Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

  • Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 20 juin 2014

20 juin 2014

PAUL ELUARD

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 53 min

 

Le poème hostile

Dans la souveraine inégalité
Au tour du maître de s’enfuir
Dévoré par la haine
Au tour du maître de monter
Sur sa galère d’or son vaisseau de fortune

Dévoré par la haine
Ce fruit d’où naît la roue la roue d’où naît la route
La route où naît un mort et la mort prend tournure
Dans le sang et la boue ce mort sans sépulture
Craquerait sous la dent d’un hiver plus sévère
Que voulait-il ce mort un peu manger et boire
Aimer rêver et rire sous un ciel clément
Dans la souveraine inégalité
Et dans l’herbe fraîche et fleurie d’aurore
Être ce couple qui s’aimait sans y penser
Être ce couple lourd de ventre et de plaisir
Dévoré par l’amour et qui chante très haut
Nous sommes la lumière et notre coeur rayonne
Nous sommes sur la terre et nous en profitons. 

Tandis que celui-là dévoré par la haine
Est en proie à la terre aux hommes et aux bêtes
Et la terre et les hommes et les bêtes c’est lui
Entièrement dévoré par la haine

Le sang corrompu de la mort emplit son coeur
Le vertueux refus d’aimer glace son front. 

Paul Éluard, Au rendez-vous allemand, 1944

MAIS OU AVAIT-IL LA TÊTE ? DANS SON

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Genre mauvais genre — eructeuse @ 8 h 02 min

INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE

Mais t’as pas la tête à penser 

faut que tu la sortes de la télé 

t’es tout congestionné… 

Quand ton voisin a fait construire 

t’as agrandi 

quand ton voisin a acheté l’ Espace dernier modèle

t’a eu le tien aussi

quand il a pris un 4×4 t’avais plus de rond t’as dit quel con

t’as rigolé le jour de son licenciement 

ah le beau ah ah il l’a dans le cul son  4×4 pourri…

Quand t’as reçu la tienne ça t’a pas fait rire, t’as bien pleuré sur le moment, t’as même  eu la rage de cracher sur les syndicalistes, ces nantis ces saletés qui ne bossent que pour eux, ah toi le beau baveux t’as vu le patronat t’aime à mort mon vieux…t’as beau te dire que t’as pas mérité ça, l’évidence est là !

T‘as pas pu vendre ton espace pourri payé les traites de ta maison bouclé les valises pour Venise qu’il a fallu annulé c’était pas marrant… 

Quand t’as perdu ta maison, pointé à pôle emploi, t’as toujours pas compris que le libéralisme ne te voit pas …

 Te voilà avec les nantis sur lesquels tu crachais à longueur d’antenne, tu bouffes un jour sur quatre…  

 Quand t’as tiré sur ton ancien voisin t’as même pas vu qu’il t’amenait un carton des resto du coeur pour partager un peu plus que du beurre …

 

Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus