pour contester son licenciement et ses conséquences. Parmi les préjudices évoqués par le New York Times : «La perte de revenu de son poste, une détresse émotionnelle, des dommages à sa réputation professionnelle et à ses perspectives d’emplois». Son avocat a par ailleurs déclaré que l’usage du terme «islamophobe» la suivrait «tout au long de sa carrière» et nuirait à sa capacité d’obtenir un poste à l’avenir. La perspective d’une réintégration d’Erika López Prater n’est évoquée par aucune des parties.
C’est la bêtise crasse maintenant qui illumine le monde ! quelle tristesse !

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