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28 juillet 2020

LA CAUSE DES FEMMES

Classé dans : Féministe vindiou pour sûr !,Tristesse — eructeuse @ 14 h 59 min

Gisèle Halimi nous a quittés !

Merci madame !

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pris sur marianne.fr  : Issue d’une famille modeste, Gisèle Halimi est née le 27 juillet 1927 à La Goulette en Tunisie. Avocate engagée, elle se fait notamment connaître lors du procès emblématique de Bobigny, en 1972, où elle défend une mineure jugée pour avoir avorté suite à un viol. Elle obtient la relaxe de la jeune femme et parvient à mobiliser l’opinion, ouvrant la voie à la dépénalisation de l’avortement, début 1975, avec la loi Veil.

Fondatrice en 1971 avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir de l’association pour le droit à l’avortement « Choisir la cause des femmes« , elle est la même année l’une des signataires du célèbre manifeste des 343 femmes disant publiquement avoir avorté…

Dans une longue interview accordée au journal Le Monde en septembre 2019, la nonagénaire s’étonnait encore que « les injustices faites aux femmes ne suscitent pas une révolte générale« .

REGIS DE CASTELNAU

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 11 h 53 min

La vraie leçon politique de l’affaire Traoré  par Régis de Castelnau dans la revue de Michel Onfray FRONT POPULAIRE

Fascisme et nazisme de l’entre-deux-guerres ont été très largement étudiés, fruits de la combinaison de plusieurs phénomènes dans un contexte donné. Formes particulières de dictatures, il est cependant essentiel de rappeler que leurs avènements n’ont été possibles que par la décision de la bourgeoisie et des intérêts dominants de les soutenir, de les financer et de les instaurer.

Chaque expérience autoritaire moderne, des colonels grecs aux dictatures latino-américaines en passant par l’Espagne et le Portugal a présenté la triple caractéristique d’une alliance entre une oligarchie, une petite bourgeoisie dépravée et une partie importante de la pègre.

Face à la crise du néolibéralisme, existe-t-il une tentation autoritaire? Dans notre pays, l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron dans des conditions qui s’apparentent à une forme de coup d’État a installé un pouvoir qui a fusionné les trois pouvoirs normalement séparés (exécutif, législatif, judiciaire) alors qu’il est totalement minoritaire dans l’opinion et dispose d’une base politique minuscule.

À cette destruction de la séparation des pouvoirs, Emmanuel Macron a ajouté à la fois l’affaiblissement de l’État dans ses grandes fonctions de protection de la population et la délégitimations des instances républicaines. Dont le sabotage délibéré des élections municipales est le triste et plus récent exemple.

Et c’est ainsi que l’on a vu depuis quelques semaines se mettre en place un système extrêmement inquiétant, d’une alliance particulière de l’oligarchie au pouvoir, avec la petite bourgeoisie dévoyée que l’on rencontre surtout chez les verts, et la pègre violente issue de l’immigration.

L’affaire de Bayonne, la violence symbolique qu’exprime les délires des « verts » installés à la tête des villes dans des élections illégitimes, les affrontements ethniques de Dijon, l’abandon des centres-villes à la violence et aux trafics en sont les symptômes.

Mais finalement, l’exemple le plus intéressant est celui de l’affaire Adama Traoré. Sans rentrer dans trop de détails de quelque chose de finalement très simple, il convient quand même de revenir sur un certain nombre de points qui lui donnent sa signification profonde.

Dès le début, il apparaissait à quiconque voulait bien se donner un peu le mal de s’informer que nous n’étions pas en présence d’une bavure policière raciste au contraire de ce que la famille d’Adama et sa sœur en particulier prétendaient.

Nous avions affaires à une fratrie caractéristique de celles qui par un fonctionnement clanique et délinquant mettent un certain nombre de quartiers de banlieue ou de grande banlieue en coupe réglée.

Dès juillet 2016, on savait la marginalité sociale et le caractère délinquant, voire mafieux du comportement d’Adama Traoré et de ses frères. La personnalité de ceux qui avaient pris en charge cette affaire contribue également au plus grand scepticisme sur l’histoire que l’on nous racontait.

Concernant les faits eux-mêmes, il était assez facile de se documenter, les positions judiciairement exprimées par les gendarmes mis en cause ainsi que le travail des juges, étant tout à fait accessibles. Contrairement à la récente affaire Chouviat où la bavure est difficilement réfutable, Adama Traoré, arrêté parce que délinquant et non parce que noir, n’a pas été victime de violences ayant entraîné son décès de la part des gendarmes.

Malgré l’agitation entretenue par le «Comité justice pour Adama», les soutiens des petits-bourgeois préposés habituels, et la complaisance de certaines organisations «de gauche», le sujet n’intéressait pas grand monde.

Puis il y a eu la sortie du confinement, séquence quoi qu’on en dise d’une énorme violence sociale. Le moment était idéal pour importer de façon opportuniste en France un phénomène essentiellement américain, ou si l’on veut anglo-saxon, consistant à prétendre que notre État serait systémiquement raciste, l’affaire Traoré devenant dès lors le symbole de cette prétendue injustice.

Cette fausse cause a aisni brutalement mobilisé un grand nombre de jeunes gens, ignorant tout de la réalité du dossier et trouvant là un exutoire nourri des luttes sociales précédentes et des frustrations nées du confinement.

Cette incontestable bonne foi dans l’adoption du mensonge et de l’imposture visant à faire d’Adama Traoré le martyr d‘un racisme policier français, a fini par se fracasser sur la réalité grâce à un dévoilement laborieux du réel, et par la révélation du caractère irréfutablement détestable de la délinquance imposée par la fratrie Traoré à son environnement.

Hélas, nombre de croyants gênés tentent de continuer à s’accrocher à l’argument selon lequel «Adama Traoré était peut-être un voyou brutal et un violeur, mais il ne méritait pas la peine de mort infligée par les gendarmes».

Le problème est que là aussi il s’agit d’un mensonge. La vérité judiciaire, la seule qui compte, résulte d’une élaboration de quatre ans de travail par l’instruction, à base de témoignages multiples, d’analyses, de recollement d’informations et d’expertises par des médecins assermentés.

La partie civile, dont c’est le droit, continuera réclamer de nouvelles investigations qui ne mèneront à rien. Surtout quand on voit que les dépositions qu’elle réclame sont immédiatement suivies de plaintes pour faux témoignage contre ceux qu’elle avait cités! Et sauf à considérer que tous les intervenants, magistrats, témoins, experts sont achetés par la raison d’État, la réalité est que l’affaire Adama Traoré, au contraire de l’affaire Chouviat, n’est pas une bavure policière.

Alors bien sûr, les menteurs cyniques, soucieux de leur clientélisme d’épiciers électoraux, vont continuer leurs contorsions, n’hésitant pas à se ridiculiser complètement comme le pitoyable Gérard Miller assénant à propos de la fratrie mafieuse: «Arrêtez de commencer à jeter le soupçon sur la famille #Traoré! Cette famille est HÉROÏQUE elle mérite de rentrer dans l’histoire de France!».

Revenons à la raison d’État car c’est elle qui donne tout son sens politique à la séquence à laquelle nous venons d’assister. Comment ne pas relever justement, l’attitude de l’État français qui après la fameuse manifestation devant le tribunal de Paris a immédiatement pris le parti du comité Adama et de sa porte-parole.

C’est Emmanuel Macron demandant à Nicole Belloubet ministre de la Justice de violer la séparation des pouvoirs et de recevoir en urgence la famille.

C’est le ministre de l’Intérieur proclamant immédiatement et solennellement l’autorisation donnée aux partisans du comité de violer la loi interdisant les manifestations pour raisons de pandémie!

C’est le même ministre envisageant l’organisation dans la cour de la Préfecture de police d’une cérémonie expiatoire au cours de laquelle les agents des forces de l’ordre se seraient mis à genoux!

C’est la presse appartenant à l’oligarchie qui transforme Assa Traoré en nouvelle Jeanne d’Arc, la faisant s’étaler sur toutes les couvertures de ses magazines de papier glacé, entre Brigitte Macron et Stéphane Bern.

Pourquoi cette complaisance, accompagnées de celles des peoples et autres starlettes appartenant à la cour de Jupiter? Simplement, parce que l’État français quant à lui n’entend pas protéger les citoyens qui subissent la violence de ces couches déclassées issues de l’immigration. L’utilisation du Lumpenprolétariat et de la pègre, qui fascine la bourgeoisie depuis longtemps, est une vieille histoire depuis le XIXe siècle et le fascisme du XXème nous ont donné beaucoup d’exemples.

Les forces de police confrontées à la délinquance des banlieues et des centres villes abandonnés comme le sont ceux de Rennes, Nantes, Bordeaux, Montpellier et certains arrondissements de Paris, sont mis désormais et volontairement dans une véritable tenaille. Elles savent que toute intervention sera scrutée, examinée, dénoncée et exposera les auteurs en uniforme aux procédures de sanctions pénales. Le mieux pour elle sera de regarder ailleurs, ce qui est d’ailleurs très souvent déjà le cas aujourd’hui.

Il ne s’agit pas de dire que le racisme et les bavures n’existent pas, mais que le contexte récent vient de changer la donne. L’affaire Chouviat qui s’est produite au mois de janvier dernier relevait du contexte des répressions policières sans frein mis en œuvre par le pouvoir contre les mouvements sociaux ayant créé chez ses représentants une ambiance d’impunité. Comme leurs collègues qui cassaient du gilet jaune et du syndicaliste, ils ont pensé être protégés.

Aujourd’hui, la situation est nouvelle et les forces de l’ordre ont compris qu’elles seront réservées à la répression des mouvements sociaux comme c’est le cas depuis maintenant deux ans. Pour cette mission-là, essentielle à la survie du macronisme, les moyens ne seront pas comptés.

Que les habitants des quartiers périphériques mis sous la coupe de la délinquance, avec laquelle il ne reste que la ressource de passer des contrats, l’admettent, que ceux qui veulent circuler dans les centres des grandes villes le comprennent: manifestement, l’État a décidé d’abandonner les rues à des bandes violentes qui sont actuellement en train de les confisquer.

Les rodomontades de Gérald Darmanin sur « l’ensauvagement» ou la ridicule expédition de Jean Castex à Dijon annonçant triomphalement l’arrivée de 50 CRS, dans une ville où les voyous lourdement armés se comptent par centaines, ne peuvent tromper personne.

À la police républicaine, qui a d’abord pour charge de protéger la population, on a décidé de confier comme mission prioritaire la préservation d’un pouvoir minoritaire et impopulaire.

LA BATAILLE DES MOTS

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 11 h 45 min

« Incivilités » contre  » ensauvagement » ce que révèle la bataille des mots

François-Bernard Huyghe ( directeur de recherche à l’Iris) 28-07-2020 Marianne.fr

Emmanuel Macron a employé le terme d’ »incivilités »pour qualifier les récentes agressions mortelles survenues dans la société française, déclenchant une querelle sémantique. Le médiologue François Bernard-Huyghe analyse celle-ci, et la propension de la « post-gauche » à occulter des mots qui décrivent l’état du monde actuel.

Il y a quelques jours, le président de la République s’engageait face aux incivilités. D’où protestations, plutôt à droite, dictionnaire à l’appui : assimiler à des « impolitesses dérangeantes » des crimes gratuits – tel le massacre d’un conducteur de bus ou le fait de traîner le corps d’une jeune femme avec sa voiture –, cela ressemble à une scandaleuse litote. Que seule assume avec courage Marlène Schiappa : oui, oui, les crimes sont des incivilités.

Sur ce, Gérard Darmanin, soucieux de « l’autorité de l’État », s’inquiète d’un « ensauvagement d’une partie de la société ». Le voilà aussitôt accusé de reprendre le vocabulaire, donc les idées, de Marine le Pen. Laquelle a peut-être également employé un jour les concepts sulfureux de partie de société ou d’autorité, l’enquête nous le dira.

« ensauvagement »

Le fait que le terme « ensauvagement » ait été utilisé par Aimé Césaire en 1950 ou figure en 2005 dans le titre d’un livre de Thérèse Delpech, auteur pas spécialement frontiste, ne décourage guère la rage d’interprétation : parler d’ensauvagement c’est désigner des « sauvages » et sous-entendre qu’ils sont… immigrés. Donc exclure et stigmatiser.

Du coup, le ministre se trouve assimilé aux #donnezlesnoms de la fachosphère. Connotations suspectes, intentions louches : la faute contre l’esprit est avérée. Les plus lettrés lui rappellent avec Montaigne que c’est celui qui croit qu’il y a des sauvages qui est un sauvage, les autres répètent depuis les années 80, que de tels mots encouragent l’électorat à mal voter. Dans tous les cas, voilà Darmanin marqué d’infamie.

Bref on se déchire pour savoir si les criminels manquent de civilité ou de civilisation.

Idéologie contre idéologie

Un des paradoxes de cette affaire est que, désormais, les conservateurs dénoncent l’idéologie dominante (l’impensé libéral face au déclin) tandis que le camp du progrès défend en tout idéalisme l’interdit moral (contre les phantasmes populistes).

C’est une position typique de la post-gauche, politiquement correcte, largement inspirée des États-Unis où un mot offensant vous fusille une carrière.

Dans la critique de droite, en effet, c’est le déni qui fait scandale : les mots qui occultent l’état du monde (tout fout le camp et les autorités essaient dendormir le peuple pour gagner du temps). En face, c’est l’intention du locuteur (les mots qui révèlent des arrière-pensées pour le moins suspectes, voire ses phobies). Dans ce cas, on attribue, certes, les violences à la misère et aux carences sociales (tel fut longtemps le discours de gauche classique) mais surtout, on insiste sur le péril éthique : ne pas donner prétexte à discriminer, ne rien concéder à la crimepensée. C’est une position typique de la post-gauche, politiquement correcte, largement inspirée des États-Unis où un mot offensant vous fusille une carrière.

post-gauche

On connaît la phrase de Confucius « pour rétablir l’ordre dans l’empire, il faut rétablir l’ordre dans les dénominations. ». Chacun comprend sans peine que les hommes se battent parce qu’ils ne donnent pas le même sens à liberté ou à République. Mais, cette fois, on se dispute pour ou contre le droit d’interdire ou d’interpréter les mots de l’autre. Quand la guerre du code fait rage, avec ses batailles d’indignation, notamment sur les réseaux sociaux, le vocable fait le coupable. Et ce n’est pas un progrès (litote).

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE TRANSGRESSIF

Classé dans : Quelques échantillons de mes créations, de mes dessins... — eructeuse @ 9 h 14 min

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