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28 janvier 2022

SCOTT PRIOR (USA)

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 21 h 39 min

scott prior usa

SPLENDIDE

Tiens il n’y a pas que moi qui parle de Tartuffe

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 21 h 34 min

 Tartuffe était à Strasbourg, on l’a vu le 19 janvier

 ANALYSE : UNION EUROPÉENNE

OPINION :      Entre les propositions démagogiques et les déclarations contradictoires, le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement européen annonce une présidence chancelante du Conseil de l’UE.

Emmanuel Macron ouvrait, le 19 janvier 2022, la présidence française du Conseil européen par un discours devant un Parlement européen clairsemé qui n’a pas échappé à son style lourd et pompeux, où la grandiloquence du propos n’avait d’égale que sa vacuité. Oui, Macron à Strasbourg lançait sur le plan européen sa campagne de réélection qu’il a déjà entamée, depuis près de cinq ans, sur la scène nationale. D’ailleurs, il le reconnaissait d’entrée de jeu : la présidence française, disait-il, sera « une présidence de promotion », mais pas seulement « des valeurs » comme il l’annonçait. Ce sera une présidence de promotion jupitérienne. Macron est un disciple d’Érasme qui affirmait dans son Éloge de la Folie qu’il n’y a pas de mal à dire du bien de soi quand il ne se trouve personne pour le faire.

Certes, il vante en Europe les valeurs de l’État de droit qu’il a si fortement mises à mal dans son pays, en ne respectant pas la Constitution, en déconstruisant la démocratie française par la destruction des partis politiques et des corps intermédiaires afin de régner sans partage. En décidant seul avec son secrétaire général de l’Élysée, méprisant le parlement par sa chambre décérébrée d’enregistrement personnelle qui ignore systématiquement les amendements de l’opposition ou du Sénat qui ne lui est pas acquis. « Nous sommes cette génération qui découvre la précarité de l’État de droit et des valeurs démocratiques », chante-t-il à la tribune. Non ! il est au contraire cette génération qui la promeut et l’exploite.

Il veut « renforcer » la Charte européenne des droits fondamentaux, « combat pour l’État de droit, pour cette idée simple qu’il y ait des droits universels de l’Homme qui doivent être protégés des fièvres de l’histoire et de leurs dirigeants ». C’est assez audacieux, pour celui qui prit prétexte précisément des « fièvres du peuple » pour réduire si drastiquement les libertés des Français.

En réalité, il ignore tout de la Charte et de ses principes. À commencer par son article 3.2 qui proclame que « dans le cadre de la médecine et de la biologie, doit notamment être respecté le consentement libre et éclairé de la personne concernée ». Cocasse pour quelqu’un qui revendique d’« emmerder » une partie conséquente des Français par un chantage sans précédent du « vaccinez-vous ou devenez des parias de la société ».

Macron viole ensuite l’article 12 de la Charte sur la liberté de réunion et d’association quand ses décrets de 2020 — pas même des lois ! — interdisent sous couvert de Covid les manifestations de plus de dix personnes (annonce d’Édouard Philippe du 28 avril 2020, et décret du 31 mai suivant) ou les réprime avec une rare brutalité chez les Gilets jaunes (voir le rapport d’Amnesty International de septembre 2019). Puis il viole sans vergogne l’article 15 de la Charte qui proclame que « toute personne a le droit de travailler » quand il interdit aux personnels soignants et à d’autres professions d’exercer sans leurs vaccins, ce « médicament » qui ne protège ni des contaminations ni de la transmission, d’après le fidèle Jean-François Delfraissy.

De même quand il viole l’article 20 de la Charte selon lequel « tous les hommes sont égaux en droit », alors qu’il refuse aux non-vaccinés, qui n’ont enfreint strictement aucune loi, la qualité de citoyens et leur dénie toute vie dans la cité. Et que dire de l’article 25 sur la dignité des personnes âgées, quand son premier décret de confinement du 17 mars 2020 interdit toute visite aux occupants des EHPAD, jusqu’à les faire mourir de solitude plus que du virus… et leur refuse même le droit le plus élémentaire d’une cérémonie funéraire digne ? Une société qui ne respecte plus ses rites funéraires est une civilisation qui fiche le camp.

Alors monsieur Macron, quand vous fîtes l’éloge de la Charte des droits fondamentaux que vous ne cessez de piétiner, de qui vous moquiez-vous à Strasbourg ? Puis Macron, aveuglé par sa campagne présidentielle, proposa l’élargissement de la Charte à la reconnaissance du droit à l’avortement. C’est la continuation de son mantra de 2017, de l’opposition du progressisme dont il se revendique au conservatisme de ses opposants, qu’il espère élever à sa dimension transnationale dans le cadre de la « souveraineté européenne » qu’il prône. Reste que pour lui donner satisfaction sur ce point, il faudrait d’abord doter l’Union d’une compétence en matière d’IVG qu’elle n’a pas.

Car pour quiconque a compris le sens et la portée de la Charte européenne des droits fondamentaux, les propos de Macron n’ont strictement aucun sens. Ou Macron ne l’a pas lue jusqu’au bout et ignore toujours son précieux article 51 qui, telle une douche froide, en limite fortement la portée : « La présente Charte n’étend pas le champ d’application du droit de l’Union au-delà des compétences de l’Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l’Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les traités. » Il ne saurait donc, pendant sa présidence éphémère du Conseil, « donner un nouveau souffle à notre socle de droits qui forge cette Europe forte de ses valeurs », fût-ce, comme il le prétend, avec les « citoyens de grande conscience européenne », les seuls qui à ses yeux soient dignes de sa considération. Parce que la Charte est là pour protéger les droits, pas pour les modifier ni a fortiori les étendre. Le seul souffle nouveau qu’on attende de lui est qu’il restaure le socle de droits dans son pays.

Ainsi, même à Strasbourg, Macron ne pense qu’à cliver. Et comme cette proposition n’a aucune pertinence européenne, ce qu’il n’ignore pas, la véritable audience de ce discours est l’électorat français : ce fut donc un propos de campagne.

On nota aussi son envie « d’actualiser » la Charte « sur la protection de l’environnement ». Or, outre le fait que l’environnement y figure déjà à l’article 37, la vision de Macron sur le sujet, comme on l’a vu avec la Convention citoyenne sur le climat, procède avant tout de la coercition du peuple, de sa subordination aux impératifs « écologiques », qui justifient l’interdiction du chauffage au fioul, la taxe carbone, la dictature du certificat de performance énergétique sur leur logement, etc. Il oublie que la Charte européenne est là pour protéger les citoyens, pas pour les accabler.

Il n’est donc pas exagéré de dire que Macron prône à Strasbourg le contraire de ce qu’il a fait à Paris. Sa liturgie humaniste ne se limite pas seulement à ce qu’il aurait dû respecter de la Charte dans son pays, mais qu’il ne fît pas. On retrouve cette grande générosité à compte d’autrui qu’il a dû hériter de son bref passage au Parti socialiste avant son coming-out illibéral.

Il veut par exemple « reconstruire la confiance avec le Royaume-Uni », lui qui se montra si intraitable sur le report du délai de l’article 50 au Conseil européen de Bruxelles d’octobre 2019, plongeant le Royaume irrémédiablement vers le Brexit quand Westminster essayait de trouver le temps d’une majorité pour le retourner. Il veut encore promouvoir l’accession à l’Union européenne des Balkans occidentaux « qui sont, par la part de tragique comme par la promesse d’avenir qu’ils charrient, au cœur du continent européen ».

Mais réfléchissons avant de s’engager dans cette voie. Car Macron vit et pense sur une autre planète. Il nous le dit, sciemment, quand il évoque cette Europe « sédimentée dans le temps long des siècles et cette construction inédite depuis 70 ans, qui a mis fin aux guerres civiles incessantes de notre continent ». Avons-nous bien entendu ? « Guerres civiles du continent » ? Réduit-il — puisqu’on ne voit pas à quoi d’autre il pourrait faire allusion — ces conflits qui ont donné naissance par deux fois au XXe siècle à une guerre mondiale à de simples guerres civiles ? Certes, il crédite l’Europe de cette paix « sédimentée ». Mais est-ce vraiment l’Europe qui devrait en prendre le crédit ? Lorsqu’au début des années 90 éclate aux portes de la Communauté européenne un conflit dévastateur et sanglant dans ces fameux Balkans occidentaux que l’Europe n’a pas su prévenir, il est difficile de ne pas faire le lien avec la chute en 1991 du bloc soviétique, qui savait bien tenir ses ouailles, consentantes ou pas. La paix a donc plus tenu par la guerre froide et « l’équilibre de la terreur » entre les deux blocs que par l’Europe. Mais cela n’entre pas dans les éléments de langage de sa campagne.

À cette aune, intégrer les Balkans reviendrait à importer leur conflit dans l’Union qui n’en a pas besoin. Les élargissements de 2004 et de 2007 sont la cause de sa déliquescence. Qu’ils fussent promus par Tony Blair et Jacques Chirac à l’époque, tous les deux eurosceptiques — par ADN britannique pour le premier et par atavisme pour l’auteur de l’Appel de Cochin — n’a pas l’heur d’effleurer l’esprit du chantre français de la souveraineté européenne. Il est pourtant facile de comprendre que l’élargissement est le meilleur antidote à l’approfondissement.

Vivement avril : il est grand temps de tourner cette page. Mais quand la nouvelle présidente du Parlement européen invite les débats à laisser la campagne présidentielle française en dehors de l’hémicycle, c’était en fait moins à Yannick Jadot, Manon Aubry et Jordan Bardella qu’elle aurait dû s’adresser qu’à Emmanuel Macron lui-même.

Publié le 28 janvier 2022
dans FRONTPOPULAIRE

DANS SES PENSÉES

Classé dans : Més écrits 2022 — eructeuse @ 9 h 26 min

DANS SES PENSÉES

 

Face à la merde distribuée dès le berceau

tête bébé le bon lait d’une vache folle à lier

croque petit le bon steak du père survi-dynamité

Face à la merde des écoles et universités

où patrons et religions s’y sont installés

Face à la merde du métro boulot dodo

quand il y a du boulot et du dodo…

Face à la merde médicamenteuse

être docile dormir tranquille rester l’âme vaseuse

Face à la merde du loisir vanté parc d’attraction

plage et camping compris, en rang d’oignons entassés, c’est le pied

Face à la merde culturelle hanounesque fini le burlesque,

en rang de pigeons les rires glaireux de la stupidité magnifiée

Face à la merde de ce réveil qui ose te sonner l’heure de te lever

Face à sa  merde étalée sur sa tranche de pain déconfiturisée, il pose un œil sur sa médaille du travail là-haut sur l’étagère pour 40 ans de boulot et digère très mal les deux sous trois cailloux de sa retraite de misère… qui le pousse à avoir un autre boulot, pour que son tiot ait accès à un diplôme dont il espère qu’il lui donnera plus que lui a eu… et il étale la margarine, l’œil sourcilleux…dans ses pensées.

 

KAMEL DAOUD

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 20 min

kamel daoud 28 01

kamel daoud 28 01

DRIBLE TIRE ET MARQUE

son passage d’une verve fumeuse !

Mais qui est donc cette emballeuse ?

« Où va donc s’encrer ta plume péteuse écriveuse ?

-Dans tous les cas, pas dans le tien ! curieux complice pétomane ! »

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