Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

30 mars 2020

Le ramoneur et la bonne mie

Classé dans : Suavement — eructeuse @ 10 h 34 min

Le ramoneur et la bonne mie

Au fond de sa cahute avec son chat et sa cuisine qui sent plus le hareng saure qu’air-wick à la vanille, vieille peau tannée par des années travaillées sous le soleil la neige et la pluie, Raymond, le dos scié par un boulot de galérien « ah ah et la gale du sans rien, tu sens l’odeur et le prurit de l’injustice ? » râle que ses 600 euros de retraite ne lui feront pas faire de la couenne…

Dans la bicoque sans coq qui chantait hier encore mais que Raymond as mangé vu qu’on lui a volé ses poules, il a rapatrié sa grosse kikine couinant plus fort qu’un veau qu’il a sauvé in extremis de ces odieux voleurs en sortant le vieux fusil du grand-père Marcel ! C’est qu’il faut qu’elle fasse sa couenne elle !

La mère Michelle, l’œil avisé derrière son rideau a tremblé pour son ami d’apéro et en bonne voisine est venue le soutenir avec une grosse bonne miche, du saucisson et un pinard maison !

De conciliabules en rires en cascades, elle lui dit : « Tiens ! Tu devais venir ramoner ma cheminée ! »

Raymond encore l’esprit gaillard et vif, sent de l’insistance dans le reproche !

- Allons ma bonne mie ouvre moi le chemin…

C’est ainsi que les jupons de Michelle voltigent dans l’air permettant ainsi à Raymond devenu ramoneur, d’accéder tête la première, dans l’âtre du bonheur… Et qui couine plus fort que Kikine ?

2 réponses à “Le ramoneur et la bonne mie”

  1. 010446g dit :

    Jolie histoire!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Bravo l'artiste!

  2. Caroline Bordczyk dit :

    Merci !

Laisser un commentaire

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus