Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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25 juin 2014

Oui je suis féministe et je le claironne depuis longtemps et ce n’est pas prêt de cesser !

Elisabeth pose délicatement ses fesses sur le siège en relevant sa jupette pour ne pas froisser les plis bien repassés, elle sait que la gifle sera si le pli perdra..

Dans le bus où elle est assise sur un siège bien haut pour sa taille d’enfant et que les sauts du véhicule écartent légèrement ses petites jambes pendantes elle a droit à la claque pour redresser son écart de conduite… Advienne que pourra ? Rien ne viendra si lutter tu ne feras  !

La mère parle dans le dos du père, la mère cache au père, la mère ment au père la mère se sert du père, la mère fait dicte selon des traditions ancestrales…des femmes meurent encore sous les coups de leur époux.

La femme mariée  ne gère son compte bancaire que depuis 1965, avant le mari décidait de tout… Il faudra encore attendre 1975 pour le droit à disposer  de son corps ! Seulement 40 ans pour nous et nos amies espagnoles n’ont plus accès à l’avortement, leur corps est définitivement propriété de l’état !!!!! ce qui est en toi femme appartient à l’église à la médecine à l’état …

Honte honte à vous les obscurantistes le retour du bâton sera terrible !

La mère apprend à sa fille à vivre dans le couvent du courant de la dominance des conventions convenues du conservatisme ambiant où la femme a une place unique, maudite, qu’elle accepte parce que c’est comme ça, qu’elle n’y peut rien, complice soumise, on la dit éternelle victime, elle se vit ainsi, on la veut incapable de vivre sans homme, elle n’est pas une personne entière, elle est la moité de l’autre qui la domine pour le meilleur et pour son pire ! (pourtant que de femmes seules que de veuves que de divorcées seules volontairement seules, signe que la résistance existe, la liberté prend le large…attention je ne dis pas qu’il faut vivre seule, je dis que la femme est capable de s’assumer, l’amour ne peut pas être une prison…)

De fil en aiguille, de popotes en parlotes, de soumission en interdiction, de conditionnement à un genre, de messe à confesse, elle est formatée dans le culte de la dominance du héros viril seul habilité à commander, à la révéler à son rôle de mère et d’épouse, à la commander, à la guider, à la faire naître à la vie, à la gifler s’il le faut, l’éducation silencieuse, lisseuse fait bien son office, le patriarcat perdure !

Elle est livrée pieds et poings formatés au sophisme conservateur de la dominance masculine : l’homme est l’avenir de la femme emmurée dans l’émotion de ses entrailles forcément elle n’est point capable de gérer autre chose que ses émois et son cerveau plus petit ne pense pas, la preuve elle parle pour ne rien dire !

La femme bien formatée suit bien les règles de ses apprentissages.  Comprimée, censurée, elle est réduite, conduite, instruite dans un rôle de bonniche ce qui a fortement une incidence sur son entendement, sa vie… On la dit peste, bêcheuse, jalouse, belliqueuse, on feint de ne plus savoir d’où vient la castration philosophique, on en oublie même les bûchers à foison de l’inquisition dès lors qu’elle usait de rébellion non apostolique, que depuis toujours et tout autant maintenant, on façonne sa façon de se comporter, on a lui a dit quoi penser, quoi dire et surtout quoi faire quoi taire et se taire jusqu’à sa mise en terre. On la monte contre l’autre, une autre femme, on la divise pour mieux régner, on l’enferme dans un monde d’émotions où il n’est pas question que la raison domine, elle est de cœur, fragile, c’est là sa raison sa maison et quand chéri part pour plus jeune, elle pleure la trahison, l’édifice s’écroule, la douleur du leurre est profonde !

Mais l’amour cette douceur ce pain d’épice, ça existe  dans l’aliénation ?

Elle palpite elle s’agite cherche son prince, calcule son destin,  monte des plans sur ce qu’elle suppose des pensées des autres sur elle, en tire des vérités, elle imagine, complote, ragote,  se met à la place de l’autre sans le-la connaître, consulte horoscope et tout ce qu’on pourra lui révéler sur l’homme de sa vie, elle est dans la prison de sa place, n’ayant pas accès à la liberté de s’exprimer égalitairement face aux hommes, avec les hommes, la femme n’a qu’un chemin offert, celui de la duplicité, celui de derrière, elle n’a pas accès à l’indépendance, elle est de l’intendance, elle ne voit pas que c’est pour mieux l’asservir que sa maternité est glorifiée,  et quand économiquement, elle a accès à une certaine liberté, elle continue de se conduire en séductrice bonniche en quête du grand amour, seul porteur de bonheur, quand elle croit dominer en prenant la place du supposé dominant financièrement, elle est toujours perdante, quoiqu’elle fasse, qu’elle ne fasse pas, dans nos sociétés de la dominance patriarcale, elle est la mauvaise, elle est la perdante ! La prédation est une perversion…

Sortir du formatage patriarcal n’est pas facile et les dominateurs gouvernants les gouvermenteurs préfèrent voir la femme copier, car copier n’est pas se libérer…  Le formatage patriarcal genré carbure en grande pompe dans toutes les strates de notre belle société,tout, tout est genré, codifié, certifié, depuis le berceau, il y a peu de chance de sortir du moule à friandise, il pleut des films des feuilletons maintenant où la femme joue à l’homme, hou là là, elle tient la sulfateuse, elle a des pouvoirs, défonce des mecs, wahou, l’égalité dans la violence et la bestialité, wahou les couilles, et même tue le taureau belle libération… elle est donc commissaire, flic, procureur de la république, mais se regarde dans la glace pour se réajuster car elle va voir un homme qu’elle trouve séduisant, pan, mais quoi on n’en n’est pas moins femme ! Moins, c’est dit, confinée dans la féminisation de sa condition, un con à disposition ! Et elle baisse les yeux, cligne des paupières avec ses lourdes couches de rimel -qui font fantasmer Tarzan et sa banane- met ses doigt sur sa bouche de grande sainte nitouche qui joue au mec mais attend le prince charmant qui lui fera vivre sa vraie réelle réalisation ! Ben faut pas pousser trop loin, faut que la ménagère soit ménagée quoi m’enfin, juste faire croire que le changement c’est maintenant et que rentrer dans les baskets de tout homme c’est partager le pouvoir  ! Partager je rigole là !

Tu le sens là, le formatage à l’eau de rose, l’eau de boudin … Foutage de gueule !!! Rien n’est acquis et le peu d’acquis tient dans une peau de chagrin ! Sans révolution culturelle sans révolution économique et sociétale rien de neuf à l’horizon…

Je sais qu’il en faudra du temps pour que les femmes accèdent à la liberté, la leur, pas celle qu’on leur dicte …

En attendant on peut toujours lire « La domination masculine » de Bourdieu, ça ne console pas, mais ça a le mérite de ne pas nous faire croire qu’on est l’égale de l’homme et cible le pourquoi du comment de notre asservissement,

et regarder un film qui déménage pas mal, mais dont on ne parle pas beaucoup et qui a le mérite de décoiffer les poils du cul de la bien-pensance :  « Jacky au royaume des filles » de Rias Sattouf, avec Charlotte Gainsbourg, Aménome, Didier Bourdon etc…

a jacky

REVOLUTION 

ELLE…

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Suavement — eructeuse @ 9 h 02 min

 

Elle

 

 elle débride sa boîte à musique

elle est en gorge dévoyée

elle craquelle sous le sel érotique

de ses dires de ses sous rires

elle pétille les yeux illuminés

elle convulse la vulve libérée

elle déguste la cuisine de sa prose fantaisiste le désir frémit, amoureuse de ses mots, elle les entoure les savoure les étreint entre ses seins. Elle lui narre la chaleur de ses entrailles… Elle aime sa plume audacieuse entrepreneuse irrévérencieuse, elle aime son désir épicé coloré, elle le sens, elle salive, elle aime la courbe de ses dires, l’érection de ses délires, la volupté de ses écrits, la sensualité de ses accomplissements, sa plume caresse ses flancs, il n’y a plus que deux sujets épris de sensualité, elle et lui, empreints d’écrits cosmiques où la liberté écriturienne guide leur sens, si écrire l’amour est une jouissance, le lire en est une autre suavement, assurément, assurément…

Elle eut son premier orgasme à quinze ans lors d’une lecture particulière, il l’assaillit totalement, jouissance fracassante, jouissance foudroyante, d’une intensité époustouflante, la jouissance est bien cérébrale… Lire est bien un plaisir… sens de la vie.

 

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