Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

21 mars 2021

CELINE PINA

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 13 h 31 min
Total soutien à

Rachel Khan

!

Un texte parfait de Isabelle Barbéris qui explique bien la nature des attaques que subit Rachel pour être simplement un être libre et singulier alors que les gauchistes racialistes voudraient la résumer à une couleur de peau.
Pour mieux comprendre l’histoire: Rachel Khan a publié un livre, « Racée », où elle dénonce le fait d’être renvoyée en permanence à sa couleur de peau et dit clairement que cette assignation à résidence ethnique n’est pas que l’œuvre de l’extrême-droite mais d’une gauche racialiste qui n’a rien à lui envier en terme d’intolérance et de clôture communautariste. Elle, elle réclame simplement l’égalité et la tenue de la promesse républicaine.
Rien de choquant à cela, non? Et bien pour la gauche racialiste et woke, ne pas être dans la dénonciation de la « France raciste », refuser de faire de sa couleur de peau l’alpha et l’oméga de son être, refuser d’être dans la haine et la dénonciation de la blanchité, c’est trahir « sa race », c’est être suspecte, c’est être une traître, se faire traiter de « Bounty » (blanc dedans, noir dehors), voire de « negresse de maison »).
C’est ainsi que « La Place », lieu hip-hop dont Rachel est une des dirigeantes, a sorti le communiqué photographié dans ce post. Le but est ici d’humilier et de rendre le travail de Rachel impossible.
Pourquoi? Parce que le milieu hip-hop est gangrené par l’idéologie racialiste et un discours de haine du Blanc. Du coup une partie des responsables de ce lieu subventionné, traitent une demande d’égalité et la quête d’une humanité capable de dépasser les apparences comme un happening fasciste; un livre fin,sensible et poétique comme un brûlot militant et réactionnaire et une parole humaniste et intelligente, comme un affront personnel.
Le procédé est minable et incompréhensible. Mais il parle de ceux qui l’emploient pas de ceux qui le subissent.
Le racisme n’est pas mort, il a même enfanté et le racialisme est sa forme moderne.
Suit le texte d’Isabelle Barberis qui démonte l’hypocrisie et la perfidie des responsables de La Place, dont Agnes B, la créatrice d’une marque chère et surestimée pour bobos à porte-feuilles joufflus.
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« Soutien à Rachel Khan, apodioxis et métacommunication orwellienne
Les attaques d’une rare hypocrisie que subit en ce moment Rachel Khan suite à la promotion de son récent livre « Racée » (éditions de l’Observatoire) lèvent encore un peu plus le voile sur le fonctionnement des identitarismes, ainsi que sur leur académisation (je pense que c’est cette dimension institutionnelle des identitarismes pseudo-minoritaires que ma recherche a le plus contribué à démontrer).
Rappelons qu’elle est ciblée par la direction de l’institution publique qu’elle co-dirige, La Place , un établissement culturel public, dédié au Hip Hop.
Cet établissement a donc publié un tweet de dénigrement afin de se dissocier des positions de Rachel Khan – attaque qui se ménage le confort de l’argument d’autorité.
L’hypocrisie de ce tweet se décrypte aisément à travers la figure rhétorique de l’apodioxis: une méthode de dénigrement qui revient à disqualifier l’adversaire en le rejetant hors de la sphère du débat. C’est une figure d’écartement et de dissociation encore plus violente que l’ad personam, qui considère encore la personne – ici définitivement écartée car la proximité de la personne est comparée à une salissure. L’on pourrait la résumer ainsi: « je ne vous serre pas la main », et par conséquent « je ne débats pas avec vous ».
Ce procédé se répand actuellement à vive allure dans les sphères culturelles et universitaires, en cherchant insidieusement à produire de l’infréquentabilité, par effet de halo.
Une telle méthode présente plusieurs avantages pour l’hypocrite dénonciateur. J’en citerai deux:
- Le premier est de se dédouaner d’avoir à répondre sur le fond. Cela signale en général une incompétence voire une faillite rationnelle, mais masquées par la posture de pureté – un dénominateur commun des idéologies intégristes et totalitaires – et la désignation d’un bouc émissaire. Car les arguments de Rachel Khan, qu’il s’agisse de ceux qu’elle présente dans les médias ou bien dans son livre, sont tous pondérés, nuancés, pluralistes, dialectiques, ouverts. En jetant un anathème sur la subtilité, les dénonciateurs avouent certes en creux la teneur identitaire et sectaire de leur position. Mais ils capitalisent sur la sainte triade de la séduction identitaire: la pureté, le clivage, et l’hostilité à toute forme d’altérité, sous couvert de la défendre.
- Le second bénéfice faux-jeton est de faire usage d’un procédé bien identifié par la critique orwellienne: la métacommunication. Incapable d’objecter des faits, on criminalise un sujet critique en recourant au paralogisme par association ad nauseam, en le laissant en général sous-entendre. L’implicite (énorme dans le cas de ce tweet) est en effet indispensable à la métacommunication. La rétribution, c’est de se retrouver du côté de ceux qui sont censés avoir un « temps d’avance », être des « voyants surconscients » (wokes)… mais qui en fait négligent l’analyse de bon sens du présent.
Le règne de la métacommunication est le symptôme des régimes totalitaires qui fonctionnent par allégeance et injonction à la manifestation de cette allégeance, et autoproduction de leur propre paranoïa. La métacommunication est largement employée par la propagande (elle est donc compatible avec la communication au sens publicitaire, mais pas au sens rationnel). Elle joue sur nos pulsions régressives (notre désir d’identification, de fusion dans le groupe). L’un des signes les plus évidents de cette victoire de la métacommunication (pulsionnelle, identitaire) sur la communication (informative, rationnelle, objective) est par exemple la diffusion de l’expression « faire le jeu de » dans le débat médiatique.
En conclusion, je n’achèterai plus jamais une fringue même de seconde main griffée de la publiciste Agnès b. C’est mon apodioxis de meuf. Je préfère aller nue que porter les hardes vendues par ceux qui se drapent de vertu pour calomnier leur prochain.
Bon c’est pas une grosse perte. La jupette à pois vues mille fois, ou celle avec des graffitis immondes, à 200 balles, et qui ressemble à une serpillère après deux lavages, c’est assez loin de la haute idée que je me fais de la mode, qui n’a pas grand chose à voir avec la publicité.

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3 réponses à “CELINE PINA”

  1. POLICAND gérard dit :

    Où dérive-t-on??

  2. Caroline Bordczyk dit :

    on ne dérive pas on y est !

  3. Caroline Bordczyk dit :

    Dans le mur !

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