Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

12 janvier 2018

Frères vaillants

Classé dans : Mes écrits 2017 — eructeuse @ 7 h 41 min

Frères vaillants

« Ah mon frère, vois le bon côté du moment, tu aurais pu avoir qu’un bol de riz, regarde on a aussi du pain ! Ah mon frère, vois le bon côté du jour, tu aurais pu mourir sous ces tonnes de charbon, tu n’as que deux côtes cassées et un pied broyé ! Ah mon frère, vois le bon coté de la vie, c’est moi qui vais mourir, ainsi c’est écrit ! Ne pleure pas petit frère, le paradis est grand, ta place est retenue ! « 

Le grand frère ne mourra pas dans son lit, Dieu lui réservait meilleur enfer, il partit gazé dans une tranchée… Le petit frère soigné avec dévouement ne succomba pas à sa fièvre ni à son tourment… La mort du grand frère arriva jusqu’à lui et le meurtrit profondément, toutes ses maigres économies passèrent dans la messe qu’il donna selon les souhaits de son frère, et il délaissa Dieu et les promesses d’un paradis s’il advenait qu’il le vénère… fit son baluchon et partit en quête de travail dans ce pays pauvre que pour les pauvres. Il se dit sur le chemin de ses recherches : « Si la vie est l’enfer, et si seule, la mort ouvre les portes d’un paradis, alors je n’aurai pas d’enfant ! De tout temps il y a eu des gens pour nous dire quoi faire quoi penser qui avoir comme Dieu au risque d’être pendu ! »

Il décida de sortir de ce qu’il appelait : sa crasse ! Il rencontra un homme qui lui indiqua une adresse où il pourrait préparer son certificat d’étude, il n’avait que 15 ans, c’était encore un enfant, la vie l’avait déjà bien meurtri, sans famille mais habité de l’amour de son frère, il se promit de s’en sortir. Il avait toujours aimé voir travailler un vieil homme, cordonnier, dans son village natal, alors il y alla et trouva le vieil homme, au travail, qui le reconnut !

« Hé bien Rémi qu’est-ce qui t’amène ? L’adolescent lui fit part de son projet, le vieil homme en fut ravi et lui montra les ficelles et les lacets du métier ; et lui présenta sa petite fille pour qui, il avait créé de belles chaussures pour aller danser… Rémi découvrit que le paradis ainsi que la danse se trouvaient sur terre, les deux danseurs excellaient dans leur art et leur belle amitié donna naissance à un sentiment plus fort ! Il ne savait pas où le mènerait ce nouveau chemin, mais il se dit : « Je ferai tout pour réussir et faire de ma vie le paradis que tout être humain est en droit d’espérer… Rien est écrit d’avance, seule la mort est inscrite dans mon livre de vie… » 

Deux signatures vinrent se coller sur le papier d’un autre registre, pour le meilleur et pour le pire ! Rémi dit à sa mie : « Je repousserai le pire !… »

CORDONNERIE

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