Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

6 juillet 2019

Vous reprendrez bien un doigt de domination

Quelle est la différence entre l’acte, le mot, aimer et baiser ? Quel est leur lien ? Dans le collectif mondial non imaginaire  j’t'baise c’est : je te nique, je t’écrase, ton pays avec et si je peux violer ta chienne de femme, je ne me gêne pas ! C’est ce qu’on appelle la domination ! D’ailleurs le dominateur dit : je vais te baiser ! Tout dans le fion rien dans la raison sinon que cette primitute attitude : n’être toujours  pas entré dans une quelconque civilisation, les grelots toujours à fleur de peau… Le « baise-moi » porte en lui sa soumission à la domination et le « fais-moi l’amour » est aussi du même registre que le « embrasse-moi », bien illustré dans les films (faut bien nourrir la domination pour qu’elle continue de se propager), ce fut longtemps et même encore aujourd’hui mal vu qu’une femme embrasse d’elle même un homme : holà la passive à ta place ! L’expression à bouche que veux-tu je l’ai entendu et d’une femme, car les femmes participent à la transmission du patriarcat…

Je t’aime, c’est le doux souffle versé dans l’oreille de l’amant, qui fait battre à mort le palpitant ! Il ne porte pas en lui sa sincérité et peut être dit pour arriver à ses fins, la faim justifiant le moyen ! C’est le « j’te baise » mais en version romantique et ça marche, même ça court ! Le problème avec la domination c’est qu’elle est inscrite sur la tablette de nombreux croyants qui pansent qu’écraser quelqu’un est un signe de supériorité !… et ça fait un bail que ça dure…

On a souvent dit  qu’aimer confine au divin, que faire l’amour est l’élan inévitable, indispensable, vitale de deux êtres qui se rassasient enfin l’un en l’autre corps et âme confondus jusqu’à la prochaine séance… Ah aimer à perdre la raison mais quand on te considère comme un être sans raison qu’en est-il pour toi femme ?

Hé bien l’amour est une telle liberté qu’on ne veut (le on étant le système la chape de plomb du conservatisme qui gouverne les êtres) surtout pas qu’il existe et encore moins pour la femme sur qui repose sur ses frêles épaules toute la société domestique, l’élevage de la progéniture de monsieur et le travail mal rémunéré, source de grand profit olé et au vinaigre ! Tout est organisé pour que l’être humain ne puisse avoir accès à sa propre divinité car une fois que tu as accès à la liberté, il repousse les chaines de sa vie !  C’est dialectique tic !

Pour que le système tienne on va nourrir le sentimentalisme exacerbé qu’on a créé pour que madame ne puisse ôter ses chaînes avec toute une littérature à confesse et eau de boudin qui devra la combler un tantinet, mais aussi tout faire pour que la femme reste dans son statut de bonniche, car la femme est le sous prolétariat ! Elle est et demeure celle qui n’a pas les mêmes droits que l’homme, sous payée sous représentée, sous la table pour la fellation… Le capitalisme est le grand dominateur, sa raison : le profit; et je rejoins Bourdieu mais j’y étais déjà dans cette pensée, avant de l’avoir lu, qui nous dit (je raccourcis) que sans la mort du capitalisme, pas de libération pour les femmes et ça va prendre beaucoup beaucoup de temps !

Vous reprendrez bien un doigt de domination ?

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2 réponses à “Vous reprendrez bien un doigt de domination”

  1. 010446g dit :

    bien vu!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Supplique aux jolies internes

  2. Caroline Bordczyk dit :

    MERCI !

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