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11 janvier 2018

Le viol une insoucience ?

Classé dans : Féministe vindiou pour sûr ! — eructeuse @ 10 h 50 min

Catherine Millet est l’une des signataires de la tribune « pour la liberté d’importuner » publiée dans « Le Monde » mardi. En décembre dernier, invitée sur France Culture, elle expliquait qu’elle regrettait de ne pas avoir été violée pour pouvoir montrer aux femmes qui l’avaient été que l’on « pouvait s’en sortir ».

gros mots

Sorti de mon livre : BRAME AU DESSUS D’UN NID DE COCOTTES 

Passage d’une interview de Catherine Millet par Rue89 :

(mes interventions sont entre guillemets et en gras orange dans le texte, oui je sais, je suis lourde !)

 On en arrive à l’affaire DSK. Nos représentations du sexe, nos discours, nos comportements vont-ils changer ?

A long terme, je ne pense pas. C’est peut-être mon optimisme fondamental qui me fait dire ça. Si l’affaire a pris cette dimension, c’est parce que DSK était quasi-candidat à la présidentielle. Je pense, pardon de vous le dire à vous, que ça a été très exagéré par la presse par rapport à l’opinion publique.

Autour de moi, je n’ai entendu personne qui soit scandalisé par cette affaire, pas même une femme. Tout le monde a pris ça plus ou moins à la rigolade ou comme Jack Lang (« il n’y a pas mort d’homme » ). Il y a eu un certain décalage entre l’opinion publique et l’exploitation qu’en a fait la presse. Certes, je vis pour une part dans un milieu, comme on dit, «privilégié », (nos chers «privilégiés» parisiens ont des avis sur tout, et surtout, on leur donne la parole, l’élite passe la bêtise trépasse !), mais Libé a publié une enquête où un journaliste assis à la terrasse d’un café (dur métier) enregistrait les réactions des gens. Ce n’étaient pas des intellectuels,(ouf !)ce n’était pas à Paris. Ils étaient plutôt sceptiques, ils ne portaient pas de jugement, il n’y avait pas de condamnation morale.(c’est jouissif de se servir du peuple quand ça justifie des prises de positions tendancieuses ! Ah le bon peuple !)

« Plutôt que de créer des associations pour aider les femmes à déposer des plaintes et payer des avocats, les féministes (ça c’est le mauvais peuple ) feraient mieux de leur apprendre à considérer ces agressions sexuelles avec une certaine distance,(mais bien sûr) à les relativiser (j’aime le terme, je me suis fait violer, c’est pas grave, comme si les femmes ne fermaient pas leur gueule et ne ligaturaient pas constamment leurs misères quotidiennes) à renforcer leurs « défenses naturelles ». Il faut aider les femmes à être fortes par elles-mêmes plutôt qu’en se réfugiant derrière la loi.

(Porter plainte est un acte de force et de bravoure dans cette société machiste à mon sens.)

 Vous voulez dire qu’on exagère le traumatisme que provoque une agression sexuelle ?

Oui, complètement. J’en avais parlé il y a longtemps avec Christine Angot, qui est devenue célèbre ( que vient faire là, la célébrité, elle n’est en rien caution de vérité, sinon de la sienne )avec un roman évoquant la relation incestueuse (relation ?) imposée par son père, «L’Inceste». Elle trouve atroce l’entourage des filles violées et notamment, victimes d’un inceste, et qui les entretiennent dans ce traumatisme par des procès intentés des années après. Au contraire, on devrait leur dire : « La chose a eu lieu, elle ne t’a pas marqué de façon indélébile,(peut-elle parler en place et lieu de la victime), tu peux vivre ta vie dans un autre habit que celui de la jeune fille victime d’un viol.». Je risque de choquer, mais je ne comprends pas les femmes qui se disent traumatisées, sévèrement traumatisées par un viol. Une agression, c’est toujours traumatisant, bien sûr si le viol s’est fait avec violence, si vous risquez de perdre votre intégrité physique. Mais s’il n’y a pas eu ce genre d’agression, de menaces avec une arme, de coups, c’est un traumatisme qu’on peut surpasser comme n’importe quelle violence ordinaire.(Il n’y a pas d’intégrité physique sans intégrité morale).

 Avez-vous été vous-même victime d’un viol ?

Non, et j’espère que cela ne m’interdit pas d’avoir une opinion sur la question ! Je pense que s’il m’était arrivé de me voir imposer un acte sexuel – et après tout, ça m’est peut-être arrivé, et j’ai oublié -, j’aurais laissé faire en attendant que ça se passe,(c’est normal vu ce qu’elle offre : « on te regardait comme un phénomène même avec énormément de types, égale, jusqu’à la fin, à leur merci » ) et je m’en serais tirée en me disant que c’était moins grave que de perdre un œil ou une jambe. Je ne me serais pas sentie atteinte. Ma personne ne se confond pas avec mon corps. (avec un tel argument tout est permis. Je me demande même pourquoi on fait des tribunaux contre la torture et pourquoi on a libéré les camps de concentration ! )

Dix ans après, Catherine Millet vous reparle de sexe (et d’amour), Rue89 Zineb Dryef et Blandine Grosjean.

A la curée !

Classé dans : Féministe vindiou pour sûr ! — eructeuse @ 7 h 55 min

Il fallait bien que le retour du bâton arrive, à force de maltraitance la parole jaillit et il fallait bien s’attendre à des réactions d’où le mot réactionnaire, pour défendre les dominants, les queutards, qui sont on le sait de tout milieu social ! Quant à parler de féminisme on s’égare encore ! Je n’avais encore rien écrit de peur (lol) d’être grossière,colère on a déjà dit, suite à la publication de mon ouvrage (très très cru) contre le patriarcat que j’étais une féministe enragée, il faut croire que maintenant que j’en suis une parmi des milliers d’enragées re lol ! Je me marre grave quand certaines bourges viennent défendre la dite liberté sexuelle !

Ci-joint un article de Libération intéressant avec quelques unes de mes annotations !

Les femmes qui ont paraphé la tribune sont aussi bien des féministes individualistes que des néoconservatrices avérées.

  • Tribune sur la liberté sexuelle : cent signataires aux signaux contradictoires

Elles ont signé une tribune collective mais chacune se vit comme unique. Soit par son talent d’actrice (Catherine Deneuve), de chanteuse (Ingrid Caven, égérie de Fassbinder) ou d’écrivaine (Catherine Millet). Ces femmes, les plus célèbres et respectées de la tribune «Des femmes libèrent une autre parole», ont fait de la liberté l’axe de leur vie, et de la sexualité tout sauf un tabou, voire une profession (Brigitte Lahaie). Le fric libère la femme c’est le créneau des féministes libéralistes ! PTDR ! Des femmes dont les carrières sont autant d’affirmations féministes singulières, à défaut d’en faire une cause commune. Même si elle avait signé le Manifeste des 343 en 1971, Catherine Deneuve expliquait en novembre au magazine Technikart : «C’est vrai que je n’ai pas été une figure du féminisme, comme par exemple Delphine Seyrig l’a été. […] J’ai eu du mal à adhérer au groupe, quel qu’il soit.» être féministe c’est tous les jours, dans les actes de la vie courante, partout… Mais c’est bien bien de temps en temps d’élever sa voix pour des causes justes ! Défendre des harceleurs quel malheur de voir ça !

A lire aussi Liberté sexuelle : une tribune qui importune

Connue pour la Vie sexuelle de Catherine M., Catherine Millet analysait le mouvement Balance ton porc sur France Inter : «Si toutes les jolies filles fuient maintenant les hommes de peur d’être harcelées, peut-être que celles qui sont moins jolies peuvent en profiter pour trouver leur place auprès de ces hommes.» Sans doute fallait-il entendre tout l’humour d’une intellectuelle à l’esprit acéré… Ah ah  l’humour d’un intellectuelle  ! Dans le contexte de l’affaire Weinstein, cela passa au mieux pour de la maladresse, au pire pour le déphasage d’une femme toute à son histoire, coupée de son époque.

J’ai lu le livre de Catherine Millet car un ami me demanda mon avis sur sa soi disante liberté sexuelle et la réponse est dans mon livre contre le patriarcat  » BRAME AU DESSUS D’UN NID DE COCOTTES » publié en 2014, dans le chapitre 2: les intellectuelles plus libérées que les manuelles ? Avec le titre : Béance sexubérance dans la partie trois de l’ouvrage Femmes d’avenir…

J’avais été particulièrement choquée par sa position sur le viol c’est pour cela que je n’avais pas voulu lire son livre ! Le lire fut particulièrement intéressant et me conforta dans ce que je pensais : être un con à disposition être la pute royale c’est ce qu’attendent les queutards des femmes et si prêter à leurs seuls désirs c’est être une femme libre !! « Rien ne m’encourage plus que de m’entendre dire que je suis la meilleure des suceuses »…

Quand on a été la pute royale des porcs c’est sûr qu’on ne va pas cracher dans la soupe : « Je n’exagère pas si je dis que jusqu’à 35 ans environ, je n’ai pas envisagé que mon propre plaisir puisse être la finalité d’un rapport sexuel, je ne l’avais pas compris… Autant dire dire que j’ai fait passer au second plan mon propre plaisir…Pendant une grande partie j’ai baisé dans l’indétermination complète du plaisir »

Et être un con à disposition va de paire avec l’acceptation du  sic déplaisir :  » j’endure de la même façon tous les aléas du coït, les excentricités des uns et des autres comme les petites misères physiques, cela relève du pouvoir de programmer son corps indépendamment des relations physiques… on se fiche pas mal du déplaisir… Comment expliquer autrement que pendant des années les mêmes hommes m’ont causé les mêmes désagréments, sans que je me plaigne ni que je cherche à les éviter ? «  Tout est dit alors pas étonnant que Catherine Millet signe une tribune pour défendre le droit d’importuner sic !

Inestimable

Nombre des signataires de la tribune viennent du monde de la culture (l’éditrice Joëlle Losfeld, l’écrivaine Cécile Guilbert, l’artiste Gloria Friedmann), cette société dans la société où elles ont pu cultiver et affirmer leur personnalité pleine et entière. Elles ont appris à dire non, ne sont pas des subalternes. C’est cette liberté, inestimable, celle d’être l’égale des hommes, qui les pousse à rejeter ce féminisme qui ferait des femmes des éternelles victimes, de pauvres choses fragiles, à la merci de la puissance sexuelle masculine. Elles refusent de faire des hommes des ennemis systématiques du genre féminin, quitte à mal les défendre.

Des femmes, plus jeunes, d’une autre génération (la psychanalyste Sarah Chiche, les essayistes Abnousse Shalmani et Peggy Sastre) partagent ce féminisme individualiste et «non puritain». «J’ai ressenti comme une énorme bouffée d’oxygène en entendant Catherine Millet s’exprimer sur les excès de Balance ton porc», affirme Peggy Sastre. La même déclarait en novembre au Figaro, interviewée par la journaliste néo-réac Eugénie Bastié : «La notion de « culture du viol » n’est absolument pas démontrée.»

Antiféminisme

Interroger la doxa féministe est nécessaire, mais l’exercice peut vite tourner à de l’antiféminisme, un créneau médiatique où des places sont à prendre. Et c’est là que la liste des signataires de la tribune perd de sa cohérence, incluant des représentantes de l’antiféminisme et du néoconservatisme. La psychanalyste Hélène Vecchialini s’est fait connaître dans les années 2000 en défendant les hommes victimes de la surpuissance féminine («sans de vrais hommes, point de vraies femmes»). Johnny fait moi mal !La polémiste Elisabeth Lévy est encore plus connue pour dénoncer le «politiquement correct» du féminisme – dans son magazine Causeur, elle avait publié en 2013 le manifeste «Touche pas à ma pute», contre la loi pénalisant les clients des prostituées. Voir aussi ce que j’ai écrit sur ce manifeste c’est dans le blog marquer 348 ou manifeste, j’ai réagi aussi tôt donc en novembre 2013 !

On trouve également Sophie de Menthon, chantre de l’entreprise néolibérale et heureuse. Après l’affaire DSK, elle avait déclaré aux Grandes Gueules sur RMC à propos de Nafissatou Diallo : «Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? […] Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux.» Mercredi, elle récidivait sur CNews, à propos de la tribune. «Si mon mari ne m’avait pas un peu harcelée, peut-être que je ne l’aurais pas épousé…» PTDR c’est fort de féminisme ! On nage en pleine confusion.

Cécile Daumas

 

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