Victoryne Moqkeuz alias La Bordczyk

pique et pique et décolle grave

  • Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 5 octobre 2017

5 octobre 2017

Discours de la méthode pour la France d’en bas !

Classé dans : Le mollard qui frappe ou la gueuse baveuse ! — eructeuse @ 16 h 07 min

Vous la France

des Feignants et des Riens de rien

je n’ai pas prévu de me pencher sur votre bordel…. et je ne regrette rien…

OUI RIEN DE RIEN JE NE REGRETTE RIEN

D’ailleurs son amoureux le soutient et  réaffirme son amour !

C’est un beau roman c’est une belle histoire où la culture avec un doigt de vulgarité rend la chose plus viril !

« On peut être cultivé et parler comme les français ! »  

Pour l’instant tout va bien… ça durera ce que ça durera ! Chauffe chauffe bien la base Ma gueule !

4 aout

 

FORMATAGE A TOUS LES ETAGES MON BON MONSIEUR !

Classé dans : ça c'est ben vrai ! — eructeuse @ 10 h 07 min

Et le porno la littérature à l’eau de boudin les idéologies les religions…

L’esprit critique se cultive dans quels champs ?

formatage

Le locataire du sixième

Classé dans : certains de mes écrits 2013 — eructeuse @ 8 h 07 min

Le locataire du sixième

 

Le judas de tous les petits matins

 

Chez le locataire du sixième étage, appartement 38, le réveil sonna.

Il vivait seul.

Comme chaque matin, il grogna puis posa son pied droit en premier dans sa nouvelle charentaise. Le gauche suivit, toujours gauche, il se sourit.

Le locataire du sixième n’avait pas besoin de maquillage, il portait le masque de sa civilité bien poudrée d’une bonne mine de flagornerie nécessaire, disait-il, et assumée dans un monde civilisé.

Il trottinait de sa salle de bain à sa chambre, de sa chambre à sa salle de bain en petits pas saccadés, point pressés bien qu’il lui fallait aller travailler dans quelques instants. Il sentit la bonne odeur de café qu’une machine bien réglée, fit couler à l’heure fixée par la précision de cet homme de convictions et de raisons. Il s’apprêtait à entendre le carillon de la porte d’entrée chanter et alla dans l’entrée, comme tous les matins depuis vingt ans déjà, pour regarder par le judas, qui était là, quand le carillon ne retentit pas.

Il regarda sa montre, c’était l’heure, mais point de son ne sortit du carillon. Le locataire du sixième se sentit moite, fouilla dans le tiroir de sa comtoise, prit la petite clef, ouvrit le verrou de sa demeure et se rendit prestement chez son voisin du 37.

Le locataire du 37 n’était pas levé, son café n’avait pas coulé, il le prenait tous les matins avec Saturnin, son voisin du sixième étage, appartement 38.

Saturnin poussa doucement la porte du salon, traversa la pièce, propre et rangée et vit sur la table, le petit paquet achevé, portant l’indication « Bon anniversaire cher frère ! ». Son corps frémit, ses yeux n’osaient voir ce que son cœur comprit, il resta dans la porte entre-baillée qu’il poussa enfin doucement et vit son frère dans son lit, qui se retourna surpris, mais « Quelle heure est-il ? » alors Saturnin cria : Il est l’heure que tu viennes habiter avec moi ! Nos femmes sont parties depuis si longtemps qu’on ne les reverra plus à quoi bon attendre chacun de son côté…

- En voilà une bonne idée cher jumeau, mais fais-moi un seul plaisir, ôte moi ton judas de ta porte d’entrée, tu sais parler diantre ! et pour toute réponse Saturnin, éclata d’un rire franc avec les yeux remplis des larmes qui n’avaient pas encore coulées et qu’il ne pouvait retenir plus longtemps.

 Juin 2013

 

LA FAMILLE TRANQUILLE

Classé dans : Chut ! — eructeuse @ 7 h 55 min

LA FAMILLE TRANQUILLE

Monsieur et madame Personne ferment les volets devant, ouvrent la fenêtre de derrière, l’odeur du vent ne les dérange pas, même l’odeur de l’uniforme de monsieur rentrant du camp ne dérange pas madame, elle a la bonne lessive, celle qui lave plus blanc que blanc. Le blanc c’est la bonne odeur du propre, madame est ravie.

Monsieur et madame Personne ferment les volets devant, ouvrent la fenêtre de derrière, le bruit des bottes ne les dérange pas, le bruit de l’or endort bien des soucis.

Monsieur et madame Personne ferment les volets devant, ouvrent la fenêtre de derrière, le bruit des gémissements la nuit ne les dérange pas, ils dorment la conscience tranquille du devoir accompli…

Ainsi va la vie des petites gens tranquilles qui font bien tout ce que leur dit le parti qui dirige le pays avec ses belles industries…

Monsieur et madame personne pleuraient ils disaient que des vilains américains étaient venus les chercher pour ramasser les saletés du camp d’à côté, ce n’était pas juste, eux ils ne savaient rien, de ce qui ce passait juste à côté, ils fermaient les volets devant… 

JUIN 2013

LE PASSEUR D’ÉTINCELLES

Classé dans : certains de mes écrits 2013,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 51 min

 MAI 2013

LE PASSEUR D’ÉTINCELLES

Dans sa prison d’amertume, le petit passeur d’étincelles, comme il aimait se nommer, avait posé sa pelle contre le mur de la cellule. Il s’assit du bout des fesses sur sa chaise métallique, ce qui le glaça de plus belle. Unique et brillante dans l’antre de la pièce, elle trônait royale au centre du vide de sa chambre. Le lit avait disparu, il était donc l’heure de faire sa valise.

Un nuage de sanglots chatouilla ses paupières, il serra les dents, mais l’émotion éclot en un long et silencieux fleuve, le long de son visage drapé de majestueux sillons labourés par un âge perdu dans le temps d’une vie au service du règne de l’accoutumance.

Voilà il avait déposé sa dernière pelletée, enrobée de poussière d’étoiles comme il aimait à se la raconter, qu’il ramassait depuis tant de lustres qu’il en avait oublié l’âge de son âge…

Dans sa poche de pantalon, il toucha, caressa un vieil écusson qui lui rappelait qu’un jour il était allé à l’école.

Une sirène retentit dans le bâtiment, une voix s’éleva « Objet interdit objet interdit, numéro 36772, veuillez déposer cet objet dans la fosse à rejet ». Mais le passeur n’écoutait pas, il essuya ses larmes avec son écusson, une odeur le renvoya à côté de sa maman l’encourageant à finir son devoir, sa main sur son bras, douce, chaude, aimante.

Il monta du fond de lui, une éruption de souvenirs. Il sentit la bonne odeur de cuisine qui remplissait la salle de vie de toute la famille. Il vit Lisette jouer avec le chat, Cécile filer la laine, mamie Rosa ramener du charbon et sa maman goûter le sauté de mouton…

Il ne se vit pas glisser sur le sol, ne vit pas les gardes l’emmener pour sa cellule de retraite, jouxtant les cellules des extraillants.

Il continua son voyage avec sa maman. Ils eurent beau le secouer, le surmener, le menacer, le petit passeur était resté dans son passé qu’on n’avait pas pu lui voler.

« Encore un qui est fini, nettoyez-moi cette pièce » hurla le surveillant …

Ils ne le conduisirent pas vers sa retraite, mais vers un traitement qu’on réserve habituellement au chien écrasé…sans prendre le temps de lui ôter toute la poussière de charbon qui le couvrait de la tête aux poumons qui obstruait tant sa respiration.

Jeté comme un carton usagé dans la grande cheminée, objet qu’ils croyaient déshumanisé, pour mieux exploiter en toute tranquillité les dernières ressources naturelles de la planète… mais les exploitants, les exploiteurs n’avaient jamais pu éteindre l’étincelle d’amour en son cœur, demeurée.

 

 

 

Ô rage, je suis en effroi…

Classé dans : certains de mes écrits 2013 — eructeuse @ 7 h 33 min

Ô rage, je suis en effroi…

 L’œil jaunâtre, la canne à la main, je me maintiens, et apostrophe mon émoi, du fond de ma crise de foi-e, vindiou vindiou, je suis en effroi !

Bassinée d’une humeur d’humoriste de droite, ma veine de fiel pestifère et empeste mes vécés, ciel je suis biaisée, comment se fait-ce là ? Je me suis pourtant posée à l’aube de mes gesticulations, sur mes deux pieds, scellés par les liens de l’équilibre, certes qui penche à gauche…

ô vieillesse traîtresse, l’étanchéité de mon âme a basculé dans une humeur de gôche et maudit mon humeur de chienne faisandée faisant la trêve d’une tolérance plus souvent en maintenance sur le chemin plus cocufié que divinisé de la politique.

Boudiou je suis toute congestionnée, toute consternée, trouvant point de blasphème à décrier, pour prouver ma raison raisonnée de ma foi de ma loi de mon roi…

Silence chiennes !

Turbulences intempestives de mes turpitudes invecticides !

Ah je suis dans l’effroi, de quel bouffon suis je ce matin chagrin, l’idiote utile, de quelle positionnement, suis-je l’imbécile heureuse ?

 Un bruit s’élève, une voie gronde du fond du grouillement caverneux.

Qui appelle ?

Oui holla ?

Qu’ouïs-je ?

Quelle ironie agite mes boyaux ?

Quelle est donc cette intestine rébellion ?

Oui donc ?

Ah que ?

Aqueuse

rien ne sert de maudire, il faut courir à temps,

ce qui rentre, doit sortir la gueuse pesteuse !

Texte écrit en octobre 2013

 

L’heure est aux révélations

Classé dans : Ecrichienne — eructeuse @ 7 h 23 min

Allez j’avoue oui je prends mon pied avec Bach et comme je suis infidèle je me fais aussi Haendel ! Oui je sais quel pitoyable aveu et comble de ma folie j’ai adoré « L’élégance du hérisson » de Muriel Barlery ! Quelle chienne ! Oui je sais je nage dans des eaux troubles et qui aurais-je aimé rencontrer comme mec : Molière Mandela Aragon ! Vais-je faire un livre sur ma folle folie ? Faire un livre c’est se livrer allô la poste ah merde encore en grève ! Ah ces feignants !

chaud

Ah je suis chaude ce matin !

Loup où es-tu m’entends-tu que fais-tu ?

loups

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus