Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

7 juillet 2018

Le rêve de trop !

Classé dans : Qui rit qui rit ? — eructeuse @ 7 h 58 min

Le mot « vacances » fait sourire Jean-Charles dont le supérieur lui a demandé de les repousser, l’entreprise est prioritaire…

JC râle, râle mais travaille car il veut monter et être dans les premiers de cordée !

Il se moque de Bernard le nouveau qui vient d’arriver et qui file regarder le foot ! Ah ce feignant ce bon à rien ! Pas d’ambition pas de plan de carrière déjà un début d’embonpoint, en plus son frère est cheminot et fait suer toute la France parce qu’il ne veut pas perdre ses privilèges ! 

Il sort sa salade bio du frigo, qu’il achète chez le traiteur d’à côté, chère mais il faut ce qu’il faut ! Il ouvre le placard où siège son lit et admire son bureau qu’il a su aménager pour être performant ! Ah ces inconscients de grévistes ont coupé le courant, il tâtonne ouvre un tiroir et prend une lampe qu’il utilisait au temps de ses belles virées dans les Alpes; puisque il est  là pour un bon moment,  il sort un poster qu’il place sur son bureau… comme il aimait grimper… Il s’autorise quelques exercices sur son tapis de gymnastique qui lui aussi a intégré son espace ! « Je construis mon avenir moi ! »

Quel silence, et ce silence l’envahit, il baille et retourne à son bureau, les Alpes l’appellent, il s’endort, il grimpe dans des rêves de victoire… Quand le DRH, arrive, JC est encore dans ses rêves, loin loin… Il est réveillé en fanfare et réalise qu’il n’a pas finalisé son dossier !

« Alors monsieur Jean-Charles Vollet on prend des libertés avec ses engagements ? »

JC encore dans les nuages sort de sa nuit tout endolori, rit puis répond : « Je ne travaille pas de nuit ! »

- Certes mais quand on annonce que le dossier sera livré à 9 h à son supérieur, on respecte les délais ! Vous n’êtes pas sans savoir que la flexibilité de l’entreprise amène à ne garder que les gagnants… JC reste sans voix devant tant de déconsidération, lui qui ne comptait pas ses heures…

Dans le hall du pôle emploi, un poster géant habille le mur face aux sièges où attendent les postulants à un travail ! JC regarde partout, des hommes des femmes courbées d’un certain âge, d’autres plus jeunes semblent sans vie…

Il ne sait pas s’il doit rire ou pleurer sur sa feuille de licenciement il est noté comme motif : « Faute grave » !

FAUTE !

A fauté, il réalise que le chômage ce n’est pas que pour les autres, il pense qu’il n’y restera pas longtemps, il est surdiplômé ! Ce qu’il ne sait pas encore c’est qu’une pelletée de jeunes loups arrive sur le marché et qu’on ne risque pas d’attendre quelque chose de lui car il ne fait pas bon être nommé au fer rouge de feignant !

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