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Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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4 octobre 2018

SEMAINE D’ENFER

Lundi organisation et révision du sac à dos !

Mardi manif anti Valls

Mercredi anti viande

Jeudi anti anti ours

Vendredi anti sac plastique dans les paquets de riz

Samedi sûrement une manif anti ronflement du conjoint, épuisé, par sa dure semaine révolutionnaire…

Prévision pour Dimanche de la manif anti anti chat toxique et  préparer de la manif du 9 octobre anti Macron devant le lycée Boucher de Perthe, avec fracas SVP, à Abbeville, mais non rien à voir avec la laïcité…. Notez bien ils feront d’une pierre deux coups  !

« Mais la seule la vraie qui me motive, moi, dit Augustine (la préposée au sandwich bio de son Augustin) c’est celle des coquelicots ! Raz le gazon des pesticides dans ma tasse de thé ! Na !

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On n’est pas dans le mur on l’a dépassé !

Classé dans : Atypique pique — eructeuse @ 10 h 07 min

Lu dans la revue de la macif :

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Festival du rire !?

Surtout ne pas oublier d’aller chercher la source de son bien-être à son Festival ! Il y a à manger, à rêver, à huiler, à penser et à dépenser ! Heureux consommateurs ! Tout est en place !

Vous verrez qu’un jour,nous aussi on aura un Trump … 

jiho

Jiho dans Marianne

 

François Ruffin

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 09 min

Risque sanitaire ou secret des affaires ?

M. le député François Ruffin attire l’attention de Mme la ministre de la santé sur la crise sanitaire du Lévothyrox.

Madame la ministre, nous avons appris cette semaine dans la presse que la loi dite Secret des affaires, réclamée par des entreprises telles que Bayer, Monsanto, Dupont de Nemours, cette loi voulue par votre gouvernement, votée par votre majorité, cette loi, donc, avait été brandie par les autorités de santé pour ne pas fournir aux associations de victimes la composition de la nouvelle formule du Lévothyrox.

Madame la ministre, allez-vous réellement faire passer la sécurité sanitaire après le secret des affaires ?

Trois millions de personnes dépendantes de médicaments à base de lévothyroxine, principalement le Lévothyrox, doivent s’adapter depuis mars 2017 à la nouvelle formule du médicament, produit par le laboratoire Merck, en situation de quasi-monopole en France jusqu’alors. Rapidement, suite à ce changement de formule, partout en France, des patients, par dizaines de milliers, se sont plaints d’effets secondaires, lourds et indésirables : « maux de tête et vertiges », « crampes, douleurs articulaires », « faiblesse musculaire », « problèmes digestifs et intestinaux », « insomnies », « perte de concentration », « chute de cheveux »…

Que n’a-t-on entendu alors, dans la bouche des experts et autres autorités de santé…
Il y était question d’« effet nocebo » : les malades, ces grands enfants, imagineraient des effets secondaires, trop inquiets de voir leur médicament modifié…
Vous-même, madame la ministre, aviez tenu à les rassurer, à nous rassurer.
Les effets secondaires ? « Ils sont passagers pour la plupart d’entre eux », et « ils ne mettent pas en danger la vie des patients », affirmiez-vous le 6 septembre 2017, sans que l’on ne sache encore à ce jour sur quelles études vous pouviez bien vous appuyer pour affirmer cela. Par ailleurs, assuriez-vous, « aux Etats-Unis, cette formule du Lévothyrox est commercialisée depuis une dizaine d’années, sans alerte sanitaire à déplorer. » Une affirmation qui se heurte malheureusement à la réalité : jamais la nouvelle formule n’a été testée aux Etats-Unis…
Vous asséniez encore, madame la ministre, le 25 janvier 2018, envers et contre tout, que « cette nouvelle formule, aujourd’hui largement dispensée, présente une meilleure stabilité tout en ayant strictement la même substance active. Elle apparaît comme étant parfaitement tolérée par une très grande majorité de patients. ». Aucune donnée scientifique ne permettait pourtant de confirmer cette « meilleure stabilité »…

La parole des victimes a été niée, invalidée, balayée. Voire moquée, alors que les malades sont au premier rang, en ligne de front, sentinelles des problèmes sanitaires.

Depuis, divers rapports ont pourtant prouvé qu’ils ne déliraient pas.

Le 10 octobre 2017, un premier document du centre de pharmacovigilance de Rennes, validé par l’ANSM, montrait de manière indiscutable que les effets secondaires sont bien réels, nombreux et inexpliqués.

Le dernier rapport en date, remis à l’ANSM le lundi 3 septembre 2018 par la mission d’information citoyenne Léo – Kierzeck, mérite d’être lu avec attention. Il évoque, d’abord, un nombre de signalements d’effets indésirables « inédit ». Il pointe, ensuite, de graves dysfonctionnements dans la gestion de cette crise : « l’absence d’anticipation et d’accompagnement : le risque associé à la décision de changement de formule n’a été ni anticipé, ni accompagné », ou « une communication de crise artisanale et insuffisamment coordonnée » de la part des autorités sanitaires et de l’ANSM. Il écarte, encore, les affirmations de certains leaders d’opinion liés à l’industrie pharmaceutique, avançant au plus fort de la crise un prétendu effet nocebo : il y a eu « une minimisation du ressenti des patients », puisque « même un tel effet ne saurait disqualifier la réalité des plaintes exprimées par les milliers de patients ».

Toutefois, l’essentiel reste caché.
Dans ce dossier, l’obscurité règne encore et toujours, les interrogations et les doutes s’empilent.
Et on ne saurait tolérer que cette crise sanitaire soit présentée comme un seul problème de « communication » ou « d’information » – les uniques thématiques abordées par le rapport, et votre seule explication quand vous déclariez, voilà un an : « Ce n’est pas un scandale sanitaire, c’est une crise d’information. Nous devons sortir du registre du drame. »

Alors, madame la Ministre, à vous de répondre aux vraies questions qui restent en suspens dans ce dossier, sans vous retrancher derrière la loi Secret des affaires :

- Pourquoi la nouvelle formule du Lévothyrox provoque-t-elle de tels effets secondaires ? Sa qualité, sa composition sont-elles en cause ? Les malades ne le savent toujours pas. A ce jour, cette formule n’a toujours pas été analysée par les autorités de santé pour en déterminer la composition. Pourquoi ? A quelle échéance cette analyse est-elle prévue par votre ministère ? Continuerez-vous à invoquer, en la matière, le délétère Secret des affaires ?

- Pourquoi la formule a-t-elle été changée, sans les précautions d’usage ? Une enquête pour en définir précisément les raisons sera-t-elle ouverte, un rapport est-il commandé ? Des explications doivent pouvoir être apportées aux malades. Les autorités sanitaires ont affirmé que l’ANSM en avait fait la demande au laboratoire afin d’assurer « une meilleure stabilité du produit », sans plus de précisions. Selon Gerard Bapt, médecin-cardiologue et ancien député, « nul dans les institutions sanitaires ou politiques ne se pose de question sur les véritables raisons ayant conduit au transfert aventureux de mars 2017. C’est pourtant l’intérêt commercial de la firme et de ses investissements en Chine qui ont primé sur l’intérêt des patients ». La nouvelle formule, en effet, n’utilise plus de lactose comme excipient, afin de répondre à la demande croissante venant d’Asie, où près de 80% de la population y est intolérante.

- Quelles mesures comptez-vous prendre, madame la ministre, pour la prise en charge des patients concernés par les effets indésirables, maintenant que la réalité de ces effets souvent graves a été officiellement établie ? Comptez-vous dans cette optique demander au laboratoire Merck de provisionner un fonds en vue d’un éventuel dédommagement des malades ?

- Pourquoi n’a-t-on pas exigé du laboratoire Merck, en situation de quasi-monopole rappelons-le, de produire à nouveau l’ancienne formule, plutôt que d’importer des médicaments de l’étranger, ou d’attendre que d’autres laboratoires n’en produisent un nouveau ? Le 17 juin dernier, vous déclariez, sur LCI : « Je n’ai aucun moyen légal d’obliger un laboratoire industriel international de produire une molécule qu’il ne veut plus produire, c’est comme si vous obligiez Peugeot à faire une voiture qu’il a arrêté de produire depuis deux ans ! Ça n’existe pas d’obliger un industriel à produire un médicament qu’il ne veut plus produire. » Pourtant, c’est bien à la demande de l’ANSM que le laboratoire Merck a produit la nouvelle formule, réservant même sa production au territoire français. C’est la preuve qu’une demande des autorités de santé peut être satisfaite par un laboratoire. Les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres pour leurs utilisateurs, en tout cas pas comparables aux voitures.

- Alors que le laboratoire Merck a annoncé, fin juillet 2018, son intention de lancer la nouvelle formule dans vingt-et-un pays de l’UE à partir de 2019, quel rôle comptez-vous jouer auprès de nos partenaires européens, quel processus d’alerte comptez-vous mettre en place pour éviter que cette crise sanitaire ne les touche eux aussi ?

- Sept ans après la mise en place des mesures de pharmacovigilance suite à l’affaire du Mediator, la crise du Lévothyrox souligne à quel point les outils développés à cette époque sont mal ou peu utilisés. La réforme de la sécurité sanitaire était alors inspirée par un postulat : « que l’intérêt du patient prime sur l’intérêt de la firme. » Visiblement, cette ligne directrice n’a pas été suivie dans le cas du Lévothyrox. Comment comptez-vous rendre enfin effectifs les outils mis en place et les textes votés à cette époque ?

Et une résidence alternée ?

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A la plage

Classé dans : Mes livres — eructeuse @ 8 h 03 min

Non à la page… Fignolage et raccommodage sont les mamelles de mon peaufinage et s’il est question d’alpages page 21 dans mon roman, je suis ancrée de bonne heure dans une réalité joviale : écrire c’est du plaisir ! …

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Qui rit qui rit ?

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 57 min

Des experts fustigent les essais cliniques pseudoscientifiques des thérapies alternatives

Le 21 août 2014

Des experts ont publié un article dans le journal Trends in Molecular Medicine qui appelle à cesser de faire des études cliniques pour des « traitements très improbables » comme l’homéopathie et le reiki. Durant ces vingt dernières années, ces traitements complémentaires et alternatifs ont été adoptés par certains milieux universitaires médicaux malgré des coupes budgétaires et malgré le fait que cela reste de la science douteuse.

 

Les auteurs de l’article, David Gorski de l’Université de Wayne et Steven Novella de l’Université de Yale, affirment que dans ces affaires, le monde médical ne fait que tester si la magie fonctionne. Gorski et Novella sont tous les deux rédacteurs du blog Science-Based Medicine dont l’objectif est d’explorer les relations complexes entre la science et la médecine.

« Nous espérons que cet article sera le premier d’une longue série visant à échanger dans la littérature scientifique sur les dangers et les pièges de faire des essais cliniques sur des modalités de traitements qui ont déjà été réfutés par la science » explique Gorski. « Les deux meilleurs exemples de cet article, l’homéopathie et le reiki, sont presque aussi improbables scientifiquement que ce qu’on peut imaginer. L’homéopathie implique de diluer des substances jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien et même au-delà, alors que l’essence même du reiki est une sorte de guérison par la prière qui a substitué le mysticisme Oriental aux croyances chrétiennes, comme on peut le noter avec le remplacement du mot « dieu » par celui de « source universelle » que les maîtres reiki affirment être capables de canaliser en « énergie » pour soigner leurs patients.

« Étudier des traitements très improbables est une stratégie perdante » ajoute Novella. « Ces études sont très peu susceptibles de démontrer des bénéfices, et les partisans n’arrêteront de toutes façons pas de prendre ce genre de traitement même quand les études sont négatives. Ces recherches ne servent qu’à ajouter de la légitimité à des pratiques douteuses ».

Ce qu’il faut, déclarent les auteurs de l’article, est une médecine qui repose sur de la science plutôt que de la médecine qui repose sur des preuves. Les traitements qui sont biologiquement plausibles ne devraient atteindre le stade des essais cliniques randomisés que quand il y a assez de preuves précliniques pour justifier l’effort, le temps et les dépenses d’argent, tout comme l’utilisation de sujets humains.

« D’une manière ou d’une autre l’idée qui a jailli est que pour être un médecin « holistique » il faut embrasser des pseudosciences comme l’homéopathie, le reiki, la médecine traditionnelle chinoise, etc. mais c’est une fausse dichotomie », dit Gorski. « Si le système médical est actuellement trop impersonnel et que les patients sont parfois expédiés parce que le médecin doit voir de plus en plus de patients pour pouvoir gagner sa vie, alors la réponse est de trouver un moyen de régler ce problème, mais pas d’adopter un charlatanisme. « Intégrer » la pseudoscience à la médecine basée sur la science ne rendra pas la médecine meilleure ni ne l’améliorera. Comme le dit fort justement l’un des rédacteurs de notre blog : « si vous mélangez de la bouse de vache à une tarte aux pommes, cela ne donnera pas meilleur goût à la tarte aux pommes, cela l’empirera ». C’est exactement ce que nous faisons avec les thérapies alternatives ou « intégratives », car ces essais cliniques de magie n’en sont que des exemples ».

Les auteurs de l’article lancent un appel aux patients pour qu’ils exercent leur esprit critique dès qu’il s’agit d’évaluer les preuves pour ou contre toute sorte de traitement, qu’il soit « alternatif » ou non. « L’esprit critique aidera les patients à apprendre à reconnaître quand un traitement n’est pas confirmé ni soutenu par les données, ou de dire quand une affirmation concernant la santé venant d’un praticien est trop belle pour être vraie » conclut Gorski.

Charlatans.info, Scepticisme et esprit critique

Qui rit ? Qui rit ?

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 43 min

Par Edzard Enrst

Le reiki est une forme de traitement qui repose sur l’hypothèse qu’une espèce d’ »énergie » déterminerait notre santé. Dans ce contexte, il faut mettre le terme « énergie » entre guillemets parce qu’il ne s’agit pas de l’énergie dont parle le physicien. Il s’agit ici d’une entité beaucoup plus mystique, une forme de vitalité supposée être essentielle à la vie. Personne n’a été en mesure de définir ni de quantifier cette « énergie », elle défie les systèmes de mesure scientifiques et est biologiquement improbable. Ces circonstances font du reiki l’une des thérapies les moins plausibles dans la trousse à outils de la médecine alternative.

 

Les praticiens du reiki (qui préfèrent se faire appeler « Maitres reiki ») arriveraient à canaliser cette « énergie » dans leur patient ce qui, en retour, stimulerait le processus de guérison pour n’importe quel état à traiter. Aux yeux de ceux qui croient en ce genre de choses, le reiki est de ce fait une véritable panacée : il peut tout soigner !

Les éléments de preuve clinique pour ou contre le reiki sont très clairs, comme on pouvait s’y attendre après avoir réalisé combien ses concepts sous-jacents viennent d’une autre planète. De nombreuses études sont disponibles, mais la plupart sont de médiocre qualité. Leurs résultats tendent à suggérer que les patients tirent des bénéfices après une séance de reiki, mais ils excluent rarement la possibilité que cela puisse être dû à l’effet placebo ou à des effets non spécifiques. Les études qui sont rigoureuses montrent plutôt clairement que le Reiki est un placebo. Une revue [1] conclut que « les preuves ne sont pas suffisantes pour suggérer que le Reiki est un traitement efficace pour quelque condition qui soit… la valeur du Reiki demeure improuvée ».

Suite à la publication de cet article, un certain nombre de nouvelles études a été publié. Dans l’une d’elle [2], les chercheurs voulaient explorer un programme de formation à la thérapie du Reiki pour le personnel soignant en pédiatrie. Une série de classes de formation de Reiki ont été offertes par un maitre Reiki. À la fin du programme, des sondages ont été réalisés pour obtenir un retour des participants au regard de son efficacité.

Dix-sept familles ont accepté de participer et 65% d’entre elles ont suivi trois séances de Reiki. Elles ont rapporté que le Reiki avait bénéficié à leur enfant en améliorant son confort (76%), en les relaxant (88%) et en soulageant leur douleur (41%). Tous les personnels soignants pensaient que le fait de devenir un participant actif dans les soins de son enfant était important. Les auteurs de cette étude ont conclu qu’ »un programme de formation au Reiki à l’hôpital pour le personnel soignant en vue de traiter des patients hospitalisés en pédiatrie est faisable et peut positivement impacter les patients et leurs familles. Il faudrait davantage d’études plus rigoureuses concernant les bénéfices du Reiki dans la population pédiatrique ».

Les études de ce genre abondent dans le monde parallèle de la médecine « énergétique ». De telles investigations font un tort indicible : elles convainquent les personnes sans esprit critique que la guérison « énergétique » est une approche rationnelle et efficace, à tel point que même l’armée commence à y avoir recours.

Les défauts dans les études comme celle-ci-dessus sont trop évident pour qu’il soit besoin de les mentionner. Comme la plupart des études dans ce domaine, cette nouvelle étude ne prouve rien d’autre que le fait qu’une recherche de mauvaise qualité induira en erreur tous ceux qui croient en ses résultats.

Mais on pourrait objecter, « et alors ? » Si un patient tire un bénéfice d’une thérapie bidon mais sans dangers, pourquoi pas ? Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue. Car le Reiki, comme toutes les autres formes étranges de guérison « énergétique » est tout à fait capable de faire du tort.

Certains fanatiques peuvent avoir recours à ces traitements placébo comme véritables thérapies alternatives qu’ils considèrent comme efficaces. Cela signifierait que la condition prise en charge par eux resterait non traitée ce qui, dans le pire des cas, pourrait même conduire des patients vers la mort. Le plus important vient d’un autre risque : faire croire aux gens en des « énergies » mystiques sape la rationalité d’un point de vue plus général. En ce cas, le tort causé à la société serait incalculable et aller bien au-delà du seul domaine de la santé.

 

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