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17 février 2020

Elle a la santé !

frizou election paris

Ah l’amour l’amour !

Classé dans : ça décoiffe ! — eructeuse @ 8 h 41 min

Du fond de sa classe Héléna répond à son amie qui lui demande :  » Qu’est-ce qui t’a séduit chez lui ?

– Il avait un gros coffre fort et ses boules étaient pleines d’or… »

Quand l’amour ruisselle, la belle s’émerveille !

Dure ou molle la déconfiture

Classé dans : Qui pleure qui pleure ? — eructeuse @ 8 h 08 min

Pourquoi avoir démissionné ! Griveaux fort de son engagement aurait dû s’en branler de cette vidéo ? Ben quoi il était à court d’huile de coude !

Chaud chaud

Classé dans : Et vous trouvez ça drôle ? Complètement ! — eructeuse @ 8 h 03 min

Collée serrée la diaspora fait corps ! Tous branleurs et lui devant !

Vous prendrez bien votre bain quotidien

Classé dans : Genre mauvais genre — eructeuse @ 8 h 01 min

Les tenants du pouvoir ouvrent le robinet et versent leur caca quotidien !

La messe est dite tous les matins !

Gobe gobe gentil électeur avant de partir au boulot et nage bien dans le courant de la divine parole !

Gobe gobe gentil consommateur avant de gambader derrière ton panier et nage bien dans le courant de la divine pensée !

Quant aux « sans rien », tous s’en branlent de leur vie…

Pas un jour sans que je pense que le propre de l’Homme c’est chacun sa merde !

Avec quelques nuances de… !

riche

 

SAMUEL PIQUET

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 28 min
Sur Marianne.fr
On est le 13 février et il n’y a toujours pas eu un seul article de Mediapart sur Mila. Comment cela est-il possible ?

Comment cela a-t-il été possible ? C’est la question qui était sur toutes les lèvres il y a quelques semaines, au sujet de l’affaire Matzneff. Pourquoi ce « silence des médias », « des élites », « d’une petite caste » alors que « tout le monde savait » ? Comment invoquer encore la distinction entre l’homme et l’artiste puisqu’il faisait de ses crimes le sujet de ses livres et qu’il venait les raconter jusque sur le plateau d’Apostrophes ? Comment a-t-on pu rire de cela ? Heureusement que Madame Bombardier a sauvé l’honneur.

Et chacun de jurer ses grands dieux que lui ne se serait pas tu. C’était bien trop facile d’invoquer « l’air du temps ». Pour certains, c’était déjà chercher des excuses à Matzneff voire se rendre complice des pédophiles.

Appel au meurtre

Quelques jours plus tard, que voit-on ? Des centaines d’internautes qui appellent au meurtre une jeune fille de 16 ans contrainte de ne plus se rendre dans son lycée et placée sous protection policière. Où sont passés tous ceux qui s’indignaient qu’on ait pu taire les agissements de Matzneff ? Où sont tous ceux qui ne comprenaient pas qu’on pût omettre de dénoncer l’innommable, où sont tous ceux qui ne jurent que par la « libération de la parole » ?

On est le 13 février et il n’y a toujours pas eu un seul article de Mediapart* sur Mila. De nombreux billets de blog, oui, dont certains appellent clairement la rédaction à prendre position, mais c’est tout. Aucun de ces billets, curieusement, n’a d’ailleurs été « sélectionné par la rédaction ». De la part d’un directeur de la rédaction qui voit le retour des années 30 partout, c’est un peu étonnant. Télérama* a préféré se taire également. Les Inrocks ont été d’une discrétion exemplaire. Même attitude de la part de beaucoup de féministes. « C’est un sujet sur lequel on a choisi de ne pas se prononcer », « ce sont des questions extrêmement complexes et délicates », a expliqué par exemple l’association Osez le féminisme !

On peut pourtant se demander si certaines réactions n’ont pas été encore plus indécentes que le silence qui a accompagné cette « affaire ». Entre la porte-parole d’EELV, Sandra Regol, qui déclare que ce n’est qu’une « dispute entre jeunes », Edouard Louis qui considère que « la liberté, le progrès, c’est qu’il y a des choses qu’on ne peut pas dire » ou Ségolène Royal qui estime qu’« il ne faut surtout pas ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression », les exemples sont légion. Sans parler de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet qui déclarera que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience » avant de concéder dans une tribune parue dans Le Monde que ses propos étaient « inexacts ».

Lorsqu’on relit certains commentaires, comme cette citation tirée d’un article de Valérie Lehoux dans Télérama : « (Matzneff) n’a rien compris à l’évolution du monde, il a asséné des propos d’une autre époque. S’il est dans l’incapacité d’exprimer des regrets, on aimerait bien, a minima, qu’il ait la décence de se taire », on se dit que la décence consiste aussi, parfois, à ne pas se taire.

Plutôt que de s’acharner sur les silences d’il y a trente ans contre lesquels on ne peut plus grand chose si ce n’est une indignation légitime mais parfois bien commode, il ne serait peut-être pas totalement inopportun de s’interroger sur les silences d’aujourd’hui, ceux de Cologne, de Telford, ou de Mila et de les remplir autrement qu’avec du vide, de la xénophobie, de l’impensé ou de la lâcheté. Pour ne pas reproduire exactement ce qu’on reproche à une autre époque. Pour ne pas attendre de nouveau trente ans avant de se rendre compte qu’il aurait fallu ne pas se taire.

*Les rédactions de Télérama et de Mediapart n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

 

TOUTE NUE OU CRUE

Classé dans : ça décoiffe ! — eructeuse @ 7 h 12 min

PLAINTE

 

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