Victoryne Moqkeuz alias La Bordczyk

pique et pique et décolle grave

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1 mars 2014

CHAT ALORS !

- Crois-tu avoir la science des mots ? Te crois-tu habitée du royaume des sonorités ? Ton imaginaire hante-t-il tes esprits ? Qui gouverne tes écrits ? Tu te crois écrivaine, petite femelle, ma petite jouvencelle ?

 

- Que fais-tu grimpé sur mon lit ? Laisse moi dormir… arrête de ronronner.

 

- Mais tu dors ma chérie, dit le félin mordant et caressant…

 

- Prête-toi, je vais t’envahir te noircir te couvrir d’épines d’aubépines de roses de douleurs de saveurs de vapeurs… de chatouillis de gribouillis aux bouts de tes doigts… du sens de la vie… Ouvres-moi tes chakras et autres charivaris, ma belle vociférante .

 

- Gare à toi, laisse moi goûter aux sens de ma nuit…

Alors le rebelle le vilain lui martèle encore et encore comme chaque nuit un flot de luxurieuses sonorités de piailleries incompréhensives, de grivoises élocutions, de troublantes et brûlantes sensations ! Le grondement agit, la femme s’agite et crie : – ça suffit maudit, file ! Elle se lève et va écrire avec intensité, telle une ivrogne assoiffée, la fièvre qui l’habite.

 

J’ai encore réussi se dit en miaulant le fauve triomphant, une goutte de vie sur la pointe de ses dents… qu’il lèche goulûment en s’endormant ! On a toujours dit qu’il ne faut pas dormir avec un animal de compagnie ? De compagnie ?

 

Que le soleil de ces couleurs vous réchauffe en douceur…

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 34 min

Si tel est votre désir …

a sergey ovcharuk

OEUVRE DE SERGEY OVCHARUK

Ah te voilà mars,

Classé dans : Certains de mes écrits 2014,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 18 min

tu veux me vieillir mais tu m’offres en dehors d’une prise d’an, de si beaux souvenirs…

Il y avait des jours remplis de merveilles sur mes chemins de soleil quand je partais de bons matins courir par monts et vallons. Je saluais ces champs de blé en sommeil dans une solitude contemplative, cet instant de communion naturelle, où j’étais déjà fille de la terre… Admirative de ta beauté sous tes senteurs humides et frissonnantes dans le bruissement du vent…   Mars et le bonheur de passer de la saison de cross à ma saison préférée, l’athlétisme sur piste… Ah le stade avec son tour de piste en tartan rose me donne toujours des émois, que de bonheur face à soi-même dans l’effort et la connaissance de mes limites… Mars que ton printemps m’ensorcelle encore et encore… mon cœur est né avec toi…

La diseuse de bonne aventure

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 3 h 29 min

La diseuse de bonne aventure

 

Marinette comme on l’appelait avait toujours eu bon pied bon œil, elle vivait dans une belle roulotte verte et rouge, soyeuse et lumineuse. Un jour, elle décida de ne plus voyager et s’installa dans le denier petit hameau qui l’accueillit comme une enfant du pays. Elle avait la verve ensoleillée et les gens aimaient sa franchise et sa gaieté. Elle riait en disant à ses clients : « Je vois à travers le vernis et même le fond de teint, c’est dire si je vois bien ! » .

 « Où tu vas ce matin Marinette, ce n’est pas ton chemin ? lui demanda de loin son ami Louis du haut d’Hercule, son vieux cheval de trait, tressé et peigné comme un dandy un soir de bal masqué.

- Je vais chez le docteur, mon bon Louis faire entendre mon cœur qui court plus vite qu’un Roméo en quête d’une Juliette.

- En quête en quête et qui va faire la quête pour toi Marinette pour mettre du fondant dans tes galettes ?

- Je taperais trois coups sur ton épaule et des bons louis sortiront remplir mon sac à dos !

- A toi ma belle on peut dire que t’as l’idée riche !

- Comme ton cœur mon bon Louis, comme ton cœur !

Ils se saluèrent à hauteur d’honneur, l’un sur son cheval géant, l’une sur son ânesse pétillante, si leurs mains ne se touchèrent point, leurs yeux se lièrent dans un échange serein…il parla le premier :

- Soigne bien ton cœur ma chère Marinette, j’aime trop tes galettes !

- Pur beurre pur beurre, pure comme ton cœur mon bon Louis, qu’elle sera ma prochaine galette, et je vois même qu’on se la mangera accompagné de cidre !

- Voilà une prédiction qui me ravit, lui répondit son ami, je m’occupe du cidre !

- T’entends le clocher, il me dit de me presser, à tout à l’heure mon bon Louis !

- A tout de suite ma chère diseuse de bonne gourmandise. »

Ils éclatèrent de rire et chacun partit à sa tâche, le sourire épanoui des gens sans minauderie ni supercherie.

 

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