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3 octobre 2017

MISS AIGUILLE

Classé dans : Mes écrits 2017 — eructeuse @ 21 h 24 min

 MISS AIGUILLE

 Elle posa ses bijoux en or et frissonna ! Je suis la meilleure !

Miss aiguille avait mis au point son habit de lumière, enfin, elle était prête, strasses et ses paillettes illuminaient sa face coquette ! « Je brille ! », susurra-t-elle.

Comme elle était belle ! Elle descendit l’escalier avec une telle prestance que sa mère en pleura… « Tu la gâtes beaucoup trop ! », dit le père dans ses moustaches en posant un baiser sur le front de sa femme !

- Mais j’avoue qu’elle a bien travaillé ! Tu as été un bon professeur ma chérie ! Bravo mes miss Aiguille ! »

Sa robe sublime fut taillée dans la parole donnée, reprisée à couteaux tirés… Sous la dentelle bien amidonnée un joli jupon dépassait toutes rancœurs et trahisons bien dissimulées, belle, blanche, la pureté étincelante… Elle fit voltiger quelques paillotes dorées, la robe était merveilleuse : je serai la plus belle ce soir…

Elle passa la robe, le temps s’arrêta l’espace d’un instant immobile, dans l’admiration, dieu qu’elle était belle, son chignon ne se défit même pas, un peu de claque, un peu de Dior ! Ce soir je te casse !

Son charmant vint la chercher à l’heure souhaitée…

Rentrant dans la salle de bal, elle frôla la demoiselle qui lui donnait des vapeurs, ses naseaux devenant sur gonflés le soir après les cours… « à peine arrivée et déjà première en tout … »

Un murmure monta de la salle saluant sa beauté, elle était au bord de l’extase quand elle entendit : « Tu portes Poison à merveille ! »

De blanche immaculée elle passa au grenat ! La répartie sortie telle en balle de fusil : « Quand on est moche on se tait !

- Tu peux mettre toutes les plus belles robes blanches de la terre la laideur de ton caractère imprègne l’atmosphère !

- Et toi tu ne dis rien ? sermonna-t-elle son partenaire qui avait rejoint le bar.

- Je crois qu’on va avoir droit à un pugilat ; Aline ne sait pas qu’Ingrid est ceinture noire de judo ça peut être intéressant et au moment où il ajoute qu’il prend les paris, Aline sauta comme une furie sur Ingrid qui la plaqua au sol !

- Un-zéro ! cria Hervé, vous le faites en combien de manches votre combat ? »

Un coup de tête dans ses valseuses le rendit aphone ! La salle se déchaîna ! Le dîner dansant finit un ring de boxe et la note des dégradations cloua le bec de la vipère dont le père prédit une série de travaux dans ses champs qui lui fera perdre sa superbe et prendre conscience des réalités ! Humiliée vexée elle promit de se venger… mais sur le conseil de son père elle dut organiser un rendez-vous pour s’excuser ! Elle tenait sa vengeance !

Elle se montra délicieuse et proposa à Ingrid de visiter la ferme, une des plus modernes d’Europe… Ingrid adorait les poussins et voulut les voir, elle la conduisit d’abord vers la porcherie qui subissait une rénovation, elle alla pousser Ingrid quand un porc échappé du camion, fonça sur elle et la fit voler dans la fosse à purin !

« Hé bien ma fille ? dit le père, ça te manque à se point là de faire ton intéressante le jour où cette saleté va être éliminée définitivement de la ferme ? plié de rire ! Il ajouta : « Tu sais cette odeur c’est un vrai poison ! » Alors elle éclata en sanglots… La punition était complète, le père sortit le jet et tout se termina enfin dans la bonne humour et par un bon goûter « sans cochonnaille », rit le père… 

«  Alors on est amie ? Demanda Ingrid.

- C’est bon oui ! », sourit Aline encore amère.

 

Les semaines passèrent et le père voyait bien que sa fille n’était pas sereine, elle ne chantait plus devant sa chambre, ne cousait plus, pire ne sortait plus une fois rentrée des cours, les devoirs finis. Pourtant rien n’avait fuité de la ferme et Ingrid n’avait jamais parlé de l’incident. Le père sous le regard aimant de sa femme, prit les devants : « Je t’attends près de la cheminée, fais nous un tilleul s’il te plaît.

- Oui papa.

- Alors ma fille, ton amour propre n’est pas encore lessivé ?

- Aline ne répondit pas les mots coincées dans son gosier. Le père ouvrit ses bras : «  Viens mon enfant » Elle courut s’y réfugier et pleura tout son soul… « Tu sais mon enfant la vie est dure, pas besoin d’en rajouter une louche.J’ai eu la ferme de ton grand-père, j’ai beaucoup travaillé pour en faire cette merveille ! Mon seul mérite ce fut ma ténacité, on na mis tellement de bâton dans les roues, une des premières fermes bio sans envoi d’animaux aux abattoirs, les gens se déplaçaient pour venir acheter lait, œufs, fromage, tu ne te souviens plus d’un qui portait ton prénom… Aline avait oublié… Ma petite fille ne te mets pas des bâtons toute seule, il faut être forte, soit, tu es belle mais ta force viendra de ton caractère, ne le surcharge pas de jalousie, inutile fardeau ! Tu n’as aucun pouvoir sur autrui ! Ne travaille pas à te venger à chercher à être la plus belle, la terre est grande belle généreuse il y pousse multitudes de beauté, rends toi belle par le cœur par l’âme, rends toi légère, la nature t’a doté de beauté c’est un cadeau pourquoi l’enlaidir d’un caractère odieux ? Je vois ta honte mais cette épreuve doit te voir en sortir grandie est-ce que tu comprends, personne n’a jamais cessé de t’aimer ici ! Regarde dans le miroir la beauté de ton âme et si tu la vois alors tu auras gagner le premier prix le plus grand prix qui soit l’estime de soi… Le père se tut, la jeune fille se leva, donna le tilleul à son père, bu le sien puis dit, dans un regard d’une reconnaissance intense : «  Merci papa ! Je vais m’occuper des vaches… Le père acquiesça.

- Tu viens, demanda Aline.

- Oui je viens avec toi, ils allèrent mettre leurs bottes et leur veste fourrée, c’est pas encore l’heure de ma retraite ! Un rire en cascade rempli l’air froid…On fait la course ? Alors on entendit deux rires résonner dans la nuit naissante.

La nuit porte conseil

Où es-tu ma nuit ? Couchée à 20 h réveillée à 2h je me disais qu’il faut savoir éteindre sa plume quand on n’a rien à écrire… Je retourne au lit retrouver le sommeil ! Et je vous dis quand même bonjour dans ce monde de fous… où nombre d’aberrations circule ! Ma mère me disait il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler pour l’écriture c’est idem… L’écriture est-elle le miroir de l’âme ?

lampe niekverlaan

 

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