Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

17 novembre 2018

Avec l’accord du petit Jésus

Classé dans : ça décoiffe ! — eructeuse @ 16 h 15 min

Doubs : le village de Gilley entièrement repeint en jaune pour protester contre la hausse du carburant. L’Écho De la boucle La rédaction

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Doubs. Les habitants de Gilley se sont réveillés ce matin avec une surprise de taille : la plupart des bâtiments du village venant d’être repeints en jaune durant la nuit. Les maisons, les fermes, les commerces, l’école et même l’église arborent désormais un jaune fluorescent que l’on remarque à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde.

« C’est le but », affirme Jean-Robert Delongeon – ancien adjoint au maire du village et porte-parole des Automobilistes en colère du Doubs. « Macron vient à Besançon vendredi et on sait qu’il arrivera en avion ou en hélicoptère. On espère bien qu’il remarquera du ciel notre énorme Gilley jaune ! ».

La mobilisation de 348 volontaires et l’utilisation de 640m d’échafaudages et de 2 450 pots de peinture jaune auront permis cette incroyable performance qui dépasse par son ampleur (plus de 85 % du bâti communal repeint en jaune) le précédent record établi en 2013, lorsque 70 % du village de Bonnay (également dans le Doubs) avait été repeint en rouge.

 

 

 

Ah ça ira ça ira ça ira

Classé dans : ça décoiffe ! — eructeuse @ 16 h 00 min

Au rond point à Villeneuve sur lot pas loin du Viandosaure  à gauche et de l’hôpital à droite, il n’y avait pas la chanson mais il y avait le camion ! On a taillé la bavette avec les manifestants… signé la pétoche… Ben quoi j’suis pour guillotiner les taxes du Saigneur de l’Élysée et j’ai pô pu m’empêcher de raconter une bêtise triviale quand j’ai vu le camion ! Rigolade garantie au moins pour moi !…

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DESSINE MOI UN BON PEUPLE

Classé dans : Chut ! — eructeuse @ 9 h 07 min

Hou là là ! Gare gare Crayon ! 

La bobosphère et la fachosphère t’ont à l’œil !

Je ne te parle même pas de la gôchgôchsphère car si tu dis que t’es Charlie, elle te vilipende illico presto à la lueur de sa bougie !

NATACHA POLONY

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 29 min

17 novembre et les gilets jaunes : les  » pue-le-diesel » face au docte mépris par Natacha Polony directrice de la rédaction de Marianne

L’ampleur exacte des mouvements, samedi 17 novembre, n’y changera rien : ce qui se passe dans le pays dépasse de beaucoup les considérations comptables. Qui viendra mesurer le nombre de voitures à l’arrêt dans les villages d’Ardèche ou dans les rues de Vierzon ? Peu importe. Ce que nous raconte cette révolte des « pue-le-diesel », tous ces Français sommés d’être modernes et de se convertir à une « transition écologique » qui se fera, comme la mondialisation, comme à peu près tout, sur leur dos, c’est l’échec de l’illusion macronienne. Non, l’élection de mai 2017 n’a pas effacé par miracle les tensions qui travaillent le pays en profondeur, comme toutes les sociétés occidentales. Non, la promesse d’une réconciliation des citoyens par la magie du « déblocage » des « archaïsmes » et de l’adaptation aux critères du néo-libéralisme n’a pas été tenue. Au contraire, la fracture sociale – dont le diagnostic remonte à vingt-cinq ans – ne cesse de se creuser, même si les amortissements du système social français limitent la montée des inégalités et la trop grande misère.

C’est d’ailleurs tout le paradoxe du macronisme en particulier, et du néolibéralisme en général, que de vanter la mobilité, la fluidité, l’absence d’attache et d’ancrage, comme étant la condition de la prospérité, et d’assigner à résidence les classes moyennes et les classes populaires en taxant le transport individuel sans jamais investir dans le transport collectif. Déplacez-vous, allez chercher du travail à Ussel quand vous habitez la Souterraine, à 1h54 de voiture (pour éviter de « foutre le bordel » quand le président est en visite, mais en payant l’essence et le diesel plus cher parce qu’il faut être écolo et que la seule façon de faire de l’écologie sans marge de manœuvre budgétaire et monétaire, c’est de taxer les classes moyennes. Lesdites classe moyennes trouvent cela un peu fort de café ? Étonnant !

La révolte des « pue-le-diesel » ne relève pas seulement du non-consentement à l’impôt. Elle pose la question de ce qu’est une démocratie.

La révolte des « pue-le-diesel » ne relève pas seulement du non-consentement à l’impôt, même si cette composante est essentielle. En effet, il ne peut y avoir consentement à l’impôt que lorsqu’existent deux éléments : le sentiment de partager un destin avec le reste de la communauté nationale, et la certitude que chacun contribue au pot commun. Quand les élites font « sécession », pour reprendre le constat posé par l’historien américain Christopher Lasch en 1994, quand des groupes et des individus pratiquent l’optimisation fiscale et défendent les intérêts de leur classe, par delà les appartenances territoriales, avant de défendre les intérêts de la communauté nationale, ceux que l’on somme de combler les manques se rebiffent.

D’autant que le pot commun est vide et que les citoyens voient se dégrader les services que l’Etat doit leur rendre en échange de leur contribution. Payer pour voir des routes entretenues, des lignes de chemin de fer déployées dans les territoires enclavés, des hôpitaux, des bureaux de poste, très bien. Mais payer tout en ayant l’impression de vivre dans un pays en voie de tiers-mondisation, voilà l’inacceptable. Regarder les routes ravagées (un rapport de la Direction des infrastructures de transport s’en alarmait cet été dans l’indifférence générale), regarder les petites lignes qui ferment parce que l’idée même d’un service public rééquilibrant entre les territoires est devenue baroque… voilà ce qui attise la colère.

Payer tout en ayant l’impression de vivre dans un pays en voie de tiers-mondisation, voilà l’inacceptable.

La révolte des « pue-le-diesel » dépasse la question du consentement à l’impôt pour poser la question bien plus fondamentale de ce qu’est une démocratie. Ces citoyens en colère se demandent tout simplement pourquoi leur est imposé un système dont ils ne veulent pas. Non pas qu’ils se refusent à prendre en compte l’urgence écologique. Tous savent que la situation est critique. Mais ils ne voient pas pourquoi ce sont les mêmes qui devraient payer alors qu’on maintient à l’échelle de la planète un système fondé sur le transport d’objets dans des porte-conteneurs bien plus polluants que leur modeste voiture au diesel. La division mondiale du travail est le plus grand facteur de pollution qui soit. Mais nul ne propose de remettre en cause le libre-échange…

Là est l’escroquerie. Le macronisme ne peut proposer une autre politique que de taxer les classes moyennes – ce qu’il « assume » avec une obstination qu’il tente de faire passer pour du courage – puisque cette autre politique nécessiterait une relocalisation de l’économie, un grand plan d’investissements pour lutter contre les passoires énergétiques et une planification sur dix ou vingt ans pour engager un changement de modèle. Autant de choses qu’a pu faire par exemple le Général de Gaulle en 1958 pour sortir le pays d’une situation à peu près aussi dégradée qu’aujourd’hui. Mais de Gaulle maîtrisait son budget. De Gaulle pouvait dévaluer. De Gaulle avait un commissariat au plan. Quand on ne croit qu’au marché, c’est plus compliqué… Et quand un Commissaire bruxellois guette les gouvernements élus pour leur interdire de mener la politique budgétaire choisie par les citoyens, cela devient impossible.

Le peuple, quand il s’organise spontanément, sent mauvais.

Alors, reste la disqualification des mécontents. La petite musique qui est montée cette semaine dans les médias et chez les politiques est une rengaine connue : « poujadisme », « relents anti-démocratiques »… Ou comment faire cadeau, une fois de plus, à l’extrême droite, d’une colère populaire. Ces citoyens-là, nous disent les doctes analystes, manifesteraient des « pulsions » de mécontentement sans structuration idéologique. Ils auraient des revendications contradictoires, voire pas de revendication du tout… Bref, les experts savent mieux qu’eux, et ces gens sont des « déplorables » pour reprendre le mot d’Hillary Clinton.

Il est vrai que beaucoup, à droite, se sont précipités à la remorque du mouvement sans pour autant avoir la moindre proposition de solution aux difficultés de ces classes moyennes et populaires. Mieux, certains soutiennent le mouvement tout en soutenant le système économique qui en est la cause. Et puis, à gauche, on fait comme à l’habitude, on se bouche le nez. Le peuple, quand il s’organise spontanément, sent mauvais. Une exception, et elle est intéressante. François Ruffin a le premier considéré qu’il fallait écouter ces citoyens, aller les rencontrer. Du coup, certains Insoumis y seront, quand les autres, Clémentine Autain en tête, continuent à trouver le peuple infréquentable.

Cette révolte est un des soubresauts de ces insurrections qui naissent dans tous les pays occidentaux.

Peu importe ce qui sortira politiquement de tout cela. Cette révolte est un des soubresauts de ces insurrections qui naissent dans tous les pays occidentaux. Mais justement, ces soubresauts se font en dehors des partis, en dehors des syndicats, en dehors de tous ces corps intermédiaires qui ont renoncé à penser une alternative au système néolibéral capable de répondre aux aspirations d’une majorité de citoyens, pouvoir vivre, travailler, perpétuer une culture dans un modèle de société fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Ces soubresauts, s’ils ne sont pas pris en compte, peuvent se transformer en éruption. Certains se sont plu à souligner la radicalité du mouvement. Le sentiment d’impuissance et d’abandon engendre la radicalité. Le mépris de classe engendre la radicalité. De là naissent les révolutions. A nous de savoir si nous voulons reconstruire une véritable démocratie ou si nous continuons à ne pas voir les fissures de ce chaudron bouillonnant et au bord de l’explosion.

LE FOND DU FOND

Le fond de l’air n’est point frais

 

T’es bonne ?

 

La bonne communication on dit aussi la vraie communication

La bonne presse… la vraie presse

La bonne révolte… la vraie révolte

La bonne personne… la vraie personne

 

Et la fesse quelle est la bonne ?

La droite ou la gauche ?

Quand tu poses ton derrière, tu mets les deux sur la chaise !

Ah quelle horreur les deux unies sur le même siège !

« O là manante arrête de me suivre, dit la fesse gauche à la droite qui réplique : «  Arrête de me copier ! 

Il s’en suit un pugilat où les mots cognent comme des battoirs :

-Scabreuse !

-Scatologique !

-Pernicieuse !

-Paranoïaque !

-Pouffiasse !

-Tignasse !

-T’es en manque d’argument grognasse !

-T’emmerde connasse ! »

Là le trou de balle en a marre : il décharge trois coups d’alarme bien sentis !

Maquillées toutes les deux, elles peuvent se laver, mais qui prendra le savon en premier ?

Mais est-ce la bonne question, la vraie ?

Quand t’as bobo au porte-monnaie

La bobosphère pense à toi qui fais 50 km pour aller toucher deux sous trois cailloux !

bobo

16 novembre 2018

Demain ciel bleu

Mets tes hauts !

jaune

Il y a 14 ans je devenais grand-mère

Classé dans : Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 05 min

vache_142coeur_009

mongolf

Un rêve de grand-mère

Classé dans : Atypique pique — eructeuse @ 8 h 51 min

J’me rêvais en bas de la piste !

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Henri Hintermeister Google

Moi ? Je roule à pied ! Hein ma Jeanne !

mycolas4

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