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3 mars 2020

GÉRARD BIARD CHARLIE HEBDO

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 19 h 33 min

« Nouveau féminisme » : qui dit quoi ?

GÉRARD BIARD CHARLIE HEBDO· LE 3 MARS 2020

À l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, les associations féministes préparent des initiatives inédites, comme une grève des femmes les 8 et 9 mars. Charlie Hebdo a décidé de rendre compte, toute la semaine, de cette mobilisation. Deuxième épisode : un guide non-exhaustif des différentes tendances au sein du féminisme.

Si vous croyez que le féminisme, idéal éminemment politique, se résume à Me Too, vous risquez d’être vite perdu dans le labyrinthe des différents courants qui animent ce mouvement. Charlie se propose de vous guider au sein des grandes tendances, parfois en conflit entre elles, du « nouveau féminisme », cinquante ans après la création du MLF.

Les universalistes
On part du principe, difficilement contestable, que les femmes représentent la moitié de l’humanité. Elles ne sont pas une « minorité », et elles sont victimes d’oppressions et d’inégalités, à la fois dans la sphère publique et dans la sphère privée, directement imputables au système patriarcal multimillénaire qui régit la plupart des sociétés de la planète. Moyennant quoi, on se bat pour l’égalité et pour des droits identiques et applicables à toutes, quelles que soient leur ethnie, leur « culture », leur religion, leur classe sociale, leur orientation sexuelle et leurs idées politiques.

Les essentialistes
Oubliez les femmes, concentrez-vous sur « la » femme. C’est le droit à la différence appliqué à une supposée « essence » féminine, censément plus douce, plus empathique et, évidemment, plus mère. Une tendance que l’on trouve plutôt à droite, variété catholique pratiquante, et qui insiste moins sur l’égalité que sur la « complémentarité » de l’homme et de la femme. Autrement dit, pour le partage des tâches ménagères, ce n’est pas gagné : en parfaite complémentarité, l’homme salit les assiettes, la femme les lave…

Les intersectionnelles
Imaginez que vous êtes une femme, noire, lesbienne. Bingo ! Vous cumulez et vous avez toutes les chances de subir à la fois le machisme, le racisme et la haine anti-homo. Les discriminations s’empilent. C’est incontestable. Les tenantes de ce courant, très en vogue chez les militantes « anti-islamophobie », chez les afro-féministes et chez les activistes LGBTI, ont toutefois la fâcheuse tendance à considérer que les femmes blanches, « bourgeoises », « cisgenre » — le genre « ressenti » correspond au sexe biologique — et hétéros ne peuvent en aucun cas comprendre leur condition et font par conséquent partie du camp des dominants, voire des oppresseurs. Sans compter que l’on frise parfois l’ésotérisme. Ainsi, l’association afroféministe Mwasi se définit comme un « collectif non mixte qui rassemble des Femmes et personnes non binaires afrodescendantes ».

Les racisées et les décoloniales
Parmi les mises en pratique concrètes de l’intersectionnalité, ce sont les deux plus « hype » du moment. Et les plus identitaires. La lutte, qui part du postulat que les inégalités entre les hommes et les femmes sont issues de la construction de la race par l’État postcolonial, ne concerne que les femmes « non blanches ». Les militantes ne jurent que par les ateliers « en non-mixité racisée » et les « camps d’été décoloniaux ». Sont donc exclues les femmes affichant une « blanchité » par trop évidente — mais aussi les femmes « non blanches » universalistes, vues comme des traitresses à leur « identité » et les complices de l’État raciste et impérialiste. En revanche, les hommes « racisés » sont les bienvenus, même les plus machos et les plus réactionnaires. On trouve logiquement les militantes les plus virulentes dans la galaxie des Indigènes de la République.

Ce qui coince
À l’heure où « l’identité », la « culture » et le « ressenti » sont l’alpha et l’oméga des rapports sociaux, le féminisme est en proie aux mêmes confusions et aux mêmes contresens que l’antiracisme. Nourris d’essentialisme, de relativisme culturel et de communautarisme à l’anglo-saxonne, de nombreux discours portent des revendications parfois aberrantes, sur fond de concurrence sauvage entre boutiques identitaires et de puritanisme croissant. Voiles, burqas, hijabs, burkinis, instruments d’oppression en Iran, en Arabie saoudite, en Afghanistan, deviennent des emblèmes politiques et « libérateurs » en occident, tandis que la laïcité, émancipatrice, est vue comme un outil de domination néocoloniale.

Les débats de société n’échappent évidemment pas à la tourmente. La question de la prostitution voit s’opposer féministes réglementaristes « pro-sexe » et féministes abolitionnistes, libre droit de l’utilisation de son corps et marchandisation patriarcale des corps. Même chose pour la GPA. La place croissante que prennent les questions de genre fait aussi que les revendications des militant(e)s LGBTI croisent parfois, et pas toujours de façon apaisée, les problématiques féministes.

Dans ce contexte, les féministes universalistes laïques, comme les Femen ou des associations historiques telles que Femmes solidaires ou la Ligue du droit international des femmes (fondée par Simone de Beauvoir), qui luttent contre toutes les formes de domination masculine, y compris celles qui ont obtenu le label « cultures, dogmes, traditions et identités », deviennent la cible d’autres féministes, qui ont des priorités beaucoup plus sectorielles. Pour le plus grand avantage des machos de toutes origines et tendances, qui eux sont tous d’accord sur l’essentiel : c’est nous qui commande.

Pris sur la page FB de Laïcité 30

ça plane pour lui !

Classé dans : Et vous trouvez ça drôle ? Complètement ! — eructeuse @ 13 h 04 min
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Mash up MACRON LOPEZ

 

Rapport textuel

Classé dans : Le mollard qui frappe ou la gueuse baveuse ! — eructeuse @ 8 h 26 min

« La télé-réalité est une grande pourvoyeuse de sexisme » analyse le HCE. Et on ne vous parle même pas du crétinisme très très voyant ! ANAL ANAL LYSE t’as mal au cul ? Pour sûr !

Sans commentaire

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 05 min

oceans-of-plastic sergi escrinano

Image Sergi Escribano.Getty images

MARS ATTAQUE

Classé dans : ça décoiffe ! — eructeuse @ 6 h 54 min

Il n’est pas venu seul, Mars ! Il est venu avec des inondations, des vagues de froid, avec son dérèglement saisonnier, accompagné des coups de grisou des rois de la monnaie flambée, ces faiseurs de faux rêves que l’on gobe à la pelle…

Entre une pelletée de grêle  et une pelletée de nouvelles qui vide le rayon « nouilles » des supermarchés, on n’a pas fini de râler sur son canapé, que si la terre avait été plate, ça tournerait bien plus rond !

vache1

GLEB GOLOUBETSKI RUSSIE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 6 h 32 min

GLEB GOLOUBETSKI22

Image prise sur Music et Painting FB… J’aime

Aridité…

Classé dans : Chut ! — eructeuse @ 6 h 19 min

Dans le silence de sa grande chambre, elle se demandait : « Est-ce que c’est parce que mes yeux sont embués que tu ne me vois plus ? Est-ce que c’est parce que mes fesses ne se dandinent plus que tu ne me regardes plus ? Est-ce que c’est parce que des boursouflures ont mangé ma taille de guêpe que mon miel est devenu fiel ? »…

Elle savait mais elle se demandait comme on jette une bouée à la mer, en mal d’oxygène en regardant son mari endormi… Pourquoi la tendresse de leur amour s’était-elle aussi envolée avec leur jeunesse et avait laissé place à la sécheresse des rides de leur vie…

Il est l’heure de vous dire…

Classé dans : Féministe vindiou pour sûr ! — eructeuse @ 5 h 50 min

Il est l’heure de mettre un peu de douceur dans les cœurs qui se lèvent tôt, qui se couchent à l’aube, les salariées, les oubliées qui lavent les bureaux, qui pansent les blessures…

Il est l’heure de vous mettre de la chaleur dans les cœurs mesdames les sacrifiées d’hier et de demain, sans soldate au panthéon de vos labeurs… sous les bombes, sous le joug des péteux en mal de gloire, sous les coups des boursouflés d’une testostérone qui justifie tout…

Il est l’heure de vous dire encore des « je vous aime » par delà des montagnes, des mers, des regards…

Il est l’heure de vous dire le respect dû sous votre rang d’opprimées…

Sous les regards coulent des rivières silencieuses qui sortiront de leur lit pour dire le 8 mars que vos vies nos vies ne compteront plus jamais pour rien !

a fémini

a grenouille777

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