Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

20 novembre 2019

C’est fou !

Classé dans : Et vous trouvez ça drôle ? Complètement ! — eructeuse @ 7 h 23 min

Lu : comment réussir un entretien d’embauche selon son signe ?

Il était lion, j’étais agneau, j’ai fini à la cantine de l’entreprise !

Goûteuse, non ?  La réussite ?

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Image Rita E Pixabay

 

OCEAN DE LARMES

Classé dans : Quelques échantillons de mes créations, de mes dessins... — eructeuse @ 6 h 12 min

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JUIN 2019

IMAGES

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 6 h 04 min

Comment être connu quand t’as pas un corps de déesse, une idée ?

T’as mis un string sous ta robe blanche, tu t’es fait klaxonner, tu t’es même fait traiter de givrée ! Bon tu t’es dis c’est pas comme ça que j’vais y à arriver, t’as changé de trottoir, tu t’es mis à écrire, parler de tes hic tes tics tes tocs tes médocs, même ton viol n’a intéressé personne ! Alors t’as pris le taureau par les cornes et vidé ses bourses : t’as gonflé tes cheveux tes joues, les hautes et les basses, fait polir tes genoux, enfler ton derrière et mis de l’espace dans ta devanture ! T’avais vraiment fière allure !

T’étais si belle que le Frédo, le frère de Nono, ton ex, t’as mis le grappin dessus pour faire de toi sa glorieuse du tapin ! Ah celui-là, il jacte bien, ses mots sont remplis de bijoux, de fourrures et il te serre si fort la taille que tu en perds le souffle !

« C’est pas de l’amour », te dit Poilue,  une vieille péripatéticienne, reconvertie dans la coiffure, qui t’as prise sous son aile  :

« Ne te laisse pas embobiner, ils te voient tous comme un porte-monnaie ambulant, et toi tu passeras ta vie à déambuler près des caniveaux, tes rêves noyés ! Et tu paieras les leurs ! »…

Tu cours si vite que tu te prends les pieds dans ceux d’un manager qui passe par là ! « Ah mademoiselle vous avez le look que je cherche ! »

Et te voilà montée sur le gars et dans l’escalier de la télé-réalité ! On peut dire que tu nages dans le bonheur et aussi dans la piscine où tes arrières font la Une de la presse à confesse ! Du coup, des coups le Frédo t’en remet et t’enferme dans un grenier où tes arrières sont visités pour te faire sentir le poids de ta notoriété !

Ah ça pour ça, tu en as de la visite ! Tu es tellement visitée que tes fils de couture lâchent, alors Frédo te jette dans un étang, une pierre autour du cou ! Ce bijou là fait aussi partie de sa collection ! Et pour bien t’achever il t’a brisé les pieds : « Ça ! C’est pour avoir osé me filer entre les pattes ! Garce ! »

Ta souffrance se noie dans ta gorge avec le mouchoir qu’il y a enfoncé !…

Il faut croire qu’un ange veille sur toi : un vieil homme te sauve que tu ne remercies pas, car retourner dans cette vie, tu ne veux pas !…

Ce vieil homme est cordonnier, il te rafistole comme il peut, tu ne veux pas aller à l’hôpital et encore moins quitter ce lieu ! Il te donne la béquée et chante des ritournelles qui te donnent un peu le sourire… Dans sa demeure, il y a un jardin où tu passes ton temps à t’occuper des fleurs…

«  Tu pleures ? te demande le vieil homme.

- Non non, je me suis piquée et puis, je suis toute émue d’avoir mis au monde de si belles roses, moi, si vilaine !

Tes dents cassées demandent à être réparées, tu n’oses ouvrir la bouche pour parler…

- Il te faudrait voir un dentiste mon petit !

- Non non personne personne ! Papy Denis !

Tu l’as appelé papy, pour le coup, c’est lui qui verse une larme !

- Dans le cœur de la vilaine , ni fiel ni haine, tes yeux portent la bonté, tu es belle et tu ne le sais pas !… Il y a quelqu’un pour toi dans le salon ? te dit Denis.

- Un homme ou une femme ? demandes-tu affolée !

- Une dame!

- Dame poilue !

- Appelle-moi Régine, mon petit !

Dans le salon d’une demeure qui sent bon le cuir, les roses et le thé, Régine, Denis te soutiennent et t’encouragent à vivre Ritournelle, le prénom que tu t’es donnée…

Après moult discussions :

- Et chasse mon petit, cette image qui n’est pas toi ! conclue Régine !

Tard, le soir dans ta chambre, tu ouvres le scriban :

« Stop !!!! 

Ritournelle prend et froisse le dessin qu’elle a fait d’elle !

-Tais-toi ! Oui je veux vivre !

Et le jette dans la poubelle !

15 novembre 2019

LE JOYAU

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 00 min

Le joyau

 

Déjà levé il parle à l’autre qui accompagne ses gestes et ses pensées : « Franchement tu crois que ta vie intéresse quelqu’un ? Tu te lèves, tu fais les gestes habituels, mais fondamentalement qu’est-ce qui te motive à vivre ? Les gazouillis des zoziots, la culotte de cheval de ta voisine, le pied de nez des riches ?… Il va faire froid : tu as une pensée pour les SDF, l’autre là-haut va taper : tu plains les pauvres au chaud, heureusement qu’il y a pire que toi, ça maintient ta tête au dessus de ta cuvette de soucis ! »

Puis il passe son café à l’ancienne, fait la vaisselle de son bol de soupe et réinstalle son verre à vin,- dans lequel il ne met plus que de l’eau – près de son journal qu’il a déjà lu plusieurs fois en pensant à ce que il va faire de sa journée, comme s’il avait un maximum de choix…

Il pense aux autres, là, ailleurs : ceux qui filent bosser la fleur au fusil… « quand je serai grand je serai le loup de wall machin… »… Les gosses qui partent trouver l’instruction, au pas au pas, avec les camarades… ou des patrons, eux, heureux d’avoir cette chair fraîche pour leurs canons économiques ! Ah la jeunesse c’est si malléable ! C’est par pour rien qu’on leur met très tôt la muselière des religions dans leur berceau…

Il pense à tous ces feignants derrière leur écran, l’échine courbé, à la poursuite du diamant vert, comme celui d’hier qui l’a envoyé paître : « Ben, oui il y aura du retard pour votre pension ! Ben vous devez bien avoir des économies… Bla bla bla… »

Il pense à tous ceux qui sont persuadés que, sur l’échiquier de la vie, ils ne feront pas partis des pions, parce qu’ils le méritent !… Le mérite ! C’est vrai qu’elle en jette sa médaille du travail ! Accompagnée d’une prime conséquente, cela aurait mis du beurre sur sa tartine !

Le vieil homme prend son bol plein de café, coupe son pain, y met une légère couche de margarine…

« Ah te voilà ma belle ! » Ursuline sa petite souris blanche vient chercher sa pitance ! Le vieil homme la sert, il sait qu’elle sera là à son retour. Il met son manteau usé, range bien droite ses pantoufles, met son écharpe dans son cou et part affronter le brouillard…

Ernest n’a pas de chat, mais le boucher lui donne du mou avec sa fine tranche de jambon. « Allez je vous met un os à moelle ! Si si ! J’y tiens ! » Ernest rougit et dit merci !

Chez Yvette il prend un morceau de gruyère : « Pas trop de trous hein madame Yvette !

- Bien sûr monsieur Ernest ! Elle lui tend un colis ! Si si prenez ! Y a pas de raison ! Faut se serrer les coudes ! »

Ah la brave Yvette, elle vient de la Dass, elle sait ce que c’est de ne pas avoir de famille…

Ernest traverse la place du village et va chez Marcel acheter son journal !

«  Ah ! Bonjour monsieur Ernest je commençais à m’inquiéter !

- Bonjour Marcel !

Ernest a supprimé son tabac, il faut faire des économies et le gruyère lui semble bien plus important que des rêves partant en fumée…

Ils parlent de la pluie et du bon temps, de l’école qui risque de fermer…

- Il manquait plus que ça, après la trésorerie… Sans compter que Dominique va prendre sa retraite… Dominique c’est le boulanger !

Ernest trésaille :

- Aïe et son fils ?

- Ben c’est sa fille qui va reprendre !

- Ah la Isabelle ! Brave petite ! A demain marcel !

- A demain Ernest ! Et Ernest file chercher son pain !

- Bonjour Simone

- Bonjour Ernest comme d’habitude ?

- Oui ma belle ! C’est qu’Ernest et Isabelle se connaissent depuis l’école !

- Alors ta tiote va venir nous faire le pain ! Bravo !

- Oui c’est une bosseuse, un vrai trésor ! Vous n’aurez pas à vous plaindre !

- Ah tu as un diamant entre les mains qui va s’occuper de notre levain ! » Et ils parlent des jours anciens…

Ernest rentre chez lui, ursuline l’accueille, et comme tous les jours il lui dit : « Attention que je ne t’écrase pas ! Il pose le pain et le journal sur la table… Allez ma belle, je refais du café ! Tu partageras bien une tartine, on fête une bonne nouvelle : la petite fille de Simone va reprendre le flambeau ! On aura encore notre pain frais tous les matins ! Il lui montre le mou, l’os à moelle et son gruyère ! Ah ma petite Ursuline tu sais l’amitié, c’est comme la générosité, c’est beau comme un joyau ! La petite frétille ! Ah je savais que tu serais d’accord ! »

Ce matin son deuxième café a fière odeur et son âme a retrouvé un petit sourire qui réchauffe son cœur et donne plaisir à son ursuline !

Le commerce de la compassion habite bien des cœurs et cela fait belle demeure !

14 novembre 2019

AVOIR DU NEZ ? A VOIR !

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CONDESCENDANCE

Classé dans : Atypique pique — eructeuse @ 7 h 44 min

Oui descends dans mon cerveau ! Veau ! Pas facile d’être entendu ! Bah une vieille ça rabâche ! T’as beau dire les choses, on ne te prend pas au sérieux ! Ah le joli mot fatigue, prétexte pour ne pas se faire prendre la tête avec celle à qui tu demandes : »Comment ça va ? » Il y a longtemps que je réponds : « ça va », j’ai bien vu que cette phrase n’est pas une phrase compassionnelle mais une marque de politesse conventionnelle ! Et puis on n’a pas à emmerder autrui avec nos soucis ! 

En plus d’être énervée d’oublier tout, cette condescendance qui consiste à me dire c’est de la fatigue me prend la tête ! Gregneugneu !

Voir mes souvenirs se décrocher comme des pans de montagne qui se jettent dans le précipice de l’oubli, être incapable de répéter une conversation, que mes mots se transforment, que  je passe de téléphérique dont je ne sais plus si j’y suis allée un jour dedans à périphérique, que je ne sais plus où sont mes objets usuels, que je note tout, qu’un immense brouillard s’est logé dans mon cerveau qui ressemble à un morceau de gruyère, que j’ épèle mon nom pour bien placé mon z, que je n’arrive plus à mettre des noms sur des visages, me rend triste… Sentir ce vide s’installer en moi, ne plus être maître chez moi, je m’oublie et ça ne me fait pas rire ! Oui je l’avoue j’ai peur de ce vide ! Alors quand on remarque enfin le problème et qu’enfin mon médecin me dit qu’il va me faire faire des testes cognitifs, je me sens moins seule tout d’un coup !

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Image Alexandra Koch Pixabay

13 novembre 2019

Mais où est donc passée Nini

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Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 20 min

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MAGNIFIQUE !

11 novembre 2019

Isolation

Classé dans : Atypique pique — eructeuse @ 13 h 43 min

L’arche isolé

 

J’me suis fait un petit nid, pour finir mes nuits, loin de tracasseries, loin du son des trahisons… avec pour passion le fruit de mes écrits…

Se trouver…

J’me suis fait un grand lit, pour calmer mes maladies, où s’agite parfois des rêves plein de proches, de parents, d’amants d’autrefois… et de bizarreries…

Rester…

J’me suis fait un petit nid, loin des jalousies, des prêcheurs à la jacasserie dogmatique pour qui aimer son pays est un signe de folie… Que nenni…

Continuer…

J’me suis fait un petit nid, pour poser mes sourires, mon amour de la justice et préserver mes rêves encore quelques temps… Idéal universaliste présent, mon cœur meurtri est encore assez grand…

Espérer…

J’me suis fait un petit nid où le passage de mes oisillons et des amis, donnent du piment à mes salades de vie qui glissent vers l’oubli…

Aimer jusqu’au bout de la vie…

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Image Enrique Meseguer Pixabay

10 novembre 2019

La religion n’est pas une identité

Qu’annonce la manifestation contre « l’islamophobie » ? Que Mélenchon se représente aux présidentielles ? Que l’extrême gauche est le marche-pied des communautaristes ? Il est clair que l’islamisme politique a eu pignon sur rue et qu’il compte bien rentrer dans les urnes ! Triste manifestation qui annonce des turbulences politiques, elle cherche à ébranler notre république laïque ! On a pu lire des pancartes où il était écrit « Français et musulmans fiers de nos deux identités » ! Sur notre carte nationale d’identité de la république française, il est écrit notre nationalité et certainement pas notre religion ! Depuis quand une religion est une identité ! Tout est dit et alors on comprend mieux pourquoi le CCIF parle de lois liberticides pour les musulmans ! Quant à l’étoile jaune aux côtés d’un croissant pour comparer le sort des musulmans d’aujourd’hui à celui des juifs d’hier en Allemagne nazie c’est une honte ! Fallait oser !

Cette manifestation le prouve le voile est bien un instrument politique !

Image de prévisualisation YouTube  Naëm Bestandji youtube

Aucune religion n’est au dessus des lois de la république et aucune religion ne dictera ses lois à la république ! 

a cabu excellent !

CABU

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